Catégorie : Histoire

Les Compagnons de la Libération : Grenoble

Album publié en 2024 aux éditions Grand Angle.


Résumé éditeur

L’histoire d’une ville fière et courageuse qui a payé le prix fort de son insurrection.

couverture bd

Durant la Seconde Guerre mondiale, la ville de Grenoble est marquée par l’intense activité de « groupes francs » de résistants, notamment ceux de Louis Nal et de Paul Vallier, adeptes des actions d’éclat.

Explosions symboliques, mitraillage du siège de la Milice, vol de fichier du STO, dynamitage des usines, la résistance grenobloise nuit fortement à l’effort de guerre des Allemands.

La manifestation du 11 novembre 1943 en est la parfaite démonstration. Mais leur ardeur finit par leur coûter cher, car les Allemands répliquent avec une extrême violence. Commence alors une guerre des nerfs, entre attaque d’un côté et riposte de l’autre. Destruction et explosion contre arrestation et fusillade.

Grenoble, ville fière et irréductible, ne plie pas et continue le combat, inlassablement. Elle en paiera le prix fort.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « bd Les Compagnons de la Libération : Grenoble »

Dans « Les Compagnons de la Libération : Grenoble« , le scénariste Jean-Yves Le Naour et l’illustrateur Philippe Tarral nous plongent au cœur de la résistance grenobloise durant la Seconde Guerre mondiale. Ce dixième tome de la série se distingue par son traitement habile de l’histoire locale, mettant en lumière le courage indomptable des habitants de Grenoble face à l’occupation allemande.

Le récit, à la fois intense et émouvant, nous fait revivre les actions héroïques des « groupes francs », ces résistants qui, par leurs sabotages audacieux et leurs attaques ciblées, ont infligé des pertes significatives à l’ennemi. Les scènes de dynamitages d’usines et de mitraillage du siège de la Milice sont décrites avec une précision historique remarquable, rendant hommage à ces hommes et femmes prêts à tout sacrifier pour la liberté.

Le Naour excelle dans l’art de mêler faits historiques et narration fluide. Ses personnages sont profonds, humains, et leur lutte est dépeinte avec une intensité dramatique qui ne laisse pas le lecteur indifférent. Les illustrations de Tarral ajoutent une dimension visuelle puissante à cette histoire. Son style réaliste et son usage habile des couleurs renforcent l’immersion, faisant ressentir au lecteur la tension et le danger omniprésents de l’époque.

« Les Compagnons de la Libération : Grenoble » est une œuvre indispensable pour quiconque s’intéresse à l’histoire de la Résistance française.

Une lecture essentielle qui allie rigueur historique et puissance narrative.


Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Grenoble

Normandie-Niemen

Album publié en 2024 aux éditions Paquet.


Résumé éditeur

La « Normandie-Niemen » est une escadrille française qui a combattu sur le front russe pendant la seconde guerre mondiale.

Voulue par De Gaulle pour que la France libre soit présente sur tous les fronts, l’escadrille est composée d’une centaine de pilotes et de mécaniciens.

Ils participent à la fin de la bataille de Stalingrad, ainsi qu’à la bataille du Niemen qui leur vaut une distinction particulière de la part de Staline.

Jusqu’à la fin de la guerre, ces hommes vont accomplir de nombreuses missions. La plupart n’en reviendront pas.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Normandie-Niemen »

Frédéric Brrémaud, en collaboration avec le talentueux illustrateur Paolo Raffaelli, nous plonge dans l’épopée héroïque de l’escadrille « Normandie-Niemen » dans cette bande dessinée captivante.

Ce récit, ancré dans l’Histoire, retrace les exploits de ces pilotes français qui ont combattu aux côtés des forces soviétiques sur le front de l’Est durant la Seconde Guerre mondiale.

Le scénario de Brrémaud se distingue par sa rigueur historique et son engagement émotionnel, offrant une narration riche en détails et en tensions dramatiques. Les personnages, inspirés de figures historiques réelles, sont dépeints avec une profondeur psychologique qui rend leur courage et leurs sacrifices palpables.

Les illustrations de Raffaelli, à la fois réalistes et expressives, complètent parfaitement le texte en capturant l’intensité des combats aériens et la dureté du quotidien de guerre. Chaque case est une œuvre d’art qui transporte le lecteur au cœur de l’action, rendant hommage à ces héros souvent méconnus.

