Catégorie : Litterature en BD

Madame Bovary (Version Manga)

Album publié en 2013 aux éditions Isan Manga.


Résumé éditeur

couverture bd Madame Bovary

Issue de la bourgeoisie, Emma Bovary est élevée dans un couvent. Elle y fera son « éducation sentimentale » en lisant les œuvres romantiques à la mode.
Son mari, Charles Bovary, ne ressemble en rien aux amants mystérieux et délicats de ses lectures : c’est un officier de santé sans ambition, qui exerce son peu d’art dans un village normand où Emma, confrontée à la réalité de la vie quotidienne, va peu à peu perdre pied.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Madame Bovary »


Madame Bovary de Yumiko Igarashi, publié en 1997 au Japon puis en 2013 chez Isan Manga en France, est une adaptation remarquable du chef-d’œuvre de Gustave Flaubert. Cette œuvre hybride, présentant à la fois le manga et le texte intégral du roman dans un même volume, révèle toute la maîtrise de l’illustratrice japonaise, figure emblématique du shōjo manga connue pour Candy Candy et Georgie.

L’adaptation respecte fidèlement le roman de Gustave Flaubert, suivant Emma Bovary depuis son éducation sentimentale au couvent jusqu’à sa chute tragique. Yumiko Igarashi parvient à condenser les thématiques complexes du roman — l’opposition entre romantisme et réalisme bourgeois, la quête d’idéal contrariée par la médiocrité provinciale — en une épopée visuelle accessible. La protagoniste conserve cette dualité fascinante entre victime des contraintes sociales et anti-héroïne destructrice.

extrait bd Madame Bovary

Le style graphique d’Yumiko Igarashi, caractérisé par sa finesse et son élégance, s’avère adapté à cette transposition littéraire. Les expressions faciales nuancées et la gestuelle subtile des personnages traduisent les tourments intérieurs d’Emma, ses illusions romantiques et sa progressive désillusion. Les décors, traités en noir et blanc, recréent l’atmosphère étouffante de la province normande..

Cette adaptation constitue un pont culturel fascinant entre littérature française et manga japonais. Yumiko Igarashi réussit le pari de préserver l’essence critique de de Gustave Flaubert tout en rendant l’œuvre accessible à un nouveau lectorat. Malgré quelques passages où la condensation du roman pourrait sembler rapide, ce Madame Bovary en manga demeure une réussite artistique qui enrichit le patrimoine des adaptations littéraires.

Ben Hur – Intégrale

Album publié en 2019 aux éditions Original Watt.


Résumé éditeur

D’après le roman Ben-Hur : A Tale of the Christ de Lewis Wallace  publié en novembre 1880.

couverture Ben Hur - Intégrale

Croire ou ne pas croire, qu’importe puisque toute aventure mène le héros vers une rédemption. Et quelle rédemption !
Jérusalem, en l’an 27. De retour au pays après cinq années passées à Rome, Messala, devenu tribun de l’empire Romain retrouve son ami d’enfance, Juda Ben Hur, prince de Judée.
Malgré le bonheur des retrouvailles dans les splendides jardins du palais de la colline de Sion, leur conversation amicale tourne court à l’évocation de l’emprise de Rome sur le royaume de Judée.
Une amitié mise à mal par les ambitions de conquête de l’un et la soif de liberté de l’autre. Un vent de colère souffle sur Jérusalem et un dramatique événement va sceller bien des destins.

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Retrouvez les avis sur la BD Ben Hur sur chaque tome individuel.


Les chefs d’œuvre de Lovecraft – Le Molosse

Album publié en 2022 aux éditions Ki-oon.


Résumé éditeur

Adapté des nouvelles de Howard Phillips Lovecraft (Le Temple (1920/1925), Le Molosse (1922/1924) et La Cité sans nom (1921)).

couverture bd Le Molosse

Un voyage aux tréfonds de notre monde, là où se tapit l’innommable…

Dans « Le Temple’, un sous-marin allemand isolé en haute mer est victime d’une étrange malédiction. La peur s’empare de l’équipage et entraîne le vaisseau au plus profond des abysses, là où aucun homme n’est encore allé…

Les héros du « Molosse‘, eux, n’hésitent pas à profaner des tombes pour assouvir leur passion de l’occulte. Fervents lecteurs de leur copie du Necronomicon, ouvrage de magie noire, ils vont découvrir que certaines choses doivent rester enfouies à jamais…

Ce même Necronomicon guide le voyageur de « La Cité sans nom’ au milieu du désert. Là, l’homme comprend que sa civilisation n’est pas la seule sur Terre, et que l’être humain est bien petit face aux forces de l’inconnu…

De son trait sombre et réaliste reconnaissable entre tous, Gou Tanabe met en images les pires cauchemars imaginés par H. P. Lovecraft, le maître du fantastique et de l’horreur. Aux frontières des mondes, les protagonistes mènent une lutte sans espoir pour ne pas sombrer dans la folie !


