D’après l’œuvre de Boris Vian publiée en janvier 1953.
Un psychiatre souffre d’un tel vide existentiel qu’il cherche désespérément quelqu’un à psychanalyser afin de procéder à une identification totale ; une mère névrosée ne pardonne pas à son mari les douleurs de l’enfantement ; un prêtre adepte du spectaculaire prône que la religion restera à jamais un luxe… Voilà un coin de campagne où les uns et les autres présentent de bien curieuses réactions.
La bd « L’Arrache-cœur » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Arrache-cœur »
L’adaptation en bande dessinée de L’Arrache-cœur par Jean-David Morvan et Maxime Péroz réussit un défi de taille : transposer l’univers poétique et troublant de Boris Vian dans des case BD tout en respectant la profondeur du texte d’origine. Dès les premières pages, nous sommes immergés dans un monde où absurdité et humanité se côtoient, où les dialogues incisifs prennent vie avec une précision remarquable.
Le trait de Maxime Péroz, à la fois vif et délicat, accompagne parfaitement l’étrangeté des situations décrites. Les personnages, expressifs et singuliers, donnent un visage tangible aux émotions complexes du roman. On ne peut qu’être saisi par certaines scènes visuelles marquantes qui illustre avec force la tension entre grotesque et beauté.
La narration légèrement linéaire permet d’offrir une lecture accessible sans diluer la richesse des thématiques abordées, telles que la maternité, la liberté et l’absurde de l’existence. La collaboration entre Jean-David Morvan et Maxime Péroz aboutit à une œuvre profondément respectueuse du roman original.
Cette bande dessinée ne se contente pas d’adapter le roman : elle permet de le redécouvrir sous un angle nouveau et captivant. Une réussite.
Bande dessinée publiée en 2024 aux éditions Albin Michel.
Résumé éditeur
D’après le roman d’ Éric-Emmanuel Schmitt publié le 4 novembre 2002.
Sur sa terrasse, une douce soirée d’été, Mamie-Rose relit les lettres qu’Oscar a écrites à Dieu.
Elle sourit en pensant à ce petit garçon dont elle fut si proche.
« Bonsoir, Mamie-Rose ».
La vieille dame relève la tête : « Oscar ? C’est amusant… Je songeais justement à toi. »
Mamie-Rose vit et échange avec ses souvenirs, plus vivants que jamais. La tendresse entre ces deux-là est infinie, l’un exprimant toute sa colère face à l’injustice de la maladie, l’autre camouflant ses sentiments sous sa brusquerie d’ancienne catcheuse. Bouleversant.
La bd « Oscar et la Dame Rose » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Oscar et la Dame Rose »
L’adaptation en bande dessinée d’Oscar et la Dame Rose par Vincent Zabus et Valérie Vernay est une œuvre profondément émouvante et visuellement captivante. Fidèle au roman d’Éric-Emmanuel Schmitt, elle réussit à transposer avec brio la tendresse et la gravité de cette histoire universelle.
Le récit, centré sur la relation entre Oscar, un enfant atteint de leucémie, et Mamie-Rose, une ancienne catcheuse au franc-parler, explore des thèmes délicats comme la maladie, la mort et l’acceptation. Vincent Zabus enrichit l’histoire originale en intégrant des dialogues percutants et des interactions inédites entre Oscar et Mamie-Rose, qui revisitent ensemble les souvenirs laissés par les lettres du garçon. Ce choix narratif donne une nouvelle dimension au texte tout en respectant son essence.
Graphiquement, Valérie Vernay apporte une douceur réconfortante grâce à son trait rond et ses couleurs chaleureuses. Chaque planche traduit avec finesse les émotions des personnages, oscillant entre légèreté et gravité. Les décors, parfois oniriques, renforcent l’intemporalité de cette histoire et invitent le lecteur à naviguer entre rêve et réalité.
Cette bande dessinée trouve un équilibre subtil entre humour, tendresse et réflexion existentielle. Elle ne se contente pas de reproduire le roman : elle en devient un complément poétique et accessible à un large public. Une adaptation bouleversante qui saura toucher le cœur des lecteurs, qu’ils soient familiers ou non avec l’œuvre originale.
Bande dessinée publiée en 2013 aux éditions Gallimard.
Résumé éditeur
Adapté du roman de Francis Scott Fitzgerald publié en 1925.
