Catégorie : Toutes les BD

Mamie Luger – Tome 1 – La tentation du mâle

Album publié en 2026 aux éditions Casterman.


Résumé éditeur

D’après le roman de Benoît Philippon publié le 9 mai 2018.

couverture bd Mamie Luger - 1 - La tentation du mâle

Berthe Gavignol, 102 ans, est arrêtée par la police après avoir tiré sur un homme avec un Luger, un vieux pistolet allemand.
Mais ce n’est que le début : au fil de l’interrogatoire, cette « petite mamie » au langage fleuri révèle un passé explosif, fait de cadavres, de secrets bien enfouis, et de luttes contre les violences faites aux femmes.
Ce polar noir et burlesque à l’humour grinçant est un hommage à la justice par les armes d’une femme qui refuse de rester victime.

Entre rires et frissons, Mamie Luger est une ode déjantée à la liberté, à la vieillesse badass et à la vengeance sur fond de critique sociale.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Mamie Luger – 1 – La tentation du mâle »

Avec Mamie Luger, tome 1 : La tentation du mâle, Nicolas Keramidas porte à la bande dessinée le roman de Benoît Philippon, dont il signe seul le dessin, la couleur et l’adaptation. Il y ressuscite Berthe Gavignol, 102 ans, arrêtée après avoir tiré sur un voisin puis canardé les gendarmes venus l’interpeller dans la campagne proche de Saint-Flour.

Tout le récit tient dans la garde à vue : face à l’inspecteur Ventura, prénommé André et non Lino, la centenaire déroule un siècle d’existence jalonné de cadavres. Nicolas Keramidas fait de cet interrogatoire le fil d’une mémoire buissonnière, où chaque anecdote fait basculer le sordide dans le burlesque. Le personnage tire sa force d’un refus tenace : celui de rester la victime des hommes qui ont traversé sa vie, du mari étouffant à l’officier nazi qui lui vaut son arme. La figure de Nana, l’aïeule qui recueillit l’orpheline, ancre cette insoumission dans une transmission féminine crédible.

extrait bd Mamie Luger - 1 - La tentation du mâle

Formé chez Walt Disney, Nicolas Keramidas exploite ce bagage avec malice : des expressions rondes, presque enfantines, encaissent une violence sans détour où le sang gicle abondamment. Ce décalage entre rondeur du trait et noirceur du propos porte l’humour grinçant, tandis que les dialogues, taillés à la serpe façon Audiard, tranchent avec la douceur apparente des visages. La colorisation, saturée dans le présent, s’assombrit dans les retours en arrière pour distinguer les strates du récit.

Nicolas Keramidas réussit une transposition nerveuse qui n’édulcore ni la crudité ni la tendresse du roman d’origine. On regrette seulement une lecture trop brève avant la suite annoncée. À recommander aux amateurs de polar trash.


Phobos – Tome 02 – La Règle du jeu

Album publié en 2022 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

D’après le roman de Victor Dixen publié le 11 juin 2015.

couverture bd Phobos - Tome 02 - La Règle du jeu

Douze astronautes. Douze joueurs. Douze perdants. Ils misent le tout pour le tout.
Propulsés de l’anonymat à la gloire internationale, les douze prétendants du programme Genesis sont sur le point d’atteindre Mars et de choisir leur partenaire pour la vie. Alors que la fin du speed-dating approche, la pression monte et les masques tombent.
Elle ne sait plus quelle carte jouer.
Léonor, la prétendante française, est rattrapée par ce jeu auquel elle ne voulait pas participer. Mais la règle est faussée et les prétendants risquent d’être tous perdants ce qui est vraiment sur la table, c’est leur survie à tous…

Même si la partie vire au jeu de massacre, il est trop tard pour arrêter.

