Catégorie : Histoire

1918, Du printemps tragique à l’Armistice

Album publié en 2018 aux éditions du Triomphe.


Résumé éditeur

Février 1918, la Russie est terrassée et les Allemands vont pouvoir alors exploiter et leur supériorité numérique et de nouvelles techniques de combats combinant troupes d’assaut et artillerie…  

Français et Anglais, épuisés en vaines offensives, intensifient la production de camions, de canons, de chars et d’avions et résistent in extremis aux trois offensives allemandes du printemps.

Foch a été nommé à la tête des armées alliées mais c’est l’application de la directive n°4 de Pétain, tactique défensive originale, qui met en échec les Allemands en juin et juillet 1918.
Dés la mi-juillet, Foch, aidé par l’arrivée des Américains, lance des offensives frontales qui obligent les Allemands, minés par le blocus maritime, à la retraite. En septembre, depuis Salonique, Franchet d’Espérey ébranle définitivement l’alliance des puissances centrales.

Pour ne pas capituler complètement, les généraux allemands s’attachent ensuite à signer rapidement l’armistice. Si dans les capitales européennes, c’est le soulagement, le soir du 11 novembre 1918, Clémenceau confie avec lucidité au général Mordaq : Nous avons gagné la guerre et non sans peine. Maintenant il va falloir gagner la paix, et ce sera encore plus difficile.
L’Armistice, une paix ratée ?


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « 1918, Du printemps tragique à l’Armistice »

« 1918, Du printemps tragique à l’Armistice », œuvre de Patrick Deschamps et Guillaume Berteloot, se distingue par son approche minutieuse et novatrice des derniers mois de la Première Guerre mondiale.

Cette bande dessinée, riche en détails historiques et en narrations visuelles, offre aux lecteurs une plongée captivante dans une période cruciale de l’histoire mondiale.

Le scénario de Patrick Deschamps par sa précision et sa capacité à rendre les complexités des manœuvres militaires et des décisions politiques accessibles. Le choix de souligner des moments moins connus, tels que les stratégies défensives de Pétain, enrichit la compréhension des dynamiques de guerre et évite les récits simplistes souvent répandus dans les représentations populaires de la Grande Guerre.

extrait bd 1918, Du printemps tragique à l'Armistice

Les illustrations de Guillaume Berteloot complètent magistralement le texte, avec des dessins qui capturent à la fois l’urgence et l’humanité des scènes de bataille. L’attention aux détails dans chaque planche aide à immerger le lecteur, offrant une représentation visuelle qui est à la fois éducative et émotionnellement impactante.

Cette bande dessinée est particulièrement remarquable pour sa capacité à engager des lecteurs de tous âges, rendant l’histoire vivante et pertinente. La critique positive généralisée souligne son succès non seulement comme outil éducatif, mais aussi comme une œuvre d’art qui respecte et célèbre la mémoire de ceux qui ont vécu cette période tumultueuse.

Recommandée tant aux passionnés d’histoire qu’aux amateurs de récits graphiques, cette œuvre se révèle être un hommage poignant à un moment clé de notre histoire.

Moi Svein, compagnon d’Hasting – L’initiation

Album publié aux éditions Ouest-France en 2024.


couverture bd Moi Svein, compagnon d'Hasting - L'initiation

Cet album retrace quelques grands moments de l’épopée viking en apportant le plus grand soin à la reconstitution historique : détails des bâtiments et /ou des sites, des navires, des armes et des vêtements. L’histoire fictive d’un jeune garçon de 10 ans : SVEIN …

En fin d’album Svein a alors 16 ans, il embarque pour l’aventure avec HASTING un fameux viking…

Sont évoqués dans cet album quelques pans de la mythologie et de la société scandinave. Également évoquées, les légendes tirées des sagas : la légende de la reine Asa, et celle de Thorgils, le viking qui fonda Dublin, et qui périra déguisé en femme pour être tombé amoureux d’une princesse irlandaise.

