Adapté de l’œuvre de coécrite par 28 auteurs dont Pierre de Saint-Cloud, Richard de Lison, Prêtre de la Croix-en-Brie(écrite entre 1174 et 1250).
Le Roman de Renart, illustré par René Hausman, a été publié pour la première fois en 1970. Illustrateur de fabuleux bestiaires réalistes et fantastiques qui ont fait sa réputation, René Hausman a publié de nombreux ouvrages chez Dupuis, qu’il s’agisse d’ouvrages illustrés (« Les Fables de La Fontaine« , « La Forêt secrète« , « Les Contes de Perrault« , etc.) ou de bandes dessinées (« Layïna », « Le Prince des écureuils », « Le Camp-Volant », etc.). Créateur d’un univers graphique poétique et volontiers truculent, René Hausman est le chantre de la nature et du règne animal.
La bd « Le roman de Renart » disponible ici
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Album publié en 2024 aux éditions La Boîte À Bulles.
Résumé éditeur
Adapté du poème de Nizami Ganjavi publié en 1188.
Qaïs et Leïli sont deux amants éperdument amoureux. Si amoureux que le jeune homme, incapable de contenir sa passion, la chante à tous les vents avec tant de ferveur qu’il reçoit le surnom de « Majnoun » (le fou). Très vite, sa réputation le précède, si bien que le père de Leïli refuse de donner la main de sa fille à ce personnage si extravagant.
Brisé, le poète se laisse dépérir, chantant sans cesse son amour perdu. Tel Orphée, ses paroles apaisent le coeur des désoeuvrés et celui des animaux les plus féroces qui, bientôt, le suivent en cortège. Leïli, quant à elle, se lamente sur sa condition de femme assujettie, qui ne peut même pas, à la différence de son amant, laisser éclater publiquement son désarroi !
Peiné, le père de Leïli décide de la marier à un jeune homme « respectable » qui saura, lui, la rendre heureuse. Assistant au mariage, Majnoun périt de tristesse. Le charme de ses chants rompu, la fureur des animaux sauvages qui formaient son cortège reprend de plus belle et ces derniers dévorent son corps. Repus de ses chairs, tous entonnent l’ultime chant du poète, conjurant sa belle à le rejoindre dans la mort…
La bd « Majnoun et Leïli – Chants d’outre-tombe – Édition Luxe » disponible ici
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Albums publiés en 1999 aux Editions Jules Tallandier.
Résumé éditeur
Adapté de l’œuvre de coécrite par 28 auteurs dont Pierre de Saint-Cloud, Richard de Lison, Prêtre de la Croix-en-Brie(écrite entre 1174 et 1250).
La grande « Épopée animale » du Moyen Âge illustrée avec malice et talent par un des dessinateurs les plus attachants du siècle — le créateur de la célèbre « Vache qui rit » — Benjamin Rabier ! Vous retrouverez les aventures cocasses de RENARD le goupil à la cour de NOBLE le lion, avec ses comparses YSENGRIN le loup et CHANTECLAIR le coq. Cet album reprend l’intégrale de l’édition originale du ROMAN DU RENARD parue en 1909 : toutes les illustrations mises en couleur en rendent la lecture encore plus attrayante pour les enfants.
La bd « Le Roman de Renard » disponible ici
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Adapté de « Perceval ou le Conte du Graal » publié par Chrétien de Troyes vers 1180.
La quête exaltante et flamboyante de Perceval, le chevalier le plus naïf mais audacieux de la Table ronde !
Perceval, 15 ans, quitte sa forêt natale malgré les réticences de sa pauvre mère pour rejoindre le château du roi Arthur avec un objectif en tête : devenir le plus fort chevalier de la Table ronde ! Oui mais voilà, la tâche se révèle plus ardue que prévue, surtout quand on a encore toutes ses preuves à faire, qu’on fonce tête baissée… Mais loin d’être découragé, le jeune garçon s’acharne et se promet d’y arriver quoi qu’il en coûte, même si cela signifie succomber à l’orgueil et à la folie…
Une BD moderne et captivante, sublimée par de riches illustrations foisonnantes de détails et de couleurs, qui ravira les jeunes lecteurs, dès 8 ans, en quête d’aventures chevaleresques et d’extraordinaires exploits !
