Catégorie : Classique Du 20ème Siècle

A la recherche du temps perdu – Un amour de Swann – Première partie

Bande dessinée « A la recherche du temps perdu – Un amour de Swann – Première partie » publiée en 2008 aux éditions Delcourt.


D’après le roman de Marcel Proust publié en 1913.

couverture bd A la recherche du temps perdu - Un amour de Swann - Première partie

En homme de la haute société, Swann fréquente les salons mondains de la fin du XIXe siècle.

Lorsqu’il rencontre Odette de Crécy, il n’éprouve aucune attirance pour cette jeune femme, frivole et superficielle, à la conversation dépourvue d’intérêt.

Pourtant, Swann se surprend à nourrir d’étranges sentiments pour elle lorsqu’un soir il la recherche, en vain, dans les bars et restaurants de la capitale.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « A la recherche du temps perdu – Un amour de Swann – Première partie »


Dans la transposition graphique de Stéphane Heuet, « À la recherche du temps perdu – Un amour de Swann – Première partie« , l’essence proustienne se matérialise dans un éclat visuel. Heuet, tel un alchimiste de l’illustration, capte avec adresse le faste et l’ornementation de la fin de siècle, en résonance avec la prose délicate de Proust.

Cependant, en franchissant la barrière de l’écrit à l’image, les personnages gagnent en couleur mais perdent une nuance de complexité, flirtant parfois avec la caricature. Cette adaptation, bien que fidèle dans l’esprit, invite à un dialogue entre l’imaginaire du lecteur et l’interprétation de l’artiste, offrant une nouvelle porte d’entrée vers le grand œuvre proustien.

A la recherche du temps perdu – A l’ombre des jeunes filles en fleurs

Bande dessinée « A la recherche du temps perdu – A l’ombre des jeunes filles en fleurs » publiée en 2021 aux éditions Delcourt.


D’après le roman de Marcel Proust publié en 1919.

couverture bd A la recherche du temps perdu - A l'ombre des jeunes filles en fleurs

À l’ombre des jeunes filles en fleurs, prix Goncourt 1919, évoque, sur fond d’Histoire (menace de Guerre, affaire Dreyfus…), la découverte du théâtre par le narrateur et sa rencontre avec l’écrivain Bergotte puis le peintre Elstir.

C’est enfin son initiation à l’amour, à Paris avec Gilberte, puis à Balbec avec la petite bande des jeunes filles, et surtout Albertine dont il tombe amoureux…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « A la recherche du temps perdu – A l’ombre des jeunes filles en fleurs »

L’adaptation en bande dessinée de « À l’ombre des jeunes filles en fleurs » par Stéphane Heuet est un objet culturel fascinant qui soulève la question délicate de la transposition d’un texte littéraire canonique dans un médium visuel.

L’ambition de Heuet est à la fois louable et audacieuse, tenant dans sa tentative de condenser la richesse et la complexité proustienne dans des cases et des bulles. Ce geste artistique est un pari sur la capacité de la bande dessinée à véhiculer la profondeur narrative et émotionnelle de l’œuvre originale.

Là où Proust peint avec des mots, Heuet tente de le faire avec des pinceaux et des crayons. La démarche est risquée : là où les mots de Proust s’étalent sur des pages entières pour décrire un simple moment, une image doit capturer cette même essence en un seul regard. Le résultat est une œuvre qui peut paraître simplifiée à ceux qui ont arpenté les méandres textuels de « La Recherche », mais qui offre une porte d’entrée visuelle à ceux intimidés par l’ampleur du texte original.

La bande dessinée de Heuet ne prétend pas remplacer « À l’ombre des jeunes filles en fleurs« , mais se pose plutôt comme un hommage, une interprétation visuelle qui cherche à éveiller la curiosité pour l’œuvre de Proust.

A la recherche du temps perdu – Combray

Bande dessinée « A la recherche du temps perdu – Combray » publiée en 2022 aux éditions Delcourt.