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« Le Molosse », neuvième volet de la collection Les Chefs-d’Œuvre de Lovecraft publiée chez Ki-oon, réunit trois adaptations signées Gou TanabeLe Temple (1920/1925), Le Molosse (1922/1924) et La Cité sans nom (1921) ; cette édition française, traduite par Sylvain Chollet, est parue le 15 septembre 2022 pour un total de 170 pages.

Dès l’introduction, le lecteur est plongé dans l’atmosphère oppressante du sous-marin U-29, où la folie gagne l’équipage en découvrant une statuette maudite ; l’immersion tient autant au texte originel qu’à la gestion rigoureuse du rythme narratif par Gou Tanabe, qui choisit de ralentir les séquences de découverte pour mieux faire exploser l’horreur dans un huis-clos sous-marin. Le thème de l’occultisme, incarné par le Necronomicon, tisse une continuité entre les récits et souligne la faiblesse de l’homme face à l’inconnu.

Sur le plan graphique, Gou Tanabe déploie un trait à la fois sombre et détaillé : le jeu de noir et blanc accentue la tension, tandis que le cadrage cinématographique de certaines planches intensifie la terreur viscérale. Chaque vignette participe à l’angoisse, offrant un équilibre entre réalisme et suggestion fantastique.

Ce manga de 170 pages se distingue par sa fidélité respectueuse à H. P. Lovecraft et par la puissance visuelle de son adaptation ; un incontournable pour les amateurs de fantastique.

Homo économicus – Une brève histoire de l’économie

Album publié en 2025 aux éditions Albin Michel.


Résumé éditeur

Adapté du livre de Daniel Cohen publié le 3 septembre 2012.

couverture bd Homo économicus - Une brève histoire de l'économie

De la charrue au tout numérique en passant par le krach écologique et le nouveau capitalisme financier, Daniel Cohen, éminent professeur à l’École normale supérieure, propose un récit limpide et captivant des grandes étapes de l’histoire de l’économie.

Adapté par Aude Massot, son récit nous entraîne dans un fascinant voyage au coeur du désir humain et de sa course vers le bonheur.



L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Homo économicus – Une brève histoire de l’économie »

Publié chez Albin Michel en novembre 2025, Homo économicus – Une brève histoire de l’économie réunit l’économiste Daniel Cohen et la dessinatrice Aude Massot pour une introduction lisible à l’histoire des idées économiques. L’album adopte un parti pris simple et efficace : plutôt que d’empiler des notions, il les fait naître d’une situation concrète, quand Daniel Cohen échange avec sa fille lors d’une sortie au marché.

Le fil conducteur interroge ce que l’économie raconte de nous : une espèce qui organise la rareté, invente l’échange, puis se laisse parfois déborder par ses propres promesses de croissance et de confort. De la sédentarisation aux bouleversements du capitalisme contemporain, le récit relie les ruptures historiques aux débats théoriques (Smith, Marx, Keynes). Les “personnages” ne sont pas tant des héros que des voix : Daniel Cohen, pédagogue, avance par questions, doutes et images parlantes, ce qui donne une vraie chaleur humaine au propos.

extrait bd Homo économicus - Une brève histoire de l'économie

Graphiquement, Aude Massot privilégie la clarté : trait souple, visages expressifs, mise en page aérée, et intégration de schémas/explications qui ne cassent pas l’élan narratif. Cette sobriété visuelle sert un livre qui veut expliquer sans écraser.

On recommandera Homo économicus aux lecteurs curieux (lycéens, étudiants, adultes) qui veulent comprendre les grandes bascules économiques avec une BD à la fois accessible, nuancée et stimulante.

Othello

Album publié en 2004 aux Editions Casterman.


Adapté de l’œuvre de William Shakespeare (publiée pour la première fois en 1604).

Venise, XVIᵉ siècle.
Othello, brillant général maure, vient d’épouser en secret Desdémone, la fille d’un sénateur. Admiré pour sa bravoure mais isolé par ses origines, il s’attire bientôt les jalousies.
Iago, son officier écarté au profit du jeune Cassio, décide de se venger en ourdissant un plan perfide : semer le doute dans l’esprit d’Othello et lui faire croire que Desdémone le trahit.