La bd « Perceval » disponible ici
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Clotilde Bruneau signe une adaptation de la légende arthurienne, captivant les jeunes lecteurs dès 8 ans par une narration dynamique et palpitante. Le scénario suit les débuts de Perceval, ce chevalier naïf mais audacieux de quinze ans, quittant l’innocence forestière pour rejoindre la cour du roi Arthur, incarnant l’initiation chevaleresque dans toute sa complexité.
Le génie de Clotilde Bruneau réside dans l’équilibre entre fidélité légendaire et psychologie des personnages : la candeur juvénile de Perceval face à l’orgueil qui l’envahit crée une tension narrative profonde. La scène cruciale de sa rencontre avec le Roi Pêcheur, où le Graal demeure invisible à ses yeux, symbolise élégamment son manque de sagesse spirituelle.
Illustrée par Chevalier Gambette, l’œuvre brille par ses compositions visuelles richement détaillées et colorées, où chaque case redéfinit l’épopée chevaleresque avec intensité. Ces illustrations foisonnantes transforment les huit cents pages de Chrétien de Troyes en une expérience graphique captivante et accessible.
Une BD moderne qui honore l’œuvre originale tout en la réinventant pour les jeunes lecteurs contemporains.
Adapté des versions de la légende publiée par Béroul et Thomas d’Angleterre vers 1175.
L’amour ne connaît pas de frontière.
Après Lancelot, cette épopée médiévale nous invite à redécouvrir le mythe fondateur de l’amour courtois. Une aventure extraordinaire pour une saga en 4 volumes. Le destin mettra Iseult sur le chemin de Tristan, qui dévoile par son courage et ses nobles sentiments un cœur chevaleresque.
La bd « Tristan Et Iseult – 3 – Le Philtre d’Amour » disponible ici
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Conçue sous la direction de Luc Ferry, la collection La Sagesse des Mythes poursuit son exploration des grands récits avec cette adaptation de Tristan et Iseult, portée au scénario par Clotilde Bruneau et dessinée par Giuseppe Baiguera. Ce troisième tome, Le Philtre d’amour, aborde le cœur de la légende. Chevalier au service du roi Marc de Cornouailles, Tristan ramène d’Irlande la jeune Iseult, promise à son oncle. Mais sur le bateau du retour, les deux jeunes gens boivent par erreur un breuvage destiné aux futurs époux, et se trouvent liés par une passion qu’ils n’ont pas choisie.
L’intérêt de ce volume tient à ce basculement. Avant le philtre, Tristan agit en héros courtois, courageux et loyal. Après, il devient un homme déchiré entre son honneur et un amour interdit. Clotilde Bruneau restitue bien cette tension, celle d’un mythe fondateur de l’amour occidental, où le désir se confond avec la fatalité. On sent le poids de la faute qui s’annonce, sans que rien ne soit encore joué. Le récit garde le souffle des romans de chevalerie.
Le dessin de Giuseppe Baiguera sert bien cette bande dessinée. Son trait réaliste, ses décors médiévaux soignés, une couleur riche installent l’atmosphère des cours et des forêts d’antan. Les scènes d’action alternent avec des moments plus intimes, où les regards en disent long.
Fidèle à l’esprit de la collection, ce tome fait d’un mythe fondateur de l’amour courtois une épopée médiévale accessible et incarnée. À conseiller aux amateurs de légendes médiévales et de mythologie.
Adapté des versions de la légende publiée par Béroul et Thomas d’Angleterre vers 1175.
L’amour ne connaît pas de frontière.
Réfugié au château de Tintagel où son oncle le roi Marc le tient en haute estime, Tristan va prouver sa bravoure lors d’un combat qui engage le sort de la population. Par sa victoire contre le Morholt, il libère la terre de Cornouailles du joug des Irlandais ! Mais durant le combat, Tristan est blessé par la lame empoisonnée de son adversaire. Croyant sa dernière heure arrivée, il prend la mer et s’abandonne aux flots qui le portent alors… en Irlande où il s’y trouve recueilli et soigné par la reine, sœur du défunt Morholt, qui ne voit en lui qu’un simple barde égaré. Une fois remis de son mal, Tristan rejoint Tintagel le cœur lourd car, durant sa convalescence, il s’est épris de la fille de la souveraine, la jeune princesse Iseult…
Après Lancelot, cette épopée médiévale nous invite à redécouvrir le mythe fondateur de l’amour courtois. Une aventure extraordinaire pour une saga en 4 volumes. Dans ce second album, le destin mettra Iseult sur le chemin de Tristan, qui dévoile par son courage et ses nobles sentiments un cœur chevaleresque.
