Catégorie : Antiquité

Jérusalem – Tome 1 – Salem

Album publié en 2025 aux éditions Delcourt.


Résumé éditeur

couverture bd Jérusalem - Tome 1 - Salem

Sion, Jérusalem, Al-Qods.
Fondée vers 3000 av. J.-C. cette cité abrite des lieux sacrés des trois religions du Livre : le Mur des Lamentations, le Saint- Sépulcre et la Mosquée Al-Aqsa…
Le premier tome d’une ambitieuse trilogie consacrée à la naissance de cette cité millénaire, l’une des plus illustres créées par l’Homme.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Jérusalem – Tome 1 – Salem »

Une fresque antique ambitieuse et richement détaillée

Jean-Pierre Pécau inaugure avec Salem, premier tome d’une trilogie consacrée aux origines de Jérusalem, une entreprise remarquable. Cette bande dessinée nous plonge dans les fondations légendaires d’une cité millénaire fondée vers 3000 av. J.-C., carrefour spirituel des trois religions du Livre.

Le scénario de Jean-Pierre Pécau privilégie une approche rigoureuse, mêlant histoire documentée et épopée biblique. Le récit débute avec David conquérant Jébus (ancien nom de Jérusalem) des Jébuséens et culminant avec le règne de Salomon et la construction du Temple. Sans céder à la simplification, Jean-Pierre Pécau restitue les complexités politico-religieuses de cette époque : tensions entre centralisation du pouvoir et unité spirituelle, conflits entre tribus, ambitions d’un roi bâtisseur. L’épisode d’Urie et Bethsabée, notamment, révèle un David humanisé, faillible, dont les choix personnels influencent l’histoire politique.

extrait bd Jérusalem - Tome 1 - Salem

Le trait d’Alexandre Jubran soutient magnifiquement cette ambition. Ses dessins précis, détaillés, restituent la majesté des palais, la rudesse des pierres anciennes et la ferveur spirituelle des lieux sacrés. Les panoramas de Jérusalem en construction offrent une immersion visuelle remarquable. La couverture, magnifique, parachève cette impression d’œuvre soignée et rigoureuse.

Si le rythme condensé laisse parfois peu de place à l’approfondissement émotionnel des personnages, cette densité témoigne de la portée quasi-encyclopédique du projet.
Pour les lecteurs attirés par les grands récits fondateurs et les fresques historiques visuellement ambitieuses, Salem est une réussite incontestable. Cette BD demeure remarquablement accessible, posant les fondations d’une trilogie prometteuse.

L’iliade et l’odyssée

Albums publiés en 2015 aux Editions Rue de Sèvres.


Adapté de l’œuvre de Homère (écrite vers -800 AV JC).

Limpide, enlevé, ciselé, Homère a de quoi être fier, son récit n’a pas pris une ride.
La plus grande légende du monde occidental en 168 dessins à l’humour décapant !
On croit les connaître, ces histoires éternelles, et pourtant Soledad a le don de nous les faire redécouvrir, et de faire vivre leurs innombrables personnages comme s’ils venaient tout juste de tourner le coin de la rue.
Tout cela sur un ton léger, piquant et parfaitement contemporain, qui nous fait toucher du doigt, l’air de rien, l’inusable modernité de cette saga !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’iliade et l’odyssée »

Soledad Bravi réussit avec L’Iliade et l’Odyssée un pari audacieux : condenser la quintessence des deux chefs-d’œuvre d’Homère en moins de cent pages, tout en leur insufflant une vitalité contemporaine et un humour rafraîchissant.
Publiée chez Rue de Sèvres en 2015, cette adaptation puise sa matière dans les planches initialement parues dans le magazine Elle, et s’adresse à un large public, des adolescents aux adultes, sans exclure les plus jeunes lecteurs curieux.

Soledad Bravi opte pour un style graphique minimaliste, presque enfantin, où chaque dessin, dépouillé mais expressif, fonctionne comme un raccourci visuel ingénieux : une assemblée de rois devient une simple enfilade de couronnes, les héros arborent des mines espiègles, et les décors s’effacent au profit de l’action. 