« Normandie-Niemen » est une œuvre indispensable pour les amateurs d’Histoire et de bande dessinée, un vibrant hommage à ceux qui ont risqué leur vie pour la liberté. Une lecture à ne pas manquer, alliant rigueur historique et passion narrative.


Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Bataille du NiemenStalingrad

Dans le ciel de Normandie

Album publié en 2024 aux éditions Paquet.


Résumé éditeur

Ce livre traître de la composante aérienne de la plus grande opération aéronavale de la seconde guerre mondiale.


Une soixantaine d’illustrations en couleurs montrant tous les avions de types et fonctions variés ayant participés à la campagne de Normandie ( juin juillet 1944) et ce du côté allié ( usa, britanniques et français) et allemand. 


Les types de missions et leurs conséquences sur les combats seront précisés: observation, bombardements divers  chasse , strafing opérations aéroportées,  planeurs défense maritime , destruction des nœuds de communication , des rampes de V1 etc etc….


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Dans le ciel de Normandie »

Dans Dans le ciel de Normandie, Olivier Dauger livre une fresque aérienne qui nous propulse au cœur de l’une des plus grandes opérations militaires de la Seconde Guerre mondiale.

Alliant précision historique et virtuosité graphique, cet album capture l’intensité des combats aériens et la diversité des appareils utilisés lors de la campagne de Normandie en 1944. Olivier Dauger, par un coup de crayon minutieux et réaliste, donne vie à une vaste galerie d’avions alliés et allemands, chaque modèle finement restitué, qu’il s’agisse des célèbres Spitfire britanniques ou des bombardiers américains.

L’aspect documentaire de l’œuvre se marie habilement à la narration, rendant la lecture fluide tout en apportant une dimension didactique non négligeable. La rigueur historique est manifeste, sans jamais alourdir le récit. Le lecteur navigue ainsi avec aisance entre les différentes missions, qu’elles soient d’observation, de bombardement ou de défense maritime, découvrant l’impact de ces opérations sur le déroulement du conflit.

extrait bd Dans le ciel de Normandie

Visuellement, chaque planche témoigne d’un souci du détail qui frôle la perfection. Les scènes aériennes, dynamiques et immersives, plongent le lecteur dans un ciel saturé de bruit et de fureur. Toutefois, malgré la place prépondérante des machines, Olivier Dauger n’oublie pas l’élément humain, bien que discret, toujours présent en filigrane.

Dans le ciel de Normandie est un véritable hommage visuel et historique à une page méconnue du Débarquement, une œuvre à la fois captivante et instructive.


Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Sainte-Mère-Eglise

Un Juste

Album publié en 2016 aux éditions La Boite à Bulles


Résumé éditeur

Après guerre, Myriam Lévy a choisi de tout oublier, l’horreur, la folie… Tout, y compris le couple qui les cacha, elle et sa famille, pendant l’occupation allemande.

Prise de remords de n’avoir rien fait pour que le couple soit reconnu comme Justes entre les nations par l’État d’Israël, Myriam décide de réparer cette injustice…

C’est l’occasion pour elle de revenir sur sa propre histoire : sa rencontre avec son futur mari, Henri, son quotidien ainsi que celui de sa famille, juifs français obligés de se cacher pour survivre.

L’occasion également de découvrir Fernand et Aurélie, héros de l’ombre, qui n’avaient pas hésité à accueillir chez eux toute une famille juive malgré les risques encourus.

L’histoire émouvante de deux familles « liées pour l’éternité », soutenue par la Fondation pour la Mémoire de la Shoah et publié en partenariat avec l’Association Yad Vashem.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Un Juste »

Dans « Un Juste« , Patrice Guillon et David Cénou retracent avec une précision émotionnelle la vie de deux familles unies dans la clandestinité face à l’horreur de la Seconde Guerre mondiale. Cette bande dessinée, ancrée dans le réel, est un écho de mémoires passées, une ode à l’humanité nichée au cœur de la barbarie.

Le récit commence avec une Myriam Lévy âgée, regardant en arrière à travers le prisme de la perte et de la gratitude. Elle se souvient des Cénou, un couple qui, avec un courage prodigieux, a caché sa famille juive dans la France occupée par les nazis. Cette histoire, gravée dans l’encre de l’authenticité, dévoile les risques et les sacrifices des Cénou, dont les actes ont été plus tard honorés par Yad Vashem.

Le dessin de Cénou – lui-même descendant des sauveurs – imprime chaque page d’un réalisme poignant. Le travail artistique excelle non seulement dans le détail mais aussi dans la capture des émotions brutes, les regards échangés, les mains serrées dans l’obscurité, illustrant la tension palpable de l’époque.

