Catégorie : Litterature en BD

L’Homme qui s’évada

Album publié en 2006 aux éditions Actes Sud.


Résumé éditeur

Adapté de l’œuvre de Albert Londres publiée en 1928.

couverture bd L'Homme qui s'évada

Quand le bagnard Dieudonné, condamné pour avoir connu la bande à Bonnot, s’évada de Cayenne, le grand reporter Albert Londres vint aussitôt lui prêter main forte.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Homme qui s’évada »

Laurent Maffre, en adaptant le récit d’Albert Londres, propose avec « L’Homme qui s’évada » une œuvre dense et marquante, tant par son sujet que par son traitement graphique.

Publiée en 2006, cette bande dessinée retrace l’histoire vraie d’Eugène Dieudonné, un anarchiste condamné injustement au bagne de Cayenne et son évasion audacieuse, soutenue par le journaliste Albert Londres.

Le talent de Maffre réside dans sa capacité à rester fidèle au récit original tout en insufflant une intensité dramatique palpable. On soulignera la rigueur documentaire de l’œuvre, qui parvient à rendre justice aux conditions inhumaines des bagnards tout en dénonçant les injustices sociales de l’époque.

Graphiquement, Maffre opte pour un style sobre mais expressif. Les visages des personnages, marqués par des traits épurés, ajoutent une dimension universelle aux souffrances décrites. Cette simplicité graphique permet de se concentrer sur le récit et les émotions qu’il suscite, même si certains lecteurs trouvent les portraits parfois trop caricaturaux.

Le scénario, découpé en plusieurs chapitres, suit un rythme soutenu, parfois un peu trop soutenu en raison de la fidélité au texte d’Albert Londres. Cependant, cette approche permet de plonger profondément dans l’histoire de Dieudonné et de ressentir la brutalité de son destin.

« L’Homme qui s’évada » est une œuvre essentielle pour ceux qui s’intéressent à l’histoire et aux luttes pour la justice. Maffre réussit à offrir une réflexion puissante sur la liberté et la dignité humaine.

Enfant de salaud

Album publié aux éditions Futuropolis en 2025.


Adapté du roman de Sorj Chalandon publié le 18 aout 2021.

couverture bd Enfant de salaud

Le narrateur, Sorj Chalandon lui-même, est journaliste. En mai 1987, il est envoyé par son journal à Lyon pour suivre le procès du nazi Klaus Barbie, accusé de crimes contre l’humanité.
Peu de temps avant que ne débute le procès, il se rend à Izieu : le 6 avril 1944, quarante-quatre enfants et sept adultes, tous Juifs, furent arrachés de leur maison par Klaus Barbie et ses chiens.
Ils furent conduits dans le camp d’internement de Drancy, puis déportés à Auschwitz-Birkenau.

Le narrateur aurait voulu que son père soit avec lui à Izieu, pour l’aider à comprendre. À comprendre ce qui avait poussé son père, en novembre 1942, à rejoindre les Allemands plutôt que les combattre. À comprendre pourquoi il était devenu un traître… À comprendre pourquoi lui, son fils, était un « enfant de salaud »…

Parallèlement au procès Barbie, le narrateur cherche intensément la vérité sur son père. Il récupère le dossier pénal de celui-ci, et se met à l’éplucher. Dès lors, ce n’est pas un procès qui s’ouvre, mais deux. L’un intime, l’autre universel…
« Enfant de salaud n’est pas la suite de Profession du père, mais son prolongement. C’est en quelque sorte le dénouement de toute une vie : celle de l’enfant devenu journaliste pour comprendre, pour chercher la vérité. Pour qu’on arrête de me mentir. »
Le sens de la narration graphique de Sébastien Gnaedig s’allie aux couleurs magnifiques d’Isabelle Merlet. Un récit poignant qui croise la grande et la petite histoire.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Enfant de salaud »

Adaptée du roman de Sorj Chalandon, la bande dessinée Enfant de salaud réalisée par Sébastien Gnaedig, avec les couleurs d’Isabelle Merlet, offre une lecture à la fois puissante et troublante. Cet ouvrage réussit de 176 pages explore la quête d’identité d’un fils face à un père au passé trouble, sur fond du procès historique de Klaus Barbie.

