Catégorie : Classique Du 19ème Siècle

Amato (inspiré d’Ollala)

Album publié en 2009 aux Editions Futuropolis.


Librement adapté du roman de Robert Louis Stevenson Ollala publié en décembre 1885. Un récit de Denis Lapière. Peintures d’Aude Samama.

couverture bd Amato

En 1924, Hélène, qui souffre d’une maladie chronique, est envoyée par son père à Oasta pour se faire soigner. Elle reste plus d’un mois en soins et doit alors partir en convalescence dans un sanatorium. Mais la jeune femme choisit une résidence tenue par une femme et ses deux fils. Noble mais désargentée, la famille loue des chambres de sa vaste demeure…
Sensualité et mystère semblent être les maîtres mots de ce récit. Les hôtes d’Hélène forment une bien curieuse famille. La mère, autoritaire et fuyante, Mauro, le fils un peu attardé et si attentionné, Amato, le beau jeune homme, mystérieux et fantomatique, sosie parfait de son lointain ancêtre, tous semblent lui cacher un terrible secret…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Amato »

Avec Amato, Denis Lapière au scénario et Aude Samama au dessin livrent un roman graphique publié chez Futuropolis en 2009, aussi élégant que dérangeant. L’album est très librement inspiré de la nouvelle Olalla de Robert Louis Stevenson : l’équipe en conserve l’essentiel, l’angoisse et la fascination, mais inverse les rôles et pousse plus loin l’affrontement des désirs pour donner au récit une résonance plus actuelle.

Côté narration, on suit Hélène, envoyée se refaire une santé après une maladie pulmonaire, dans les Alpes italiennes, au sein d’une famille noble mais désargentée. Le décor est vite posé : un château, des non-dits, et des meurtres qui frappent la région, comme si la menace rôdait déjà dans les couloirs. Denis Lapière privilégie une montée progressive de la tension : la peur naît moins des révélations que de l’ambiance, de la sensualité trouble et de cette impression que la folie peut se loger derrière les apparences les plus séduisantes.

extrait bd Amato

Le dessin d’Aude Samama fait beaucoup pour cette sensation d’envoûtement. Couleurs presque fauves, clairs-obscurs à la bougie, gros plans qui captent l’attirance et l’angoisse : l’image serre les personnages au plus près, quitte à effacer le décor, et transforme le château en piège mental. Ce choix visuel, à la fois somptueux et oppressant, épouse parfaitement un rythme volontairement lent, tout en laissant affleurer une violence contenue.

Là où Robert Louis Stevenson, dans Olalla, raconte un amour naissant dans une maison isolée, minée par la décadence et par un héritage familial inquiétant, Amato reprend ce même point de départ pour le faire glisser vers autre chose. La BD garde l’isolement, la fascination et la menace qui s’installe, mais elle met davantage l’accent sur la tension du désir et sur l’ambiguïté des personnages. Autrement dit, Olalla est la source “gothique”, et Amato en propose une variation moderne, plus sensuelle et plus oppressante

Sans Famille – Tome 2

Album publié en 1992 aux éditions Bayard.


D’après le roman « Sans Famille » d’Hector Malot publié le 19 avril 1878.

Après la mort de son maître Signor Vitalis, Rémi décide de reprendre la route, avec pour seul compagnon son chien Capi. Il rencontre bientôt Mattia, le petit Italien qui joue du violon dans la rue. Pour gagner un peu d’argent, ils sillonnent ensemble les chemins de France.

Un jour, Rémi apprend que ses parents, qu’il croyait disparus, habitent Londres et qu’ils le recherchent.
Aussitôt, Rémi s’embarque pour l’Angleterre.
Le destin semble lui sourire : va-t-il enfin retrouver sa famille ?


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Sans Famille – Tome 2 »

Cette bande dessinée termine l’adaptation du célèbre roman d’Hector Malot. Elle est signée par la scénariste Mathilde Fergusson et le dessinateur Pierre Frisano. Ce deuxième tome, sous-titré « Les Retrouvailles« , raconte la fin du voyage de Rémi.

