Catégorie : Classique Du 20ème Siècle

L’Appel de la forêt (Fred Simon)

Album publié en 2010 aux éditions Delcourt.


Adapté de l’œuvre de Jack London, publié sous la forme d’un roman pour la première fois en 1903.

couverture bd L'Appel de la forêt

Fin du XIXe siècle. Buck, un croisé Saint-Bernard et Colley, mène une vie paisible dans un doux foyer.

Mais tout bascule le jour où, victime de la traîtrise d’un homme, il se retrouve enlevé à son maître et vendu à des chercheurs d’or du Grand Nord américain.

Il devient alors chien de traîneau dans un univers glacial et sans pitié. Saurat- il survivre dans ce monde où règne la loi du plus fort ?

logo fnac

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bd « L’Appel de la forêt »


Cette adaptation en bande dessinée du célèbre roman de Jack London offre une découverte plaisante de l’œuvre, bien qu’elle laisse une impression mitigée. Le dessin, avec son trait rond et soigné, est appréciable, mais les paysages manquent d’impact.

Le récit est bien mené et se lit (trop) facilement. Il donne l’impression d’être le résumé d’une œuvre plus ambitieuse.

Les événements se succèdent trop rapidement, l’ambiance ne parvient pas à s’installer, et le décor enneigé n’offre pas le dépaysement attendu.

Malgré ces défauts, la bande dessinée permet de découvrir de manière plaisante l’œuvre de Jack London et son scénario intéressant. Pour ressentir pleinement les émotions et l’immersion, il serait préférable de se tourner vers l’œuvre originale.

Cette version est recommandée pour un jeune public (CM1, CM2)



Quelques mots sur Jack London

Jack London, écrivain américain du début du XXe siècle. Il est connu pour ses récits d’aventure captivants qui célèbrent la force de la nature et la quête de liberté. Parmi ses œuvres les plus emblématiques se trouve « L’Appel de la forêt« , un roman intemporel qui a su conquérir les cœurs des lecteurs du monde entier.

« L’Appel de la forêt » raconte l’histoire épique de Buck, un chien domestique déraciné de son foyer chaleureux pour être plongé dans les rigueurs impitoyables du Grand Nord canadien pendant la ruée vers l’or du Klondike.

London met en lumière la lutte de Buck pour survivre dans un environnement sauvage hostile, tout en explorant les thèmes universels de la nature humaine et de la résilience.

Aventurier infatigable, Jack London a puisé dans ses propres expériences pour donner vie à ses récits captivants.

Naviguant à travers les mers, travaillant dans des fermes et participant à la ruée vers l’or, London a acquis une connaissance intime des dangers et des merveilles du monde qui se reflète dans ses écrits.

Son style d’écriture franc et puissant, soutenu par une recherche minutieuse, transporte les lecteurs au cœur de l’action. London excelle à dépeindre les paysages grandioses, à décrire les personnages avec une profondeur saisissante et à capturer les émotions brutes de ses héros.


Toutes les bd adaptées de l’œuvre de Jack London

Le Château de ma mère

Album publié aux éditions Bamboo en 2016.


Adapté du roman de Marcel Pagnol publié le 15 novembre 1957.

couverture Le Château de ma mère en bd

Après la Gloire de mon Père, la suite des souvenirs d’enfance de Marcel Pagnol.
La fin de l’été est un drame pour le petit Marcel Pagnol, obligé d’abandonner ses chères collines.

Mais la famille monte dorénavant chaque samedi à La Bastide Neuve. Un matin, lors d’une partie de chasse dans la garrigue, Marcel fait la rencontre d’un jeune paysan, Lili des Bellons.

Une nouvelle aventure s’offre à lui : celle de l’amitié. Pittoresque et truculent, voici après La Gloire de mon père, le deuxième tome des « Souvenirs d’enfance » de Pagnol.


L’adaptation rend hommage à Pagnol et suscite l’envie de découvrir son œuvre. Par ailleurs, l’adaptation en bande dessinée de « Le Château de ma mère » est une œuvre de beauté, fidèle au récit original.