Sébastien Gnaedig fait preuve d’une remarquable maîtrise du scénario. Le récit, mêlant dialogues percutants et silences chargés d’émotion, capte sans détour les questionnements complexes d’un homme confronté à la part obscure de son héritage.

extrait bd Enfant de salaud

Le dessin, d’une précision émotive, rend chaque regard, chaque posture, profondément évocateur, amplifiant l’intensité dramatique de l’histoire.

La mise en couleurs par Isabelle Merlet transcende le récit. Par des teintes parfois douces, parfois oppressantes, elle insuffle une dimension visuelle qui ancre le lecteur dans l’atmosphère tourmentée des années d’après-guerre. Les couleurs évoquent une atmosphère mélancolique et chargée d’émotions, qui convient parfaitement à la gravité du sujet abordé.

Enfant de salaud est une réflexion sur la transmission, les mensonges et la rédemption. Une œuvre mémorable qui confirme que les récits de Sorj Chalandon trouvent dans le neuvième art un écrin à leur hauteur (déjà 6 romans adaptés en BD).

L’Île des oubliés

Album publié en 2021 aux éditions du Philéas.


Résumé éditeur

D’après le roman de Victoria Hislop publié en 2005.

couverture bd L'Île des oubliés

Grâce à une photographie léguée par sa mère, Alexis Fielding va découvrir le passé singulier de sa famille, une lignée de femmes et d’hommes dont le sort est lié à l’île de Spinalonga, colonie de lépreux à l’horizon de la côte de la Crète.

L’histoire se passe sur l’île de Spinalonga, tout proche du village de Plaka en Crète.
Alexis Fielding, une jeune femme de 25 ans profite d’un voyage en Crète pour se rendre là où sa mère, Sophia, est née et a grandi.

Elle rencontre Fotini, une amie de sa grand-mère qui lui raconte l’histoire tragique de sa famille. Sophia a toujours caché à sa fille le décès de sa propre grand-mère sur l’île de Spinalonga, alors colonie de lépreux ainsi que la raison de son exil loin de la Crète.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Île des oubliés »

Adaptée du best-seller de Victoria Hislop, « L’Île des oubliés » par Roger Seiter et Fred Vervisch est une œuvre poignante et visuellement saisissante.

Le récit suit Alexis, une jeune femme découvrant les secrets de sa famille sur l’île de Spinalonga, une ancienne léproserie en Crète. La bande dessinée capte parfaitement l’essence du roman, offrant une immersion dans une histoire émouvante de découverte et de réconciliation avec le passé.

extrait bd L'Île des oubliés

Roger Seiter excelle dans l’art de la condensation narrative, parvenant à restituer les intrigues complexes du roman en un format plus bref sans perdre en profondeur. Les dessins de Fred Vervisch, caractérisés par un encrage prononcé et des paysages aux formes géométriques, ajoutent une dimension visuelle qui enrichit l’atmosphère historique et émotionnelle de l’œuvre.

L’élégance visuelle et la fidélité au matériau source font de cette bande dessinée une adaptation réussie, conseillée tant aux amateurs du roman original qu’aux néophytes.

« L’Île des oubliés » est une exploration touchante du passé, servie par un duo créatif en parfaite harmonie. Une lecture indispensable pour tout passionné de bande dessinée historique.

Puzzle

Bande dessinée publiée en 2025 aux éditions Ankama.


D’après le roman de Franck Thilliez publié le 3 octobre 2013.

couverture bd Puzzle - D après le roman de Franck Thilliez

Ilan et Chloé, spécialistes des chasses au trésor, ont longtemps rêvé de participer à LA partie ultime : ce jeu mystérieux appelé Paranoïa.

Le jour venu, ils reçoivent enfin la règle N°1 : Quoi qu’il arrive, rien de ce que vous allez vivre n’est la réalité. Il s’agit d’un jeu. 
Suivie de la règle N° 2 : L’un d’entre vous va mourir. 
Quand les joueurs trouvent un premier cadavre, la distinction entre jeu et réalité devient de plus en plus difficile à établir. Paranoïa peut alors commencer…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Puzzle »

Adaptant avec brio le roman de Franck Thilliez, la bande dessinée « Puzzle », illustrée par Mig (Laurent David), se présente comme un tour de force visuel et narratif. (NB : Edition Originale publiée en décembre 2016)
Immergé dans l’univers troublant de « Paranoïa« , un jeu aux frontières du réel, le lecteur est dans une aventure où chaque page dévoile une nouvelle pièce d’un casse-tête psychologique angoissant.