Dans un tourbillon d’intrigues et de mensonges, l’amour se change en soupçon, puis en folie destructrice.
Adaptée de la tragédie de William Shakespeare, cette bande dessinée de Denis Deprez déploie une fresque visuelle envoûtante où se confrontent passion, trahison et jalousie fatale.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Othello »

En 2004, Casterman publie Othello, adaptation en bande dessinée du chef-d’œuvre de William Shakespeare par l’auteur-illustrateur belge Denis Deprez (scénario, dessin et couleurs) . L’album met en lumière l’intrigue tragique du général maure Othello, de son officier Iago et de la vertueuse Desdémone, dans une Venise et Chypre à la dramaturgie intense.

Denis Deprez capte l’essence de la jalousie insidieuse et de la manipulation perverse, tout en épurant les dialogues pour privilégier une narration visuelle puissante et lyrique . L’économie de texte confère une dimension intérieure à Iago, qui devient narrateur hypnotique, et intensifie le cheminement psychologique d’Othello vers la tragédie.

Chaque case est conçue comme un tableau mêlant impressionnisme et expressionnisme : bichromie et tons pastel alternent avec des séquences plus sombres pour soutenir l’atmosphère dramatique . Cette direction chromatique renforce les émotions sans surcharge visuelle, rendant le récit à la fois élégant et dramatique.

Othello de Denis Deprez est une adaptation originale qui transcende la simple illustration : elle invite à revisiter la tragédie shakespearienne à travers une esthétique visuelle expressive et une narration sobre mais poignante.

La promesse de l’aube

Album publié en 2014 aux éditions Futuropolis.


Résumé éditeur

D’après le roman de Romain Gary  publié le 29 avril 1960.

couverture bd La promesse de l'aube

Ce n’est pas peu dire que l’œuvre de Joann Sfar est liée à celle de Romain Gary.
À l’occasion de la sortie de son film, Gainsbourg, vie héroïque, il disait déjà : « J’ai passé mon temps à me dire que je faisais un film sur Romain Gary… « .
Pour honorer le centenaire de la naissance de l’écrivain, Sfar lui rend hommage en s’appropriant une de ses oeuvres, l’accompagnant de son trait nerveux, de sa liberté de ton et avec sa générosité coutumière.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La promesse de l’aube »

À l’occasion du centenaire de la naissance de Romain Gary, Joann Sfar rend un hommage vibrant à l’écrivain en illustrant son célèbre roman autobiographique. Cette adaptation, publiée chez Futuropolis-Gallimard en 2014, transforme La promesse de l’aube en une œuvre graphique de 536 pages qui respecte scrupuleusement l’intégralité du texte original.

L’adaptation de Joann Sfar dépasse la simple illustration pour créer une véritable symbiose entre les mots de Romain Gary, et son trait expressif. Le dessinateur du Chat du Rabbin parvient à traduire visuellement la complexité émotionnelle du récit : la relation fusionnelle entre Romain et sa mère russe, cette femme chimérique qui façonne les rêves de grandeur de son fils. L’artiste s’attarde particulièrement sur les regards et les expressions, ces détails qui révèlent la vérité psychologique des personnages.

Joann Sfar déploie sa technique du noir et blanc à l’encre de Chine, utilisant des « simples » crayonnés qui révèlent pourtant une maîtrise consommée. Son trait tremblé, tracé à la main avec ses imperfections assumées, épouse parfaitement l’alternance entre humour et mélancolie qui caractérise l’œuvre de Romain Gary. Cette esthétique volontairement imparfaite, loin du dessin académique, permet de saisir l’authenticité des émotions et la spontanéité des souvenirs d’enfance. Joann Sfar restitue avec justesse cette « dette écrasante » que ressent le narrateur envers sa mère, ainsi que la tendresse mêlée de clairvoyance qui caractérise ce chef-d’œuvre.

Cette adaptation constitue un double chef-d’œuvre où se rencontrent deux talents exceptionnels. Joann Sfar prouve une fois encore sa capacité à s’emparer des grandes œuvres littéraires pour les magnifier graphiquement, offrant aux lecteurs une nouvelle façon d’appréhender ce monument de la littérature française du XXe siècle.

Le Dernier des Mohicans

Album publié en 2010 aux éditions Soleil.