Saga romanesque best-seller couronnée de prix et traduite dans plusieurs langues dont l’anglais, Phobos est un thriller de science-fiction en apesanteur, mariant romance spatiale et course pour la survie.
Phobos est aujourd’hui adapté en bande dessinée par son maître d’œuvre, Victor Dixen, et par le brillant artiste brésilien Eduardo Francisco. La Règle du jeu est le tome 2 de la série de bande dessinée.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Phobos – Tome 02 – La Règle du jeu »

Deuxième volet de l’adaptation dessinée de la saga de science-fiction de Victor Dixen, La Règle du jeu prolonge la transposition en bande dessinée d’un cycle romanesque à succès. L’auteur en assure lui-même le scénario, confiant le dessin à l’artiste brésilien Eduardo Francisco. Le récit poursuit l’aventure du programme Genesis, cette expédition vers Mars où six garçons et six filles, filmés en permanence, doivent se choisir pour fonder la première colonie humaine, sous l’œil d’une planète entière transformée en spectatrice.

L’intérêt de ce tome tient à la manière dont Victor Dixen resserre l’étau. Le speed-dating spatial touche à sa fin, les masques tombent, et Léonor, la prétendante française, se trouve prise au piège d’un jeu dont elle refusait les règles. En parallèle, la figure de Serena McBee, ordonnatrice cynique restée sur Terre, révèle peu à peu l’ampleur du mensonge qui fonde la mission. Le livre dépasse la simple romance pour interroger la télé-réalité, le voyeurisme de masse et la marchandisation des sentiments, jusqu’à un basculement où le divertissement vire au piège mortel.

extrait bd Phobos - Tome 02 - La Règle du jeu

Graphiquement, Eduardo Francisco imprime une énergie proche du comics américain. Ses cadrages amples, ses couleurs chaudes et contrastées et le soin apporté au mouvement des étoffes et des chevelures confèrent aux séquences en apesanteur une réelle plasticité. Les décors futuristes de la station servent l’oppression du huis clos autant que l’émerveillement spatial.

Victor Dixen et Eduardo Francisco signent un épisode nerveux, fidèle à l’esprit de la saga et porté par un cliffhanger qui appelle la suite.

La Boîte Noire

Album publié en 2013 aux Editions Futuropolis.


Adapté de la nouvelle de Tonino Benacquista publié en novembre 1993 dans le recueil de nouvelles intitulé La Machine à broyer les petites filles.

Publié initialement en 2000, La Boîte Noire est à nouveau disponible dans une nouvelle édition.
Une adaptation virtuose de la nouvelle de Tonino Benacquista par Jacques Ferrandez, qui ravira les amateurs de l’auteur de Malavita comme ceux des Carnets d’Orient.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Boîte Noire »

Transposer la plume acérée de Tonino Benacquista n’est jamais aisé, tant son écriture repose sur l’implicite. Pourtant, en s’emparant de La Boîte noire en 2000, Jacques Ferrandez a réussi à transformer une nouvelle psychologique en une BD d’une densité rare.

L’intrigue nous plonge dans le sillage d’Arthur Seligman, rescapé d’un accident de la route qui s’éveille dans le coton d’une chambre d’hôpital. Son seul lien avec le monde ? Une « boîte noire » : le carnet où une infirmière a consigné ses délires de comateux. On retrouve ici le thème fétiche de Tonino Benacquista « la quête identitaire » traité non pas comme une enquête policière classique, mais comme un huis clos mental étouffant. La force du récit réside dans ce basculement permanent entre la reconstruction de soi et la paranoïa qui s’installe.

extrait bd La Boîte Noire

Graphiquement, Jacques Ferrandez délaisse le soleil de ses fresques historiques pour une palette plus sourde, presque clinique. Son usage de la couleur directe et du lavis apporte une dimension organique aux silences du récit. Le trait se fait plus nerveux pour illustrer les zones d’ombre de Seligman, capturant avec brio la fragilité d’un homme qui ne sait plus s’il doit croire en sa propre vérité.

Loin de trahir le texte original, Jacques Ferrandez en sublime l’amertume et l’angoisse. Une pépite du roman noir à la française.

Phobos – Tome 04 – La tempête des destins

Album publié en 2026 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

D’après le roman de Victor Dixen publié le 11 juin 2015.

couverture bd Phobos - Tome 04 - La tempête des destins

Une lutte pour la survie. Une course pour le pouvoir. Une tornade de souvenirs.

Ils tentent de survivre envers et contre tout.
Cantonnés dans la base martienne, sous la menace imminente d’une tempête, les pionniers du programme Genesis tentent de comprendre ce qui est arrivé aux cobayes du rapport Noé afin de ne pas subir le même sort.

