Catégorie : Litterature en BD

D’Or et d’Oreillers

Bande dessinée publiée en 2024 aux éditions Rue de de Sèvres.


D’après le roman de Flore Vesco publié le 3 mars 2021.

couverture bd D'Or et d'Oreillers

Lord Handerson, un riche héritier, a conçu un test pour choisir au mieux sa future épouse. Chaque candidate est invitée à passer une nuit à Blenkinsop Castle, seule, dans une chambre au centre de laquelle se trouve un lit d’une hauteur invraisemblable.
Pour l’heure, les prétendantes, toutes filles de bonne famille, ont été renvoyées chez elles au petit matin, sans aucune explication. Mais voici que Lord Handerson propose à Sadima de passer l’épreuve.
Robuste et vaillante, simple femme de chambre, Sadima n’a pourtant rien d’une princesse. Et pour cause, l’histoire que va vivre cette dernière, si elle s’apparente bien à de l’amour, est loin d’être un conte de fées…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « D’Or et d’Oreillers »

« D’or et d’oreillers« , l’adaptation en bande dessinée du roman de Flore Vesco par Mayalen Goust, enchante par son audace et sa poésie. Inspirée du conte classique de « La Princesse au petit pois », cette œuvre transcende la simple réécriture pour offrir un récit moderne, mystérieux et féministe.

L’histoire suit Sadima, une servante courageuse, confrontée à un test énigmatique dans un château gothique empreint de magie et de secrets. Contrairement aux héroïnes passives des contes traditionnels, Sadima incarne une femme résolue, audacieuse, et porteuse d’une critique subtile des normes sociales. La narration mêle fantastique et romantisme dans une ambiance sombre, presque inquiétante, qui flirte avec la littérature victorienne.

extrait bd D'Or et d'Oreillers

Graphiquement, Mayalen Goust sublime le récit. Ses illustrations envoûtantes, riches en détails, alternent palettes chaudes et froides pour refléter les émotions complexes des personnages. Les pleines pages et les cadrages inventifs magnifient l’univers onirique et sensuel, faisant du château un personnage à part entière.

Cette adaptation des thèmes universels tels que l’émancipation, l’amour, et l’identité réinvente les codes du conte. Une œuvre captivante et intemporelle, à la croisée des genres, qui invite à rêver et à réfléchir. À savourer sans modération !

Les Enfants de la Liberté

Album publié en 2013 aux éditions Casterman.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Marc Levy publié le 4 mai 2007.

« Nous avions si vite perdu la guerre… De Londres un général lançait un appel à la résistance, tandis que Pétain signait la reddition de tous nos espoirs. Ce 21 mars 1943, j’ai dix-huit ans et j’ai enfin un tuyau pour entrer en contact avec la résistance. Il n’y a pas dix minutes, je m’appelais encore Raymond. À présent, je m’appelle Jeannot. Jeannot sans nom. »

Ils s’appelaient Raymond, Claude, Charles, Émile, Boris, Jan, Catherine, Damira, Sophie ou Osna. C’est l’histoire vraie de ces enfants de l’Occupation devenus trop vite adultes. C’est l’histoire de leur engagement dans la résistance toulousaine.

Alain Grand met en images le roman le plus intime de Marc Levy.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Enfants de la Liberté »

« Les Enfants de la Liberté« , d’Alain Grand, est une bande dessinée poignante qui offre une adaptation fidèle du roman de Marc Levy, inspiré par les expériences de son père pendant la Résistance française. Cette œuvre rend un hommage vibrant à la jeunesse héroïque de la 35ème brigade toulousaine, plongée dans la lutte contre l’occupant nazi.

Le dessin est à la fois précis et évocateur, ajoutant une profondeur émotionnelle aux scènes dramatiques et historiques. Grand parvient à capter l’essence des personnages et des moments cruciaux, même si certains critiques trouvent la mise en page parfois trop chargée et rigide​.

extrait bd les enfants de la liberté

Narrativement, l’album est riche et dynamique, couvrant un éventail d’événements allant des actions clandestines aux arrestations brutales, en passant par les transports d’explosifs et les exécutions. La densité des anecdotes historiques apporte une authenticité et une profondeur appréciables au récit​​.