Le récit, porté par le duo Ilan et Chloé, explore habilement les zones d’ombre de l’esprit humain. La tension ne faiblit jamais, alors que l’intrigue se déploie dans un asile abandonné, lieu propice à un crescendo d’inquiétudes. Si certains pourront deviner certains ressorts du dénouement, l’habileté avec laquelle l’auteur manipule les attentes du lecteur maintient l’intérêt jusqu’au bout.

extrait bd Puzzle - D après le roman de Franck Thilliez

Graphiquement, Mig excelle à insuffler une atmosphère oppressante grâce à une palette monochrome froide et subtile, dominée par des nuances bleutées. Ce choix de couleurs amplifie le malaise ambiant tout en sublimant l’étrangeté des décors.

« Puzzle » est une démonstration éloquente de l’alchimie entre littérature et bande dessinée. Offrant une plongée vertigineuse dans un univers captivant, cette adaptation saura séduire les amateurs de thrillers psychologiques et les esthètes en quête d’une œuvre à la fois intrigante et magistralement réalisée.

Moby Dick (Sienkiewicz)

Albums publiés en 2021 aux éditions Delcourt.


Résumé

L’adaptation du célèbre roman d’Herman Melville publié pour la première fois en 1851.

couverture bd Moby Dick (Sienkiewicz)

Tout le monde – ou presque – connaît l’histoire de Moby Dick par Herman Melville.

En revanche, lorsqu’un auteur de génie tel que Bill Sienkiewicz se penche sur une adaptation en BD de ce monument de la littérature, cela en fait une œuvre doublement exceptionnelle.

Attiré par la mer, Ismaël, le narrateur, décide de partir à la chasse à la baleine. Il embarque sur Le Pequod, commandé par le Capitaine Achab, obsédé par un cachalot blanc particulièrement féroce surnommé Moby Dick qui lui a arraché la jambe.

À travers le voyage « sans retour » de son personnage principal, Melville aborde des thèmes universels, le concept de classe et de statut social.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Moby Dick (Sienkiewicz) »

L’adaptation graphique de Moby Dick par Bill Sienkiewicz est un véritable tour de force artistique. En réinterprétant le chef-d’œuvre d’Herman Melville, Bill Sienkiewicz transcende les limites de la bande dessinée traditionnelle pour proposer une vision saisissante et audacieuse du combat acharné entre l’homme et la nature.

extrait bd Moby Dick (Sienkiewicz)

Les illustrations, mélange unique de peinture, de collages et de techniques expérimentales, plongent le lecteur dans un tourbillon visuel qui reflète avec brio la folie du capitaine Achab et la majesté insaisissable de la baleine blanche. Chaque page est une œuvre d’art à part entière, regorgeant de détails et d’émotions, capturant l’immensité de l’océan et l’intensité de la quête qui consume les personnages.

Le texte, fidèle à la prose riche et exigeante d’Herman Melville, s’intègre parfaitement aux illustrations. L’œuvre invite à une contemplation plus profonde, loin des conventions des récits graphiques linéaires.

Ce livre n’est pas qu’une adaptation : c’est une relecture immersive et puissante qui honore le livre original tout en affirmant l’audace créative de Bill Sienkiewicz.
Un must pour les passionnés de littérature et d’art, cette bande dessinée est une expérience mémorable qui ne manquera pas de marquer durablement ceux qui s’y aventurent.

Le Tour du monde en 80 jours, de Jules Verne – Intégrale

Album publié en 2013 aux éditions Delcourt.


Résumé éditeur

Adapté de l’œuvre de Jules Verne publiée le 22 décembre 1872.

couverture bd Le Tour du monde en 80 jours, de Jules Verne - Intégrale

Londres, 1872.

Le valet Passepartout entre au service du sévère et pointilleux Phileas Fogg. Ce dernier ayant parié qu’il ferait le tour du monde en quatre-vingts jours, ils embarquent tous les deux dès le lendemain pour un voyage semé d’embûches.