Les illustrations et les dialogues évoquent l’atmosphère de la Provence. L’histoire dense est facile à lire, transmettant la nostalgie des souvenirs d’enfance de Pagnol.

extrait Le Château de ma mère 

Les personnages attachants et les décors soignés renforcent l’immersion. Malgré les tragédies évoquées, cette adaptation respecte l’œuvre originale et donne envie de se replonger avec bonheur dans les récits de Pagnol.


Marcel Pagnol, écrivain et cinéaste français, a marqué l’histoire de la littérature du XXe siècle. Connu pour ses œuvres empreintes d’authenticité et de nostalgie, Pagnol a su captiver les lecteurs avec ses récits intemporels. L’un de ses romans les plus célèbres est « Le château de ma mère »

Publié en 1957, « Le château de ma mère » transporte les lecteurs dans l’enfance de l’auteur, dans les collines de Provence.

Ce récit autobiographique raconte l’histoire touchante de l’amour filial et des aventures d’un jeune Marcel, qui découvre la beauté de la nature et le sens de la famille.

Grâce à sa plume fluide et captivante, Pagnol transporte les lecteurs dans un univers où se mêlent émotions, souvenirs et paysages pittoresques. Ses descriptions pittoresques de la Provence créent une atmosphère chaleureuse et envoûtante.

portrait dessiné de Marcel Pagnol, auteur du Le Château de ma mère

La gloire de mon père

Album publié aux éditions Grand Angle en 2015.


Le premier tome des souvenirs d’enfance de Marcel Pagnol.

La gloire de mon père Pagnol bd

Les vacances d’été dans la garrigue sont une révélation pour le jeune Marcel Pagnol et son petit frère, qui tombent amoureux des collines, de sa végétation sauvage, de ses massifs de roche : Garlaban

Scènes truculentes de vie, humour et souvenirs nostalgiques, le sens inné de Pagnol de la mise en situation, son goût de la farce, émaillent ce récit chaleureux, dont le charme se partage entre les décors et la saveur ciselée des dialogues.

La bd « La gloire de mon père » disponible ici


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bd « La gloire de mon père »

Cette BD nous offre une joyeuse plongée dans les souvenirs d’enfance de Marcel Pagnol. Les dessins magnifiques de Morgann Tanco captent parfaitement l’essence du Sud et la beauté des paysages.

Chaque page évoque les senteurs envoûtantes et la luminosité éclatante de la région. L’adaptation est réussie, parvenant à recréer l’atmosphère des vacances provençales et les souvenirs chaleureux de l’enfance.

extrait bd La gloire de mon père

Le récit est dense mais jamais pesant, avec des dialogues naturels qui s’écoulent harmonieusement. Cette BD rend hommage au roman de Marcel Pagnol avec une fidélité touchante. Elle offre une expérience visuelle captivante et un nouvel éclairage sur l’histoire, tout en préservant son essence originale.


Quelques mots sur Marcel Pagnol

Marcel Pagnol, célèbre écrivain et cinéaste français, est une figure emblématique de la littérature du XXe siècle. Né en 1895 à Aubagne, dans le sud de la France, Pagnol a su captiver les lecteurs avec son style authentique et sa plume talentueuse.

Son roman incontournable, « La gloire de mon père« , est un chef-d’œuvre littéraire.

Dans ce récit captivant, Pagnol nous transporte dans son enfance, baignée par la beauté des paysages provençaux.

Avec des phrases simples et poétiques, il nous dépeint avec tendresse les aventures de sa famille et les souvenirs qui ont marqué sa jeunesse.

« La gloire de mon père » est bien plus qu’une simple histoire autobiographique. C’est un véritable hommage à la nature, à l’amour familial et à l’enfance. Ce roman a connu un succès retentissant dès sa parution en 1957. Il a séduit un large public par sa sincérité et son émotion intemporelle.

Marcel Pagnol a su conquérir le cœur des lecteurs par sa capacité à retranscrire la beauté des moments simples de la vie. Son talent d’écrivain et son succès littéraire ont également été portés à l’écran, avec de nombreuses adaptations cinématographiques de ses œuvres.