D’après le roman de Marcel Proust publié en 1913.

couverture bd A la recherche du temps perdu - Combray

Réédition anniversaire du premier tome de la célèbre adaptation du chef d’œuvre de Proust en bande dessinée.

Une édition à la fabrication luxueuse, revue et augmentée, qui célèbre les 100 ans de la mort de l’écrivain.

Transporté dans le temps grâce à la « rencontre » d’un objet – la célèbre madeleine -, le narrateur se remémore son enfance dans la maison familiale de Combray.

Il revit ses angoisses, à l’heure du coucher… Il revoit cette société bourgeoise, avec ses codes étranges et ses personnages hauts en couleur… Il retrouve la saveur des menus qui reflétaient le rythme des épisodes de la vie.


« Combray » est le nom donné à la première partie de « Du côté de chez Swann« , le premier volume de la célèbre série de romans « À la recherche du temps perdu » de Marcel Proust. « Du côté de chez Swann » a été publié pour la première fois en novembre 1913.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « A la recherche du temps perdu – Combray »

Dans la transposition délicate de la prose de Marcel Proust en bande dessinée, Stéphane Heuet entreprend une démarche aussi admirée que critiquée. Avec « À la recherche du temps perdu – Combray« , il nous invite non seulement à revisiter les méandres de la mémoire proustienne, mais aussi à questionner les limites entre le texte et l’image.

La ligne claire de Heuet, épurée et précise, se déploie à travers les pages tel un fil d’Ariane guidant le lecteur dans l’écheveau complexe des souvenirs d’enfance de Proust. Si le dessin capte l’essence du cadre bucolique de Combray, certains pourraient arguer qu’il ne saisit pas entièrement la richesse sémantique et la profondeur émotionnelle de l’œuvre originale. Le défi est de taille : comment représenter graphiquement la fameuse madeleine, dont la simple évocation textuelle déclenche un flot de réminiscences ? Heuet y répond par des vignettes qui tentent de capturer l’instantanéité des souvenirs, par des visages évocateurs et des décors minutieusement reconstitués.

« À la recherche du temps perdu – Combray » de Heuet est un hommage sincère à l’œuvre de Proust, mais il suscite une interrogation légitime sur la possibilité de transmettre, à travers le dessin, toute la complexité d’un texte qui repose tant sur l’immensité intérieure que sur la minutie des observations extérieures.

La Guerre du feu – Tome 3

Bande dessinée publiée en 2014 aux éditions Delcourt.


Adapté du roman J-H Rosny aîné publié en 1909.

Par le pays des eaux.

couverture bd La Guerre du feu - Tome 3

Naoh, Naw et Gaw ont réussi à garder le feu et se sont assuré l’alliance des mammouths, mais l’accalmie n’est que passagère.

Les vivres à disposition ne cessent de diminuer et de nouveaux ennemis se présentent à eux… les nains rouges !

Dernier tome de l’adaptation du chef-d’oeuvre de J.-H. Rosny aîné.

Un hymne à la préhistoire réalisé par un spécialiste, Emmanuel Roudier, l’auteur de Neandertal.

couverture bd Ivanhoé Tome 3

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Guerre du feu – Tome 3 »


Le troisième et dernier volet de « La Guerre du feu« , sous la plume et le pinceau d’Emmanuel Roudier, clôt avec panache cette odyssée préhistorique qui a su captiver son lectorat depuis le premier tome. Roudier, en véritable érudit de la préhistoire, nous offre une fresque saisissante où le moindre détail semble invoquer l’esprit des temps anciens avec une précision anthropologique.

Dans ce tome, nos protagonistes, Naoh, Naw et Gaw, continuent de défendre leur précieuse découverte — le feu. Ce n’est pas seulement une lutte pour la survie contre les éléments naturels, mais aussi une quête qui les confronte à l’émergence de nouveaux adversaires, les intrigants nains rouges, qui ajoutent une tension palpable à l’intrigue. Cette tension est le moteur d’une narration qui ne faiblit jamais, entretenant une cadence qui tient le lecteur en haleine jusqu’à la dernière page.