Dans la Chine des années 2000, Nick Carraway, petit architecte, s’installe à Shanghaï.
Non loin de lui vivent Tom et Daisy Buchanan, la cousine de Nick, ainsi qu’un jeune millionnaire, Jay Gatsby. Sa villa luxueuse est le théâtre de fêtes somptueuses où se côtoient le pire et le meilleur de la société chinoise.
Invité à son tour, Nick devient l’ami et le confident de Gatsby.
Il apprend que derrière ces fastes se cachent un passé trouble mais surtout le désir impérieux de reconquérir Daisy, perdue quelques années auparavant.
Entre ces personnages, l’étau se resserre jusqu’à l’inexorable et tragique dénouement.
La bd « Gatsby le magnifique » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Gatsby le magnifique »
Benjamin Bachelier, en collaboration avec Stéphane Melchior, offre une réinterprétation graphique captivante du classique de Fitzgerald, transposant habilement l’histoire dans le Shanghai moderne. Cette adaptation conserve la profondeur thématique de l’original tout en y apportant une nouvelle perspective culturelle.
L’intrigue suit Nick Carraway, un architecte plongé dans l’opulence et les mystères entourant Jay Gatsby. Bachelier réussit à capturer l’essence des personnages et des événements, tout en rendant hommage aux thèmes de l’illusion, du rêve américain et de la désillusion amoureuse. Le décor de Shanghai ajoute une touche d’exotisme et de modernité qui revitalise le récit.
Les illustrations sont le point fort de cette bande dessinée, avec des couleurs riches et des détails minutieux qui plongent le lecteur dans l’ambiance festive et mélancolique des soirées de Gatsby.
« Gatsby le magnifique » de Bachelier est une œuvre visuellement éblouissante et thématiquement riche, offrant une nouvelle vie au chef-d’œuvre de Fitzgerald tout en respectant son héritage littéraire.
Une lecture incontournable pour les amateurs de bandes dessinées et les admirateurs du roman original.
Bande dessinée publiée en 2025 aux éditions Impressions Nouvelles.
Résumé éditeur
D’après l’œuvre « Bubbelee » de PascalQuignard publié en 2018.
Bubbelee, des oiseaux dans le ciel d’un théâtre est une œuvre singulière, née d’une rencontre marquante entre l’artiste graphique Cécile Wagner et l’auteur Pascal Quignard en janvier 2021. Fruit de trois années de création, ce livre transcende les frontières entre la littérature, le roman graphique et le spectacle vivant, pour offrir une expérience artistique unique.
Le récit ne se contente pas d’adapter le texte de Pascal Quignard, paru en 2018 aux éditions Galilée. Il en prolonge l’essence, en explorant des thématiques universelles et intemporelles : l’intrusion du sauvage dans l’espace clos du théâtre, la rencontre entre l’écriture et l’image, et l’harmonie entre l’art graphique et les récits littéraires.
S’inspirant des réflexions de Pascal Quignard sur le théâtre et les oiseaux, l’auteur du roman graphique mêle également sa propre passion pour la danse butô japonaise, née dans les années 1950, et pour Hijikata Tatsumi, figure majeure de cette avant-garde. Ce dernier avait d’ailleurs fait l’objet d’un précédent ouvrage primé, Frapper le sol.
La bd « Des oiseaux dans le ciel d’un théâtre » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Des oiseaux dans le ciel d’un théâtre »
Avec Des oiseaux dans le ciel d’un théâtre, Céline Wagner livre une œuvre singulière qui transcende les frontières entre bande dessinée, poésie et art visuel. Ce roman graphique, inspiré par la danse butô et l’avant-garde japonaise, explore la collision entre nature et scène, sauvage et domestiqué, dans une narration profondément introspective.
L’œuvre interroge les interactions entre l’humain et le vivant, tout en plongeant dans des réflexions sur la théâtralité de l’existence. Wagner mêle habilement des éléments littéraires à une narration graphique fluide, créant un récit immersif où chaque page devient une scène à part entière.
Visuellement, Wagner s’impose comme une artiste complète. Son usage du pinceau donne à chaque case l’apparence d’une toile vivante. Les dessins automatiques et les textures évoquent l’esprit du graffiti ou des estampes japonaises, renforçant l’atmosphère onirique de l’œuvre.
Des oiseaux dans le ciel d’un théâtre est plus qu’une bande dessinée : c’est une expérience sensorielle et intellectuelle. Les amateurs d’art graphique, de poésie visuelle trouveront dans cet ouvrage un véritable bijou.