La force de « Un Juste » réside dans sa capacité à enseigner sans prêcher. Les appendices éducatifs ajoutent une profondeur historique, expliquant avec clarté le statut des Juifs et la définition d’un Juste, tout en permettant au lecteur de s’immerger pleinement dans l’histoire.

« Un Juste » est plus qu’une simple bande dessinée historique. C’est un témoignage poignant du meilleur et du pire de l’humanité, une célébration du courage et de l’acte de se souvenir. Guillon et Cénou ont tissé un récit qui interpelle.

Cet ouvrage est essentiel, non seulement en tant que miroir du passé, mais aussi en tant que lumière pour notre présent.

Brest dans la tourmente – Tome 2

Bande dessinée publiée en 1988 aux éditions de la Cité.


couverture bd Brest dans la tourmente - Tome 2

Le tome 2 de la bande dessinée « Brest dans la tourmente », intitulé « Brest dans la tourmente 1941-1944« , poursuit l’exploration de la vie à Brest pendant la Seconde Guerre mondiale, couvrant cette fois la période allant de 1941 à 1944.

Comme pour le premier tome, cette suite est écrite et dessinée par Jocelyn Gille et a été publiée par les Éditions de la Cité en décembre 1988.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Brest dans la tourmente – Tome 2 »

La bd est très rare et presque introuvable même d’occasion. Un avis sera posté dès qu’elle sera lue.

extrait Brest dans la tourmente - Tome 2


Lieu visité par la bd en Bretagne

Brest

Brest dans la tourmente – Tome 1

Bande dessinée publiée en 1987 aux éditions de la Cité.


couverture bd Brest dans la tourmente - Tome 1

Le tome 1 de la bande dessinée « Brest dans la tourmente » s’intitule « Brest dans la tourmente 1939-1941 » et a été publié en 1987 par les Éditions de la Cité.

L’œuvre est à la fois écrite et illustrée par Jocelyn Gille.

Cette bande dessinée s’inscrit dans le genre historique et se concentre sur la période de 1939 à 1941, couvrant ainsi les premières années de la Seconde Guerre mondiale dans la ville de Brest


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Brest dans la tourmente – Tome 1 »

La bd est très rare et presque introuvable même d’occasion. Un avis sera posté dès qu’elle sera lue.

extrait brest dans la tourmente tome 1


Lieu visité par la bd en Bretagne

Brest

Dunkerque – Opération Dynamo

Album publié en 1974 aux éditions Hachette.


Résumé

La bande dessinée « Dunkerque : opération dynamo » de Pierre Dupuis, parue en 1974, met en lumière la résistance héroïque des troupes françaises et anglaises lors de la bataille de Dunkerque, pendant la Seconde Guerre mondiale.

Cette œuvre décrit comment, face à l’avancée nazie, les soldats alliés ont lutté pour permettre à un maximum d’entre eux de s’échapper par la mer, réussissant ainsi à sauver plus de 300 000 hommes des griffes de l’ennemi.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Une histoire du débarquement »

Le bd n’a pas encore lue.


Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Dunkerque

Champs d’honneur – Dunkerque – Mai 1940

Album publié en 2017 aux éditions Delcourt.


Résumé éditeur

couverture bd Champs d'honneur - Dunkerque - Mai 1940

Ultime volet de la série historique en cinq tomes indépendants scénarisés par Thierry Gloris.

Leur lien : une bataille marquante. Chacune illustrera à sa manière la question suivante : que signifie « être français » ?

Pendant la campagne de France de 1940…

La défaite à Dunkerque est totale, tant d’un point de vue matériel que moral.

La ville est détruite et plus de mille civils sont tués en une seule journée.

Rarement dans l’Histoire, l’identité française a été si près de l’abîme.

Mais, par-delà la Manche, des hommes relèveront le flambeau de l’honneur perdu.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Une histoire du débarquement »


Dans « Champs d’honneur – Dunkerque – Mai 1940« , Thierry Gloris et Ramon Marcos convoquent le spectre de l’histoire avec une acuité visuelle et narrative qui nous transporte au cœur de l’évacuation de Dunkerque.

Les planches de Marcos, imprégnées de la lourde atmosphère du conflit, sont un écho viscéral aux mots de Gloris. Le scénariste, avec une main sûre, tisse des destinées individuelles au sein d’une fresque collective, nous rappelant que derrière chaque uniforme se cachait un homme, une peur, un espoir.