L’album nous plonge dans la France et l’Angleterre du 19ème siècle. Rémi n’est plus un jeune enfant naïf. Il a grandi et vécu des épreuves difficiles. Dans ce tome, la psychologie de Rémi est très travaillée. Il montre beaucoup de courage et de résilience. Il cherche sa vraie mère avec espoir. Le scénario respecte parfaitement le livre original. L’émotion est présente à chaque page, surtout lors des scènes finales qui sont très touchantes.

Le style de Pierre Frisano est réaliste et classique. C’est un grand dessinateur de l’époque. Son trait est précis et élégant. Les visages sont très expressifs. On lit la tristesse et la joie dans les yeux des personnages. Les paysages de neige et les villes industrielles sont bien représentés. Ils aident le lecteur à comprendre la dureté de la vie à cette époque. Les couleurs douces renforcent le côté nostalgique de l’histoire.

Ce tome 2 est une réussite. C’est une conclusion fidèle et émouvante à l’histoire de Rémi. Le duo Fergusson-Frisano a su capturer l’âme du roman d’Hector Malot sans le trahir.

Sans Famille – Tome 1

Album publié en 1991 aux éditions Bayard.


D’après le roman « Sans Famille » d’Hector Malot publié le 19 avril 1878.

Enfant abandonné, recueilli, puis vendu pour quelques francs, Rémi est sauvé de l’hospice par un mystérieux saltimbanque, Signor Vitalis,
qui l’initie sur les routes de France.
Ensemble, ils chantent en public des airs italiens et montent des spectacles avec Joli Cœur, le singe, et trois chiens savants. Mais un jour, Vitalis meurt…
Rémi trouve refuge dans une famille et se lie d’amitié avec la petite Lise.
Est-il enfin à l’abri de la misère ?
Ce bonheur va-t-il durer ?


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Sans Famille – Tome 1 »

Parue en 1991 chez Bayard Jeunesse, cette bande dessinée adapte le grand classique « Sans Famille » d’Hector Malot (1878), un roman fondateur de la littérature jeunesse française. Mathilde Ferguson au scénario et Pierre Frisano au dessin relèvent le défi de transposer ce texte exigeant en langage visuel pour les jeunes lecteurs.

Le récit suit Rémi, un enfant trouvé vendu à Vitalis, musicien ambulant, qui parcourt les routes de France au XIXe siècle. C’est un voyage initiatique marqué par la pauvreté, l’injustice et l’espoir. Mathilde Ferguson préserve les forces du roman : une critique lucide des inégalités sociales du XIXe siècle et des maltraitances envers les enfants, sans édulcorer l’histoire.

extrait bd Sans Famille - Tome 1

Le trait réaliste et classique de Pierre Frisano soutient cette atmosphère sérieuse. Les paysages français se déploient avec une certaine rigueur documentaire, tandis que les personnages gagnent en humanité grâce aux échanges de regards et aux gestes tendres. La relation naissante entre Rémi et Vitalis crée une poignante tension : cette figure d’autorité devient un refuge dans un monde hostile.

Ce qui distingue cette adaptation est son courage. Plutôt que de transformer le roman en aventure joyeuse, Mathilde Ferguson maintient une nuance troublante : on comprend dès les premières pages que Rémi est un enfant exploité. ​

Sans Famille en BD demeure une transposition fidèle et pudique, qui transforme un chef-d’œuvre littéraire en expérience visuelle, sans trahir la gravité du texte original.

Première neige

Album publié en 2009 aux Editions Kana.