Bande dessinée publiée en 2025 aux éditions du Sous-Sol.
Résumé éditeur
D’après les nouvelles de Maria Enriquez publié le 12 janvier 2017.
“Mariana Enriquez, originaire d’Argentine, est pour moi l’écrivaine la plus intéressante actuellement : fantastique, gothique, étrange, incroyable.”Virginie Despentes
C’est la nuit, une voiture est à l’arrêt, un bidon d’essence gît non loin. Soudain, le véhicule prend feu, mais la femme au volant reste imperturbable. Sur le siège passager, un livre : Ce que nous avons perdu dans le feu.
Ainsi commence la superbe adaptation graphique de quatre nouvelles de Mariana Enriquez par le très talentueux Lucas Nine. Le réalisme envoûtant du dessinateur nous plonge dans une Buenos Aires inquiétante et mystérieuse, hantée de silhouettes fantasmagoriques, où les légendes urbaines se mêlent aux croyances populaires. Les junkies errent dans les quartiers malfamés, des corps d’enfants mutilés surgissent dans les patios, il est question d’un serial killer, d’une femme qui souffre et qu’on prend pour folle, des eaux noires d’un fleuve où la mort semble tapie…
D’une histoire à l’autre, comme un fil rouge sang, ces flammes qui dévorent une voiture et sa conductrice. Ou serait-ce le Mal qui ronge la ville condamnée à l’horreur et la violence ?
La bd « Ce que nous avons perdu dans le feu » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Ce que nous avons perdu dans le feu »
Avec Ce que nous avons perdu dans le feu, Lucas Nine livre une adaptation graphique magistrale des nouvelles de Mariana Enriquez, transposant avec brio l’univers sombre et fascinant de l’autrice argentine. Ce roman graphique, publié en 2025, explore les méandres d’une Buenos Aires à la fois réaliste et fantasmée, où le quotidien se mêle à l’effroi et au surnaturel.
Le trait de Lucas Nine, à la fois précis et évocateur, sublime les récits de Mariana Enriquez. Son utilisation subtile des couleurs, oscillant entre tons ternes et éclats saisissants, amplifie l’atmosphère oppressante et mélancolique des histoires. Chaque planche semble vibrer d’une tension palpable, où les silhouettes fantomatiques surgissent des ombres pour hanter le lecteur. Les thèmes abordés – la violence, la marginalité, les traumatismes collectifs – trouvent un écho visuel puissant dans ce travail graphique qui ne craint ni l’ambiguïté ni la noirceur.
L’adaptation se concentre sur quatre nouvelles emblématiques du recueil original, tissant un fil rouge autour de la destruction et de la résilience. Les flammes, omniprésentes, deviennent un symbole à la fois littéral et métaphorique : elles consument les corps et les âmes tout en révélant une vérité brutale sur une société marquée par ses blessures historiques.
En mêlant réalisme social et fantastique avec une telle maîtrise, Lucas Nine confirme son talent unique. Ce que nous avons perdu dans le feu est une œuvre à la croisée des genres, où l’horreur côtoie la poésie visuelle. Une lecture incontournable.
Bande dessinée publiée en 2023 aux éditions Philéas.
Résumé éditeur
D’après le roman de Yasmina Khadra publié le 17 aout 2006.
Le récit se déroule durant l’occupation de l’Irak par les troupes américaines : massacres, humiliations, tortures morales et physiques…
Un jeune Bédouin, habitant le village de Kafr Karam, vit paisiblement avec ses parents. Quand les GI investissent leur modeste maison et malmènent le patriarche devant sa famille, plus que le sang qu’il a déjà vu couler à plusieurs reprises, c’est l’humiliation de son propre père qui va faire basculer la vie du fils de cette famille.
Le jeune Bédouin va alors se métamorphoser en un prétendant au suicide terroriste.
Le récit décrypte pas à pas la démarche de manipulation mentale des leaders des organisations terroristes, depuis l’instant où ils ont repéré un candidat potentiel, affaibli par les circonstances de la vie, jusqu’au moment où ils le sentent prêt à franchir le pas.
Après » Les Déracinés « , Winoc renoue avec un graphisme précis, documenté, pour donner à ses personnages le degré de réalisme nécessaire à l’empathie sans tomber dans la description photographique, trouvant le juste équilibre grâce –; notamment –; à sa palette colorée qui laisse la part belle au lumières orientales.
