Le Sommet des Dieux – Tome 5

Album publié en 2011 aux éditions Kana.


Résumé éditeur

Adapté du roman Le Sommet des Dieux (Kamigami no Itadaki) de Baku Yumemakura publié le 4 aout 1997.

Le Sommet des Dieux - Tome 5

Habu, après avoir sauvé la vie de Fukamachi, continue son ascension clandestine de l’Everest.
En levant les yeux, Fukamachi aperçoit la silhouette de Habu, minuscule, loin au-dessus de lui. Ses mouvements sont prodigieux… Pourtant, Fukamachi sent que pour lui, l’aventure s’arrête là, il a frôlé la mort.
Les hallucinations se sont calmées mais la migraine ne le lâche pas.


Il est redescendu en dessous des 7000 mètres où l’air est plus dense et Habu et son formidable exploit ne quitte pas son esprit…
Voici l’épilogue de cette magnifique série qui atteint des sommets dans l’art du dessin et de la narration !

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Sommet des Dieux – Tome 5 »

Ultime chapitre de la magistrale adaptation du roman de Baku Yumemakura par Jirō Taniguchi, ce cinquième tome du Sommet des Dieux clôt une pentalogie légendaire. Le récit atteint ici son dénouement sur les pentes glaciales de l’Everest, là où l’enquête journalistique sur l’appareil photo de George Mallory s’efface devant le dénouement tragique et grandiose de l’ascension hivernale de Habu Jōji.

Ce volume final est une consécration thématique. Jirō Taniguchi y explore le dépouillement ultime, la solitude absolue de l’alpiniste et la question métaphysique du sens de l’existence. La profondeur psychologique culmine lors du face-à-face entre Habu, poussé au bout de ses limites physiques, et Fukamachi, devenu le dépositaire spirituel de son histoire. Le deuil et la persévérance s’entremêlent avec une force poignante. L’œuvre ne cherche pas à glorifier l’exploit, mais à sonder le mystère de cette force intérieure qui pousse l’homme vers les sommets, quitte à y laisser son âme.

extrait Le Sommet des Dieux - Tome 5

Graphiquement, l’art de Jirō Taniguchi atteint une pureté absolue. Le réalisme chirurgical de son trait s’épure pour laisser place à l’immensité blanche et au silence assourdissant de la très haute altitude. Les planches nocturnes, les visages défigurés par les gelures et les paysages vertigineux d’une précision documentaire écrasent le lecteur sous une tension permanente. Le découpage utilise le temps et le vide pour figurer l’asphyxie et l’épuisement, faisant du dessin l’outil direct de l’empathie.

Ce cinquième opus achève le chef-d’œuvre avec une bouleversante solennité. Recommandé à tous les amateurs de grande littérature et de bandes dessinées exigeantes, ce final s’impose comme un monument du manga mondial. Une expérience de lecture qui résonne longtemps après avoir refermé la page.

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