Toutes les bd adaptées de l’œuvre de Marcel Pagnol

Le Petit Prince

Album Le Petit Prince publié en 2008 aux éditions Gallimard

PRIX LIRE de la meilleure BD de l’année 2008.
ESSENTIEL JEUNESSE – Angoulême 2009


Adapté de l’œuvre Antoine de Saint-Exupéry (publié pour la première fois le 6 avril 1943).

Joann Sfar retrouve en bande dessinée la poésie, l’émotion et toute la force symbolique du célèbre conte. Fidèle au livre de son enfance, il l’est aussi à lui-même et raconte l’histoire avec la grâce et la générosité qui le caractérisent.

couverture bd Le Petit Prince

Comment accueillez-vous la proposition d’adapter le Petit Prince?

« Comme on fait quand on a à s’approprier une oeuvre aussi mythique : on s’incline avec gratitude et on y réfléchit à deux fois.

Le projet était risqué pour toutes les raisons qu’on imagine, et en particulier parce que le livre était déjà illustré et que tout le monde a en tête les aquarelles de Saint Ex.

Au point qu’elles ont occulté, pour beaucoup de gens, la tonalité réelle du texte, qui est très mélancolique […]


J’ai donc moins cherché à adapter ce texte qu’à le mettre en scène. J’avais l’orgueil fou de vouloir faire aussi un plaidoyer pour la bande dessinée, de montrer ce qu’elle pouvait apporter à la relecture aussi fidèle que possible d’un livre réputé intouchable […]

Le Petit Prince n’est pas un livre pour enfants, mais un livre sur l’enfance, sur la gravité propre à l’enfance. Je voulais me confronter à celle-ci, la faire ressentir sans tricher sur les émotions» Joan Sfar dans «Télérama».

Titre recommandé par le ministère de l’Éducation nationale pour le cycle 3 (en classe de CM1-CM2).

couverture bd Ivanhoé Tome 3

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Petit Prince »

Joann Sfar, en s’attaquant à l’adaptation du Petit Prince en bande dessinée, s’aventure sur un terrain délicat, mais parvient à offrir une œuvre riche en émotions et en poésie.

Son travail réussit à transposer l’univers délicat de Saint-Exupéry dans un format graphique, avec une sensibilité qui fait honneur au texte original.

Le dessin de Sfar, avec son trait caractéristique, parfois naïf mais toujours expressif, apporte une nouvelle dimension à l’histoire. Chaque page semble respirer la nostalgie et la tendresse qui ont fait le succès de l’œuvre littéraire.

Sfar ne se contente pas de copier les illustrations iconiques de Saint-Exupéry, il réinvente les scènes avec une liberté créative qui ajoute une profondeur contemporaine à ce classique intemporel.

La narration est fidèle, mais enrichie par des nuances graphiques qui touchent autant les amateurs du livre que les nouveaux lecteurs.

Cette œuvre s’impose comme un hommage respectueux, mais aussi comme une création à part entière, capable de raviver l’émerveillement pour le Petit Prince. Joann Sfar, par son audace et son talent, nous rappelle combien il est possible de réinventer les classiques sans en trahir l’esprit profond.


Antoine de Saint-Exupéry, écrivain et aviateur français du XXe siècle, est une figure emblématique de la littérature mondiale. Né le 29 juin 1900 à Lyon, Saint-Exupéry est surtout connu pour son œuvre intemporelle, « Le Petit Prince« .

portrait dessinée Antoine de Saint-Exupéry,  l'auteur Petit Prince

En tant que pilote, Saint-Exupéry a vécu de nombreuses aventures dans le ciel, inspirant ainsi ses écrits. Son expérience en tant que pionnier de l’aviation a façonné sa vision du monde et sa philosophie de vie.

« Le Petit Prince« , publié en 1943, est devenu l’un des livres les plus traduits et les plus lus au monde. Cette fable poétique explore des thèmes universels tels que l’amour, l’amitié et la quête de sens.

En plus de « Le Petit Prince« , Saint-Exupéry a écrit des récits de voyage captivants tels que « Vol de nuit » et « Terre des hommes« . Il a également été un fervent défenseur des valeurs humanistes et a exprimé son engagement envers la liberté et la solidarité.