L’œuvre se distingue par sa capacité à humaniser la guerre. Gloris n’épargne pas son lecteur des horreurs du combat, mais il les contrebalance avec des moments de fraternité et de bravoure silencieuse. Le récit, loin d’être manichéen, explore les nuances du courage et de la terreur, dans un entre-deux où l’homme est confronté à la fragilité de sa condition.

Marcos, par ses dessins, ne se contente pas d’illustrer un script; il le transcende. Son trait, parfois abrupt, parfois d’une finesse saisissante, sert admirablement le propos, rendant palpable la tension et l’épuisement des soldats. Le choix de la palette de couleurs, dominée par des teintes sourdes, renforce l’impact du récit et nous plonge dans l’urgence et la désolation de l’époque.

Ce tome de « Champs d’honneur » est un exemple éloquent de la façon dont la bande dessinée peut s’approprier l’histoire et la remettre en perspective.

Gloris et Marcos ne se contentent pas de raconter un épisode de la Seconde Guerre mondiale ; ils nous invitent à le vivre, à le ressentir, à réfléchir sur l’humain dans ses heures les plus sombres.

Une œuvre à la fois didactique et émotionnelle, qui mérite sa place dans la bibliothèque de tout amateur d’histoire et de narration graphique.


Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Dunkerque

Jean-Corentin Carré, L’enfant Soldat – Tome 3

Album publié en 2017 aux éditions Paquet.


couverture bd Jean-Corentin Carré, L’enfant Soldat - Tome 3

Fin 1916, après s’être battu une dernière fois dans l’enfer de Verdun, le jeune Jean-Corentin Carré est envoyé sur le front de Champagne avec sa section.

Sa notoriété du « Petit Poilu du Faouët » est grandissante et glorieuse. Mais son moral est au plus bas. Le garçon est de plus en plus noir.

Il se culpabilise d’être vivant, de voir ses camarades mourir sous ses yeux. Son rêve est de sortir de ces tranchées boueuses.

Quelques semaines passent, son général lui annonce bonne nouvelle. Sa demande de changement d’arme a été acceptée. Il va pouvoir intégrer une célèbre escadrille d’aviation et pouvoir se battre dans les airs !


C’est à Dijon puis à Étampes qu’il effectue son temps d’instruction dans l’aéronautique militaire. Le 23 juillet, il reçoit l’insigne d’élève pilote.

Le 3 octobre, le brevet de pilote de guerre (N°6642) lui est décerné à l’issue d’un stage au camp d’Avord. L’adjudant pilote carré est ensuite affecté à l’escadrille S.O.229, célèbre pour ses combats.

C’est avec elle qu’il se bat dans le ciel de la Meuse. Il effectue des vols de reconnaissance dans un premier temps et devient vite décoré pour avoir abattu 3 avions ennemis.

Mais ce 18 mars 1918, à l’aube, il trouve la mort héroïquement dans un combat aérien au dessus de Souilly. Jean-Corentin Carré est tombé dans un traquenard par quatre avions.

Cette action lui vaut une dernière citation à l’ordre de l’armée, cette fois-ci « S’est défendu énergiquement jusqu’à ce que son appareil soit abattu l’entraînant dans une mort glorieuse ».

Ainsi disparut à l’âge de 18 ans le « Petit Poilu du Faouët », l’un des plus jeunes soldats français de la Grande Guerre. Tout le monde le pleurait dans le pays. Les hautes autorités demandèrent qu’il soit enterré et porté au Panthéon. Un monument a été inauguré à ce jeune combattant juste avant la Seconde Guerre mondiale. Toutes les rues en Bretagne portent son nom. Jean-Corentin Carré est devenu un symbole et un exemple.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Jean-Corentin Carré, L’enfant Soldat – Tome 3 »

Dans le troisième volet de « Jean-Corentin Carré, L’enfant Soldat« , Pascal Bresson et Lionel Chouin clôturent avec brio la saga du plus jeune combattant de la Première Guerre mondiale.

Ce dernier opus, imprégné de l’atmosphère lourde des combats aériens et de la psyché torturée de son jeune héros, est une fenêtre ouverte sur les abysses de l’âme humaine confrontée à l’inhumanité de la guerre.