L’autrice privilégie les épisodes emblématiques et les figures marquantes, tout en injectant un humour décapant et un langage résolument actuel : Hélène est une « bombasse », les Troyens s’exclament « On est les champions » après l’entrée du cheval de bois. Ce ton décalé, jamais irrévérencieux, démystifie les héros antiques et rend leur humanité palpable, tout en soulignant la permanence des passions et des travers humains. L’essentiel de la trame demeure, et la psychologie des personnages, même esquissée, gagne en accessibilité et en proximité.

L’Iliade et l’Odyssée de Soledad Bravi s’impose comme une porte d’entrée idéale à la mythologie grecque, à recommander aux néophytes, aux jeunes lecteurs, mais aussi à tous ceux qui souhaitent redécouvrir Homère sous un angle ludique et contemporain.
Un album aussi réjouissant qu’intelligent, qui prouve que les grands mythes n’ont rien perdu de leur modernité.

Les Voyages d’Alix – La Grèce (2)

Album publié en 1998 aux Editions Dargaud.


couverture bd Les Voyages d'Alix - La Grèce (2)

Qui visite aujourd’hui les ruines prestigieuses des grands sites archéologiques grecs, imagine difficilement leur éclatante majesté aux temps de la splendeur de Delos, Delphes ou Olympie. Voici reconstitués les monuments et revenue la couleur, voici les costumes et les hommes rendus à la vie.

Voyager avec Alix, c’est partager sa passion de la découverte et revivre l’histoire de l’Antiquité, comme une grande aventure au présent.
C’est explorer, à travers des images fortes et vraies, sites et monuments, villes et campagnes. C’est rencontrer chez eux des gens tels qu’ils vivaient à Athènes, Rome ou Karnak, il y a des milliers d’années.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Voyages d’Alix – La Grèce (2) »

Dans Les Voyages d’Alix Tome 5 – La Grèce (2), Jacques Martin, accompagné au dessin par Pierre de Broche, poursuit son ambitieux projet de faire revivre l’Antiquité avec une rigueur documentaire rare en bande dessinée. Publié chez Dargaud, ce volume invite le lecteur à une exploration érudite et visuelle de la Grèce antique, guidé par Alix, figure emblématique du genre historique.

L’album se distingue par son approche pédagogique et immersive : loin d’une simple fiction, il s’agit d’un ouvrage de découverte, où les grands sites, les hommes et les costumes de la Grèce antique sont minutieusement restitués.

extrait bd Les Voyages d'Alix - La Grèce (2)

Graphiquement, Pierre de Broche s’inscrit dans la tradition de la « ligne claire », héritée d’Hergé, mais s’en détache par une minutie documentaire remarquable. Les décors architecturaux, les vêtements et les scènes de vie quotidienne sont rendus avec une précision quasi archéologique, conférant à chaque planche une valeur de témoignage visuel.

Cette BD s’impose comme un ouvrage essentiel pour les passionnés d’histoire et de bande dessinée, mais aussi pour les enseignants ou étudiants désireux d’approfondir leur connaissance de l’Antiquité. Jacques Martin réussit ici le pari de lier plaisir de lecture et rigueur scientifique, dans un album aussi instructif que captivant

Caligula – La véritable histoire vraie

Album publié en 2018 aux éditions Dupuis.


Résumé éditeur

couverture bd Caligula - La véritable histoire vraie

Né Caius Julius Caesar Germanicus, Caligula (12-41) est le troisième empereur romain.

Celui que l’on surnomma « l’empereur fou », inventeur de la fameuse devise « Qu’ils me haïssent, pourvu qu’ils me craignent ! », eut un règne bref et chaotique, achevé dans le sang malgré des débuts prometteurs.
Il reste dans l’Histoire comme l’un des symboles de la déraison et du pouvoir criminel. Mais Caligula était-il aussi fou et méchant que cela ?