La bd « Tristan Et Iseult – 2 – La blessure du Morholt » disponible ici
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Adaptation des textes médiévaux de Béroul et Thomas d’Angleterre, ce deuxième tome de la saga explore les origines de l’amour courtois à travers le cycle légendaire breton. Clotilde Bruneau et Luc Ferry revisitent ce mythe fondateur en privilégiant la dimension chevaleresque et psychologique du héros, loin des clichés romantiques. Le scénario construit le destin croisé de Tristan et Iseult par le biais d’un combat épique contre le Morholt, frère de la reine d’Irlande, où se révèlent les valeurs du guerrier courtois : bravoure, honneur et acceptation du sacrifice.
Giuseppe Baiguera offre un dessin réaliste d’une grande clarté, particulièrement efficace dans les scènes de combat où la tension dramatique s’exprime par une mise en page dynamique et des détails anatomiques convaincants. Son trait précis convient parfaitement à la reconstitution des châteaux médiévaux et aux environnements historiques. Le traitement graphique de la blessure empoisonnée, métaphore du destin inéluctable, enrichit le propos.
Une belle illustration de la richesse thématique de la légende arthurienne.
Adapté des versions de la légende publiée par Béroul et Thomas d’Angleterre vers 1175.
Aux origines de l’amour courtois.
Orphelin, Tristan de Loonois, fils de Blanchefleur, porte un nom empreint de tristesse. Élevé par des servantes au château, il est initié très tôt à tous les arts de la guerre. Mais sous la menace du duc Morgan, le jeune Tristan est contraint de fuir ses terres. Il trouvera refuge au sud de l’Angleterre, au château de Tintagel où son oncle le roi Marc l’accueille. Une fois à la cour, Tristan va montrer ses nombreux talents et devenir rapidement le favori du roi. Quand l’heure vient pour ce dernier de s’acquitter d’une terrible donation au roi d’Irlande, Tristan s’interpose. Continuer à livrer des jeunes gens comme tribut au seigneur irlandais est un prix trop élevé ! Pour mettre fin à ce calvaire, le jeune homme devra se montrer vaillant en affrontant le monstrueux Morholt, frère d’Iseut, la reine d’Irlande. Élevé au rang de chevalier pour l’occasion, il va par ce biais accomplir son premier exploit. Grâce à cet acte héroïque, le destin va bientôt mettre sur sa route la belle Iseult…
Après Lancelot, cette nouvelle épopée médiévale nous invite à redécouvrir le mythe fondateur de l’amour courtois. Une aventure extraordinaire pour une saga en cinq volumes. Ce premier album nous invite à explorer l’enfance du héros et ses origines avant la rencontre avec Iseult.
La bd « Tristan Et Iseult – 1 – Le Château de Tintagel » disponible ici
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Avec leur première incursion dans l’univers arthurien, Clotilde Bruneau et Giuseppe Baiguera offrent une adaptation de la légende de Tristan et Iseult, s’inscrivant dans la collection « La Sagesse des mythes, contes et légendes » dirigée par Luc Ferry chez Glénat. Ce premier tome explore les origines du héros avant sa rencontre fatidique avec Iseult, révélant la genèse d’un mythe fondateur de l’amour courtois.
La scénariste Clotilde Bruneau, reconnue pour son travail dans la collection « La Sagesse des mythes », propose ici une approche fidèle aux sources médiévales tout en offrant une lecture accessible au public contemporain. L’album retrace avec finesse l’enfance tragique de Tristan de Loonois, orphelin « dont le nom porte la tristesse » de Blanchefleur, jusqu’à son premier exploit chevaleresque contre le redoutable Morholt.
Cette vision du mythe celtique du XIIe siècle évite l’écueil de la surpuissance héroïque pour dépeindre un personnage humain, intelligent mais confronté aux épreuves du destin. La narration de Clotilde Bruneau excelle dans l’équilibre entre fidélité historique et dynamisme narratif, restituant l’atmosphère des cours médiévales avec rigueur documentaire.
