Les Aventures d’Anselme Lanturlu – Pour quelques ampères de plus
Bande dessinée publiée en 1989 aux éditions Belin.
Résumé éditeur

Anselme Lanturlu est le héros d’une série de bandes dessinées de vulgarisation scientifique créée par Jean‑Pierre Petit il y a plus de trente ans. Depuis quelques années, ces ouvrages sont diffusés en téléchargement libre via l’association Savoir sans Frontières.
Dans ce tome, dont le titre reprend celui d’un western de Sergio Leone, l’album s’adresse aux lycéens de la section scientifique ou aux lecteurs de Science et Vie. Il propose des expériences passionnantes accessibles à une école technique.
L’ouvrage aborde notamment le passage de l’électronique des tubes à vide aux transistors, en montrant que certains tubes (comme ceux des néons ou des téléviseurs cathodiques) subsistent dans notre quotidien. Le lecteur y découvre, par exemple, que le gaz d’un tube au néon possède deux températures et, bien qu’on puisse le toucher, ce « gaz d’électrons » est en réalité à des milliers de degrés.
On y trouve également une initiation à la physique des plasmas ainsi que l’explication des mécanismes intimes de l’électrodynamique (effet Joule, force électromagnétique, induction, etc.) en observant directement le mouvement des charges électriques dans les conducteurs.
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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Aventures d’Anselme Lanturlu – Pour quelques ampères de plus »
Quatorzième album de la série de vulgarisation conçue par Jean-Pierre Petit, ancien directeur de recherche au CNRS, celui-ci s’attaque à l’électricité et à l’électromagnétisme. Son titre, clin d’œil à un western de Sergio Leone, avait d’ailleurs été amputé de son premier mot par le directeur de collection de l’époque, anecdote éditoriale qui dit assez la fantaisie revendiquée de l’entreprise.
La méthode de Jean-Pierre Petit repose ici sur l’analogie plutôt que sur la formule. Les circuits électriques sont éclairés par des comparaisons hydrauliques et routières qui donnent à voir des grandeurs abstraites, tension, intensité, résistance, sous une forme immédiatement intuitive. L’album consacre une large place aux tubes à vide et à leur remplacement par les transistors, rappelant que ces technologies anciennes survivent dans les tubes au néon comme dans les téléviseurs cathodiques. Une observation résume la vertu pédagogique de l’ensemble, celle du gaz d’un tube au néon, que l’on peut toucher sans se brûler alors que son gaz d’électrons atteint des milliers de degrés.

Le dessin en noir et blanc, volontairement épuré, poursuit la logique de la série. Sa simplicité permet aux schémas de circuits et aux montages de s’intégrer sans rupture au récit, et l’humour du trait allège la densité technique des propos. Les protocoles d’expériences proposés restent réalisables dans un cadre scolaire.
L’album s’adresse aux lycéens de filière scientifique, aux élèves d’écoles techniques et aux lecteurs de revues de vulgarisation. Toujours disponible en téléchargement libre grâce à l’association Savoir sans frontières, il conserve une réelle valeur formatrice.