Les personnages, issus de divers horizons, sont particulièrement attachants et bien développés, offrant au lecteur une immersion totale dans leur engagement et leurs sacrifices. La bande dessinée réussit à éviter les clichés manichéens, présentant une vision nuancée de cette période sombre où l’humanité transparaît dans les actes les plus héroïques comme les plus tragiques​​.

« Les Enfants de la Liberté » est une lecture indispensable pour quiconque s’intéresse à la Seconde Guerre mondiale et à la Résistance. Cette adaptation réussie reste une œuvre émouvante et éducative, honorant les jeunes résistants dont le courage et la détermination ont marqué l’histoire​.

L’appel de Cthulhu et Dagon

Album publié en 2023 aux éditions Contre-dires.


Résumé éditeur

Adapté de la nouvelle de Howard Phillips Lovecraft publiée en février 1928.

couverture bd L'appel de Cthulhu et Dagon

Suite au décès, dans des circonstances étranges, de son grand-oncle, Francis Thurston apprend dans les documents dont il hérite l’existence d’une secte dévouée à Cthulhu, une créature innommable, endormie depuis des millions d’années.
Intrigué par ces écrits, Francis reprend le flambeau et se lance sur la piste du culte, au cœur des ténèbres et au péril de sa vie…
Grâce aux superbes illustrations en couleurs de Dave Shephard, découvrez ou redécouvrez cette mythique nouvelle de H. P. Lovecraft et plongez dans son univers étrange et effrayant pour percer le mystère de Cthulhu.

L’œuvre de Lovecraft est accompagnée de Dagon, une de ses premières nouvelles.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’appel de Cthulhu et Dagon »

Adapter l’univers dense et angoissant d’H.P. Lovecraft en bande dessinée est une entreprise audacieuse, et Dave Shepard s’y attèle dans L’Appel de Cthulhu et Dagon, publié en 2023 chez Contre-Dires.

Cet ouvrage propose une double adaptation : celle de la nouvelle Dagon, condensée en quinze planches, et celle plus ambitieuse de L’Appel de Cthulhu, étendue sur cent vingt pages. Si l’effort mérite d’être salué, le résultat oscille entre introduction accessible et adaptation inégale.

Pour les néophytes de l’œuvre d’H.P. Lovecraft , cette bande dessinée offre une première immersion appréciable. Les dessins en couleur de Dave Shepard accompagnent le récit avec une certaine fluidité narrative. Les traits nets et les couleurs lumineuses simplifient l’accès à un univers qui, dans les œuvres originales, peut paraître obscur et hermétique. Ce choix esthétique et narratif, bien que pertinent pour un public jeune ou non initié, atténue toutefois l’horreur viscérale et le vertige cosmique caractéristiques de H.P. Lovecraft. Les scènes de terreur et d’effroi perdent de leur intensité, apparaissant parfois aseptisées ou trop « gentilles » pour satisfaire les amateurs de frissons.

extrait bd L'appel de Cthulhu et Dagon

Si l’idée de prendre des libertés pour rendre une adaptation plus dynamique peut séduire, certaines décisions prises ici divisent les lecteurs. Là où H.P. Lovecraft cultivait le mystère et l’indicible, Dave Shepard choisit de sur expliciter certains aspects. Ce traitement risque de dérouter les puristes, car il banalise l’ambiguïté des mythes lovecraftiens en les rendant presque trop clairs.

L’Appel de Cthulhu et Dagon de Dave Shepard est une adaptation qui s’adresse avant tout aux curieux et aux novices. L’ouvrage remplit bien son rôle de porte d’entrée dans le monde lovecraftien, mais risque de frustrer les connaisseurs en quête d’une retranscription fidèle de l’effroi et du vertige métaphysique propres à H.P. Lovecraft. Les libertés prises avec l’histoire, l’esthétique édulcorée et certains choix narratifs discutables affaiblissent l’impact de cette adaptation. Pour une première exploration de cet univers mythique, ce livre reste une lecture agréable, à condition de garder en tête qu’il s’agit davantage d’une introduction.

Le Cheval d’orgueil

Album publié en 2015 aux éditions Soleil.


Résumé éditeur

D’après le roman de Pierre-Jakez Hélias publié en 1975.

couverture bd bd Le Cheval d'orgueil

A l’heure de commémorer les 40 ans du Cheval d’Orgueil, Bertrand Galic et Marc Lizano proposent l’unique adaptation en bande dessinée de ce best-seller.