Préfacé et avalisé par Pierre Renucci, historien spécialiste des empereurs julio-claudiens, cet album retrace le parcours de celui qui s’arrogea les privilèges d’un dieu, depuis son enfance où il fut pourtant choyée jusqu’à son inexorable chute, et cela de façon instructive et amusante. Et sans rien omettre de ses extravagances.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Caligula – La véritable histoire vraie »

Dans ce deuxième opus de la collection « Les Méchants de l’Histoire », Bernard Swysen et Fredman (Frédéric Trouillot) nous plongent dans la vie tumultueuse de Caligula, troisième empereur romain à la réputation sulfureuse. Ce récit biographique, aussi instructif que distrayant, interroge avec finesse: ce tyran était-il réellement aussi fou qu’on le prétend?

La narration, chronologique et soigneusement documentée, retrace le parcours de Caligula depuis son enfance privilégiée jusqu’à sa chute sanglante. Bernard Swysen excelle dans l’équilibre entre rigueur historique et touches d’humour mordant, injectant des dialogues contemporains qui désacralisent l’histoire sans la dénaturer. La préface de l’historien Pierre Renucci confirme le sérieux de la documentation sous-jacente.

extrait bd Caligula - La véritable histoire vraie

Le trait dynamique de Fredman, servi par les couleurs éclatantes de Delphine Terrasson, apporte une dimension visuelle captivante. Sa mise en page inventive (jusqu’à neuf cases par planche) maintient un rythme soutenu, idéal pour condenser cette vie mouvementée en 80 pages. 

Cette bande dessinée réussit le tour de force de rendre accessible une page sombre de l’Histoire tout en questionnant les mécanismes du pouvoir absolu. Une lecture recommandée tant aux amateurs d’histoire romaine qu’aux novices, qui séduira par son approche décalée mais jamais irrévérencieuse envers les faits historiques

Les Reines de sang – Messaline – La Déesse des miroirs

Album publié en 2025 aux éditions Delcourt.


Résumé éditeur

couverture bd Les Reines de sang - Messaline - La Déesse des miroirs

An 39 après J.-C. Valeria Messalina, 14 ans, est considérée comme la plus belle fille de Rome.

Forcée d’épouser Claude, elle semble condamnée à la tristesse. Mais tout change quand Caligula est assassiné et Claude choisi comme nouvel empereur.
Les portes du pouvoir s’ouvrent toutes grandes, mais ce sont la solitude et le besoin d’amour de Messaline qui vont tisser sa sinistre légende…

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Reines de sang – Messaline – La Déesse des miroirs »

Nouveau volet de la collection consacrée aux femmes de pouvoir de l’Histoire, cet album confie au scénariste Luca Blengino le soin de rouvrir le dossier de Valeria Messalina, impératrice romaine dont le nom reste synonyme de luxure et de débauche. Loin de la légende noire forgée par ses détracteurs, le récit adopte le point de vue de l’intéressée pour raconter comment une adolescente mariée de force au futur empereur Claude s’est frayé un chemin dans un monde d’hommes.

Le parti pris le plus fort de Luca Blengino consiste à rendre la parole à celle qui en fut privée. En ouvrant sur la mort brutale de Messaline, transpercée par le glaive d’un centurion, puis en déroulant sa vie par un long retour en arrière, il transforme le portrait à charge en tragédie intime. Le miroir offert par son père, qui donne son titre à l’album, devient le fil de cette introspection, symbole d’une beauté érigée en arme faute d’autre pouvoir. Le récit montre une femme façonnée par la solitude et le besoin d’aimer, sans gommer son ambition ni sa cruauté, ce qui lui épargne l’écueil de la simple réhabilitation.

extrait bd Les Reines de sang - Messaline - La Déesse des miroirs

Au dessin, Antonio Sarchione déploie un trait réaliste et minutieux, servi par un découpage nerveux qui alterne gros plans intimes et vastes reconstitutions de la Rome du premier siècle. Les couleurs somptueuses d’Axel Gonzalbo, entre ors impériaux et pénombres de palais, installent une atmosphère à la fois fastueuse et menaçante, où la sensualité affleure sans jamais verser dans la complaisance.