La bd « Les sirènes de Bagdad » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les sirènes de Bagdad »
« Les sirènes de Bagdad« , adapté par Winoc, est une bande dessinée poignante qui plonge le lecteur dans le chaos de l’occupation américaine en Irak.
Fidèle au roman de Yasmina Khadra, elle dépeint la transformation d’un jeune Bédouin en kamikaze, explorant les ravages psychologiques de la guerre.
Les illustrations de Winoc, sombres et évocatrices, capturent brillamment l’intensité émotionnelle et la dureté des situations.
Le scénario humanise les protagonistes, les présentant comme des victimes des circonstances, plutôt que des fanatiques irrationnels, offrant une réflexion nuancée sur la radicalisation.
Cette adaptation réussit à rendre hommage à l’œuvre originale tout en apportant une dimension visuelle percutante.
Elle interpelle le lecteur sur les dilemmes moraux et les désespoirs qui conduisent à la haine, faisant de « Les sirènes de Bagdad » une œuvre essentielle pour comprendre les complexités du conflit irakien.
Adaptation du roman d’Olivia Ruiz parue le 3 juin 2020, Editions JC Lattès.
“Enfin, après tant d’années d’impatience domptée, je vais connaître le secret que renfermaient ces dix tiroirs. Ma grand-mère les nommait ses renferme-mémoire.”
À la mort de sa grand-mère, une jeune femme hérite de l’intrigante commode qui a nourri tous ses fantasmes de petite fille. Le temps d’une nuit, elle va ouvrir ses dix tiroirs et dérouler le fil de la vie de Rita, son Abuela, dévoilant les secrets qui ont scellé le destin de quatre générations de femmes indomptables, entre Espagne et France, de la dictature franquiste à nos jours.
D’après le brillant premier roman d’Olivia Ruiz, cet album porte une fresque flamboyante sur l’exil qui a déjà conquis des centaines de milliers de lecteurs.
La bd « La Commode aux tiroirs de couleurs » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Commode aux tiroirs de couleurs »
« La Commode aux tiroirs de couleurs » est une œuvre qui fusionne habilement mémoire familiale et drame historique.
Adaptée du roman d’Olivia Ruiz, cette bande dessinée, scénarisée par Véronique Grisseaux et illustrée par Winoc et Amélie Causse, transporte le lecteur dans un voyage émotionnel à travers les vies entrelacées de plusieurs générations de femmes espagnoles.
À travers les tiroirs d’une mystérieuse commode, l’héroïne découvre des fragments du passé, des objets qui, chacun, raconte une histoire. Ces récits sont autant de fenêtres ouvertes sur les tourments du XXe siècle, marqués par l’exil et les blessures laissées par la dictature franquiste. Le format graphique parvient à capter l’intensité des émotions grâce à des illustrations délicates, magnifiées par des couleurs qui évoquent la chaleur et la nostalgie.
On pourrait regretter un traitement un peu trop superficiel du contexte historique, qui est abordé par petites touches sans être pleinement exploré. Malgré cela, l’œuvre séduit par son humanité, offrant un regard tendre et empathique sur les drames personnels et collectifs qui ont façonné ces femmes.
« La Commode aux tiroirs de couleurs » est une réussite qui, sans être parfaite, émeut profondément.
Albums publiés en 2014 aux éditions Ecole Des Loisirs.
Résumé éditeur
L’adaptation du célèbre conte de Charles Dickens publiée le 19 décembre 1843.
Londres, un 24 décembre 18…
Toute la ville s’apprête à fêter Noël… sauf Ebenezer Scrooge, un prêteur sur gages connu pour son avarice et son coeur de pierre.
Le vieil homme tyrannise Bob, son employé, méprise son neveu et ignore la misère qui l’environne. Mais pour Scrooge, cette nuit de Noël ne ressemblera à aucune autre. Le fantôme de Marley, son ancien associé mort sept ans plus tôt, vient le visiter.
Condamné à errer jusqu’à la fin des temps pour expier son avarice et sa dureté de coeur, Marley le prévient : « Si tu continues comme ça, Ebenezer, c’est aussi l’enfer qui t’attend ! »
Scrooge et le fantôme de Marley vont alors passer cette nuit de Noël à errer dans la ville, ils vont se replonger dans le passé d’Ebenezer et se projeter dans les années à venir. Effaré, Scrooge réalise que, s’il n’aime personne, personne ne l’aime non plus et que nul ne le regrettera. À son réveil, Scrooge ne sait plus s’il a ou non rêvé. Ce qu’il sait en revanche, c’est qu’il doit changer de vie ! Et vite !