Un petit bijou scintillant de charme et de sensibilité. Récit autobiographique, Le Cheval d’Orgueil de Pierre-Jakez Hélias a rencontré un succès phénoménal en librairie (près de 2 millions d’exemplaires circulent à ce jour dans le monde).

Cette œuvre, qui brille par son authenticité et sa force, retrace l’enfance et l’adolescence d’un petit Breton du pays bigouden, entre la Première Guerre mondiale et le milieu des années 30.

Avec lui, se révèlent les visages d’une famille, la personnalité d’un village, les contours d’une région. On découvre un « pays » , celui d’une nation paysanne luttant pour sa survie.

Touchés par la sensibilité qui émane du regard de l’enfant, Bertrand Galic et Marc Lizano ont souhaité revisiter un passé, un patrimoine en explorant, dépoussiérant et adaptant ce récit pétri de mystère, de rêve et d’aventure. Et quel plus beau moment que celui de la commémoration des 20 ans de la disparition de l’auteur et des 40 ans de l’œuvre !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Cheval d’orgueil »

Dans Le Cheval d’orgueil, Bertrand Galic et Marc Lizano relèvent le défi de retranscrire en bande dessinée le récit poignant de Pierre-Jakez Hélias.

Ce travail d’adaptation navigue entre tradition et modernité, dépeignant la Bretagne rurale d’entre-deux-guerres à travers les yeux d’un enfant. Le choix de Marc Lizano pour un style graphique épuré, presque naïf, contribue à une atmosphère nostalgique, capturant l’authenticité d’une époque en voie de disparition.

extrait bd Le Cheval d'orgueil

Cette adaptation visuelle, malgré son charme indéniable, ne parvient pas toujours à rendre justice à la profondeur du texte original. On note une narration parfois fragmentée, résultat de la condensation nécessaire pour transformer un ouvrage de 552 pages en une bande dessinée de 139 pages. Cette approche, bien que compréhensible, laisse certains aspects du récit inexploités.

Malgré ce petit inconvénient, l’œuvre réussit à toucher les lecteurs, notamment ceux familiers avec la culture bretonne. Les séquences marquantes, telles que le parallèle entre l’enfance du protagoniste et la dureté de la vie adulte, sont empreintes de mélancolie et de poésie.

Le Cheval d’orgueil en BD reste un hommage sincère à la Bretagne, même si cette adaptation ne parvient pas toujours à capturer la complexité de l’œuvre de Pierre-Jakez Hélias. C’est une œuvre majeure du patrimoine littéraire breton.


Lieu visité par la bd en Bretagne

Pouldreuzic

Le fantôme de l’opéra

Album publié en 2025 aux éditions Futuropolis.


Résumé éditeur

D’après le roman de Gaston Leroux publié le 23 septembre 1909.

couverture bd Le fantôme de l'opéra

Des événements surnaturels ont lieu à l’Opéra : le grand lustre s’effondre pendant une représentation et tue une spectatrice, un machiniste est retrouvé pendu…
La direction doit se rendre à l’évidence : un fantôme ou un homme machiavélique nommé Erik hante le théâtre.
Certains affirment avoir vu le visage déformé de cet individu qui ne semblerait pas être humain.
Peu après, les directeurs de l’Opéra se voient réclamer 20 000 francs par mois de la part d’un certain ‘ Fantôme de l’Opéra ‘ qui exige aussi que la loge numéro 5 lui soit réservée.
Dans les coulisses de l’opéra, le vicomte Raoul De Chagny est épris de Christine, une jeune chanteuse lyrique.
Mais il ne supporte pas de l’entendre parler avec un autre mystérieux prétendant, à la voix lugubre, fantomatique…

Après le succès L’Enfer de Dante, Don Quichotte de Cervantès mais aussi Boris Vian et Balzac, Paul et Gaëtan Brizzi s’attaquent de nouveau à un classique de la littérature.

Le Fantôme de l’opéra nous mène dans le Paris de 1890. Le Paris du XIXe, le cadre de l’opéra Garnier et cette histoire fantastique créent une bande dessinée délicieuse, où s’enchaînent les morceaux de bravoure graphiques.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le fantôme de l’opéra »

Les frères Paul et Gaëtan Brizzi offrent une adaptation magistrale du célèbre roman de Gaston Leroux, Le Fantôme de l’Opéra. Publiée chez Futuropolis, cette bande dessinée plonge le lecteur dans le Paris de 1890, au cœur de l’opéra Garnier, avec un récit mêlant mystère, romance et tragédie.