La qualité de l’adaptation du roman de J.-H. Rosny aîné est incontestable, Roudier ayant su capturer l’essence du récit tout en y apposant sa marque visuelle distinctive. Le soin apporté aux illustrations renforce l’immersion, chaque coup de crayon servant à évoquer une époque révolue avec une fidélité qui frôle le cinématographique.

La dynamique entre les personnages est rendue avec une justesse qui transcende les âges, nous rappelant que les émotions et les liens sociaux sont intemporels.

C’est avec un sentiment de nostalgie que l’on referme ce dernier chapitre, conscient d’avoir été témoin d’une saga qui, bien qu’ancrée dans les méandres de la préhistoire, est empreinte d’une universalité émotionnelle et d’une résonance contemporaine.

« La Guerre du feu – tome 3 » est donc une réussite qui confirme Emmanuel Roudier comme un conteur d’exception et un artiste au sommet de son art.

La Guerre du feu – Tome 2

Bande dessinée publiée en 2013 aux éditions Delcourt.


Adapté du roman J-H Rosny aîné publié en 1909.

Sur les rives du grand fleuve.

couverture bd La Guerre du feu - Tome 2

Naoh, aidé de Nam et Gaw, a retrouvé la piste du feu : il est gardé par la terrifiante tribu des Kzamms, les dévoreurs d’homme.

Pour dérober le feu et échapper à la férocité de leurs ennemis, ils ne pourront se contenter de leur ruse ou de leur force.

Il leur faudra nouer une alliance extraordinaire, impensable : une alliance avec les mammouths, maîtres incontestés de la Terre en ces temps reculés.

couverture bd Ivanhoé Tome 3

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Guerre du feu – Tome 2 »

« La guerre du feu – tome 2 » d’Emmanuel Roudier se distingue comme une œuvre remarquable qui transcende la simple adaptation pour devenir un récit palpitant et visuellement captivant. Roudier, déjà reconnu pour son talent à évoquer la préhistoire avec une fidélité et une imagination saisissante, confirme son expertise dans ce deuxième opus.

Le dessinateur-scénariste parvient à injecter dans ses planches une vitalité qui fait écho à la grandeur épique du roman de J.-H. Rosny aîné, tout en y ajoutant sa propre empreinte artistique. Les illustrations, d’une richesse graphique éloquente, confèrent au récit une dimension immersive qui transporte le lecteur à l’époque des cavernes, parmi les tribus et les mastodontes de la Terre ancienne.

Le récit, loin de se cantonner à une lutte pour la survie, explore des thèmes universels tels que l’alliance, l’ingéniosité, et l’adaptation face à l’adversité. La quête du feu devient ainsi une métaphore de la quête de l’humanité pour la connaissance et la maîtrise de son environnement. L’album se dresse donc non seulement comme une aventure préhistorique mais aussi comme une réflexion sur les fondements même de notre civilisation.

Avec ce tome, Roudier ne se contente pas de dérouler un scénario captivant ; il invite également à une réflexion sur la complexité des relations entre les espèces et l’environnement, ici illustrée par l’alliance stratégique avec les mammouths. C’est un choix narratif audacieux qui enrichit la dynamique de l’intrigue et reflète la profondeur de la recherche de l’auteur sur le sujet.

« La guerre du feu – tome 2 » est une réussite qui confirme la position d’Emmanuel Roudier comme un maître conteur de l’histoire de l’humanité. Par son graphisme expressif et son scénario ingénieux, il apporte une contribution significative à la bande dessinée historique et offre une expérience de lecture à la fois éducative et divertissante.

La Guerre du feu – Tome 1

Bande dessinée publiée en 2012 aux éditions Delcourt.