L’album s’adresse aux amateurs de bande dessinée historique et de récits antiques. Luca Blengino et Antonio Sarchione signent une tragédie élégante, fidèle à la complexité de son modèle.

Les Reines de sang – Agrippine T02 – Le Théâtre des fous

Album publié en 2025 aux éditions Delcourt.


Résumé éditeur

couverture bd Les Reines de sang - Agrippine T02 - Le Théâtre des fous

An 37 après J.-C.
Le règne sanglant de Caligula commence. La seule capable de s’opposer à lui, c’est sa soeur, Agrippine Mineure, qui organise son assassinat.

Le tyran éliminé, elle doit faire face à une nouvelle menace : Messaline, l’épouse de Claude, le nouvel empereur, qui entend bien lui faire succéder son fils cadet, au détriment de Néron, le fils d’Agrippine

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Reines de sang – Agrippine T02 – Le Théâtre des fous »

Luca Blengino poursuit l’épopée d’Agrippine la Jeune dans ce deuxième volet passionnant des Reines de sang. Le scénario nous plonge en l’an 37 après J.-C., au cœur du règne sanglant de Caligula, où la sœur de l’empereur organise l’assassinat du tyran pour sauver Rome de sa folie.

Luca Blengino construit son récit avec une rigueur narrative impressionnante. Après l’élimination de Caligula, Agrippine doit affronter une nouvelle menace : Messaline, l’épouse du nouvel empereur Claude, qui rêve de faire accéder au trône son fils cadet au détriment de Néron. Les intrigues s’entrelacent, les complots se nouent et se dénouent, créant une tension dramatique palpable. Le personnage d’Agrippine émerge comme une femme consciente des jeux politiques, stratégique mais aussi vulnérable.

extrait Les Reines de sang - Agrippine T02 - Le Théâtre des fous

Roberto Ali et Angelo Iozza excellents dans la restitution de la Rome antique. Le trait réaliste et expressif du dessinateur ne cherche pas à embellir ses personnages ; au contraire, il souligne leurs aspérités morales et physiques. e.

Ce tome confirme le talent de Luca Blengino pour la fresque historique féminine. Les thèmes d’ambition, de trahison et de survie politique résonnent avec force. Parfait pour lecteurs en quête de BD historiques exigeantes, loin des clichés.


Les Reines de sang – Agrippine T01 – Sang céleste

Album publié en 2025 aux éditions Delcourt.


Résumé éditeur

couverture bd Les Reines de sang - Agrippine T01 - Sang céleste

En l’an 19 la mort d’Auguste a plongé Rome dans le chaos.
Deux factions se disputent le pouvoir.
D’un côté le préfet Séjan, de l’autre la Gens Iulia, un clan dont fait partie la jeune Agrippine Mineure qui baigne dans les complots politiques décimant sa famille.

Mariée de force à un homme qui la répugne, la jeune femme attend patiemment son heure pour abattre sa fureur sur Rome.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Reines de sang – Agrippine T01 – Sang céleste »

Dans ce premier volet de la trilogie consacrée à Agrippine la JeuneLuca Blengino et Roberto Ali livrent une œuvre à la fois ambitieuse et fidèle à l’esprit de la collection Les Reines de sang. Cette bande dessinée, qui retrace l’ascension d’une des femmes les plus influentes de la Rome antique, s’impose comme un récit historique d’une rare intensité.

Le scénariste italien Luca Blengino, déjà auteur de Les Trois Julia dans la même collection, démontre une maîtrise de l’univers romain. L’intrigue, qui s’étend de la mort d’Auguste en 14 après J.-C. jusqu’à celle de Tibère, explore les mécanismes de pouvoir de l’Empire naissant. Les auteurs restituent l’atmosphère paranoïaque et complotiste qui caractérise cette époque, où « l’empire romain est une monarchie absolue tempérée par l’assassinat ».