Mais ils ignorent qu’ils sont suivis par un détective opiniâtre. Gageons que ce dernier ne parviendra pas à stopper leur formidable course contre la montre.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Tour du monde en 80 jours, de Jules Verne – Intégrale »

Retrouvez les critiques via les liens des albums unitaires ci dessous.


Le Tour du monde en 80 jours, de Jules Verne – Volume 3

Album publié en 2013 aux éditions Delcourt.


Résumé éditeur

Adapté de l’œuvre de Jules Verne publiée le 22 décembre 1872.

Londres, 1872.

Le valet Passepartout entre au service du sévère et pointilleux Phileas Fogg. Ce dernier ayant parié avec ses amis qu’il ferait le tour du monde en quatre-vingts jours, ils embarquent tous les deux dès le lendemain pour un voyage semé d’embûches.

Mais ils ignorent qu’ils sont suivis par un détective opiniâtre, persuadé que Fogg est responsable d’un vol à la banque d’Angleterre…

Le Tour du monde en 80 jours est le roman le plus lu de Jules Verne. Mêlant récit de voyage et données techniques, il restitue tout l’intérêt de l’auteur pour la science et la révolution industrielle. Jules Verne a été l’un des premiers auteurs à réunir avec succès dans ses romans science-fiction, aventure et fantastique, au point d’être considéré aujourd’hui comme un visionnaire.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Tour du monde en 80 jours, de Jules Verne – Volume 3 »

La bande dessinée « Le Tour du monde en 80 jours, Volume 3 » de Loïc Dauvillier et Aude Soleilhac propose une adaptation audacieuse du chef-d’œuvre de Jules Verne. Ce troisième volume poursuit les aventures de Phileas Fogg et Passepartout, confrontés à de nouveaux obstacles en Asie, notamment à Yokohama.

On saluera l’approche narrative de Dauvillier, qui réussit à maintenir la tension et l’intrigue du récit original tout en le rendant accessible aux lecteurs modernes. Le scénario est bien structuré, fidèle à l’histoire de Jules Verne, et permet de suivre facilement les péripéties des protagonistes​. Les dialogues sont vivants et contribuent à l’immersion dans cette aventure épique.

Sur le plan graphique, Aude Soleilhac impressionne par son talent à créer des illustrations vibrantes et détaillées. Son utilisation des couleurs et son souci du détail apportent une dimension visuelle captivante à l’œuvre, faisant de chaque page une expérience visuelle enrichissante. Les décors exotiques et les expressions des personnages sont particulièrement bien rendus, ajoutant à la dynamique de la narration​​.

De temps en temps, on peut avoir l’impression d’une certaine précipitation dans certaines scènes, due à la condensation nécessaire du texte original en format bande dessinée. Malgré cela, cette BD une excellente introduction au classique de Jules Verne, particulièrement pour un public plus jeune qui pourrait découvrir cette œuvre à travers ce medium​​.

« Le Tour du monde en 80 jours, Volume 3 » est une adaptation réussie qui parvient à captiver et à émerveiller, tout en rendant hommage à l’œuvre originale de Jules Verne.

C’est une lecture recommandée pour ceux qui cherchent à redécouvrir ce classique littéraire sous un nouveau jour.


Le Tour du monde en 80 jours, de Jules Verne – Volume 2

Album publié en 2009 aux éditions Delcourt.


Résumé éditeur

Adapté de l’œuvre de Jules Verne publiée le 22 décembre 1872.

Fils d’une famille bourgeoise nantaise, Jules Verne est destiné à une carrière d’avocat, mais ses préférences vont à la littérature.
Son diplôme de droit obtenu, il se tourne vers le théâtre.

A Paris, il rencontre Alexandre Dumas, qui montera en 1850 sa première pièce, Les Pailles rompues. Refusant de succéder à son père, qui est avoué, il préfère se consacrer à l’étude des sciences et à l’écriture.

Il publie ainsi ses premières nouvelle: et, en 1852, est engagé comme secrétaire au Théâtre-Lyrique. En 1862, Jules Verne publie chez l’éditeur Hetzel le roman Cinq semaines en ballon.
Le succès est immense. Entre 1864 et 1869 paraissent Voyage au centre de la Terre puis De la Terre à la Lune et Vingt mille lieues sous les mers.