Antoine de Saint-Exupéry a disparu tragiquement en 1944 lors d’une mission de reconnaissance aérienne. Sa contribution à la littérature et à l’aviation continue d’inspirer et de toucher les cœurs à travers le monde.


Visitez le site de la fondation Fondation Antoine de Saint Exupéry pour la Jeunesse.

Elle mène diverses actions à travers le monde afin d’améliorer le quotidien de la jeunesse et l’aider à mieux appréhender son futur.

Hercule Poirot – Le Crime de l’Orient-Express

Album publié aux éditions Paquet en 2017.


Le Crime de l’Orient-Express est un roman policier d’Agatha Christie publié le 1ᵉʳ janvier 1934.

couverture Le Crime de l'Orient-Express en bd

Hercule Poirot est à Istanbul où il compte faire un peu de tourisme. Mais un télégramme lui demande de rentrer de toute urgence.

Il doit prendre alors un billet pour l’Orient-Express en direction de Londres.

Il reconnaît son ami M. Bouc, directeur de la ligne, qui va aussi en direction de Londres.

Dans le train, M. Ratchett, un riche Américain, est tué au milieu de la nuit. Examinant le corps avec l’aide du docteur Constantine, il constate qu’il a été tué de douze coups de couteau.

Poirot, en collaboration avec M. Bouc et le docteur Constantine, interroge les passagers du train et découvre un grand nombre d’informations complémentaires.


Mais le mystère s’épaissit, tout comme la neige autour du train immobilisé au milieu de nulle part.

Le Crime de l’Orient Express est un des plus célèbres best seller d’Agatha Christie, la « Reine du crime ».


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Crime de l’Orient-Express »

La bande dessinée « Hercule Poirot : Le Crime de l’Orient-Express » de Chaïko et Benjamin von Eckartsberg est une adaptation remarquable du classique d’Agatha Christie.

Dès les premières pages, le lecteur est plongé dans l’atmosphère feutrée et énigmatique du célèbre train, immobilisé par la neige. Chaïko excelle dans la représentation des expressions faciales, capturant avec brio l’intelligence et la malice de Poirot.

L’intrigue suit fidèlement le roman, offrant une tension soutenue et un suspense palpable. Le défi de transposer un huis clos dans un format visuel est relevé avec une maîtrise notable, grâce à un découpage ingénieux et une mise en scène dynamique. Les illustrations, bien que stylisées différemment de leurs précédents travaux sur « La Chronique des Immortels », sont tout aussi efficaces pour évoquer l’oppression et l’intrigue de ce mystère ferroviaire.

extrait bd Le Crime de l'Orient-Express

L’attention aux détails, que ce soit dans les décors du célèbre train ou dans les costumes d’époque, transporte le lecteur dans les années 1930, ajoutant une couche d’authenticité et de profondeur visuelle à l’œuvre. Les couleurs, souvent en tonalités sourdes, participent à l’ambiance mystérieuse et élégante du récit.

« Le Crime de l’Orient-Express » par Chaïko est une adaptation fidèle et visuellement captivante qui enrichit l’héritage de Poirot et ravira un large public.


Agatha Christie, l’une des plus grandes auteures de romans policiers du 20ème siècle, a marqué le monde de la littérature. Avec ses intrigues captivantes et ses personnages mémorables, elle a su conquérir les lecteurs du monde entier.

Née en 1890 en Angleterre, Agatha Christie a écrit plus de 80 romans, qui se sont vendus à des millions d’exemplaires.

Ses œuvres emblématiques, telles que « Le Crime de l’Orient-Express » et « Dix Petits Nègres« , continuent de fasciner les amateurs de suspense.

Dotée d’un sens aigu de la narration, Christie a créé des détectives légendaires tels qu’Hercule Poirot et Miss Marple.

Sa maîtrise des rebondissements et des indices disséminés subtilement dans ses intrigues a contribué à faire d’elle la « Reine du crime ».

portrait dessinée agatha christie

L’héritage d’Agatha Christie perdure encore aujourd’hui, ses romans étant considérés comme des classiques intemporels.

Son style d’écriture fluide et sa capacité à tisser des mystères captivants en font une référence incontournable pour les auteurs contemporains.