La narration adopte le point de vue d’Agrippine elle-même, conférant au récit une dimension introspective qui permet de saisir la psychologie complexe de cette femme prise dans les tourments de son époque

Agrippine, fille du célèbre général Germanicus et sœur de Caligula, apparaît comme une figure fascinante, marquée par une intelligence remarquable. Sa philosophie de survie – « La connaissance, père, c’est la seule arme dont je dispose » – révèle une personnalité qui refuse la résignation face aux contraintes de son époque.

Roberto Ali déploie un style réaliste particulièrement adapté à l’ampleur du sujet. Sa technique privilégie les expressions faciales et la gestuelle, créant une connexion émotionnelle forte avec les personnages. Le dessinateur milanais, déjà reconnu pour son travail sur Les Sept Merveilles, propose des cadrages spectaculaires et une mise en page dynamique qui rend la lecture quasi épique.
Les décors, tant intérieurs qu’extérieurs, témoignent d’une reconstitution historique soignée, tandis que la colorisation d’Angelo Iozza apporte une dimension supplémentaire à l’atmosphère de la Rome tibérienne.

Malgré la complexité des enjeux politiques romains, Agrippine reste accessible au grand public grâce à un scénario clair et progressif. Les vingt années couvertes par ce premier tome s’articulent autour de moments-clés qui permettent de comprendre les ressorts de l’époque sans jamais perdre le lecteur.

Ce premier volet pose les bases d’une trilogie prometteuse, annonçant l’évolution d’Agrippine vers son destin d’impératrice et de mère de Néron.

Une réussite qui donne envie de découvrir la suite de cette épopée sanglante dans la Rome impériale.


Les Voyages d’Alix – La Grèce (1)

Album publié en 1997 aux Editions Orix.


couverture bd Les Voyages d'Alix - La Grèce (1)

Qui visite aujourd’hui les ruines prestigieuses des grands sites archéologiques grecs, imagine difficilement leur éclatante majesté aux temps de la splendeur de Delos, Delphes ou Olympie. Voici reconstitués les monuments et revenue la couleur, voici les costumes et les hommes rendus à la vie.

Voyager avec Alix, c’est partager sa passion de la découverte et revivre l’histoire de l’Antiquité, comme une grande aventure au présent.
C’est explorer, à travers des images fortes et vraies, sites et monuments, villes et campagnes. C’est rencontrer chez eux des gens tels qu’ils vivaient à Athènes, Rome ou Karnak, il y a des milliers d’années.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Voyages d’Alix – La Grèce (1) »

Avec Les Voyages d’Alix – La Grèce (1), Jacques Martin et Pierre de Broche signent un ouvrage remarquable, à la croisée du documentaire et de la bande dessinée, qui invite le lecteur à une immersion érudite au cœur de la Grèce antique.
Guidé par Alix et son fidèle Enak, le lecteur découvre non seulement les sites majeurs tels que Delphes, Olympie, Corinthe ou Rhodes, mais aussi l’intimité de la vie quotidienne grecque, de l’architecture aux coutumes, en passant par les costumes et le mobilier.

L’approche narrative, fidèle à l’esprit de la série, privilégie la transmission du savoir sans jamais sacrifier l’élan de l’aventure. Les thèmes majeurs — la découverte, la transmission culturelle, la fascination pour le patrimoine méditerranéen — sont portés par des personnages dont la curiosité et la droiture servent de fil conducteur. Alix, archétype du jeune héros humaniste, incarne le regard moderne posé sur l’Antiquité, tandis qu’Enak apporte une touche de complicité et d’ouverture sur l’autre.

extrait bd Les Voyages d'Alix - La Grèce (1)

Graphiquement, Pierre de Broche excelle dans la restitution minutieuse des paysages et monuments, offrant des planches d’une grande précision documentaire. Le trait, rigoureux et élégant, s’inscrit dans la tradition de la « ligne claire », conférant à chaque scène une lisibilité et une beauté qui rendent hommage à la majesté de la Grèce antique. Les couleurs sobres et les compositions soignées accentuent le sentiment d’immersion et d’émerveillement

En conclusion, Les Voyages d’Alix – La Grèce (1) s’impose comme une référence incontournable pour les amateurs de bande dessinée historique et les passionnés d’Antiquité.