Les auteurs réussissent à capturer les thèmes centraux du roman : l’amour impossible, le rejet social et la quête d’identité. Le personnage du Fantôme, Erik, est dépeint avec une profondeur psychologique remarquable. Son obsession pour Christine Daaé et son isolement dans les souterrains de l’opéra Garnier incarnent une tragédie humaine poignante. L’intrigue est resserrée autour du triangle amoureux entre Erik, Christine et Raoul, ce qui permet une narration fluide et percutante tout en respectant l’essence du roman.

extrait bd Le fantôme de l'opéra

Le style visuel des frères Brizzi est un véritable chef-d’œuvre. Le choix du noir et blanc, avec des traits au fusain et au graphite, évoque l’esthétique des films expressionnistes allemands et du cinéma muet. Les pleines pages détaillées contrastent avec des cadrages minimalistes qui mettent en lumière les émotions des personnages. Les jeux d’ombres et de lumière renforcent l’atmosphère sombre et mystérieuse de l’opéra Garnier, tout en magnifiant les décors majestueux et les scènes intimes.

Cette bande dessinée est une réussite tant sur le plan narratif que graphique. Les frères Brizzi allient fidélité à l’œuvre originale et parti-pris artistiques audacieux pour offrir une expérience immersive. Elle séduira les amateurs de littérature classique et les passionnés d’art graphique. Un incontournable pour ceux qui souhaitent redécouvrir ce chef-d’œuvre sous un nouvel angle.


Gagner la guerre – Livre 5 – Retour en grâce

Album publié en 2025 aux éditions Le Lombard.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Jean-Philippe Jaworski publié le 5 mars 2009.

couverture bd Gagner la guerre - Livre 5 - Retour en grâce

L’exil de Benvenuto touche à sa fin. Il le sait : il est temps regagner Ciudalia.

Ce qu’il ignore, en revanche, c’est l’accueil qui lui sera réservé. Il a quelques raisons de se méfier, tant il a semé de cadavres. Entre ses fantômes qui le hantent et les mercenaires engagés par leurs survivants avides de vengeance, c’est une route longue et difficile qui l’attend…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Gagner la guerre – Livre 5 – Retour en grâce »

Frédéric Genêt achève brillamment son adaptation de sept ans du chef-d’œuvre de Jean-Philippe Jaworski avec ce cinquième et ultime tome : Retour en grâce. Publié le 28 février 2025, cet album de 72 pages clôt dignement l’épopée de Benvenuto Gesufal, l’assassin le plus redoutable de la République de Ciudalia.

Ce tome final explore les thèmes de la rédemption et du retour aux sources. Benvenuto, contraint à l’exil, entreprend un périlleux voyage de retour vers sa cité natale, hanté par ses fantômes et traqué par les survivants de ses victimes. Frédéric Genêt parvient à distiller l’essence des machinations politiques chères à Jean-Philippe Jaworski, tout en préservant la complexité psychologique d’un antihéros qui « a semé du cadavres ». 

Le trait de Frédéric Genêt, enrichi par les couleurs d’Hugo Poupelin, atteint ici sa pleine maturité. L’artiste excelle dans la représentation de l’univers inspiré de la Renaissance italienne, créant des décors somptueux qui servent parfaitement l’atmosphère machiavélique du récit. Chaque planche témoigne d’un graphisme « impeccable ».

Cette adaptation flamboyante constitue un modèle du genre, prouvant qu’il est possible d’honorer un roman culte tout en créant une œuvre autonome. Retour en grâce s’adresse tant aux passionnés du roman original qu’aux passionnés de bande dessinée exigeante.


Gagner la guerre – Livre 4 – La Marche franche

Album publié en 2022 aux éditions Le Lombard.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Jean-Philippe Jaworski publié le 5 mars 2009.

couverture bd Gagner la guerre - Livre 4 - La Marche franche

Il y a bien longtemps, il a été un enfant. Et l’élève du plus grand artiste de Ciudalia. Il présentait des dispositions évidentes pour la peinture mais Benvenuto Gesufal a fait d’autres choix.