Si vous passez par le sud de l’Angleterre, marchez sur les traces d’Agatha Christie en visitant la ville de Torquay et son musée.

Le Passager du Polarlys

Album publié aux éditions Dargaud en 2023.


Février 1930. Dans un atelier d’artiste de Montparnasse, une jeune femme est retrouvée morte. Surdose de morphine. Elle s’appelait Marie Baron.

couverture bande dessinée Le Passager du Polarlys de Georges Simenon

Quelques jours plus tard, le cargo mixte Polarlys quitte le port de Hambourg pour l’extrême nord de la Norvège. Voyage de routine, destiné à approvisionner les ports qui jalonnent la côte.

Quel rapport entre ces deux événements, distants de plusieurs milliers de kilomètres ?
A priori, aucun.

Mais pour le capitaine Petersen, cette traversée ne sera pas comme les autres.

Car il a de bonnes raisons de penser que le responsable de la mort de Marie se cache à bord de son navire.

Et quand un conseiller de police est assassiné dans sa cabine, l’ambiance se tend encore plus.

Parmi les passagers du Polarlys, sur une mer battue par les vents et dans une atmosphère poisseuse où les faux-semblants règnent en maître, les coupables potentiels ne manquent pas…

Christian Cailleaux et José-Louis Bocquet s’emparent de l’un des premiers « romans durs » de Georges Simenon, cette facette littéraire où, sous le signe du roman noir, le créateur de Maigret met en scène sa propre comédie humaine.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Passager du Polarlys »

Dans la brume des années trente, « Le Passager du Polarlys » ressuscite l’âme d’un Paris nocturne et la rigueur glaciale des mers du Nord.

José-Louis Bocquet et Christian Cailleaux tendent la main à Simenon, le maître du roman policier, en adaptant l’une de ses intrigues non maigretones. L’album débute dans l’effervescence des soirées parisiennes, où le tragique danse avec l’insouciance. La mort suspecte d’une jeune femme, Marie Baron, injecte une dose de mystère que le départ du navire Polarlys de Hambourg est loin de diluer.

L’adaptation se veut audacieuse, plongeant le lecteur dans un huis-clos maritime où chaque vague semble receler une vérité plus sombre.

Le dessin oscille entre réussite et confusion, avec des personnages parfois difficiles à distinguer, noyés dans les remous d’un trait qui se veut fidèle à l’époque. Les couleurs, mornes et sombres, servent l’atmosphère oppressante de l’enquête, peut-être un écho aux romans durs de Simenon, où la psychologie prime sur l’action.

extrait bd Le Passager du Polarlys

La décision de révéler prématurément coupable et crime écarte le lecteur de l’énigme traditionnelle, lui offrant un poste de spectateur plutôt que d’enquêteur. Cet écart par rapport au roman de Simenon peut être vu comme une trahison ou une réinterprétation moderne, selon le degré d’attachement du lecteur à l’œuvre originelle.

Une lecture qui reste un hommage à l’esprit de Simenon et une invitation à naviguer dans les eaux troubles du polar.



Sa plume est connue pour son style simple et direct, ainsi que pour sa capacité à décrire avec précision les personnages et les environnements qu’il décrit.

Ses histoires ont été adaptées en films, séries télévisées et pièces de théâtre, et ont été traduites dans de nombreuses langues à travers le monde.

Sa capacité à explorer les motivations et les émotions des personnages, ainsi que son talent pour décrire les atmosphères et les ambiances, ont fait de lui l’un des auteurs les plus aimés de son temps.


Site officiel

Cigalon

Album publié aux éditions Glénat en 2018.


Adapté de l’œuvre de Marcel Pagnol.

Cigalon est un cuisinier qui a une telle estime de son travail qu’il se met rarement aux fourneaux et qu’il choisit les clients dignes de ses menus. Mais, malgré la réputation de ses plats, le restaurant connaît ses plus mauvaises heures.

Grâce à au slogan « Ici, on sert les clients », Madame Toffi, sa blanchisseuse décide d’ouvrir son propre établissement. Le grand chef est piqué au vif.

La guerre est déclarée entre le marmiton bourru et la nouvelle concurrente.