Giuseppe Baiguera, dessinateur italien formé à l’école de Brescia, déploie un trait doux, bien détaillé, avec des couleurs vives et tranchées qui donne vie aux personnages. Son style graphique, inscrit dans la tradition de la ligne claire chère à Luc Ferry, se distingue par une innovation notable : l’utilisation de personnages grisés pour créer du dynamisme et faire ressortir les éléments importants.
Giuseppe Baiguera réussit le pari de restituer avec exactitude l’univers médiéval – châteaux, armes, costumes – tout en maintenant une esthétique moderne et captivante.
Au-delà du récit proprement dit, l’album s’enrichit d’un cahier documentaire de huit pages analysant la signification philosophique et l’héritage culturel du mythe. Cette dimension pédagogique, caractéristique de la collection, permet de saisir les enjeux de ce « mythe littéraire médiéval » qui influença durablement la conception occidentale de l’amour.
« Le Château de Tintagel » constitue une remarquable introduction à l’univers « tristanien », promettant pour les quatre tomes à venir une exploration approfondie de ce mythe intemporel. Une réussite.
Adapté de l’œuvre de Chrétien de Troyes(écrite vers 1176).
Comment reconquérir le cœur de sa dame ?
Accompagné de son fidèle lion, Yvain multiplie les exploits en chemin pour accomplir sa quête : retrouver sa dame, Laudine. Et il va prouver une nouvelle fois sa bravoure à la cour du roi Arthur, en affrontant sire Gauvain pour trancher la querelle opposant deux sœurs ! Pourtant, malgré les maintes épreuves endurées et l’admiration que ses exploits suscitent sur son passage, Yvain inlassablement reprend la route. C’est à la fontaine magique que le chevalier au lion va bientôt croiser Lunette, la dame de compagnie de Laudine. Lunette, qui pourrait habilement œuvrer en faveur de leur réconciliation, en incitant sa maîtresse à rencontrer le héros anonyme pour en faire le protecteur de la fontaine… Cette épopée initiatique, qui mêle amour courtois et aventures chevaleresques, s’achève avec ce troisième tome, retranscription fidèle du roman de Chrétien de Troyes.
La bd « Yvain, le chevalier au lion – Tome 3 – Le Pardon de la Dame » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Yvain, le chevalier au lion – Tome 3 – Le Pardon de la Dame »
Clotilde Bruneau et Diego Oddi concluent avec ce troisième tome leur adaptation d’Yvain, le chevalier au lion, le roman arthurien de Chrétien de Troyes. Yvain, chevalier de la Table ronde, a jadis conquis le cœur de la dame Laudine, avant de repartir courir les tournois. En manquant à sa promesse de revenir vers elle au terme d’une année, il a tout perdu. Ce volume le montre sur le chemin du rachat, accompagné du lion qu’il a sauvé et qui ne le quitte plus.
Le récit tire sa force d’un renversement. D’ordinaire, dans les contes de chevalerie, c’est la dame qui attend. Ici, c’est le chevalier qui doit mériter son pardon, non par l’orgueil des armes mais par l’humilité. Clotilde Bruneau suit fidèlement Chrétien de Troyes dans cette leçon : la vraie prouesse n’est pas de vaincre, mais de réparer. Chaque combat qu’Yvain livre pour défendre les faibles le rapproche de celle qu’il a trahie. Le lion, compagnon fidèle, veille sur cette quête comme la conscience du héros.
Le dessin de Diego Oddi et les couleurs de Scarlett Smulkowski donnent au récit son ampleur. Les décors de forêts et de châteaux, les armures, les scènes de combat sont soignés, et la lumière chaude des enluminures affleure dans certaines planches. Le lion, souvent au premier plan, apporte une présence qui adoucit la dureté des épreuves.
Ce troisième volet referme l’épopée sur une leçon d’humilité, transformant l’exploit chevaleresque en chemin de rédemption. À conseiller aux amateurs de légendes arthuriennes et de littérature médiévale.
Les BD de la série « Yvain, le chevalier au lion »
Adapté de l’œuvre de coécrite par 28 auteurs dont Pierre de Saint-Cloud, Richard de Lison, Prêtre de la Croix-en-Brie(écrite entre 1174 et 1250).