Il a fait du meurtre son Art et, aujourd’hui, il n’est plus qu’un détail de la grande toile des choses. Un détail que beaucoup souhaitent effacer car il sait trop de choses, a fait couler trop de sang.

À présent traqué de toutes parts, dans le monde physique et mental, Benvenuto a-t-il encore une chance de s’en sortir… ?


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Gagner la guerre – Livre 4 – La Marche franche »

Avec Gagner la guerre – Livre 4 : La Marche franche, Jean-Philippe Jaworski et Frédéric Genêt livrent une adaptation magistrale du roman culte. Ce quatrième volet, centré sur l’exil de Benvenuto Gesufal, plonge le lecteur dans un récit mêlant tension, magie et intrigues politiques.
Loin de sa zone de confort, l’anti-héros se retrouve accompagné par Sassamos, un sorcier énigmatique, dans une fuite où chaque pas semble dissimuler un piège. Les dialogues ciselés et les joutes verbales entre les deux personnages enrichissent une narration déjà dense et captivante.

extrait bd Gagner la guerre - Livre 4 - La Marche franche

Visuellement, le travail de Frédéric Genêt atteint des sommets. Son trait incisif donne vie à des scènes d’une intensité dramatique saisissante, tandis que son utilisation des perspectives audacieuses et des mouvements fluides confère une dynamique remarquable aux planches. La violence crue et les paysages traversés sont magnifiquement rendus, renforçant l’immersion dans cet univers inspiré de la Renaissance italienne.

Ce tome ne se contente pas d’être un simple épisode de transition : il approfondit la complexité de Benvenuto, un personnage aussi charismatique que moralement ambigu. Entre trahisons et survie, ce chapitre explore avec brio les thèmes du pouvoir et des conséquences des choix individuels. Avec une mise en scène soignée et une narration fidèle à l’esprit du roman, La Marche franche s’impose comme un incontournable de la bande dessinée.


Gagner la guerre – Livre 3 – La Mère patrie

Album publié en 2021 aux éditions Le Lombard.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Jean-Philippe Jaworski publié le 5 mars 2009.

couverture bd Gagner la guerre - Livre 3 - La Mère patrie

Benvenuto est sorti des geôles ressiniennes et il est accueilli en héros à son retour au pays. Profitant de sa convalescence, il observe à distance les complots menés par son maître, le machiavélique Podestat.

En surface, le calme semble être revenu à Ciudalia. Mais la tempête approche, Benvenuto le pressent. Bientôt, seuls ses instincts d’assassin pourront lui sauver sa vie.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Gagner la guerre – Livre 3 – La Mère patrie »

Avec Gagner la guerre – Livre 3 : La Mère patrie, Jean-Philippe Jaworski et Frédéric Genêt livrent une adaptation captivante et dense du célèbre roman.
Ce troisième opus plonge le lecteur dans l’univers sombre et complexe de Ciudalia, où intrigues politiques, manipulations et trahisons se mêlent à la survie chaotique de Benvenuto Gesufal. Le scénario, fidèle à l’œuvre originale, brille par sa richesse et son intensité, explorant les dilemmes moraux et les choix impulsifs du protagoniste tout en dévoilant des pans de son passé.

extrait bd Gagner la guerre - Livre 3 - La Mère patrie

Le dessin de Frédéric Genêt reste efficace. Les cadrages immersifs et les expressions marquées des personnages renforcent l’atmosphère oppressante de cette cité où chaque regard cache un complot. La mise en couleurs, réalisée avec Annelise Sauvêtre, sublime cet univers en apportant une profondeur visuelle notable. 

Ce tome se distingue également par son humour mordant et la gouaille inimitable de Benvenuto, qui apportent une légèreté bienvenue au milieu des intrigues tortueuses. Les dialogues ciselés et le rythme soutenu maintiennent le lecteur en haleine jusqu’au cliffhanger final.

La Mère patrie est une œuvre ambitieuse qui conjugue fidélité au roman et singularité graphique. Une lecture incontournable.


Gagner la guerre – Livre 2 – Le Royaume de Ressine

Album publié en 2019 aux éditions Le Lombard.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Jean-Philippe Jaworski publié le 5 mars 2009.

couverture bd Gagner la guerre - Livre 2 - Le Royaume de Ressine

Benvenuto est un tueur à gages, sans doute le meilleur de toute la république de Ciudalia. Il est à présent au service du machiavélique podestat Ducatore.
C’est pour le compte de ce dernier que Benvenuto a embarqué avec la flotte ciudalienne.