Elle voudrait aimer sans baisser sa garde.
Léonor est tiraillée entre le désir de se laisser emporter dans une histoire d’amour folle avec
Marcus, et la responsabilité de continuer le bras de fer avec Serena McBee.
D’autant que les autres pionniers, victimes du syndrome de Stockholm, succombent les uns après les autres à l’emprise de leur tortionnaire …

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Phobos – Tome 04 – La tempête des destins »

Quatrième et dernier volet de l’adaptation dessinée que Victor Dixen tire de sa saga de science-fiction, La Tempête des destins referme un cycle entamé avec le grand jeu télévisé du programme Genesis. Maria Francesca Perifano, déjà présente sur le tome précédent, en signe le dessin. L’action se resserre désormais sur la base martienne, où les pionniers, à peine posés sur une planète mortelle, affrontent une tempête capable de tout anéantir et tentent d’élucider le sort réservé aux cobayes du mystérieux rapport Noé.

Ce volume de clôture déplace la menace vers l’intérieur. Le danger n’est plus seulement le déchaînement des éléments, mais l’emprise psychologique de Serena McBee, dont plusieurs pionniers deviennent les otages consentants, gagnés par une forme de syndrome de Stockholm. Victor Dixen tresse ainsi la survie collective et le combat intime de Léonor, tiraillée entre son attirance pour Marcus et la lucidité qui lui commande de poursuivre le bras de fer avec la productrice. Le récit gagne en noirceur ce qu’il perd en insouciance, interrogeant la manipulation, le consentement et la fabrique de l’obéissance.

extrait bd Phobos - Tome 04 - La tempête des destins

Maria Francesca Perifano tire parti de ce huis clos assiégé. Ses planches jouent des contrastes entre l’ocre écrasant de la tempête martienne et la lumière froide de la base, tandis que les visages, traités avec une réelle précision, portent la montée de la peur et du doute. Les cadrages resserrés accentuent l’enfermement, quand les rares plans larges rappellent l’immensité hostile qui cerne les personnages.

Victor Dixen et Maria Francesca Perifano offrent une conclusion tendue, où le destin de chacun se joue au cœur de la tourmente.

Phobos – Tome 01 – L’Envol des éphémères

Album publié en 2021 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

D’après le roman de Victor Dixen publié le 11 juin 2015.

couverture bd Phobos - Tome 01 - L'Envol des éphémères

Six filles. Six garçons. Six minutes pour se rencontrer. L’éternité pour s’aimer.

Ils veulent marquer l’histoire avec un grand H.
Ils sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments séparés d’un même vaisseau spatial. Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l’œil des caméras embarquées.
Ils sont les prétendants du programme Genesis, l’émission de speed-dating la plus folle de l’Histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars.
Elle veut trouver l’amour avec un grand A.
Léonor, orpheline de dix-huit ans, est l’une des six élues. Elle a signé pour la gloire. Elle a signé pour l’amour. Elle a signé pour un aller sans retour…
Même si le rêve tourne au cauchemar, il est trop tard pour regretter.

Saga romanesque best-seller couronnée de prix et traduite dans plusieurs langues dont l’anglais, Phobos est un thriller de science-fiction en apesanteur, mariant romance spatiale et course pour la survie. Phobos est aujourd’hui adapté en bande dessinée par son maître d’œuvre, Victor Dixen, et par le brillant artiste brésilien Eduardo Francisco.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Phobos – Tome 01 – L’Envol des éphémères »

Adapter son propre roman en bande dessinée, c’est s’exposer à un double écueil : la pâle copie ou la trahison. Victor Dixen, double lauréat du Grand Prix de l’Imaginaire (2010, 2014), évite les deux avec une aisance déconcertante.
Le point de départ tient presque du paradoxe : douze candidats orphelins, embarqués pour Mars dans le cadre du programme Genesis, une émission de speed-dating spatial diffusée en direct à la planète entière, censée fonder la première colonie humaine. Derrière l’accroche téléréalité se cache un thriller politique sans concession. Médias manipulateurs, cynisme des multinationales, addiction aux écrans, conquête spatiale instrumentalisée : Victor Dixen orchestre ses thèmes avec méthode. Léonor, l’héroïne française de dix-huit ans, porte l’ambiguïté morale de l’œuvre sur ses seules épaules : signée pour la gloire, prise au piège de ses propres choix.