Et Cigalon est décidé à accueillir tout le monde, même les pires canailles des bas-fonds de Marseille.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Cigalon »

Dans le sillage de la collection Grand Angle dédiée à Marcel Pagnol, « Cigalon » de Serge Scotto et Éric Stoffel, illustre par Éric Hübsch, se présente comme un plat à la fois savoureux et confortable, qui pourrait toutefois manquer de la subtilité épique de plats plus robustes tels que « La Gloire de mon Père ».

L’adaptation de cette pièce peu connue de Pagnol, malgré une approche graphique lumineuse et chaleureuse, semble en effet enfermer son récit dans un huis clos de placette provençale, où les couleurs et la verve des personnages ne suffisent pas toujours à compenser un certain manque d’ampleur narrative.

Si le dessin rend un hommage fidèle aux pittoresques décors et costumes d’époque, le scénario captive moins, tributaire d’un humour qui, loin des subtiles touches d’enfance, penche vers une théâtralité presque surjouée.

Néanmoins, cette bande dessinée peut se targuer d’une authenticité certaine dans la restitution de l’accent du Sud et dans sa capacité à divertir.

Une œuvre qui, sans atteindre les sommets d’autres classiques de Pagnol, reste une fenêtre ouverte sur la truculence et les traditions provençales, invitant à (re)découvrir la plume et la caméra du maître.


Marcel Pagnol était un écrivain et cinéaste français (XXe siècle) célèbre pour ses œuvres qui ont capturé l’esprit de la Provence. Mais connaissez vous Cigalon, ce chef cuisinier irritable qui apparaît dans son roman éponyme ?

Ce personnage est à la fois célèbre pour ses plats délicieux et sa personnalité difficile.

Imaginez un chef qui vous prépare une recette divine, mais qui vous regarde comme si vous étiez un morceau de viande mal cuit. C’est exactement ce que vous obtenez avec Cigalon !

Mais ne vous y trompez pas, derrière sa façade bougonne, Cigalon est en réalité un personnage complexe et attachant. Dans ce roman, Pagnol explore des thèmes tels que l’importance de l’intégrité personnelle et de la loyauté.

Alors, si vous cherchez un roman qui vous fera rire, pleurer et apprécier la cuisine provençale, Cigalon est un choix sûr !


Nam-bok

Album publié en 2017 aux éditions Futuropolis.


D’après la nouvelle de Jack London publiée en aout 1902.

Isolée dans le Grand Nord, une tribu voit revenir l’un des siens. Tous croyaient qu’il avait été englouti par l’immensité de la mer, tous sauf sa mère Bask-wah-wan.

Nam-bok revient après des années d’absence et, le temps d’une nuit, va faire le récit de ce qu’il a vu au cours de son périple.

Mais comment dire aux siens, dans leur langue, les mots de la modernité? Comment dire que, de l’autre côté de la mer, le monde est en train de changer?


Loin de les éclairer, Nam-bok distille le doute, puis l’effroi parmi les membres de son clan…
Le retour de Nam-bok pourrait-il bien annoncer l’arrivée du progrès, un progrès aux effets pervers?


Feuilletez un extrait de la bd « Nam-Bok »


Dès les premières pages de « Nam-bok« , le lecteur est transporté dans un univers fantastique et envoûtant, peuplé de créatures étranges et fascinantes. Thierry Martin nous offre ici une bande dessinée de qualité, qui séduira les amateurs de fantastique et d’aventure.

Le dessin est sublime, avec des paysages magnifiques et des personnages expressifs. Les couleurs sont riches et variées, créant une atmosphère unique et captivante. Le dessinateur a su créer un univers visuellement très riche, qui captive le lecteur dès les premières pages.

L’histoire est également très bien construite. Le scénario est original et captivant, et les rebondissements sont nombreux. Les personnages sont attachants et bien développés, en particulier Nam-bok, qui est un héros courageux et déterminé.

« Nam-bok » est une véritable invitation au voyage et à l’évasion. Thierry Martin a su créer un univers unique et envoûtant, qui ne laissera pas les lecteurs indifférents. La bande dessinée aborde également des thèmes importants tels que la quête identitaire et la relation père-fils, ce qui lui donne une profondeur supplémentaire.