Sa série Les Voyages extraordinaires comptera soixante-quatre volumes. Mobilisé pendant la guerre de 1870, il continue toutefois d’écrire. Il publie en 1872 Le Tour du monde en 80 jours et en 1876 Michel Strogof. Il s’installe ensuite à Amiens où il est élu conseiller municipal et devient un ardent défenseur de l’espéranto.

Il a écrit plus de 80 romans, sans compter de nombreux poèmes, pièces de théâtre et ouvrages de vulgarisation.

Londres, 1872. Le valet Passepartout entre au service du sévère et pointilleux Phileas Fogg. Ce dernier ayant parié avec ses amis qu’il ferait le tour du monde en quatre-vingts jours, ils embarquent tous les deux dès le lendemain pour un voyage semé d’embûches. Mais ils ignorent qu’ils sont suivis par un détective opiniâtre, persuadé que Fogg est responsable d’un vol à la banque d’Angleterre.
Le Tour du monde en 80 jours est le roman le plus lu de Jules Verne. Mêlant récit de voyage et données techniques, il restitue tout l’intérêt de l’auteur pour la science et la révolution industrielle. Jules Verne a été l’un des premiers auteurs à réunir avec succès dans ses romans science-fiction, aventure et fantastique, au point d’être considéré aujourd’hui comme un visionnaire.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Tour du monde en 80 jours, de Jules Verne – Volume 2 »

Le deuxième volume de l’adaptation en bande dessinée du classique de Jules Verne, « Le Tour du monde en 80 jours« , par Loïc Dauvillier et Aude Soleilhac, se distingue par son dynamisme et sa fidélité respectueuse à l’œuvre originale. Ce tome continue de suivre les aventures de Phileas Fogg et de son fidèle valet Passepartout, plongeant les lecteurs dans une aventure palpitante à travers des terres exotiques.

Dauvillier réussit à maintenir une narration captivante et fluide, en mettant en lumière les contrastes entre le calme imperturbable de Fogg et l’enthousiasme impulsif de Passepartout. L’épisode marquant du sutty dans la jungle indienne est traité avec finesse, évitant le pathos tout en soulignant les différences culturelles qui alimentent l’intrigue. Cette juxtaposition entre drame et légèreté rend la lecture particulièrement agréable.

Les illustrations de Soleilhac sont un véritable point fort de cette adaptation. Ses personnages, expressifs et vivants, captivent le lecteur dès la première page. Les choix de couleurs sont judicieux et enrichissent la narration, créant une ambiance immersive qui complète parfaitement le texte.

Ce second volume de « Le Tour du monde en 80 jours » par Dauvillier et Soleilhac est une réussite, mêlant habilement fidélité au texte original et innovation visuelle, offrant une lecture enrichissante pour tous les âges.


Le Tour du monde en 80 jours, de Jules Verne – Volume 1

Album publié en 2008 aux éditions Delcourt.


Résumé éditeur

Adapté de l’œuvre de Jules Verne publiée le 22 décembre 1872.

Londres, 1872.

Le valet Passepartout entre au service du sévère et pointilleux Phileas Fogg. Ce dernier ayant parié avec ses amis qu’il ferait le tour du monde en quatre-vingts jours, ils embarquent tous les deux dès le lendemain pour un voyage semé d’embûches.

Mais ils ignorent qu’ils sont suivis par un détective opiniâtre, persuadé que Fogg est responsable d’un vol à la banque d’Angleterre…

Le Tour du monde en 80 jours est le roman le plus lu de Jules Verne. Mêlant récit de voyage et données techniques, il restitue tout l’intérêt de l’auteur pour la science et la révolution industrielle.

Jules Verne a été l’un des premiers auteurs à réunir avec succès dans ses romans science-fiction, aventure et fantastique, au point d’être considéré aujourd’hui comme un visionnaire.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Tour du monde en 80 jours, de Jules Verne – Volume 1 »

Adaptant le célèbre roman de Jules Verne, Loïc Dauvillier et Aude Soleilhac proposent avec « Le Tour du monde en 80 jours – Volume 1 » une bande dessinée qui réussit à capturer l’audace et l’aventure de l’œuvre originale.

Publié par les éditions Delcourt, ce premier volume couvre le début du périple de Phileas Fogg et de son valet Passepartout, depuis Londres jusqu’à Bombay.