Enfin, tout cela ne saurait être raconté sans les héros, Svein bien sûr et son ami Eirik, Harald le père d’Eirik, Erlend l’oncle de Svein, tous héros fictifs. Mais aussi les personnages historiques Bjorn Cotes de Fer, et Hastein (le fameux Hasting décrié par les Moines) que l’on découvre à Chartres en 858.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Moi Svein, compagnon d’Hasting – L’initiation »

Moi Svein, compagnon d’Hasting – L’initiation est une œuvre qui réussit à mêler histoire et fiction avec une précision remarquable.

Le scénariste Eriamel nous plonge dans l’univers des Vikings, un peuple souvent mal compris, en suivant le parcours de Svein, un jeune guerrier fictif. Le cadre historique est solidement documenté, offrant une reconstitution vivante des expéditions vikings, notamment en France et en Grande-Bretagne.

extrait bd Moi Svein, compagnon d'Hasting - L'initiation

Le dessin de Darvil, accompagné des couleurs de Jean-Jacques Chagnaud, apporte une richesse visuelle indéniable à l’œuvre. Les scènes de bataille, les paysages nordiques, ainsi que les détails architecturaux sont représentés avec une grande minutie, ce qui renforce l’immersion du lecteur dans cette époque lointaine. Les illustrations parviennent à évoquer à la fois la brutalité et la beauté de ce monde ancien.

Moi Svein, compagnon d’Hasting – L’initiation est une lecture qui saura captiver les amateurs d’histoire Viking et de récits épiques. Son authenticité historique et ses qualités artistiques en font une œuvre incontournable.

Une œuvre à découvrir pour tous ceux qui s’intéressent à l’épopée viking.


Le site des auteurs : Assor Histoire

Vercingétorix – Histoire Juniors

Album publié aux éditions Hachette en 1979.


Charlemagne, Marco Polo, Louis XIV, Pasteur, la Guerre de 39/45…
Qui ne connaît pas ces noms ou ces événements célèbres ?


Mais savez-vous exactement à quelle époque ces personnages illustres ont vécu et à quel moment se sont déroulés ces événements célèbres ?


Les ouvrages de cette collection vous renseigneront utilement par le texte et par l’image sur les grands hommes et les grands événements qui ont fortement marqué l’Histoire.


Ils vous apprendront aussi comment les gens s’habillaient, comment ils vivaient et travaillaient aux différentes époques de cette Histoire.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Vercingétorix »

Jacques Marseille signe avec « Vercingétorix » une bande dessinée qui se distingue par son ambition historique et son souci du détail.

Plongé dans la Gaule antique, le lecteur suit le parcours tumultueux de Vercingétorix, chef gaulois emblématique, de son ascension à sa défaite face aux légions de César.

Marseille excelle dans la reconstitution historique. Les costumes, les décors et les batailles sont dépeints avec une précision documentaire, offrant une immersion authentique dans cette époque lointaine.

Les planches sont méticuleusement illustrées, chaque case vibrant d’une vie et d’une couleur qui rendent hommage aux paysages et aux atmosphères gauloises.

Cependant, la narration souffre parfois d’une certaine lourdeur. La densité des informations historiques peut entraver la fluidité du récit, rendant la lecture parfois ardue pour les non-initiés.

« Vercingétorix » reste une œuvre de référence pour les passionnés d’histoire. C’est un témoignage vibrant de la Gaule et de ses luttes, un pont entre l’éducation et le divertissement, qui saura captiver les amateurs d’histoires antiques.

Invisible enemy

Album publié en 2024 aux éditions Paquet.


Résumé éditeur

Les pilotes de chasse « Puma » de la 101e Escadre Aérienne des forces de défense hongroises patrouillent régulièrement les cieux dans leur mission de défense de l’espace aérien de l’OTAN. 