« Nam-bok » est une bande dessinée de qualité, qui séduira les amateurs de fantastique et d’aventure.


Un mot sur Jack London

Jack London était un écrivain américain prolifique du début du XXe siècle, célèbre pour ses romans d’aventure et d’exploration de la nature humaine. Né en 1876 à San Francisco, il a vécu une vie tumultueuse qui a souvent inspiré son travail.

L’un de ses romans moins connus mais tout aussi fascinants est Nam-Bok, publié en 1902.

Ce roman raconte l’histoire d’un jeune guerrier de la tribu des Inuits, Nam-Bok, qui doit faire face à un conflit interne entre sa culture traditionnelle et la modernité qui l’entoure.

Dans le roman, London explore des thèmes tels que la différence culturelle, l’identité personnelle et la confrontation avec l’inconnu. Nam-Bok est un exemple convaincant de la capacité de London à explorer des sujets profonds tout en racontant une histoire captivante.


Martin Eden

Album publié en 2016 aux éditions Futuropolis.


D’après le roman de Jack London publié le 30 septembre 1909.

couverture bd "Martin Eden"

Martin Eden est le roman le plus autobiographique de Jack London et l’un des livres majeurs de la littérature du XXe siècle.

Martin Eden est un jeune marin né dans les bas-fonds d’Oakland.

Un soir, il défend un jeune homme lors d’une rixe.

Celui-ci, fils d’une famille aisée, l’invite chez lui à dîner pour le remercier. À cette occasion, Martin rencontre sa sœur, Ruth Morse, jeune fille délicate, dont il tombe éperdument amoureux.

Il décide alors de s’instruire pour la conquérir…



En analysant l’œuvre « Martin Eden » adaptée par Denis Lapière et illustrée par Aude Samama, il est impératif de reconnaître la complexité inhérente à transposer en bande dessinée un roman aussi dense et psychologiquement riche que celui de Jack London.

Lapière, avec son expérience de scénariste chevronné, a habilement navigué à travers le texte original, en extrayant l’essence des tourments et des aspirations de Martin Eden. Il a su distiller la quintessence du récit sans tomber dans le piège de l’excès de condensation, ce qui est souvent le talon d’Achille des adaptations. Sa maîtrise narrative offre au lecteur une porte d’entrée fluide dans l’univers complexe de London, sans sacrifier la profondeur ni la portée philosophique de l’œuvre.

D’autre part, les illustrations de Samama sont une révélation en soi. Empruntant à l’expressionnisme allemand, elle déploie un éventail de couleurs ocrées qui enveloppent le récit d’une atmosphère à la fois oppressante et évocatrice. Ses peintures ne se contentent pas de suivre le récit, mais le transcendent, apportant une dimension supplémentaire à l’interprétation du destin tragique du protagoniste. L’union de ses pinceaux avec la plume de Lapière est un mariage de sensibilités qui enrichit la narration.

extrait bd martin eden

Cela dit, la singularité du style artistique ne séduira pas tous les palais. Les afficionados de la bande dessinée traditionnelle pourraient trouver l’approche graphique trop éloignée des canons habituels. Néanmoins, il serait injuste de ne pas reconnaître que l’adaptation de « Martin Eden » est une entreprise réussie qui s’attaque avec courage et originalité à une œuvre littéraire monumentale.

Cette adaptation est une réussite sur de nombreux fronts. Elle capture avec brio la lutte intérieure de Martin Eden et sa quête désespérée de reconnaissance dans un monde qui ne cesse de le repousser.

Lapière et Samama ont travaillé de concert pour offrir une œuvre qui est non seulement un hommage respectueux à London, mais aussi une pièce artistique qui se tient fièrement sur ses propres mérites.


Jack London était un écrivain américain prolifique du début du XXe siècle, célèbre pour ses romans d’aventure et d’exploration de la nature humaine. Né en 1876 à San Francisco, il a vécu une vie tumultueuse qui a souvent inspiré son travail.

portrait dessiné Jack London

Son roman le plus connu, Martin Eden, publié en 1909, est souvent considéré comme son chef-d’œuvre littéraire.