Dauvillier, en tant que scénariste, respecte scrupuleusement l’intrigue originale, tout en ajoutant des touches modernes pour maintenir le rythme palpitant propre à la bande dessinée. Le récit s’ouvre sur le fameux pari au Reform Club de Londres, où Fogg s’engage à faire le tour du monde en quatre-vingts jours. Le scénariste parvient à rendre les personnages authentiques : Phileas Fogg reste le gentleman impassible et méthodique, tandis que Passepartout apporte une touche de fraîcheur et d’humour par ses mésaventures et ses réactions face aux situations imprévues.

Les dessins de Soleilhac, quant à eux, sont un régal visuel. Elle réussit à créer une atmosphère immersive grâce à des illustrations détaillées et dynamiques. Les scènes d’action ajoutées, comme les poursuites à Bombay, dynamisent le récit sans trahir l’esprit du roman​.

Les couleurs, initialement vives sous la direction d’Anne-Claire Jouvray, sont subtilement ajustées dans les tomes suivants par Soleilhac elle-même pour mieux correspondre à chaque étape du voyage​​.

On saluera la fidélité à l’œuvre originale et la qualité de l’adaptation graphique​. Les escales soient parfois trop rapides, mais ce rythme soutenu est nécessaire pour maintenir l’intérêt dans un format de bande dessinée.

« Le Tour du monde en 80 jours – Volume 1 » est une adaptation réussie qui plaira autant aux amateurs de Jules Verne qu’à ceux découvrant cette histoire pour la première fois. Un début prometteur pour une série qui promet de captiver les lecteurs par ses péripéties et son dessin soigné.


Angor – Adaptation du roman de Franck Thilliez

Bande dessinée publiée en 2024 aux éditions Philéas.


D’après le livre de Franck Thilliez publié le 9 octobre 2014.

couverture bd Angor

Quatrième volet des enquêtes conjointes de Henebelle et Sharko.
Franck Thilliez, Sylvain Runberg et Luc Brahy nous embarquent cette fois dans les traces de Camille qui a reçu une greffe du cœur après une crise cardiaque un an plus tôt. Elle apprend alors que son organisme rejette son cœur et qu’il ne lui reste que quelques semaines à vivre. Camille reçoit pourtant des messages de ce nouveau cœur : des visions d’une femme séquestrée, une envie de fumer… Elle part à la recherche de son donneur.

Parallèlement, Sharko enquête sur une femme retrouvée dans une galerie souterraine où elle erre dans le noir depuis plusieurs mois. Lucie, en congé maternité, s’occupe de ses jumeaux, mais ne peut pas s’empêcher de s’intéresser à l’affaire de son compagnon et décide de reprendre son travail plus tôt pour l’épauler dans une nouvelle aventure qui éprouvera encore leur couple, au travail comme à la ville.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Angor »

Avec « Angor« , Sylvain Runberg signe une adaptation remarquable du roman de Franck Thilliez, plongeant le lecteur dans une intrigue aussi complexe que fascinante. Associé au talent graphique de Luc Brahy, cet album s’impose comme une réussite dans l’univers de la bande dessinée contemporaine.

L’histoire, oscillant entre enquête policière et drame psychologique, nous emmène aux côtés de Camille, jeune greffée hantée par des visions inquiétantes, et du duo Sharko et Henebelle, confronté à des mystères d’une noirceur oppressante. La richesse du scénario, couplée à une tension savamment dosée, maintient l’intérêt du lecteur du début à la fin.

extrait bd Angor

Luc Brahy, avec son dessin précis et réaliste, sublime l’atmosphère pesante du récit. Les décors détaillés et les jeux d’ombre et de lumière renforcent le caractère dramatique de chaque scène, tandis que les couleurs de Greg Lofé ajoutent une profondeur saisissante aux planches.

Sylvain Runberg parvient à transcrire l’univers de Franck Thilliez avec une fidélité qui ne trahit pas l’œuvre originale. Son écriture fluide et rythmée témoigne d’une maîtrise narrative qui plaira autant aux amateurs du romancier qu’aux passionnés de bande dessinée.

« Angor » est une œuvre immersive et percutante qui confirme que la bande dessinée est un support parfaitement adapté pour les thrillers psychologiques. Un véritable tour de force.