En 1990, cette unité fut nommée ainsi en hommage à Dezso Szentgyorgyi, le plus grand as hongrois de la seconde guerre mondiale.

Tout comme de nombreux autres pilotes qui, comme lui, ne quittèrent pas leur pays après la guerre, il dut cacher son passé pendant des décennies, réduit au silence par le régime au pouvoir.

Ce fut fait de façon si efficace que souvent, ils restèrent des inconnus aux yeux de leurs propres familles. 

Ils combattirent pour leur nation, et pourtant devinrent des parias…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Invisible enemy »

Avec Invisible Enemy, Gyula Pozsgay livre une œuvre d’une rare intensité, où la rigueur historique rencontre une finesse graphique exceptionnelle. À travers le récit des pilotes hongrois de la Seconde Guerre mondiale, et particulièrement celui de Dezső Szentgyörgyi, l’auteur exhume une page méconnue de l’histoire européenne, trop longtemps restée dans l’ombre.

L’approche artistique impressionne dès les premières pages. Les planches, magnifiquement détaillées, offrent une vision immersive des combats aériens et des machines volantes qui marquèrent cette époque. Chaque trait témoigne d’un travail méticuleux, captivant aussi bien les passionnés d’aviation que les amateurs d’art graphique. Le choix des couleurs et la précision des compositions ajoutent une dimension presque cinématographique à l’ensemble.

extrait bd Invisible enemy

Le scénario, poignant et intimiste, donne voix à des héros tragiques, contraints au silence sous un régime politique oppressant. Gyula Pozsgay parvient à capturer toute la gravité de leur destin avec une narration à la fois sobre et vibrante, où chaque dialogue, chaque moment, semble chargé d’émotion.

Invisible Enemy est une réflexion sur la mémoire et la résilience, une œuvre incontournable pour quiconque s’intéresse aux récits humains derrière les grandes tragédies historiques. Une lecture marquante, à la croisée de l’art et de l’histoire.


Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

La Bataille – Arras 1917 

Bande dessinée publiée en 2014 aux éditions Éditions Degeorge.


couverture bd La Bataille - Arras 1917 

Le 9 avril 1917, à 5 heures et demie du matin, le commandement britannique lance une grande offensive sur le front du Pas-de-Calais.

C’est la bataille d’Arras, à laquelle participent 24000 soldats venus de toutes les possessions du Commonwealth.

Canadiens, Australiens, Néo-Zélandais, Irlandais…

La Bataille d’Arras, BD de Frédéric Logez, retrace l’itinéraire de quatre d’entre eux.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Bataille – Arras 1917 « 

Frédéric Logez, avec « La Bataille – Arras 1917« , offre une plongée saisissante dans l’enfer de la Première Guerre mondiale.

À travers les yeux de quatre soldats fictifs, cette bande dessinée réanime les terribles combats qui ont marqué Arras.

Le réalisme des illustrations et l’authenticité historique démontrent un travail de recherche rigoureux. Logez parvient à capturer l’horreur des tranchées tout en humanisant ses personnages, rendant leur souffrance et leur courage palpables.

Les scènes de combat sont détaillées avec une précision presque photographique, transportant le lecteur au cœur de l’action. Les animaux de tranchée, souvent oubliés, sont également mis en lumière, ajoutant une dimension supplémentaire à ce tableau déjà complexe.

L’auteur ne se contente pas de relater des faits militaires, il explore les impacts émotionnels et psychologiques sur les soldats, offrant ainsi une vision plus complète de la guerre.

Cette œuvre se distingue par son habileté à lier passé et présent, rappelant les cicatrices indélébiles laissées par la guerre.

« La Bataille – Arras 1917 » est non seulement une réussite artistique, mais aussi un hommage émouvant aux soldats de la Grande Guerre.

Une lecture incontournable pour les amateurs d’histoire et de bande dessinée.

