L’homme qui plantait des arbres
Album publié en 2025 aux éditions Gallimard.
Résumé éditeur
D’après les roman de Jean Giono publié entre février 1953.

Elzéard Bouffier, berger solitaire des Alpes arides et venteuses de Haute-Provence, comprend un jour que son pays meurt par manque d’arbres.
Il se donne alors une mission d’une simplicité qui confine au merveilleux : planter des arbres. Des centaines de milliers d’arbres.
La bd « L’homme qui plantait des arbres » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’homme qui plantait des arbres »
En 1953, Jean Giono rédigea L’Homme qui plantait des arbres pour un concours du Reader’s Digest autour du personnage le plus extraordinaire jamais rencontré. Soixante-douze ans plus tard, la scénariste Florence Lebonvallet et le dessinateur Daniel Casanave en livrent une adaptation en bande dessinée chez Gallimard lauréate du Prix RELAY de la BD 2025.
Le récit suit Elzéard Bouffier, berger solitaire puis apiculteur, qui plante des arbres dans une zone montagneuse inhospitalière de Haute-Provence entre 1910 et 1947, avec pour seule ambition de rendre vie à une terre morte. La force de cette bande dessinée réside dans sa capacité à transmettre un message écologique et humaniste : un homme simple, par sa persévérance tranquille, peut transformer un paysage désertique en un havre de vie. L’histoire, presque dépouillée de conflits dramatiques, mise avant tout sur la poésie, la patience et la force du geste répétitif.
Le scénario de Florence Lebonvallet privilégie les silences, la discrétion du commentaire, le mot juste, simplement nécessaire à exprimer les sentiments des personnages et l’atmosphère du moment.

Graphiquement, Daniel Casanave jongle avec brio entre différents styles : des planches très épurées pour les temps de guerre, et d’autres qui pourraient être issues d’un livre de botanique. Les couleurs vives et douces de Claire Champion, alliées à des dessins grand format parfois étirés en double page, invitent à un regard complice sur cette aventure hors du commun.
Une BD qui, à l’image des chênes d’Elzéard, prend racine durablement.