La bd « Scrooge, Un chant de Noël » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Scrooge, Un chant de Noël »
« Scrooge, Un chant de Noël« , adapté par Rodolphe et magnifiquement illustré par Estelle Meyrand, s’inscrit dans la lignée des réinterprétations contemporaines du célèbre conte de Dickens. Loin d’être une simple transposition, cette bande dessinée capte l’attention par son ambiance visuelle saisissante et son récit poignant, fidèle aux valeurs morales intemporelles que véhicule l’œuvre originale.
Rodolphe réussit avec brio à rendre accessible aux jeunes lecteurs l’histoire du vieil usurier aigri, Ebenezer Scrooge, qui, la veille de Noël, se retrouve confronté à ses fautes passées, présentes et futures, grâce aux interventions de spectres inquiétants. Le scénario, tout en respectant la structure narrative de Dickens, adopte un rythme adapté à un public moderne, où chaque planche participe à l’évolution psychologique du personnage principal.
Les illustrations d’Estelle Meyrand apportent une touche de poésie et de mystère, renforçant le contraste entre la froideur du monde de Scrooge et la chaleur que ce dernier découvre au fil du récit. Les choix esthétiques, tels que l’usage de couleurs douces et de textures riches, contribuent à ancrer l’histoire dans une atmosphère à la fois onirique et nostalgique.
Cette bande dessinée est un petit bijou, aussi esthétique que moralement enrichissant, qui résonnera longtemps après la dernière page tournée.
Adapté du roman de Yasmina Khadra publié le 20 juillet 2005.
Au cœur du conflit israélo-palestinien.
Amine Jaafari, arabe et israélien, est un chirurgien reconnu à Tel Aviv où il vit avec son épouse.
Un jour, après un attentat meurtrier, la police israélienne l’informe que la kamikaze est… sa femme.
Brisé par cette révélation, Amine décide d’aller à la rencontre de ceux qui l’ont poussée à commettre le pire.
À la recherche de la vérité, il va devoir se confronter à une réalité qu’il a refusée de voir, lui, l’Arabe si bien intégré du bon côté du mur.
Loïc Dauvillier et Glen Chapron signaient en 2012 une adaptation vibrante du roman de Yasmina Khadra, vendu à plus d’un million d’exemplaires en France et traduit dans plus de 20 pays.
Dix ans plus tard, cette tragédie au cœur du conflit israélo-palestinien reste malheureusement aussi pertinente et utile à la réflexion et aux mémoires. Évitant l’écueil des jugements de valeur, l’œuvre suscite plus de questions qu’elle ne donne de réponses et confronte le lecteur avec la douleur de chaque camp…
La bd « L’Attentat » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Attentat »
« L’attentat« , une œuvre poignante de Loïc Dauvillier et Glen Chapron, transpose brillamment le roman de Yasmina Khadra en bande dessinée.
Ce récit puissant suit Amine Jaafari, un chirurgien arabe israélien dont la vie bascule lorsque sa femme est identifiée comme kamikaze. Ce bouleversement personnel entraîne le lecteur dans une quête déchirante de vérité et de compréhension.
Dauvillier parvient à capter l’essence du roman de Khadra, en mettant en lumière les dilemmes moraux et les tragédies humaines au cœur du conflit israélo-palestinien.
Les illustrations de Chapron, avec leur style à la fois sobre et expressif, renforcent l’impact émotionnel de l’histoire, offrant une dimension visuelle qui accentue la profondeur du récit.
On ne peut que saluer la fidélité de l’adaptation et la manière dont elle aborde des thèmes complexes tels que le terrorisme, l’identité et le deuil sans tomber dans le manichéisme. Cette bande dessinée est non seulement une adaptation réussie, mais aussi une œuvre autonome puissante, invitant le lecteur à une réflexion profonde sur les conséquences personnelles de la violence et du conflit.
« L’attentat » est une lecture incontournable pour ceux qui cherchent à comprendre les réalités humaines derrière les événements tragiques. Cette bande dessinée démontre avec brio le potentiel de la BD pour traiter des sujets sérieux et émouvants.