Le Soldat Inconnu vivant

Bande dessinée publiée en 2012 aux éditions Roymodus.


couverture bd Le Soldat Inconnu vivant

Le 1er février 1918, un soldat amnésique est interné à l’asile psychiatrique du Rhône.

Tous les moyens sont employés pour l’identifier et le rendre à sa famille. Son portrait s’étale à la une des journaux et est affiché sur les portes de toutes les mairies.

Plusieurs centaines de familles reconnaissent en lui un père, un fils ou un frère disparu à la guerre. Comment départager ces familles qui n’arrivent pas à faire le deuil de leur proche disparu ?

Une longue et douloureuse enquête débute. Elle durera tout l’entre deux-guerres et s’achèvera sur un procès à rebondissements où s’opposent tous ceux et celles qui ont reconnu en l’amnésique un de leurs parents. Les contemporains sont fascinés par cet homme sans passé : Jean Anouilh s’empare du fait divers pour écrire son Voyageur sans bagage et la presse baptise rapidement l’amnésique  » le Soldat inconnu vivant ».

Cette histoire singulière révèle en réalité une profonde souffrance née de la Grande Guerre, une douleur intime et collective : celle du deuil impossible à faire pour les familles des soldats disparus. Dans une société qui voudrait tant oublier et qui n’en finit pas de se souvenir, il n’y a pas plus de certitudes que de corps à pleurer.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Soldat Inconnu vivant »

« Le Soldat Inconnu Vivant » de Jean-Yves Le Naour et Mauro Lirussi est une bande dessinée saisissante qui plonge le lecteur dans la France post-1918.

Le récit suit Anthelme Mangin, un soldat amnésique errant, symbole des disparus de la Grande Guerre. Le Naour dépeint avec brio la quête du docteur Fenayrou pour rendre une identité à Mangin, confronté à l’espoir et au désespoir des familles endeuillées.

L’illustration en noir et blanc de Lirussi accentue la gravité et l’émotion de cette histoire tragique. Les dessins, à la fois sombres et détaillés, capturent l’essence de l’époque et la douleur des personnages. Ce choix stylistique rappelle les photographies de guerre, ajoutant une dimension authentique et poignante au récit​​.

extrait bd Le Soldat Inconnu vivant

La bande dessinée explore non seulement les ravages physiques de la guerre, mais aussi ses impacts psychologiques et sociaux. Les personnages sont dépeints avec une grande profondeur, leurs émotions et leurs conflits intérieurs apparaissant à chaque page. Cette œuvre n’est pas seulement une histoire de guerre, mais une réflexion sur la mémoire, l’identité et la quête de sens après un traumatisme collectif​​.

« Le Soldat Inconnu Vivant » est une œuvre incontournable, un hommage puissant aux victimes oubliées de la Grande Guerre, et une exploration émotive et visuelle de la quête d’identité et de reconnaissance.

Les Jours les plus longs

Album publié en 2024 aux éditions du Ouest-France.


Résumé éditeur

couverture bd Les Jours les plus longs

Que font ces six personnages le 7 mai 1943 ? Que fait Alice, petite Caennaise amoureuse qui vit sous l’occupation allemande et qui accompagne son petit ami qui part se cacher pour échapper au STO ?

Que fait Ben, ce jeune anglais désœuvré mais patriote qui part s’engager dans la 6e division aéroportée britannique ?

Que fait Rudyard, jeune officier de marine canadien qui surveille les convois dans l’atlantique à bord d’un destroyer ?