Adapté de la nouvelle de Guy de Maupassant publié le 11 décembre 1883.

couverture bd Première neige

Une jeune fille citadine et timide épouse un homme plus âgé qu’elle.
Ils s’installent à la campagne dans une maison dont il a hérité, mais son métier le retient loin de la demeure familiale la plupart du temps. L’ennui devient alors le seul compagnon de la jeune épousée.
L’hiver arrive bientôt et, tandis que les premières neiges envahissent les alentours, le froid s’invite au coeur de la maison.
Un froid mordant, anesthésiant.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Première neige »

Cette adaptation franco-coréenne transpose fidèlement la nouvelle de Guy de Maupassant (1883) dans un cadre contemporain, préservant l’essence psychologique de l’original. Eric Corbeyran modernise le récit d’une jeune citadine timide épousant un homme plus âgé qui l’abandonne à la mélancolie campagnarde, absent et indifférent.

Le récit se déploie comme un long monologue introspectif, documentant minutieusement la spirale dépressive de l’héroïne sans nom. La narration expose comment l’isolement hivernal cristallise son désenchantement face aux conventions sociales qui l’étouffent. Son impuissance face à cette fatalité conjugale constitue la force émotionnelle du récit.

extrait bd Première neige

Le style graphique de Byun Byung-Jun s’avère décisif : ses aquarelles en teintes pâles et ses réminiscences impressionnistes enveloppent l’histoire d’une atmosphère anesthésiante qui renforce l’ennui narratif. Chaque saison qui s’écoule se traduit visuellement avec une maestria évidente, le dessin épousant parfaitement la lente descente psychologique.

Byun Byung-Jun affiche un talent de peintre remarquable. Idéal pour (re)découvrir cette nouvelle de notoriété modérée de Guy de Maupassant.

L’antre de l’horreur

Album publié en 2007 aux Editions Panini.


Adapté des nouvelles dEdgar Allan Poe publiées entre 1827 et 1845.

couverture bd L'antre de l'horreur

Tueurs en série. Vampires. Zombies. Monstres post-apocalyptiques.
Tous ces cauchemars et d’autres hantent le monde ténébreux d’Edgar Allan Poe, revisité par le maître de l’horreur Richard Corben et ses complices dans ce recueil d’adaptations illustrées d’œuvres choisies de l’écrivain.
Des classiques de Poe transformés en bandes dessinées fantastiques, étranges et dérangeantes, et entrecoupés des textes originaux.
Un album à faire frémir d’horreur inspiré d’histoires de meurtres, de folies et de monstruosités imaginées par le grand Edgar.


« L’Antre de l’horreur » adapte dix œuvres d’Edgar Allan Poe. Voici les histoires adaptées et les dates de leur première publication :

Le Corbeau (The Raven) – Publié en 1845. Ce poème narratif, l’un des plus célèbres de Poe., raconte l’histoire d’un homme endeuillé par la mort de son amante Lenore, confronté à la visite mystérieuse d’un corbeau qui répète inlassablement « Jamais plus ».​

La Dormeuse (Ligeia) – Publié en septembre 1838 dans The American Museum. Cette nouvelle relate l’histoire surnaturelle d’un narrateur dont la première femme, Ligeia, morte prématurément, semble revenir à travers son second mariage avec Lady Rowena.​

Le Cœur révélateur (The Tell-Tale Heart) – Publié en 1843. Un récit à la première personne mettant en scène un narrateur qui affirme sa santé mentale tout en confessant un meurtre minutieusement planifié.​

Bérénice (Berenice) – Publié en mars 1835 dans le Southern Literary Messenger. Cette nouvelle macabre raconte l’obsession d’un homme pour les dents de sa cousine mourante.​

L’Esprit des morts (Spirits of the Dead) – Publié en 1827 dans Tamerlane and Other Poems, le premier recueil de Poe (originellement intitulé « Visits of the Dead »). Ce poème explore les thèmes de la mort et de l’au-delà.

Eulalie (Eulalie – A Song) – Publié en juillet 1845 dans The American Review. Il s’agit d’un poème nuptial qui célèbre le bonheur apporté par la belle Eulalie au narrateur.

Le Lac (The Lake) – Publié en 1827 dans Tamerlane and Other Poems, le recueil inaugural de Poe. Ce poème lyrique de 23 lignes exprime la fascination de Poe pour la solitude et la beauté mélancolique de la nature.​

Israfel – Publié en novembre 1841 dans Lady’s Pearl. Ce poème, écrit à l’époque de son passage à West Point, parle d’un ange musicien dont le talent provoque de la jalousie.

Stances (Stanzas) – Publié en décembre 1845 dans Graham’s Magazine. Ce poème court traite de la beauté et du sommeil.​

Le Ver conquérant (The Conqueror Worm) – Publié en janvier 1843 dans Graham’s Magazine. Initialement présenté comme un poème autonome, il a été intégré à la nouvelle « Ligeia » lors d’une révision en 1845 et traite de la mortalité humaine et de l’inévitabilité de la mort.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’antre de l’horreur »

L’Antre de l’horreur est une belle surprise : Richard Corben et Richard Margopoulos ont eu l’audace de revisiter dix œuvres d’Edgar Allan Poe en refusant la simple transposition. Pas question ici de faire du Poe estampillé « classique ». Non, c’est une adaptation libre, parfois même débridée, où le fantastique se mêle de gore et d’humour trash.

Richard Corben peint en noir et blanc un univers étouffant où chaque histoire respire sa propre atmosphère. Du crayon pur à l’aérographe savamment dosé, il varie ses techniques pour servir le récit : Le Corbeau oppresse, Le Lac glace, Bérénice dégoûte. C’est du travail de pro.

extrait bd L'antre de l'horreur

Le scénario, c’est plus compliqué. Richard Margopoulo qui bosse depuis longtemps dans l’horreur pulp traite les textes de d’Edgar Allan Poe comme des points de départ, pas des monuments intouchables. Israfel devient une histoire de rue, Eulalie se modernise, et ça peut perturber les fans de littérature « pure ». C’est justement ce qui rend le truc intéressant : les adaptations restent fidèles à l’essence sombre de Poe sans singer ses histoires.

Les textes originaux figurent en fin de chapitre. Ça permet de faire le lien, de voir ce qu’on a gardé, ce qu’on a transformé.

L’Antre de l’horreur, c’est pour qui ? Pour les amateurs de BD d’horreur visuellement soignée. Les puristes de la littérature, eux, risquent de grincer des dents.

Le Bossu

Album publié en 1997 aux Editions Glénat.


Adapté du roman de Paul Féval publié en 1857.

couverture bd Le Bossu

Œuvre majeure de Paul Féval , Le Bossu a fait vibrer plusieurs générations de lecteurs fascinés par cette vengeance naissant dans les fossés du Château de Caylus, comme celle du Comte de Monte Cristo émergeait des geôles du Château d’If.
Cette fois-ci, le Chevalier de Lagardère vient à nous sous les traits de Daniel Auteuil dans une nouvelle adaptation cinématographique signée Philippe de Broca.
S’inspirant du scénario de Jean Cosmos, François Corteggiani et Norma en proposent une adaptation fidèle en bandes dessinées.
Histoire et aventure… un titre parfait pour la collection Vécu.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Bossu »

Adaptée du film de Philippe de Broca (lui-même inspiré du roman de Paul Féval ), cette BD de 46 planches (collection Vécu, Glénat, 1997) met en scène Henri de Lagardère, dépossédé, qui élève la fille du duc de Nevers avant que la vengeance ne s’annonce et qu’un mystérieux bossu ne surgisse dans Paris.

extrait bd Le Bossu


Le rythme vif de François Corteggiani distille suspense et fidélité au roman, même si l’adaptation compresse l’intrigue originale. Norma propose un graphisme réaliste, soigné et expressif, renforçant l’émotion des scènes de cape et d’épée . Une lecture dynamique, recommandée aux amateurs de classiques d’aventure réinterprétés avec justesse.

Dracula

Album publié en 2022 aux Editions Glénat.


Adapté du roman de Bram Stoker publié le 26 mai 1897.

couverture bd Dracula

Un chapitre inédit pour cette nouvelle édition du chef-d’œuvre gothique…

En 1897, le public découvre dans les pages d’un roman épistolaire écrit par Bram Stoker l’extraordinaire personnage de Dracula, être immortel qui se repaît du sang des vivants pour les transformer à leur tour en créatures maléfiques.
Si Stoker n’a pas inventé la figure du vampire, il lui a malgré tout conféré sa forme moderne en faisant du comte Dracula une figure iconique et emblématique inspirant des générations d’auteurs.
Et bien que le roman ne fût pas un best-seller immédiat, il connut un écho mondial à travers des adaptations cinématographiques cultes. Armé du brio graphique qu’on lui connaît, George Bess signe dans Bram Stoker Dracula une œuvre de virtuose qui démontre, une fois de plus, que Bess est sans conteste l’un des grands dessinateurs de la bande dessinée contemporaine.

Cette nouvelle édition vous fera découvrir une adaptation inédite de L’invité de Dracula, une nouvelle publiée bien des années après la mort de Bram Stoker. Ce superbe bonus de 15 pages est suivi d’études et de croquis.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Dracula »

Georges Bess offre avec son adaptation de Dracula une remarquable fidélité à l’œuvre fondatrice de Bram Stoker, tout en révélant sa propre vision du comte des Carpates. Publié chez Glénat, ce roman graphique de 208 pages constitue une adaptation grandiose du chef-d’œuvre gothique de 1897, démontrant une fois de plus que Georges Bess s’impose comme l’un des grands dessinateurs de la bande dessinée contemporaine.

L’adaptation de Georges Bess se distingue par son approche respectueuse du roman original, tout en simplifiant judicieusement sa structure complexe. Contrairement aux nombreuses interprétations cinématographiques qui ont romantisé le personnage, Georges Bess revient aux fondamentaux : son Dracula redevient un monstre sanguinaire immonde, une bête à abattre qui sème la folie partout où il passe. Cette vision s’inspire notamment du Nosferatu de Murnau, éloignant le comte de toute séduction pour en faire une créature maléfique et sanguinaire repoussante.

extrait bd Dracula

Le choix du noir et blanc confère une atmosphère gothique et inquiétante qui colle parfaitement à l’univers de l’œuvre. Georges Bess déploie un travail minutieux pour représenter le château sordide du vampire, les paysages inquiétants de la Transylvanie et les bas-fonds du Londres victorien. Son graphisme, tour à tour dense ou texturé, mais toujours noir, se joue en d’esthétiques constructions, des pleins et des vides pour distiller angoisse et peur.

Georges Bess, fort de son expérience acquise avec sa trilogie du Vampire de Bénarès, apporte sa propre perception du mythe. Son adaptation évoque la BD américaine horrifique, notamment Bernie Wrightson, et donne corps à un roman trop souvent caricaturé. L’atmosphère envoûtante, presque romantique, mais également sombre et baroque qu’il insuffle à cette BD est renforcée par des décors somptueux.

Notre-Dame de Paris

Album publié en 2023 aux Editions Glénat.


Adapté du roman de Victor Hugo publié le 16 mars 1831.

Un monument de la littérature pour un roman graphique cathédrale.

On savait Victor Hugo humaniste, en relisant Notre dame de Paris, on le découvre punk ! Contestataire, drôle et anarchisant !
Non seulement cette épopée nous précipite de la hauteur de cinq siècles, en plein cœur du Paris médiéval, dans une société brutale et obscurantiste où règnent bûcher, superstitions et haine de l’hérétique, mais dans ce décor fascinant, Hugo nous offre un récit d’une saisissante modernité.
Au centre de ce drame, une jeune fille, Esmeralda, ses prédateurs et la cathédrale Notre Dame comme axe, édifice totémique, autour duquel gravitent tous les protagonistes et se tisse le sourd complot des ténèbres.

Après les succès de Dracula puis de Frankenstein, Georges Bess nous revient avec le plus emblématique des écrivains français. Il s’associe au souffle Hugolien pour nous livrer une magnifique fresque historique, épique et romanesque qui rend hommage à la richesse de l’œuvre originelle.
Bess se saisit ici du mythe comme personne ne l’avait fait auparavant avec son imposante maestria graphique et un noir & blanc aussi ensorcelant que le regard d’Esmeralda. C’est un tour de force à grand spectacle, intense et fastueux, peuplé de personnages légendaires !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Notre-Dame de Paris »

Adaptation fidèle du chef-d’œuvre de Victor HugoNotre-Dame de Paris se révèle dans le noir et blanc expressif de Georges Bess, publié chez Glénat en 2023. L’artiste restitue avec rigueur l’atmosphère du Paris médiéval à la fin du XVe siècle, où la cathédrale, érigée au cœur de la ville, domine ruelles et bas-fonds.

Le parti pris monochrome confère à l’album une charge émotionnelle saisissante : les noirs profonds dessinent la silhouette imposante de la cathédrale tandis que les gris nuancés restituent la misère et la rumeur de la Cour des miracles. Les cadrages dynamiques, souvent cinématographiques, alternent plans serrés et vues d’ensemble, soulignant tour à tour l’intimité des personnages et la grandeur gothique. L’ombrage délicat et les textures détaillées enrichissent chaque case d’une intensité dramatique.

extrait bd Notre-Dame de Paris

Georges Bess distille avec finesse les tensions du récit : l’amour conflictuel de Frollo pour Esméralda, la passion naïve de la bohémienne pour Phoebus, et le combat contre l’injustice sociale. Les silences et les regards prennent le pas sur les dialogues, révélant la profondeur psychologique des protagonistes et la fatalité tragique qui pèse sur eux.

Un indispensable pour qui cherche une immersion romantique et sombre dans l’univers de Victor Hugo.

Les véritables aventures de Jim et Huckleberry Finn

Album publié en 2025 aux éditions Imagine Graphic.


Adapté de l’œuvre de Mark Twain parue le 10 décembre 1884.

Le jeune Huckleberry Finn grandit sous la coupe d’un père cruel et ivrogne, au côté de leur esclave Noir Jim.
Mais un jour, au retour d’une expédition, Huck et Jim découvrent avec effarement que le père du garçon a vendu la femme et les deux enfants de Jim. N’ayant plus rien à perdre, ils décident de s’enfuir ensemble pour partir à leur recherche.
Au côté de Jim, le jeune et effronté Huckleberry Finn se lance dans un voyage épique dans le Sud des États-Unis.
Une formidable aventure qui, du rire aux larmes, va les conduire à prendre tous les risques, à frôler la mort mais aussi à partager des moments de grand bonheur.
Au fil de leur voyage, Huck et Jim, le petit garçon Blanc et le grand esclave Noir, deviennent amis, défiant tous les préjugés…
Une œuvre majeure empreinte d’une profonde humanité.

couverture bd Ivanhoé Tome 3

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les véritables aventures de Jim et Huckleberry Finn »

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Cyrano de Bergerac

Album publié une première fois en 1986 aux Editions Vent d’Ouest.


Adapté de la pièce de théâtre d’ Edmond Rostand (28 décembre 1897).

couverture bd Cyrano de Bergerac

Cette pièce a eu du succès depuis sa première représentation en 1897.
Cette adaptation en bande dessinée a été produit lorsque Jacques Weber avait fait une tournée triomphale avec cette pièce.
Un livre pour les amateurs de théâtre et de bande dessinée.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Cyrano de Bergerac »

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extrait bd Cyrano de Bergerac