extrait bd Phobos - Tome 01 - L'Envol des éphémères

Le vrai coup de maître reste le choix d’Eduardo Francisco. L’artiste brésilien impose un encrage fin et précis, des couleurs franches et des expressions faciales d’une grande justesse, secondé par la colorisation soignée de Chiara Di Francia. Ce graphisme aux allures de comics se prête parfaitement à l’univers de Phobos, suspens entre réalisme et science-fiction. Les allers-retours Terre/espace donnent au récit une respiration cinématographique qui emporte tout.
Une entrée en matière redoutablement efficace, taillée pour les amateurs de SF. On referme ce premier tome avec une seule envie : la suite, et vite.

Dortmunder – Bank Shot

Album publié en 2026 aux éditions Dupuis.


Résumé éditeur

D’après le roman « Bank Shot » (deuxième volet des aventures de John Dortmunder) de Donald E. Westlake publié en avril 1972.

Une bande de braqueurs tente de s’emparer d’un mobile home bourré d’argent dans cette réjouissante aventure imaginée par « l’homme le plus drôle du monde », selon le célèbre Washington Post.

John Dortmunder, l’alter ego malchanceux de Parker, prépare son prochain gros coup : le vol d’une banque de Main Street qui a temporairement déménagé dans un mobile home.

Pour s’emparer du magot, Dortmunder n’a qu’à neutraliser les agents de sécurité, à mettre sur roues la « banque » mobile et à s’enfuir. Tout ça serait simple si notre héros n’avait pas la poisse…

Tout le charme des années 1970 et l’humour de Westlake restitués par un graphisme rétro et des couleurs pop. Un classique du polar intemporel créé par Donald Westlake, alias Richard Stark, et adapté avec brio par Jesús Iglesias et Doug Headline.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Dortmunder – Bank Shot »

Il y a de la logistique dans le crime, et c’est de la logistique que naît le rire. Adapté du roman de Donald Westlake par Doug Headline au scénario et Jesús Alonso Iglesias au dessin, avec les couleurs d’Isabelle Merlet, ce premier album de la série suit John Dortmunder, cambrioleur méthodique et poissard, lancé sur un coup présenté comme imparable : une banque en travaux a transféré ses fonds dans un mobil-home. Il suffirait donc de voler le bâtiment lui-même, roues comprises.

L’idée de départ tient de l’absurde, et Doug Headline en tire un mécanisme comique implacable. Le récit repose sur l’écart entre la précision maniaque des préparatifs et la fatalité qui s’acharne sur Dortmunder. Chaque étape du plan est pensée, chiffrée, répétée, et chaque étape trouve le moyen de dérailler. Ce personnage de perdant appliqué, second couteau sans ambition démesurée, échappe à la caricature du gangster : il travaille, il calcule, il subit. Autour de lui, la petite bande (Kelp, le neveu Victor ex-agent du FBI) fournit une galerie de silhouettes savoureuses sans jamais voler la vedette au héros.

extrait bd Dortmunder - Bank Shot

Le dessin de Jesús Alonso Iglesias fait beaucoup pour l’atmosphère. Son trait au pinceau, épais et souple, sculpte les visages et les carrosseries avec une rondeur héritée de l’illustration américaine des années 1970. Isabelle Merlet accompagne ce décor d’une palette d’ocres, d’oranges et de mauves qui installe une lumière de fin d’après-midi, celle des polars de cette époque. On croit sentir la chaleur du bitume et l’ennui des banlieues new-yorkaises.

Voilà un polar qui préfère le sourire à la gâchette, où le suspense tient moins au butin qu’à la question de savoir par où tout va s’effondrer. Le pinceau rond de Jesús Alonso Iglesias donne à ce braquage des allures de série B ensoleillée, où l’on attend moins le butin que le grain de sable.

Le vieux qui lisait des romans d’amour

Album publié en 2026 aux éditions Caurette.