Messire Renart use et abuse de sa ruse… pour nourrir sa famille, mais aussi pour rendre chèvre le loup Ysengrin !
Voici le récit de ses plus illustres perfidies. Cette édition réunit les deux volumes du « Roman de Renart » de Bruno Heitz précédemment parus dans la collection « Fétiche » : « Ysengrin » et « Sur les chemins ».
La bd « Le Roman de Renart » disponible ici
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Bruno Heitz nous offre avec son « Roman de Renart » (Gallimard, 2014) une adaptation remarquable des fables médiévales qui ont façonné notre imaginaire collectif. Cette édition intégrale, réunissant les albums « Ysengrin » et « Sur les chemins » précédemment publiés dans la collection « Fétiche », restitue avec brio l’essence de ces récits du XIIe siècle.
L’auteur s’empare avec délectation des aventures du rusé goupil et de sa rivalité avec le loup Ysengrin, déployant une narration fidèle aux textes originaux tout en les rendant parfaitement accessibles. La force de cette adaptation réside dans sa capacité à conserver l’esprit subversif et l’humour mordant des fables médiévales : derrière l’apparente simplicité des récits se cache une satire sociale percutante et un anticléricalisme assumé qui n’ont rien perdu de leur pertinence.
Le trait graphique quasi-naïf de Bruno Heitz se révèle parfaitement adapté à l’univers dépeint. Son style intemporel insuffle aux personnages juste ce qu’il faut d’espièglerie et de candeur pour créer un contraste saisissant avec la cruauté et l’amoralité qui traversent l’œuvre. Cette tension entre la douceur du trait et la dureté du propos donne à l’ensemble une profondeur remarquable.
Universel, drôle et truffé de double sens, ce « Roman de Renart » est une lecture jubilatoire qui séduira tant les amateurs de patrimoine littéraire que les novices. Une œuvre qui rappelle avec malice que ces fables médiévales, sous leurs aspects divertissants, demeurent d’impitoyables miroirs de la nature humaine.
Adapté de l’œuvre de coécrite par 28 auteurs dont Pierre de Saint-Cloud, Richard de Lison, Prêtre de la Croix-en-Brie(écrite entre 1174 et 1250).
Renart a trop tiré sur la corde et on veut maintenant l’y pendre. Le roi en personne en a après lui! Comme il n’y aurait plus que le pape à pouvoir le sauver, le goupil part pour Rome, par les chemins du repentir… Mais que valent les bonnes intentions de Renart quand la faim se fait sentir? Ce deuxième volume met en scène trois rencontres : Tybert le chat, Pynçart le héron et Brun l’ours. Titre recommandé par le ministère de l’Éducation nationale.
La bd « Le Roman de Renart – Tome 2 – Sur les chemins » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Roman de Renart – Tome 2 – Sur les chemins »
Après le succès du premier tome centré sur les jambons d’Ysengrin, Bruno Heitz poursuit son adaptation fidèle du célèbre recueil médiéval avec « Sur les chemins », second volet de sa relecture du Roman de Renart.
Cette fois, notre machiavélique goupil a épuisé la patience du roi Noble. Condamné à la pendaison, Renart s’engage sur la route de Rome, prétendument pour implorer le pardon papal. Mais qui croirait à la sincérité d’un tel pèlerinage ? Ce voyage devient prétexte à trois rencontres savoureuses avec Tybert le chat, Pynçart le héron et Brun l’ours, victimes désignées de la ruse légendaire de notre anti-héros affamé.
Le trait épuré de Bruno Heitz, souvent qualifié de naïf, révèle ici toute sa pertinence. Son style graphique, d’une remarquable économie visuelle, restitue parfaitement l’esprit malicieux et la dimension satirique du texte originel. Les compositions claires et le découpage efficace servent admirablement la narration, tandis que les expressions des personnages restituent toute la finesse psychologique de ce bestiaire médiéval. Bruno Heitz parvient à conserver l’humour tantôt grinçant, tantôt subtil du Roman original, tout en le rendant accessible au lecteur contemporain.
Une adaptation respectueuse qui séduira autant les amateurs d’histoire médiévale que les lecteurs sensibles à l’art délicat de la satire sociale. Un petit bijou de malice à découvrir avant de se plonger dans l’intégrale publiée par Gallimard.
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