Adapté du roman J-H Rosny aîné publié le 15 juillet 1909.

Dans la nuit des âges.

couverture bd La Guerre du feu - Tome 1

Fous de terreur et de désespoir, les Oulhamrs fuient dans les ténèbres de la nuit : le feu est mort, détruit par les ennemis de la horde.

Pour la survie de la tribu et l’amour de la belle Gammla, Naoh, le fils du Léopard, se voue à reconquérir le feu.

Une grande quête débute, au coeur d’un univers de titans, où les aurochs et les mammouths, les ours et les lions géants sont les maîtres de la Terre.

couverture bd Ivanhoé Tome 3

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Guerre du feu – Tome 1 »


Dans « La guerre du feu – tome 1« , Emmanuel Roudier convoque l’esprit de nos ancêtres dans une fresque préhistorique de toute beauté, où la lutte pour l’élément primordial – le feu – s’érige en épopée fondamentale. À travers ses planches, Roudier ne se contente pas de dessiner ; il sculpte un récit dans la roche même de notre mémoire collective.

Le tracé est sûr, les couleurs terriennes – on perçoit presque l’odeur de la suie et le crépitement des flammes sous les doigts de l’artiste. Les dessins, d’une précision remarquable, ne sont pas de simples illustrations, mais de véritables fenêtres ouvertes sur une ère révolue, donnant à voir et à ressentir la rudesse et la majesté d’un monde où la nature régnait en maître incontesté.

L’intrigue, loin de se limiter à une simple quête, brosse le portrait d’une humanité aux prises avec ses mythes fondateurs. Elle allie la grandeur d’une épopée à la proximité émotionnelle d’une histoire d’amour et de tendresse, qui vient tempérer la brutalité d’un monde sans pitié. Naoh, le fils du Léopard, n’est pas qu’un héros de légende ; c’est le reflet de notre humanité dans ses contradictions les plus profondes, entre sauvagerie et douceur, survie et sacrifice.

La perte du feu par la tribu des Oulhamr est une métaphore puissante de notre propre vulnérabilité. Le désespoir qui s’ensuit, la lutte pour la reconquête de la flamme, fait écho à nos peurs les plus primaires. Roudier, en véritable conteur, nous rappelle que la flamme de la civilisation est fragile et que la barbarie n’est jamais qu’à un souffle de nous.

« La guerre du feu » n’est pas qu’une bande dessinée ; c’est un poème visuel, une ode à la survie et à la complexité de l’âme humaine. Chaque case est un battement de cœur, chaque page un souffle de vie.

Emmanuel Roudier signe ici une œuvre qui, à n’en pas douter, marquera de son empreinte la bande dessinée historique.

Sansévérino est Papillon

Bande dessinée publiée en 2016 aux éditions La boite à Bulles.


Adapté du roman de Henri Charrière publiée en main 1969.

Dans ce livre-disque, Sanseverino incarne le célèbre bagnard Henri Charrière et chante ses aventures au son de sa guitare, accompagné par le dessin fringant de Sylvain Dorange.

Henri Charrière a vingt-cinq ans et on l’appelle Papillon. Un surnom qui trouve son origine dans le tatouage qui orne sa poitrine.

Ce Don Juan du Montmartre des années 30 se retrouve accusé à tort d’un meurtre et prend «perpet’». Il troque alors son costume trois pièces contre celui des travaux forcés. Mais bien vite, Papillon enfile la tenue qui lui vaudra sa réputation : celle de l’évadé.