Vito, lui, combat l’Afrika Korps en Afrique du Nord dans la 1re division d’infanterie américaine : ce baptême du feu pour les Yankees ne sera pas le dernier …

Sur le front de l’Est, le lieutenant Von Diest, nazi convaincu, est mis hors de combat par les Russes, tandis qu’Eugen, antinazi, surveille le mur de l’atlantique en Norvège avant d’être rapatrié sur la Normandie
Six dates clefs comme autant d’instantanés pour raconter la guerre de ces 6 destins qui vont tous se retrouver en Normandie dans le paroxysme d’une bataille qui verra la libération de l’Europe de l’Ouest…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Jours les plus longs »

« Les Jours les plus longs » de Benoît Rondeau, magnifiquement illustré par Nicolas Biberon, est une fresque historique poignante qui plonge le lecteur au cœur de la Seconde Guerre mondiale. À travers six personnages aux parcours variés, l’œuvre dépeint avec une grande précision les complexités de ce conflit global.

Chaque protagoniste incarne une facette distincte de la guerre : Alice, jeune Caennaise, et Ben, soldat anglais, symbolisent l’engagement et la résistance. Vito, combattant américain en Afrique du Nord, et Rudyard, officier canadien, illustrent la diversité des fronts. Les soldats allemands Eugene et Von Diest offrent une perspective contrastée sur le nazisme.

On peut saluer la rigueur historique de Rondeau et l’impact visuel des illustrations de Biberon. Les scènes de bataille sont décrites avec une intensité saisissante, tandis que les moments d’intimité révèlent la profondeur émotionnelle des personnages. Ce mélange de faits et de fiction rend « Les Jours les plus longs » à la fois éducatif et captivant.

Cette bande dessinée est une réussite, offrant une exploration nuancée de la guerre à travers des récits personnels touchants et authentiques.

Une lecture indispensable pour les passionnés d’histoire et de bande dessinée

Raconte-moi l’Antiquité en BD

Bande dessinée publiée en 2024 aux éditions Bayard.


couverture bd Raconte-moi l'Antiquité en BD

L’Antiquité en BD : une entrée dans la lecture et dans l’histoire dès 6 ans.

48 pages de BD, grandes illustrations et info documentaires illustrées pour raconter des civilisations antiques à hauteur d’enfant.

La Grèce et les premiers jeux olympiques, l’antique Rome, la vie des Gaulois et l’épopée de Jules César… des histoires passionnantes qui racontent la grande histoire.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Raconte-moi l’Antiquité en BD »

« Raconte-moi l’Antiquité en BD« , œuvre de Matthieu Faramus et Bertrand Fichou, brille par son ambition de transmettre l’histoire antique aux jeunes lecteurs avec une approche aussi ludique qu’éclairante.
Entre bande dessinée captivante et pages documentaires riches en informations, ce livre offre une plongée vivante dans des civilisations qui ont marqué notre histoire collective.

extrait bd Raconte-moi l'Antiquité en BD

Les illustrations, vibrantes et dynamiques, constituent un véritable festin visuel. Elles éveillent la curiosité tout en facilitant la compréhension d’une époque perçue comme lointaine. L’alternance entre récits graphiques et encadrés documentaires est un choix éditorial judicieux : il permet de conjuguer plaisir narratif et approfondissement culturel, capturant ainsi l’attention des enfants sans jamais les submerger d’informations.

Par ailleurs, les thématiques abordées – des jeux olympiques grecs aux conquêtes de Jules César, en passant par la vie quotidienne des Gaulois – sont choisies avec soin. Elles mettent en lumière des aspects variés et accessibles, de manière à rendre l’Antiquité familière et attrayante.

Ce livre est bien plus qu’un simple support éducatif. Il s’impose comme un compagnon idéal pour les jeunes esprits avides de découverte, tout en séduisant les parents et enseignants par sa rigueur et sa créativité. Une introduction parfaite à l’histoire, qui fait vibrer le passé au rythme de l’imaginaire.

L’Enfer Bleu – Tome 1

Album publié en 2024 aux éditions Paquet.


Résumé éditeur

Alberto, un jeune homme de 19 ans sans expérience du combat ni tendances politiques, décide de s’engager volontairement dans la Division bleue, cherchant à vivre ce qu’il considère comme une grande aventure.

