Finance Insoutenable

Album publié en 2026 aux éditions de l’Atelier.


Résumé éditeur

couverture bd Finance Insoutenable

Un Français sur deux souhaiterait que son épargne profite à l’écologie.
Si les acteurs de la finance mobilisent éléments de communication et marketing pour nous convaincre qu’ils sont en mesure de répondre à nos attentes, cette bande dessinée nous démontre que nous sommes encore loin du compte.
En suivant Julien Lefournier et sa troupe lors d’une conférence itinérante et illustrée, nous déconstruisons avec humour et pédagogie le mythe d’une finance durable.
C’est l’occasion de découvrir les mécanismes financiers ; mais aussi de prendre un peu de hauteur, en montgolfière, pour remarquer que les objectifs de rentabilité du marché ne vont pas encore de pair avec ceux de l’habitabilité de la planète.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Finance Insoutenable »

Adapter un essai d’économie en bande dessinée relève souvent de la gageure. Avec Finance insoutenable, Julien Lefournier reprend l’ouvrage qu’il avait cosigné avec Alain Grandjean, L’Illusion de la finance verte, et choisit de se mettre lui-même en scène. Ancien praticien des marchés reconverti dans la pédagogie, il se glisse dans le rôle du conférencier itinérant qui promène son propos de salle en salle, suivi d’une petite troupe de curieux.

Le pari tient d’abord parce que le récit refuse la posture du cours magistral. Julien Lefournier expose sa thèse, à savoir que la promesse d’une finance verte relève largement de l’habillage marketing. L’humour désamorce l’aridité du sujet : on passe des labels environnementaux aux mécanismes de la Bourse de Paris par des ruptures de ton qui allègent sans caricaturer. La démonstration reste ferme, parfois franchement pessimiste, mais elle avance à hauteur de lecteur.

extrait bd Finance Insoutenable

Le dessin de Pauline Vuarin (Allias VAP), épouse cette intention. Là où le texte manie l’abstraction, elle donne à voir : une montgolfière pour figurer la prise de recul sur le marché, une baleine dont on chiffre le service rendu au climat, une aurore boréale contemplée sur une plage normande. Ces images concrètes fixent des notions qui, en tableau ou en équation, resteraient lettre morte. Le trait, expressif, garde une lisibilité qui sert la vulgarisation sans jamais l’appauvrir.

On pourra discuter le tranchant de certaines conclusions, assumées comme telles. Reste une BD documentaire qui rend un sujet rébarbatif étonnamment fréquentable. À conseiller aux lecteurs curieux d’économie et d’écologie, aux étudiants comme aux militants soucieux de comprendre ce que recouvre vraiment l’épargne « responsable ».

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