Résumé éditeur

D’après le roman de James Fenimore Cooper  publié en janvier 1826. Le Dernier des Mohicans constitue le deuxième volume du cycle des « Histoires de Bas-de-Cuir ».

couverture bd Le Dernier des Mohicans

L’édification de la vérité passe par les sentiers du crépuscule, le Dernier des Mohicans, tel que nous le racontent Cromwell et Carmalou, en est la preuve.
Courir, mourir, vif & silencieux, jusqu’au bout.

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Adaptation libre du roman de James Fenimore CooperLe Dernier des Mohicans transpose la Guerre de Sept Ans (1757) au cœur des forêts de l’État de New York. À travers le parcours de Hawkeye et des Mohicans Chingachgook et Uncas, Cromwell et Catmalou livrent un récit resserré, qui mise moins sur la linéarité que sur l’atmosphère et la force graphique de la BD.

La structure en trois actes, ponctuée de voix-off et de monologues poétiques, privilégie l’immersion sensorielle à la reconstitution historique détaillée. La psychologie des personnages émerge par touches : Magua apparaît plus comme une incarnation de la vengeance que comme un simple antagoniste, tandis que Cora et Alice Munro gagnent en épaisseur dès lors qu’elles survivent à l’embuscade.

extrait bd Le Dernier des Mohicans

Le style épate par son recours exclusif à la peinture acrylique et au blanc de gouache, conférant aux pages une texture riche et granuleuse. Les doubles pages muettes et les pleines cases offrent un rythme visuel puissant, où les teintes ocres, rouges et bleutées traduisent l’urgence et la violence de l’univers. L’absence quasi totale de blanc autour des bulles renforce l’oppression forestière et l’immersion du lecteur.

BD hybride à mi-chemin entre roman graphique et livre d’illustrations, Le Dernier des Mohicans exige un regard patient et curieux. Son parti pris esthétique audacieux servira en priorité les amateurs de bande dessinée contemplative et de récits historiques poétiques.

Falaises

Album publié en 2014 aux éditions de l’Olivier.


Résumé éditeur

Adapté du roman d’Olivier Adam publié le 4 aout 2005.

Étretat.
Sur le balcon d’une chambre d’hôtel, un homme veille. Au bout de son regard : les falaises éclairées d’où s’est jetée sa mère, vingt ans plus tôt.
Le temps d’une nuit, le narrateur déroule le film de sa vie, cherche dans sa mémoire rétive les traces de cette mère disparue.
Il fouille son enfance, revient sur sa jeunesse perdue, sur son père brutal, son frère en fuite, ses années à Paris.
Ce qu’il puise dans ses souvenirs : un flot d’images, de sensations, de lieux, d’apparitions. Et cette question : comment suis-je encore en vie ?

L’adaptation sensible que réalisent Thibault Balahy et Loic Dauvillier parvient remarquablement à transposer le roman d’Olivier Adam en une oeuvre nouvelle : le jeu des images et des couleurs, le contraste ménagé par les citations du texte original et les planches souvent muettes, laissent émerger une enfance douloureuse et indicible, qui n’empêche pas un dénouement lumineux.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Falaises »

Loïc Dauvillier propose, avec Falaises, une adaptation en bande dessinée du roman éponyme d’Olivier Adam (2005) qui explore la mémoire et le deuil. Publié en avril 2014 aux éditions de l’Olivier, cet album d’intimité sombre et apaisée suit un homme revenant sur les lieux du suicide maternel vingt ans après.

La narration joue sur la retenue : les rares dialogues distillent des fragments de texte original, tandis que les séquences muettes laissent affleurer la douleur et la solitude du narrateur. Les thèmes majeurs – perte, reconstruction et filiation – s’articulent sans artifice, soulignant la fragilité des souvenirs et l’urgence de « rester en vie » face à l’absence.

extrait bd Falaises

Graphiquement, Thibault Balahy adopte un style impressionniste où dominent des bleus nuancés, dessinant des paysages et des intérieurs légèrement floutés. Les planches fluides et aériennes traduisent l’instabilité des sensations et l’horizon possible d’une renaissance.

Falaises séduit par son équilibre entre mélancolie et lumière. Destinée aux amateurs de récits contemplatifs et sensibles.

Quo Vadis ?

Album publié en 2018 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

Adapté du roman d’Henryk Sienkiewicz publié le 26 mars 1895.

couverture bd Quo Vadis ?