Ce roman semi-autobiographique suit le personnage éponyme de Martin Eden, un marin autodidacte et ambitieux qui aspire à devenir écrivain et qui lutte contre les obstacles sociaux pour y arriver.

Le roman est un portrait poignant de la lutte de l’individu contre la société, et de la tension entre la passion artistique et le succès commercial.


Nez-de-Cuir

Album publié aux éditions Futuropolis en 2019.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Jean de La Varende publié en aout 1936.


Le comte Roger de Tainchebraye revenu défiguré de la campagne de France de 1814 doit cacher son visage derrière un masque de cuir.

Le comte Roger de Tainchebraye revenu défiguré de la campagne de France de 1814 doit cacher son visage derrière un masque de cuir.
Serait-ce la fin du jeune homme de 22 ans qui était un «Dom Juan» dans sa Normandie natale?
Profondément marqué, cynique et meurtri, il multiplie les conquêtes.
Une seule femme lui résiste, Judith de Rieusses.
Roger en tombe follement amoureux mais refuse le mariage de peur qu’en faisant tomber le masque il dévoile sa déchéance et n’attire que la pitié de sa bien-aimée…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Nez-de-Cuir »

« Nez-de-Cuir » de Jean Dufaux, illustré avec maestria par Jacques Terpant, se distingue comme une entreprise ambitieuse et raffinée. L’ouvrage, qui s’attelle à la tâche périlleuse d’adapter le roman de Jean de La Varende, nous plonge dans les tréfonds de l’âme tourmentée de son protagoniste, le comte Roger de Tainchebraye, revenu de guerre non seulement marqué dans sa chair mais aussi dans son esprit.

La narration, tout en reprenant les codes classiques du genre romanesque, trébuche parfois sur l’écueil de la prolixité. Le texte s’étire en longueurs, qui, loin d’ennoblir le rythme, tendent à le ralentir, à le rendre par moments aussi immobile que le masque de cuir qui dissimule les cicatrices de notre héros. Pourtant, malgré cette tendance à l’excès de récitatifs, la plume de Dufaux ne perd jamais de sa superbe, distillant avec parcimonie les mots qui peignent avec justesse le tableau d’une époque.

Quant au dessin de Terpant, il s’élève au-dessus de ses quelques raideurs pour offrir une élégance rare, une palette de couleurs qui transcende le papier pour insuffler vie et dimension aux scènes et aux personnages. Chaque planche est une fenêtre ouverte sur l’époque de la Restauration, cette période historique souvent oubliée, mais ici magnifiquement ressuscitée.

Il y a, dans cette œuvre, une vivacité, une force brute qui emporte le lecteur. On y ressent la sincérité, la passion pour les corps, pour l’amour charnel et terrestre, qui sont le sel de la vie même. Dufaux et Terpant ne se contentent pas de narrer, ils invitent à sentir, à toucher la texture des émotions, à goûter à la complexité des relations humaines, rappelant par là que l’amour, bien qu’éternel thème, peut toujours être revisité avec une fraîcheur inattendue.

Ainsi, « Nez-de-Cuir » se révèle être une œuvre complexe et nuancée. Malgré ses longueurs et une tendance à l’excès de dialogue, elle demeure une contribution précieuse à la littérature graphique, un hommage vibrant non seulement à son matériel source mais également au médium de la bande dessinée elle-même.


Jean de La Varende était un écrivain français du XXe siècle, né en 1887 en Normandie et décédé en 1959. Il est surtout connu pour son travail de romancier, explorant souvent les thèmes de l’histoire et de la culture de la France.

L’un de ses romans les plus célèbres est Nez-De-Cuir, publié en 1933.

Ce roman raconte l’histoire d’un jeune homme nommé Julien Sorel qui, après avoir été rejeté par sa famille, rejoint l’armée française. Il se fera rapidement remarquer pour son courage et sa bravoure.

Nez-De-Cuir est un roman historique captivant qui explore les thèmes de l’honneur, de la loyauté et de l’identité nationale.
Jean de La Varende est considéré comme l’un des grands écrivains normands. Son travail continue d’être apprécié aujourd’hui pour sa richesse littéraire et son style captivant.