Le récit, qui nous transporte des tranchées boueuses aux cieux assiégés, est une étude minutieuse des conflits intérieurs et extérieurs. Jean-Corentin, le « Petit Poilu », évolue dans un monde où le patriotisme juvénile est aussi loué que mis à l’épreuve. La narration de Bresson, précise et poignante, s’accompagne parfaitement des illustrations de Chouin, dont le trait saisit avec acuité les détails de cette époque sombre.

extrait Jean-Corentin Carré, L’enfant Soldat - Tome 3

Le tome s’achève sur la mort tragique du protagoniste, qui, bien que prévisible, n’en est pas moins déchirante. L’auteur ne cherche pas à glorifier la guerre; au contraire, il présente un personnage profondément humain, héros malgré lui, pris dans les machinations d’un conflit qui dépasse son entendement et sa jeune vie.

Les auteurs réussissent le tour de force de rendre hommage à ce soldat sans pour autant tomber dans l’hagiographie. Ils nous présentent un jeune homme courageux et complexe, dont le destin tragique souligne l’absurdité de la guerre.

Ce tome est une réussite tant sur le plan narratif que graphique, offrant une conclusion mémorable et touchante à la série. C’est une œuvre qui mérite sa place non seulement dans les bibliothèques de bande dessinée mais aussi dans les discussions sur la représentation de l’histoire et de la jeunesse dans l’art.



Lieu visité par la bd en Bretagne

Le Faouët

Jean-Corentin Carré, L’enfant Soldat – Tome 2

Album publié en 2017 aux éditions Paquet.


Verdun 1916, côte 321.

Après avoir subi de terribles revers, les soldats français se battent avec acharnement pour refouler l’ennemi à leur point de départ.

C’est une guerre où chacun doit reprendre sa propre tranchée. Jean-Corentin Carré, toujours volontaire pour les missions périlleuses, est apprécié de ses hommes.

Il est nommé pour une seconde citation au mérite en sauvant au périple de sa vie une grande partie des ses poilus d’une mort annoncée.

Pour ce jeune garçon et pour bien d’autres, Verdun reste la plus emblématique, la plus traumatisante des batailles de cette Grande Guerre.

Il a de plus en plus l’impression de devenir une machine à tuer du Boche, l’impression aussi de devenir une bête à tranchée, l’animal qu’on pousse à l’abattoir !

Jean-Corentin Carré prend soudainement conscience que sa place n’est plus dans ces lieux où l’enfer et la mort rôdent. Il veut retrouver sa place d’enfant, retourner étudier à l’école et vivre normalement, comme un gosse de son âge.

Surtout, il tient plus que tout à retrouver sa véritable identité, son vrai nom JEAN-CORENTIN CARRÉ, au lieu de son nom d’emprunt AUGUSTE DUTHOY, qu’il considère comme un nom d’assassin…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Jean-Corentin Carré, L’enfant Soldat – Tome 2 »

Dans « Jean-Corentin Carré, L’enfant Soldat – Tome 2« , Pascal Bresson poursuit avec brio la narration graphique de la jeunesse tragiquement héroïque de Jean-Corentin Carré dans le chaos de la Grande Guerre.

Le récit, ancré dans les tranchées boueuses de Verdun, est une fenêtre ouverte sur la psyché d’un adolescent combattant, dont la bravoure dépasse l’entendement et défie les horreurs de la guerre.

Bresson tisse une trame où l’historicité et la fiction se rencontrent pour honorer la mémoire collective.

Le dessin de Lionel Chouin, aux traits aussi précis que douloureux, ne se contente pas d’illustrer la guerre ; il la rend palpable, presque insoutenable, nous forçant à ne pas détourner le regard de ce que fut ce conflit dévastateur.

Le jeune Jean-Corentin, dans son uniforme bien trop grand pour son âge, incarne cette innocence perdue, cet élan patriotique qui a poussé tant de jeunes à une fin prématurée.

La série trouve son équilibre dans la dualité de sa narration : elle oscille entre l’admiration pour le courage des soldats et une critique acerbe de l’absurdité de la guerre. Si l’on peut parfois reprocher à Bresson une idéalisation de son protagoniste, c’est peut-être pour mieux souligner la perte de l’humanité dans ce gâchis de vie. Car au-delà de la biographie, c’est bien une allégorie de la guerre et de ses démons que l’auteur nous offre.

« Jean-Corentin Carré, L’enfant Soldat – Tome 2 » est donc plus qu’une simple bande dessinée ; c’est un hommage graphique, un morceau d’histoire narré avec émotion et respect, mais également une réflexion sur la guerre et ses jeunes victimes.

Il nous rappelle que le devoir de mémoire passe aussi par ces récits dessinés, capables de toucher l’esprit et le cœur des générations futures.



Lieu visité par la bd en Bretagne

Le Faouët