La guerre avec l’empire de Ressine fait rage et Benvenuto doit mettre ses armes au service de la république. A moins qu’il n’ait une autre mission, bien moins avouable…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Gagner la guerre – Livre 2 – Le Royaume de Ressine »

Avec Gagner la guerre – Livre 2 : Le Royaume de Ressine, Jean-Philippe Jaworski et Frédéric Genêt poursuivent leur ambitieuse adaptation en bande dessinée de l’univers dense et machiavélique de Ciudalia. Ce deuxième tome, qui plonge dans les premières pages du roman éponyme, se distingue par une mise en scène visuelle soignée et une narration resserrée, offrant une expérience à la fois immersive et accessible.

extrait bd Gagner la guerre - Livre 2 - Le Royaume de Ressine

Frédéric Genêt excelle dans son art graphique, avec des dessins précis et des couleurs lumineuses qui traduisent à merveille l’ambiance méditerranéenne des décors. Les teintes claires et ensoleillées contrastent avec l’obscurité morale des intrigues politiques. Si les scènes maritimes manquent parfois de grandeur épique, les gros plans sur les personnages renforcent l’intensité émotionnelle et le caractère intimiste de certaines séquences clés.

Narrativement, ce tome réussit à clarifier la chronologie complexe du roman tout en ajoutant des scènes inédites qui approfondissent les enjeux politiques et personnels. Les choix d’adaptation permettent une lecture fluide sans trahir l’esprit de l’œuvre originale. Les moments de tension sont habilement rendus, même si l’humour gouailleur de Benvenuto Gesufal est légèrement atténué par rapport au livre.

Le Royaume de Ressine est une réussite visuelle et narrative qui ravira aussi bien les fans du roman que les amateurs de BD exigeantes. Ce second volet confirme le potentiel de cette adaptation à capturer l’essence d’un univers complexe tout en le rendant accessible à un nouveau public.


Gagner la guerre – Livre 1 – Ciudalia

Album publié en 2018 aux éditions Le Lombard.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Jean-Philippe Jaworski publié le 5 mars 2009.

couverture bd Gagner la guerre - Livre 1 - Ciudalia

Benvenuto est un tueur à gages, sans doute le meilleur de toute la République de Ciudalia. Sa nouvelle mission – expédier un noble venu s’encanailler dans les bas-fonds – a tout d’une sinécure.

Mais le client va se révéler beaucoup plus coriace que prévu. Et voilà Benvenuto plongé au cœur d’un complot trop vaste pour lui…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Gagner la guerre – Livre 1 – Ciudalia »

Frédéric Genêt nous plonge avec talent dans l’univers sombre et intrigant de Gagner la guerre, tome 1 : Ciudalia, adapté de la nouvelle Mauvaise Donne de Jean-Philippe Jaworski. Ce premier opus, véritable invitation à une Renaissance réimaginée, fascine par l’audace de son scénario et la densité de son intrigue.

La figure centrale, Benvenuto Gesufal, séduit immédiatement par son ambivalence. Tour à tour cynique, rusé et profondément humain, ce personnage nous entraîne dans les ruelles tortueuses de Ciudalia, théâtre de complots, de trahisons et de luttes de pouvoir. Frédéric Genêt parvient, grâce à un trait précis et des compositions dynamiques, à capturer l’atmosphère unique de cet univers à la fois brutal et raffiné.

extrait bd Gagner la guerre - Livre 1 - Ciudalia

La BD brille également par la richesse de ses détails graphiques. L’évocation de Ciudalia, entre ses quartiers mal famés et ses splendeurs architecturales, rappelle les grandes cités italiennes de la Renaissance, offrant un décor à la hauteur de cette intrigue politique et criminelle.

Si l’album est une adaptation, il ne se contente pas de traduire le roman original en cases de BD. Frédéric Genêt lui insuffle une profondeur visuelle qui en fait une création à part entière. Ce premier tome, à la fois accessible et ambitieux, promet une série remarquable pour les amateurs de fantasy et de récits historiques. Une véritable réussite, dont on attend avec impatience la suite.