Moi, Jules César 

Albums publiés en 2025 aux Editions Allary.


La vie de Jules César (100 -44 avant J.C.) est un thriller épique.
Cette bande dessinée est une enquête historique impressionnante, et le récit d’un destin hors norme.

Comment Jules, adolescent chétif et désargenté, est-il devenu César, l’homme le plus puissant du monde ?
Comment a-t-il pu terrasser tous ses ennemis, et mourir assassiné par ses amis ?

Nourri par un impressionnant travail de reconstitution historique, cette biographie nous fait vivre son incroyable destin.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Moi, Jules César »

Fruit d’une enquête journalistique de trois ans menée sur trois continents, « Moi, Jules César » d’Alfred de Montesquiou et Névil nous plonge dans l’intimité du plus célèbre des Romains avec une ambition rare. Prolongement de la série documentaire réalisée par Alfred de Montesquiou, cette bande dessinée de 256 pages parvient à désacraliser le mythe tout en magnifiant l’homme.

La BD s’articule comme une autobiographie fictive en onze chapitres, nous faisant revivre le parcours extraordinaire de ce patricien désargenté devenu maître du monde. Le récit démarre la veille des ides de mars 44 av. J.-C.
Au-delà des batailles spectaculaires et des intrigues politiques, c’est l’exploration psychologique d’un stratège visionnaire qui fascine, révélant un animal politique moderne, capable de court-circuiter les institutions pour s’adresser directement au peuple.

extrait bd Moi, Jules César

Graphiquement, le trait précis et dynamique de Névil, sublimé par les couleurs de Vérane Otéro, offre une reconstitution historique impressionnante. Chaque lieu, chaque monument est restitué avec minutie, fruit d’un travail documentaire colossal auprès de 32 historiens contemporains.

Cette fresque épique dépoussière notre vision de César en montrant l’homme derrière le mythe : tantôt brillant réformateur, tantôt stratège impitoyable. Un ouvrage essentiel qui, par sa rigueur historique comblera autant les passionnés d’histoire que les amateurs de bandes dessinées de qualité.

Cléopâtre (Alix raconte)

Album publié en 2008 aux Editions Casterman.


Cléopâtre, descendante de la lignée des Ptolémée, fut la dernière reine d’Égypte.
Sa beauté sans pareille, son destin tragique et ses amants si célèbres lui donnèrent une renommée qui déjà à l’Antiquité déchaîna les passions.
Pourtant son histoire n’est pas si connue. Basée sur des documents d’époque, cette biographie romancée nous révèle des détails inédits.
On y apprendra ainsi que sa célèbre rencontre avec César fut organisée par un certain Alix, ami de ce dernier. Quand la réalité historique rejoint la fiction…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Cléopâtre (Alix raconte) »

François Maingoval et Éric Lenaerts signent avec Alix raconte Tome 2 : Cléopâtre une bande dessinée qui marie habilement éducation et divertissement. Ce deuxième opus de la série, dédié à la légendaire reine d’Égypte, offre une narration claire et captivante, parfaite pour initier les jeunes lecteurs à l’histoire antique.

Le scénario, bien structuré, simplifie les enjeux politiques sans les dénaturer, permettant une immersion fluide dans l’univers de Cléopâtre. Les dialogues sont vifs, et les explications historiques s’intègrent naturellement à l’intrigue.

extrait bd Cléopâtre (Alix raconte)

Le dessin d’Éric Lenaerts, coloré et dynamique, apporte une fraîcheur visuelle qui séduira les plus jeunes. Les décors et costumes, soignés, restituent avec justesse l’atmosphère de l’Égypte antique et de Rome.

L’album réussit son pari : rendre l’histoire accessible et passionnante. Un album à la fois instructif et divertissant, idéal pour une première plongée dans l’histoire.