Bande dessinée publiée en 2023 aux éditions Rue de Sèvres.
Résumé éditeur
D’après le roman d’ Edouard Cortés publié le 21 octobre 2020.
Comment retrouver de l’air quand le quotidien et son rythme infernal nous étouffe ? Edouard Cortès a choisi, pour se libérer du « monde d’en bas », d’aller vers celui « du haut » : au bord du gouffre, il va quitter femme et enfants pendant plusieurs mois pour vivre dans une cabane de sa propre construction, nichée dans un arbre en pleine forêt. Loin des réseaux sociaux et du tumulte de la société, il trouve une échappatoire dans le silence et la contemplation solitaire, et redécouvre des sensations essentielles au bien-être de chacun. Après avoir retranscrit son histoire en roman, il laisse à Dominique Mermoux le soin d’adapter avec justesse et sensibilité cet étonnant récit de vie.
La bd « Par la force des arbres » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Par la force des arbres »
L’adaptation en bande dessinée de Par la force des arbres par Dominique Mermoux, tirée du roman autobiographique d’Édouard Cortès, s’affirme comme une œuvre sensible et riche en enseignements. À travers le récit d’un homme qui se retire dans une cabane perchée sur un chêne pour se reconnecter à la nature et à lui-même, cet album explore des thématiques très contemporaines.
Un récit intime et universel
Édouard Cortès, écrasé par les contraintes administratives et les échecs de son activité d’éleveur, décide de fuir un monde qui l’a vidé de son sens et de sa vitalité. À six mètres du sol, au cœur d’un chêne choisi comme refuge, il entreprend un cheminement à la fois intérieur et environnemental.
Cet isolement temporaire ne représente pas un rejet des hommes, mais un besoin viscéral de se retrouver, de panser ses blessures et de redécouvrir la beauté simple mais puissante de la nature.
Le récit, profondément humain, dialogue avec les grandes questions écologiques et existentielles de notre époque : comment habiter le monde sans l’épuiser ? Comment se redécouvrir en harmonie avec son environnement ?
Une plongée dans la nature magnifiée
L’illustration de Dominique Mermoux est une véritable ode à la nature. Ses dessins, précis et délicats, exaltent la faune et la flore du Périgord noir, transformant chaque planche en une fresque vivante et immersive. La palette douce et lumineuse, proche de l’aquarelle, offre une lecture apaisante . Les pages muettes, où le visuel prend le pas sur le texte, traduisent avec poésie la symbiose entre l’homme et la forêt.
Un équilibre entre réflexion et émotion
Le récit, ponctué de réflexions sur le bonheur, la solitude, le lien familial et la préservation de la nature, échappe à l’écueil de la moralisation. Édouard ne cherche pas à imposer un modèle de vie, mais partage son expérience comme une parenthèse salvatrice dans un quotidien oppressant. Ses observations philosophiques – sur le cycle de l’eau, la résilience des arbres ou encore la vacuité des objets de consommation – invitent le lecteur à ralentir et à contempler le monde avec une attention renouvelée. Pourtant, cette retraite n’est pas idéalisée : elle reste ancrée dans la réalité, avec ses limites et ses paradoxes. Édouard reste un homme moderne, utilisant des outils contemporains et maintenant un lien ténu avec ses proches.
Un témoignage écologique et humain
Par la force des arbres est une méditation sur notre rapport à la nature et à nous-mêmes, une mise en garde contre les dérives de la société de consommation, et une exploration des voies possibles pour retrouver une vie pleine de sens. À la fois inspirant et apaisant, cet album parvient à toucher les lecteurs dans leur intimité tout en leur offrant une « bulle d’oxygène » bienvenue.
Dominique Mermoux et Édouard Cortès réussissent une adaptation fidèle du roman, où texte et image dialoguent avec harmonie. Une lecture à recommander à tous ceux en quête de sens, de nature et de sérénité.
Pour aller plus loin
Gérer le consentement aux cookies
Nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations relatives aux appareils. Nous le faisons pour améliorer l’expérience de navigation et pour afficher des publicités personnalisées. Consentir à ces technologies nous permettra de traiter des données telles que le comportement de navigation ou les ID uniques sur ce site. Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir un effet négatif sur certaines fonctonnalités et caractéristiques.
Fonctionnel
Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’utilisateur.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques.Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’utilisateurs afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.