Nous sommes à Rome en l’an 64, sous le règne de Néron, empereur cruel et débauché. Lorsque la ville est ravagée par l’incendie, les persécutions s’intensifient contre les chrétiens, tenus responsables.
Le patricien romain Vinicius aime passionnément Lygie, la fille du roi des Lygien que les Romains ont faite prisonnière depuis qu’elle s’est convertie au christianisme. Comment, dans ces circonstances tragiques, leur amour pourra-t-il survivre ?


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L’adaptation de Quo vadis ? par Patrice Buendia et Cafu transforme le roman monumental d’Henryk Sienkiewicz en une œuvre visuelle de 46 pages. Située dans la Rome de l’an 64, pendant le règne de Néron, cette bande dessinée retrace l’histoire d’amour entre le patricien Marcus Vinicius et Lygie, jeune chrétienne dans un empire où sa foi la condamne.

Patrice Buendia respecte l’esprit de l’œuvre originale en conservant ses deux axes fondamentaux : l’émergence du christianisme à Rome et la résistance au tyran incarnée par la vertueuse Lygie. Le scénariste livre un texte de bon niveau qui, malgré la contrainte du format réduit, parvient à saisir l’ampleur épique du roman. La lecture peut s’avérer souvent exigeante car l’adaptation condense un récit de plusieurs centaines de pages, introduisant de nombreux personnages historiques comme Néron, Pétrone et l’apôtre Pierre sans toujours pouvoir développer leur passé.

extrait bd Quo Vadis ?

Le dessin de Cafu adopte un trait crayonné précis et détaillé, créant une esthétique à la fois réaliste et accessible. Les colorisations de Martin Martinez enrichissent cette Rome antique d’une palette chromatique qui permet l’immersion historique. Visuellement ca reste « sage » rendant l’œuvre accessible à tous les publics malgré l’intensité dramatique des persécutions chrétiennes et des intrigues palatines.

Cette adaptation réussit le pari de condenser un « péplum » et offre une porte d’entrée idéale vers le roman de Henryk Sienkiewicz pour les lecteurs contemporains.

Demain j’arrête !

Album publié en 2019 aux éditions Michel Lafon.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Gilles Legardinier publié le 10 novembre 2011.

couverture bd Demain j'arrête !

La comédie phénomène, écrite par Gilles Legardinier, adaptée par Laetitia Aynié et Véronique Grisseaux !

Et vous, quel est le truc le plus idiot que vous ayez fait dans votre vie ?

Au début, c’est à cause de son nom rigolo que Julie s’est intéressée à son nouveau voisin. Mais très vite, il y a eu tout le reste : son charme, son regard, et tout ce qu’il semble cacher…

Poussée par une inventivité débridée, à la fois intriguée et attirée par cet inconnu à côté duquel elle vit mais dont elle ignore tout, Julie va prendre des risques de plus en plus délirants…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Demain j’arrête ! »

Véronique Grisseaux et Laeticia Aynie réussissent un pari audacieux avec cette adaptation du bestseller de Gilles Legardinier. Cette bande dessinée de 133 pages, parue en 2019 chez Michel Lafon, transpose avec brio l’univers feel-good qui avait séduit plus de 500 000 lecteurs.

L’expertise reconnue de Véronique Grisseaux en matière d’adaptation trouve ici son plein épanouissement (A tous les garçons que j’ai aimés
, Les gens heureux lisent et boivent du café, La vie est facile, ne t’inquiète pas ). Elle préserve l’essence comique et tendre de l’œuvre originale. Son travail de scénarisation respecte la dynamique du scénario tout en l’adaptant aux codes de la bande dessinée, créant un rythme addictif et sans temps mort.

extrait bd Demain j'arrête !

Les illustrations de Laeticia Aynie apportent une dimension visuelle moderne et expressive qui sublime l’histoire de Julie et de son mystérieux voisin Ricardo Patatras. Son trait féminin et dynamique  s’avère parfaitement adapté à cette comédie romantique. Formée à l’École Emile Cohl, l’illustratrice freelance depuis 2002 déploie des couleurs vives et des expressions exagérées juste comme il faut , renforçant l’aspect humoristique sans tomber dans la caricature.

Cette BD dépasse la simple adaptation en offrant une expérience de lecture fluide et immersive. Les autrices parviennent à retranscrire l’humour mordant et les émotions du roman original , créant parfois une préférence des lecteurs pour ce format graphique. L’œuvre explore avec finesse les thèmes de la spontanéité amoureuse et de la curiosité humaine, dans un registre léger mais jamais superficiel.

Cette adaptation offre aux connaisseurs du roman une relecture rafraîchissante et visuellement réussie, une parfaite porte d’entrée à l’univers de Gilles Legardinier.