Un album à lire ET à écouter où musique et dessins dialoguent et se répondent pour nous faire découvrir la vie mouvementée d’Henri Charrière !

couverture bd Ivanhoé Tome 3

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Sansévérino est Papillon »

Dans « Sansévérino est Papillon« , Sylvain Dorange orchestre une symphonie visuelle et sonore qui transcende le genre de la bande dessinée. La figure de Papillon, incarnée par le chanteur Sanseverino, est traitée avec une fidélité scrupuleuse et une inventivité qui honorent la mémoire d’Henri Charrière. Le récit, bien qu’ancré dans une réalité brutale de l’univers carcéral, est étonnamment empreint d’une joie de vivre, une célébration de la résilience humaine face à l’adversité.

L’illustration de Dorange est une véritable révélation, la palette de couleurs pastel adoucit les contours de la tragédie sans en diminuer l’impact. Chaque visage est capturé avec une intensité qui nous invite à plonger dans l’âme des personnages, tandis que les textes de chansons introduits par Sanseverino ajoutent une dimension poétique et narrative.

Ce livre-CD est un hommage non seulement à Papillon, mais aussi à l’art de la narration mixte. Dorange et Sanseverino forment un duo harmonieux, dont le produit final est une œuvre qui défie les conventions, une expérience immersive où l’image et le son se répondent pour créer une atmosphère à la fois nostalgique et vivifiante.

C’est une aventure qui se lit et s’écoute, se savoure comme un voyage à travers le temps et l’humanité.

Codine

Bande dessinée « Codine » publiée en 2018 aux éditions La boite à Bulles.


Adapté de l’œuvre du « Gorki des Balkans » (Panaït Istrati), un hymne à l’amitié émouvant et superbement mis en images. Publié en 1926.

couverture bd Codine

Au début du 20e siècle, le petit Adrien Zograffi, huit ans, vient vivre avec sa mère, blanchisseuse, dans le quartier le plus déshérité de Braïla, sur les bords du Danube, en Roumanie.

Il fait la connaissance de son voisin Codine, un géant révolté, ancien bagnard, emprisonné dix ans pour avoir tué son meilleur ami. Devenus amis, ils iront jusqu’à échanger leur sang et se promettre de se protéger l’un l’autre.

Une magnifique fable sociale, adaptée du roman de Panait Istrati, écrivain roumain francophone, voyageur humaniste, défenseur de la liberté.

Un véritable hymne à l’amitié émouvant et touchant.

couverture bd Ivanhoé Tome 3

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Codine »


« Codine » de Jacques Baujard est une œuvre qui mérite une attention particulière, non seulement pour sa fidélité à l’esprit du roman original de Panaït Istrati mais aussi pour sa capacité à transcender le médium de la bande dessinée pour toucher à l’universel.

D’une main de maître, Baujard, appuyé par les pinceaux expressifs de Simon Géliot, nous convie à un voyage rétrograde dans une Roumanie du début du XXe siècle, où les strates sociales se dessinent avec une acuité poignante. La relation entre Adrien, enfant à la santé ébranlée, et Codine, colosse échappé des chaînes de la justice, devient le prisme à travers lequel se révèlent les contradictions et les complexités de l’âme humaine.

Le scénario de Baujard est une merveille de construction. Il n’est pas seulement question d’une amitié, mais d’une communion d’esprits que tout oppose en apparence. L’innocence se heurte à la brutalité, la fragilité à la force, et pourtant, c’est une mélodie harmonieuse qui se dégage de leurs interactions. C’est un récit qui célèbre la résilience de l’esprit humain et la rédemption qui se trouve souvent dans les liens improbables.

Les illustrations de Géliot sont, à cet égard, d’une importance capitale. Son trait capte l’essence des personnages, leur humanité et leur environnement avec une précision qui frôle le cinématographique. Chaque planche est un tableau qui raconte sa propre histoire, un fragment d’une époque révolue qui continue de résonner avec notre présent.

extrait bd Codine

« Codine » est une œuvre qui refuse de se laisser enfermer dans une catégorie. C’est une bande dessinée, certes, mais c’est aussi un morceau d’histoire, une réflexion philosophique sur l’amitié, et un hommage à la capacité de l’art de dépeindre la complexité du cœur humain.