S’imaginant participer à la victoire rapide de l’Allemagne sur l’Union soviétique, il se heurte brusquement à la dure réalité d’un conflit prolongé et brutal au milieu de l’hiver le plus rigoureux du XXe siècle.


Ce récit s’appuie sur les expériences authentiques d’Alberto, membre du 2e bataillon du régiment Esparza, le célèbre bataillon romain.

Au fur et à mesure que la guerre progresse, Alberto devient un personnage essentiel, servant de lien fiable avec le commandant et de témoin clé de nombreuses batailles sur le front de Volkhov.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Enfer Bleu – Tome 1 »

Avec « L’Enfer Bleu« , Paco Asenjo livre une bande dessinée qui transcende la simple reconstitution historique pour offrir un témoignage immersif et poignant sur la condition humaine en temps de guerre.

À travers les yeux d’Alberto, jeune volontaire espagnol projeté sur le front glacial de l’Est, le lecteur plonge dans une narration d’une intensité rare.

Le récit s’appuie sur des témoignages réels, conférant une authenticité remarquable à l’œuvre. Paco Asenjo réussit à transmettre la dureté des combats et la désillusion d’une jeunesse égarée dans un conflit qui la dépasse. Loin de glorifier la guerre, cette œuvre met en lumière l’absurdité et la souffrance inhérentes à une telle expérience.

extrait bd L'Enfer Bleu - Tome 1

Le travail graphique est à saluer : chaque case est empreinte d’une minutie qui retranscrit l’atmosphère glaciale du front de l’Est. Les paysages enneigés, les visages marqués par la fatigue et la peur, et les scènes de bataille crues traduisent avec justesse la brutalité et l’inconfort d’une guerre implacable. Les moments de calme, en contraste, permettent d’approfondir la dimension humaine du récit.

« L’Enfer Bleu » n’est pas qu’un récit de guerre, mais un portrait touchant de la fragilité humaine face aux forces implacables de l’Histoire. Une bande dessinée magistrale.



Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

La Libération de Paris – 1944

Bande dessinée publiée en 2024 aux éditions Plein Vent.


couverture bd La Libération de Paris - 1944

La libération de Paris, du 19 au 25 août 1944, revêt une importance capitale pour la politique intérieure française : celui qui pourra s’arroger la victoire prendra une avance considérable dans la lutte pour le pouvoir.

Entre le Parti communiste français et le général de Gaulle, la bataille fait rage. Mais pour les Alliés, Paris n’est qu’une étape qui peut s’avérer difficile sur le chemin conduisant en Allemagne. Ils souhaitent l’éviter.

Une bataille d’influence débute en parallèle, tandis que la population parisienne se soulève et que le général Leclerc ronge son frein…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Libération de Paris – 1944 »

Jean-François Vivier, avec « La Libération de Paris – 1944« , nous plonge dans les méandres de l’un des événements les plus glorieux de l’histoire moderne française.

En associant une narration rigoureuse à un souci du détail historique, Vivier, épaulé par les illustrations précises de Régis Parenteau-Denoël, réussit à rendre hommage à ce moment de la Seconde Guerre mondiale tout en rendant l’histoire accessible.

Le choix de s’inscrire dans la collection « Les grandes batailles de l’histoire de France » s’avère judicieux, car il permet à la bande dessinée de s’adresser à un large public, qu’il soit néophyte ou passionné d’histoire.

extrait bd La Libération de Paris - 1944

Sur le plan graphique, les illustrations capturent avec rigueur l’atmosphère de l’époque. Le contraste entre la richesse historique et une certaine sobriété visuelle peut laisser certains lecteurs sur leur faim, bien que la précision du dessin demeure un point fort.

« La Libération de Paris – 1944 » est une œuvre qui réussit à offrir une synthèse historique de qualité, tout en rendant hommage aux héros de ce moment crucial de l’histoire de la ville de Paris.


Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale