En juin 1944, à la veille du Débarquement, Charles de Gaulle doit encore imposer sa légitimité. Tenu à l’écart par les Alliés et contesté par Franklin D. Roosevelt, il refuse que la France libérée soit placée sous administration étrangère. Entre 1944 et 1945, il manoeuvre pour rétablir l’autorité nationale et placer le pays dans le camp des vainqueurs. Le chef de la France libre devient homme d’État de la fin de la guerre jusqu’en 1946. S’en suit une traversée du désert qui s’achève en 1958, lorsqu’il revient au pouvoir dans une France en crise et fonde la Ve République. Mais en mai 1968, face à la contestation étudiante et sociale, celui qui fut autrefois l’homme du recours paraît dépassé, comme rattrapé par le temps et ses propres souvenirs.
La bd « Charles de Gaulle … mais la France libérée » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Charles de Gaulle … mais la France libérée »
En mars 1916, sur le champ de bataille de Verdun, le jeune capitaine Charles de Gaulle est fait prisonnier. Interné dans plusieurs forteresses allemandes, il tente à cinq reprises de s’évader. Loin de briser sa détermination, la captivité forge son caractère : il observe, analyse et tire les leçons d’une guerre industrielle dont il pressent déjà les évolutions. En 1939, la France entre de nouveau en guerre. De Gaulle n’est encore qu’un colonel isolé dans ses convictions. Tandis qu’il défend une stratégie offensive fondée sur la concentration des blindés, l’état-major reste figé dans les certitudes du passé. Au printemps 1940, lorsque les forces allemandes déferlent sur le territoire, il refuse l’armistice et choisit de poursuivre le combat pour sauver l’honneur de la France.
La bd « Charles de Gaulle, la France martyrisée » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Charles de Gaulle, la France martyrisée »
Premier volet d’une biographie dessinée en deux temps, cet album réunit la première partie du portrait que l’historien Jean-Yves Le Naour consacre à Charles de Gaulle, servi au dessin par Claude Plumail. Le titre reprend la formule célèbre du discours de la Libération, annonçant un diptyque dont ce tome couvre les années de formation, de la captivité de 1916 au refus de l’armistice en 1940.
L’intérêt du récit tient à son parti pris, montrer l’homme avant la légende. Jean-Yves Le Naour s’attache au jeune capitaine fait prisonnier à Verdun, dont les cinq tentatives d’évasion et les longues années d’internement forgent le caractère et aiguisent la réflexion militaire. Loin de toute idéalisation, l’album le présente aussi comme un officier plein d’assurance et d’illusions, puis comme un colonel isolé, prêchant en vain pour une stratégie offensive fondée sur les blindés face à un état-major figé. Cette insistance sur la solitude et l’obstination éclaire d’un jour concret la décision de 1940, moins comme un geste providentiel que comme l’aboutissement d’une conviction longuement mûrie.
Formé à l’histoire, Jean-Yves Le Naour garantit la rigueur documentaire du propos, prolongée par un dossier réalisé avec la Fondation Charles de Gaulle. Au dessin, Claude Plumail adopte un trait réaliste et lisible, attentif à la reconstitution des uniformes, des forteresses et des champs de bataille, que les couleurs d’Albertine Ralenti nuancent selon les atmosphères, de la boue de Verdun aux ors feutrés des états-majors.
L’album s’adresse aux amateurs de bande dessinée historique et aux curieux d’histoire du vingtième siècle. Jean-Yves Le Naour et Claude Plumail signent une biographie exigeante et incarnée, qui restitue la genèse d’un destin sans céder à la statue.
Vassieux en Vercors, juillet 1944. « Les avions à croix noires ! Vite, allons nous cacher.« Suzanne a souvent entendu ces paroles inquiétantes. Dans l’insouciance de ses huit ans, elle était loin de s’imaginer qu’en quelques minutes, elle serait brutalement plongée dans l’horreur de la guerre, les bombardements, les exécutions sommaires, les blessures, la peur. Elle devra fuir, rester cachée comme tous les habitants du village. Rien ne lui sera épargné. Des souvenirs, gravés à jamais dans son âme et dans son corps, que Mick Berthet, le cousin de Suzanne, raconte à travers cette bande dessinée. Juste un témoignage pour ne pas oublier.
La bd « Les Croix noires » disponible ici
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Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale
Stalingrad, ville industrielle située sur les rives du puissant fleuve Volga, qui, du 23 août 1942 au 3 février 1943, fut l’épicentre de la bataille la plus cruelle et la plus sanglante de la Seconde Guerre mondiale.
« Stalingrad. Lettres depuis la Volga » présente au lecteur le déroulement de cette bataille, du début à la fin, d’un point de vue singulier : à travers les yeux des soldats russes et allemands, où il pourra suivre chronologiquement ce qui fut un véritable massacre, revivre les combats et ressentir le drame de la survie dans un enfer implacable, avec des chaleurs extrêmes en été et les tempêtes de neige lors d’un hiver glacial…
La bd « Stalingrad – Lettres depuis la Volga » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Stalingrad – Lettres depuis la Volga »
Consacré à l’une des batailles les plus meurtrières de l’histoire, Stalingrad, Lettres depuis la Volga porte à la bande dessinée le siège qui, d’août 1942 à février 1943, fit près de deux millions de victimes. Le scénario de Daniel Ortega et le dessin d’Antonio Gil en restituent le déroulement chronologique, du premier assaut à la reddition.
Pour incarner cet enfer, Daniel Ortega adopte une entrée intime : les lettres qu’un officier de la Wehrmacht, Roland Niemann surnommé Rollo, adresse à sa femme Magda. Ce fil épistolaire ancre la démesure du carnage dans une voix singulière, celle d’un homme qui décrit les combats urbains, ces immeubles transformés en forteresses, avant d’être rattrapé par le froid, la faim et l’épuisement. Chaque chapitre s’ouvre sur une page de contexte qui rappelle les enjeux militaires, si bien que l’album tient à la fois du témoignage sensible et du récit documenté. Loin de tout manichéisme, Daniel Ortega laisse affleurer le drame partagé des soldats et des civils, pris dans la même mécanique d’anéantissement.
Le dessin réaliste d’Antonio Gil sert cette exigence historique. Spécialiste de l’histoire militaire, il détaille avec une précision remarquable les uniformes, le matériel et les appareils de la Luftwaffe. Sa colorisation sombre, aux tonalités éteintes, épouse la noirceur du propos et fait ressentir tour à tour la fournaise de l’été et les tempêtes de neige de l’hiver.
L’ensemble compose un récit de guerre grave et rigoureux. On le recommandera aux passionnés d’histoire de la Seconde Guerre mondiale.
Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale
Alors que le chantier de la copie bat son plein à Marseille, Henri a rechaussé les palmes pour retourner en solitaire dans sa grotte, sous-marine, moment qu’il affectionne par-dessus tout. S’il en connait, mieux que quiconque, les moindres recoins, il ne se doute pas une seule seconde que cette énième plongée va lui réserver une drôle de surprise. Un petit Cro-Magnon, en chair et en os, tout droit venu de la préhistoire, s’y balade déjà ! Nullement impressionné par le plongeur, il ne s’en laisse pas conter … Henri est d’abord perplexe et se demande si cette apparition ne serait pas un effet de la pongée. Pourtant sa curiosité a vite fait de prendre le dessus. La fin de la bande dessinée comprend un cahier technique qui précise les sujets évoqués dans le récit. Ce cahier donne des informations scientifiques supplémentaires sur la très longue fréquentation de la grotte et la richesse de son bestiaire ainsi que des explications sur l’art pariétal et ses messages symboliques. Les dessins sur les parois de la grotte resteront-ils, à jamais, baignés de mystère ?
La bd « Raconte-nous la grotte Cosquer » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Raconte-nous la grotte Cosquer »
Avant le fracas des Panzer en 1940, il y a la lente agonie des illusions : les démocraties, engluées dans leurs compromis, ferment les yeux sur la montée des périls. Hitler réarme, Staline purge, et chacun prépare son coup. Les accords de Munich, la guerre d’Espagne, les annexions successives : autant de signaux ignorés. Pire ! Personne n’imagine la « romance » entre les deux dictateurs qui a été, à bien des égards, ignorée ou mise sous le boisseau et se concrétise par le coup de tonnerre du pacte germano-soviétique de 1939. Se souvient-on également que moins de deux mois avant le déclenchement de l’opération Barbarossa, une délégation nazie est présente, en majesté, aux célébrations du 1er mai sur la Place rouge, pour recevoir les honneurs du dictateur soviétique ? Hitler et Staline se haïssent par idéologie, mais se fascinent par leur ambition. Hitler rêve d’un empire aryen purgé du « poison bolchevik », Staline d’une révolution mondiale écrasant le fascisme. Deux tyrans, deux destins parallèles, un même vertige : celui de l’orgueil démesuré. Car, comme le dit le proverbe : « L’orgueil précède la ruine, la hauteur précède la chute. »
Michaël Prazan, fait parler les archives dans un récit en miroir saisissant. En retraçant la montée en puissance des deux régimes totalitaires depuis les années 1930, il explore dans ce premier tome la nature des relations ambiguës entre les deux tyrans à l’aube de la Seconde Guerre mondiale. Gabriel Andrade appuie la démonstration par un travail de reconstitution remarquable tant sur le plan historique que psychologique dans ce thriller politique qui nous révèle les coulisses de l’Histoire.
La bd « Le Choc Des Tyrans – Hitler vs Staline » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Choc Des Tyrans – Hitler vs Staline »
Michaël Prazan n’arrive pas à ce sujet par hasard. Documentariste et écrivain, il a consacré une part importante de son travail aux idéologies radicales qui ont façonné l’histoire contemporaine, notamment un documentaire éponyme dont cet album constitue la transposition en bande dessinée. L’assise est solide, et elle se sent.
Le parti pris narratif est d’une efficacité redoutable : un récit en miroir, qui suit en parallèle la montée en puissance des deux régimes totalitaires dans les années 1930, jusqu’au pacte germano-soviétique d’août 1939. L’auteur présente les coulisses d’une alliance contre nature, multipliant les allers-retours entre Moscou et Berlin pour montrer à quel point le chef d’État soviétique peut aussi se révéler d’une naïveté crasse. Ce détail, rarement souligné avec autant de netteté, est l’une des révélations de l’album pour le lecteur non spécialiste. L’enfance des deux dirigeants explique leurs points communs et leur ascension. Également éclairante, l’avance du chef communiste sur le leader nazi quant aux camps de détention et d’extermination : question souvent méconnue du grand public.
Graphiquement, le dessin de Gabriel Andrade n’a jamais été aussi fouillé, précis, lisible, multipliant les points de vue dans un traitement quasiment cinématographique. Les couleurs élaborées de Sébastien Bouet renforcent la reconstitution de l’époque dans ses décors et ses costumes. L’atmosphère de thriller politique qui s’en dégage tient le lecteur en tension de bout en bout. Premier volume d’un triptyque ambitieux, cet album s’adresse aux amateurs d’histoire contemporaine et aux lecteurs de BD réaliste qui souhaitent comprendre, par le prisme du face-à-face entre deux monstres, les mécanismes qui ont conduit à la Seconde Guerre mondiale.
Les deux guerres mondiales racontées et expliquées en BD.
De l’attentat de Sarajevo à la création de l’Europe L’ouvrage raconte les Poilus, la vie à l’arrière, l’entre-deux-guerres, le nazisme, la résistance ou encore le débarquement… Les guerres de 1914-1918 et 1939-1945 ont bouleversé le XXe siècle.
Une encyclo en BD 11 BD, 12 pages de photos d’archives, 22 pages documentaires et 8 grandes doubles-pages illustrées se compètent pour mieux comprendre cette période charnière de l’histoire.
L’histoire incarnée Les vies de personnalités plus ou moins connues, un soldat dans les tranchées, une rescapée de la Rafle du Vél’ d’Hiv’, le général de Gaulle… permettent de mieux comprendre les deux Guerres mondiales.
La bd « Les 2 guerres mondiales en BD – 1914-1918 et 1939-1945 » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les 2 guerres mondiales en BD – 1914-1918 et 1939-1945 »
Cet album de la sérieLes grands Capitaines raconte en bandes dessinées la vie militaire du général américain Douglas MacArthur, une figure marquante de la Seconde Guerre mondiale sur le théâtre du Pacifique. L’histoire s’attache notamment à l’un des épisodes les plus célèbres de sa carrière : l’évacuation dramatique des Philippines face à l’avancée japonaise, suivie de sa promesse solennelle « Je reviendrai » faite aux habitants et à ses troupes. À partir de cet engagement, le récit retrace avec force et détails les étapes de la reconquête progressive des archipels pacifiques, mettant en lumière la ténacité stratégique et le charisme de MacArthur,, ainsi que les enjeux militaires et humains de cette période intense du conflit.
La bd « Mac Arthur – Je reviendrai » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Mac Arthur – Je reviendrai »
Huitième volume de la collection « Les grands capitaines » publiée chez Dargaud, Mac Arthur, Je reviendrai paraît en avril 1984. Jean-Pierre Gourmelen signe le scénario, Pierre Dupuis les 62 planches en quadrichromie. Ensemble, ils s’attaquent à l’une des figures les plus singulières de la Seconde Guerre mondiale : le général américain Douglas MacArthur, commandant suprême des forces alliées dans le Pacifique. L’album se concentre sur trois épisodes emblématiques et successifs de la carrière du général : la perte des Philippines face à l’avancée japonaise, puis la reconquête de la façade pacifique en deux phases majeures. Le ressort dramatique tient à une phrase, prononcée le 13 mars 1942 au moment où Douglas MacArthur est contraint d’évacuer vers l’Australie : « Je reviendrai », promesse solennelle faite aux Philippins, qui fournit opportunément le sous-titre de couverture. Jean-Pierre Gourmelen construit toute le scénario autour de cet engagement, transformant une retraite humiliante en point de départ d’une reconquête méthodique. Ce qui retient l’attention, c’est la façon dont l’ouvrage rend compte de l’abnégation d’un chef déterminé à ne pas demeurer vaincu, alors même qu’il a dû quitter les Philippines en catimini, avec sa famille, sous la pression du président Roosevelt, sans avoir livré une ultime bataille décisive. Cette tension entre la grandeur affichée du personnage et la fragilité de sa situation initiale donne au récit une profondeur que les biographies illustrées évitent souvent.
Pierre Dupuis adopte un style réaliste et documenté, où les cartes d’opérations, les uniformes et les matériels militaires sont restitués avec précision. Le trait, ferme et lisible, sert la clarté d’un récit dense sans jamais l’alourdir. Un album solide, destiné aux amateurs d’histoire militaire comme aux lecteurs curieux du théâtre pacifique, trop souvent éclipsé par le front européen.
Comment s’est faite l’Histoire des hommes ? Avec des chefs de guerre ? des héros ? des rois et des dictateurs ? Ou avec des gens de tous les jours, à la fois si semblables et si différents de nous ? Connaître l’histoire de la vie des hommes de tous les temps et partout dans le monde, c’est mieux connaître et comprendre notre propre destin et le fabuleux héritage de l’Histoire de l’humanité.
La bd « Le Drakkar perdu – Histoires de la vie des hommes » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Drakkar perdu – Histoires de la vie des hommes »
BD pas lue, très peu d’exemplaire disponible. 1 exemplaire disponible ici.
Adaptation de l’essai scientifique de Ludovic Slimak publié le 5 janvier 2022.
Depuis des décennies, nous tentons de réhabiliter ce lointain cousin en le faisant à notre image : un humain comme les autres, juste un peu différent. Mais en voulant trop le rapprocher de nous, ne sommes-nous pas passés à côté de sa véritable nature ?
Dans cette adaptation de son essai, l’archéologue Ludovic Slimak nous entraîne dans une enquête vertigineuse de trente ans. Des forêts méditerranéennes aux étendues glacées du cercle polaire, il traque les indices d’une humanité disparue, radicalement autre, dotée d’une intelligence et d’une sensibilité qui défient nos propres schémas de pensée.
Une plongée fascinante au cœur de la plus grande énigme de notre histoire : la rencontre, et peut-être l’affrontement, de deux humanités.
La bd « Néandertal nu » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Néandertal nu »
Adapté de son propre essai à succès, Néandertal nu voit l’archéologue Ludovic Slimak, chercheur au CNRS, confier son texte au crayon de Frédéric Bihel. Le livre n’est ni une fiction préhistorique ni un simple documentaire illustré, mais un carnet de voyage scientifique où trente années de fouilles deviennent matière graphique.
Ludovic Slimak y piste ce qu’il nomme la créature, du cercle polaire aux forêts méditerranéennes, pour interroger une certitude : et si l’homme de Néandertal n’était pas celui que nous croyons ? Le propos ne dresse pas un portrait figé mais démonte les idées reçues, ces projections que Sapiens plaque sur une humanité disparue voici quarante-deux millénaires. La véritable profondeur du livre tient à cette question vertigineuse, savoir si nous serions seulement capables de reconnaître une intelligence radicalement autre. Ludovic Slimak, assume les limites de son enquête, jusqu’à un aveu final d’une sincérité désarmante, ce qui donne au récit une honnêteté intellectuelle dans la vulgarisation.
Le dessin de Frédéric Bihel épouse cette part d’incertitude. Comme on sait peu de chose de l’apparence réelle de Néandertal, il opte pour des paysages au crayon, souvent flous et embrumés, où affleurent des silhouettes d’hominidés face aux mammouths ou aux hyènes des cavernes. Cette imprécision assumée, loin d’être un défaut, traduit graphiquement le doute du chercheur et l’épaisseur du temps. Les scènes de terrain, plus nettes, ancrent l’enquête dans le concret des grottes et des fouilles.
L’ensemble compose un roman graphique poétique et stimulant. On le recommandera aux passionnés de préhistoire et à quiconque aime les récits qui interrogent notre place parmi les vivants.
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