Baujard et Géliot nous offrent un miroir du passé qui reflète notre propre image, invitent à une introspection aussi douloureuse que nécessaire, et, par-dessus tout, rappellent la puissance de la littérature et de l’art graphique quand ils s’unissent pour raconter une histoire.

Histoires de Bretagne – T08 La Légende de la mort – Partie 3

Album paru en 2012 aux éditions Soleil.


couverture bd La Legende de la mort - Partie 3

Anatole Le Braz (1859-1926) reste sans doute, de tous les écrivains bretons sans exception, celui qui a le plus intimement pénétré tous les secrets de l’âme bretonne.

Une multitude de témoignages, de confidences et de récits recueillis en Armor et en Argoat.

C’est un fidèle miroir de la sensibilité des Bretons qui se reconnaissent toujours dans La Légende de la Mort, et ne sont pas terrorisés par l’ombre de l’Ankou (la représentation de la mort) sur le peuple des Anaon (âmes) et pour qui les Kannerezed Noz (lavandières de la nuit) ont gardé leur pouvoir enchanteur. »

Les Contes de Bretagne en bande dessinée. D’après Anatole le Braz.

La Fille à la robe rouge (1893)
Le Laboureur et la Ménagère (1900)
La Bague du capitaine (1909)

couverture bd Ivanhoé Tome 3

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Légende de la mort – Partie 3 »

« Histoires de Bretagne – T08 La Légende de la mort – Partie 3« , par Christophe Babonneau, est le dernier né d’une série qui s’attache à revisiter le riche folklore breton. Ce tome explore des récits tels que « La Fille à la robe rouge », « Le Laboureur et la Ménagère », et « La Bague du capitaine », poursuivant la tradition des tomes précédents dans la retranscription graphique des contes d’Anatole Le Braz.

La série dans son ensemble s’est établie comme un pont culturel important, reliant les légendes ancestrales bretonnes au public contemporain. Babonneau, à travers son travail, ne se contente pas de narrer ; il peint, il inspire, il évoque.

Les dessins de Christophe Babonneau se distinguent par leur capacité à capturer l’essence du folklore breton avec une sensibilité artistique remarquable. Ses illustrations, souvent décrites comme immersives et expressives, jouent un rôle crucial dans la narration, rehaussant les contes d’Anatole Le Braz avec un style visuel qui mêle tradition et modernité

Son art va au-delà de la simple illustration, il s’agit d’une réinterprétation, offrant ainsi une nouvelle vie à des histoires traditionnelles, et invitant les lecteurs à plonger dans un monde où le mythe et la réalité s’entremêlent de manière envoûtante.



Lieux visités par la bd en Bretagne

Kermaria-SulardPenvénanPlogonnec

Helgvor du fleuve bleu

Bande dessinée publiée en 2016 aux éditions Regards (association).


Adapté du roman J-H Rosny aîné publié en 1929.

L’histoire se déroule autour de Glâva, une jeune femme de la tribu Tzoh, vivant au pied d’un volcan.

Elle est initialement destinée à Kzahm, un guerrier brutal, mais décide de fuir avec Amhao et l’enfant de cette dernière pour échapper à un mariage forcé et pour empêcher sa sœur d’être sacrifiée aux esprits de la montagne​​.

Glâva et Amhao s’aventurent dans la forêt la nuit et ne sont pas poursuivies immédiatement en raison d’un tremblement de terre qui décime une grande partie de leur tribu, les Tsoh​​.

Dans cette aventure, elles apprennent à se défendre, à chasser et à survivre seules. Leur périple est compliqué par le fait que le volcan a englouti la majorité de la tribu des Tsoh, qui se retrouve contrainte de kidnapper les femmes du clan Ougmar du Fleuve Bleu​​.

couverture bd Ivanhoé Tome 3

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Helgvor du fleuve bleu »

La bande dessinée n’a pas encore été lue.