Résumé éditeur

D’après le roman de Luis Sepulveda publié en juin 1989.

couverture bd Le vieux qui lisait des romans d'amour

Le roman emblématique de Luis Sepulveda, brillamment adapté en roman graphique par Cever !

Dans le village reculé d’El Idilio, aux confins de l’Amazonie équatorienne, la mort violente d’un homme blanc ravive les tensions entre colons et Indiens Shuars, injustement accusés du meurtre.
Seul Antonio José Bolívar, vieil homme taciturne qui connaît la forêt mieux que personne, pressent une autre vérité. Déroulant le fil de ses souvenirs, il se remémore son arrivée sur cette terre hostile et l’amour perdu de son épouse, dont la disparition a laissé en lui une blessure ouverte.
Tour à tour accueilli puis rejeté par les Shuars, il a trouvé refuge dans la lecture de romans d’amour, fragiles remparts contre la solitude et la folie. Mais aujourd’hui, le destin va l’obliger à sortir de sa réserve et à reprendre le chemin de la forêt…
Magnifié par le dessin de Cever, le chef-d’œuvre de Luis Sepúlveda (plus d’un million d’exemplaires vendus !) mêle brillamment récit d’aventure, fable écologique et roman humaniste.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le vieux qui lisait des romans d’amour »

La BD sortira en septembre 2026.

Jack London – Arriver à bon port ou sombrer en essayant

Album publié en 2017 aux éditions Le Lombard.


Résumé éditeur

couverture bd Jack London - Arriver à bon port ou sombrer en essayant


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Jack London – Arriver à bon port ou sombrer en essayant »

extrait bd Jack London - Arriver à bon port ou sombrer en essayant


Les 16 œuvres de Jack London en BD

Croc-blanc - Le roman de Jack London en BD
13 Nov 2025

Croc-blanc - Le roman de Jack London en BD

L'homme et le loup
7 Mai 2025

L'homme et le loup

L'Appel de la forêt (L'Hermenier)
21 Nov 2024

L'Appel de la forêt (L'Hermenier)

L'Appel de la forêt (Dequest)
8 Fév 2023

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Le vagabond des Étoiles - Intégrale
1 Déc 2021

Le vagabond des Étoiles - Intégrale

Le vagabond des Étoiles - Seconde partie
21 Oct 2020

Le vagabond des Étoiles - Seconde partie

Croc-Blanc
14 Oct 2020

Croc-Blanc

Belliou la Fumée
1 Juil 2020

Belliou la Fumée

Le vagabond des Étoiles - Première partie
23 Oct 2019

Le vagabond des Étoiles - Première partie

Croc-Blanc
21 Août 2019

Croc-Blanc

Nam-bok
6 Avr 2017

Nam-bok

Martin Eden
7 Jan 2016

Martin Eden

Fils du Soleil
23 Oct 2014

Fils du Soleil

Le loup des Mers
31 Oct 2012

Le loup des Mers

L'Appel de la forêt (Fred Simon)
3 Nov 2010

L'Appel de la forêt (Fred Simon)

Koolau le lépreux
1 Avr 1979

Koolau le lépreux

Liens de sang

Album publié en 2019 aux éditions Presque Lune.


Résumé éditeur

D’après l’œuvre d’Octavia E. Butler publiée en juin 1979 sous le titre Kindred.

couverture bd Liens de sang

Dana, jeune femme noire vivant dans les années 1970, est soudainement et inexplicablement transportée de sa maison en Californie vers le Sud d’avant la guerre civile (1861-1865).
Alors qu’elle voyage dans le temps en plusieurs allers et retours entre sa réalité contemporaine où elle est une femme libre et l’époque de la guerre de Sécession, elle se retrouve à devoir survivre dans une plantation sudiste, confrontée à Rufus, son ancêtre blanc et esclavagiste.
Adapté du célèbre roman d’Octavia E. Butler, Liens de sang (Kindred) a reçu l’Eisner Awards 2018 de la meilleure adaptation d’une oeuvre littéraire.
Dans son roman, Octavia E. Butler explore en profondeur la violence et la perte d’humanité causées par l’esclavage aux Etats-Unis, et souligne son impact complexe et durable sur le monde actuel.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Liens de sang »

Quarante ans après sa parution, « Kindred », récit culte d’Octavia E. Butler, l’une des grandes autrices de la science-fiction américaine, connaît une seconde vie en bande dessinée sous le titre « Liens de sang », dessiné et mis en couleur par John Jennings et adapté par Damian Duffy, dont le travail a été distingué par un prix Eisner de la meilleure adaptation littéraire.

Le récit suit Dana, jeune femme noire de la Californie des années 1970, brutalement projetée dans le Sud esclavagiste d’avant la guerre de Sécession. Ces allers-retours dans le temps, jamais expliqués, la placent dans la plantation de Rufus, un aïeul blanc qui la traite en esclave. Damian Duffy et John Jennings conservent la puissance dérangeante du roman : la survie de Dana passe par des compromis insoutenables, et le lien de sang qui l’attache à son bourreau interdit toute distance confortable. L’œuvre interroge la persistance du passé, la mémoire de l’esclavage et l’illusion d’une liberté acquise une fois pour toutes.

extrait bd Liens de sang

Graphiquement, John Jennings refuse le réalisme policé. Son trait expressif épouse la violence du sujet, tandis que ses couleurs, dominées par des ambres brûlés et des violets profonds, rythment la tension jusqu’au malaise. Cette palette électrique, loin d’esthétiser l’horreur, en restitue la charge physique et fait de chaque retour dans le passé une épreuve pour le lecteur autant que pour Dana.

Là où un manuel d’histoire tient l’esclavage à distance, Damian Duffy et John Jennings le rendent physique, page après page, et rappellent que certaines vérités ne se comprennent vraiment que lorsqu’on les ressent dans sa chair.

L’épopée de la Sainte Tunique du Christ

Album publié en 2025 aux éditions Triomphe.


Résumé éditeur

couverture bd L'épopée de la Sainte Tunique du Christ

La Sainte Tunique du Christ est dans l’Évangile selon saint Jean (19, 23-24) ! : « Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi la tunique ; c’était une tunique sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas. Alors ils se dirent entre eux : « Ne la déchirons pas, désignons par le sort celui qui l’aura. » »

Conservée par les disciples du Christ, cette relique de la Passion arrive à Constantinople, puis à Argenteuil en l’an 800.
Depuis elle a traversé l’histoire de France. Une véritable épopée historique, religieuse et archéologique.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’épopée de la Sainte Tunique du Christ »

Jacques de Guillebon au scénario et Julie Ducoudray au dessin retracent le périple millénaire d’une relique de la Passion, cette tunique de laine brune sans couture que l’Évangile selon saint Jean évoque au moment du partage des vêtements du Christ. Les soldats renoncent à la déchirer et la tirent au sort, épisode qui ouvre l’album et fonde la longue traversée du temps qui va suivre, de Constantinople à Argenteuil, où la relique parvient vers l’an 800.

Jacques de Guillebon relie les époques en montrant comment un objet unique traverse les invasions normandes, les guerres de Religion et la Révolution, chaque péril devenant l’occasion d’une séquence d’aventure. La transmission par Charlemagne à sa fille devenue moniale ancre la relique dans l’histoire de France. Le scénariste ne masque pas les objections, rappelant l’existence d’une trentaine de tuniques concurrentes, à Trèves, Moscou, Rome ou Venise, et intégrant les doutes récurrents sur l’authenticité. Il expose ensuite les indices archéologiques, tissage domestique palestinien, pollens orientaux, analyses sanguines, laissant au lecteur le soin d’apprécier ces éléments, sur un sujet où la conviction religieuse et la démarche scientifique ne se recouvrent pas.

Le dessin de Julie Ducoudray se distingue par un souci du détail remarquable, sensible dans la reconstitution des costumes et des architectures successives, du Jérusalem antique aux abbayes médiévales. Cette précision soutient l’ambition documentaire et rend chaque époque immédiatement identifiable.

L’album s’adresse aux adolescents comme aux adultes, aux amateurs d’histoire religieuse Jacques de Guillebon et Julie Ducoudray signent une enquête dessinée dense et remarquablement documentée.