Catégorie : Toutes les BD

Un capitaine de 15 ans – Tome 2

Album publié en 2022 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

Adapté de l’œuvre de Jules Verne publiée le 15 décembre 1878.

couverture bd Un capitaine de 15 ans - Tome 2

Début du XXe siècle, à bord du Pilgrim, Dick un jeune et prometteur mousse de 15 ans navigue sous les ordres du capitaine Hull dans les eaux froides de la Nouvelle-Zélande.
À la disparition de ce dernier, Dick se retrouve seul à pouvoir manœuvrer le navire. Le voici capitaine à 15 ans !
Mais le voyage prend fin avec le sabotage du bateau par l’ignoble Negoro, un des membres de l’équipage. Les rescapés, dont Mrs Weldon et son fils Jack, échouent sur les terres hostiles de l’Angola. Hélas, Negoro n’a pas dit son dernier mot.
A peine arrivés, les survivants tombent aux mains de ce traître qui a l’intention de les emmener vers le marché aux esclaves ! Tapis dans l’ombre, Dick et ses compagnons assistent impuissants à la scène. Parviendront-ils à les libérer ? De péripéties en péripéties, les hommes du Pilgrim vont vivre la plus périlleuse des expéditions dans ce pays aux traditions ancestrales où d’innombrables dangers les guettent.

Ce second tome, fidèle au roman d’aventures de Jules Verne, clôt le diptyque en beauté en nous faisant découvrir des contrées lointaines avec un style classique qui sied admirablement à l’histoire.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Un capitaine de 15 ans – Tome 2 »

Dans Un capitaine de 15 ans – Tome 2, Frédéric Brrémaud parvient à capturer toute l’ampleur du récit de Jules Verne tout en lui insufflant une vitalité propre au médium de la bande dessinée.

Ce second volet s’ouvre sur un rythme haletant, avec Dick, jeune capitaine malgré lui, qui doit affronter non seulement les dangers de la mer, mais aussi la cruauté humaine incarnée par le traître Negoro. À travers des péripéties trépidantes, les lecteurs sont transportés des eaux de la Nouvelle-Zélande aux terres hostiles de l’Angola, dans une aventure pleine de rebondissements.

L’une des grandes forces de cet album est sans conteste la fidélité avec laquelle il rend hommage à l’œuvre de Jules Verne. Tout en restant fidèle à la structure narrative originale, Frédéric Brrémaud parvient à adapter le texte à un format visuel, permettant ainsi aux lecteurs de plonger plus facilement dans l’action.

extrait bd Un capitaine de 15 ans - Tome 2

Les illustrations de Christophe Picaud, d’une finesse remarquable, renforcent cette immersion, avec des paysages grandioses et une dynamique des scènes d’action qui maintient le lecteur en haleine.

Une lecture captivante qui séduira aussi bien les jeunes amateurs de récits d’aventures que les passionnés de la bande dessinée franco-belge traditionnelle.


Un capitaine de 15 ans – Tome 1

Album publié en 2022 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

Adapté de l’œuvre de Jules Verne publiée le 15 décembre 1878.

couverture bd Un capitaine de 15 ans - Tome 1

1873, Nouvelle-Zélande.
Alors que la chasse à la baleine approche de son sinistre âge d’or, le capitaine Hull ne sait déjà plus où trouver ces grands mammifères marins. Après deux mois de chasse infructueuse, son navire, le Pilgrim, entre dans la baie d’Auckland.
Frustré par cette mauvaise pêche qui met à mal sa réputation, il se réengage, à peine le pied au sol, pour une mission à l’apparente simplicité. Il doit mener à San Francisco la femme et le fils du riche armateur James W. Weldon ainsi que son cousin, un amusant personnage à moitié fou, à moitié savant.
Tandis que la balade de santé n’est bouleversée que par les aléas d’un quotidien marin, la trajectoire de cette gentille traversée bascule définitivement le jour où, au loin, une baleine apparaît.
Galvanisé par l’apparition miraculeuse, le capitaine Hull fait préparer une barque, empoigne son harpon et se précipite vers la bête. À bord du Pilgrim, Dick Sang, jeune et prometteur mousse de 15 ans assiste impuissant à un évènement dont il devra rapidement assumer l’entière conséquence.

Rythmé par les caprices insensibles des vents et marées, Un capitaine de 15 ans, suit le cours imprévu d’un voyage routinier devenu initiatique. L’œuvre de Jules Verne, une fois mise en images, rappelle les aventures de Tintin ou Corto Maltese. Une nouvelle série enthousiasmante prévue en deux tomes.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Un capitaine de 15 ans – Tome 1 »

Frédéric Brrémaud offre avec « Un capitaine de 15 ans – Tome 1 » une adaptation captivante du célèbre roman de Jules Verne.

Soutenu par les illustrations saisissantes de Christophe Picaud, cet album réussit à transposer l’univers d’aventure et de découverte du roman à travers des visuels d’une grande richesse. La minutie des dessins, que ce soit dans les scènes de navigation ou les paysages marins, transporte le lecteur dans un voyage immersif.

Le scénario, bien que condensé pour s’adapter aux contraintes du format bande dessinée, reste fidèle aux moments clés de l’intrigue originale. La dynamique narrative suit un rythme équilibré entre moments d’action et de tension dramatique, particulièrement lors de la chasse à la baleine et l’accident tragique qui propulse le jeune Dick Sand à la tête du navire. La montée en puissance de ce personnage, confronté à des responsabilités inattendues à seulement 15 ans, est émouvante et bien retranscrite.

extrait bd Un capitaine de 15 ans - Tome 1

Malgré la réduction inévitable de certains éléments de l’intrigue originelle, l’album maintient l’intérêt du lecteur grâce à des péripéties palpitantes et une évolution psychologique bien dosée du protagoniste. On apprécie particulièrement l’introduction d’une atmosphère plus dramatique au fil des pages, un contraste marquant avec le début plus léger du récit​.

Cette bande dessinée constitue une réussite tant pour les amateurs de Jules Verne que pour les lecteurs en quête d’aventures visuelles, tout en conservant une approche moderne et accessible du récit.


Le Capital

Albums publiés en 2016 aux Editions Soleil.


Adapté de l’œuvre de Karl Marx (publiée pour la première fois le 14 septembre 1867).

couverture bd Le Capital

Comprenez de grandes œuvres libératrices de la pensée humaine grâce aux mangas et découvrez avec plaisir les idées fondatrices de nos sociétés !

Robin, jeune fromager artisanal, a beaucoup de succès sur les marchés avec ses produits. Il rencontre ainsi Daniel, un entrepreneur qui lui propose de se lancer dans la production industrielle de ses fromages. Robin, dont la mère est décédée faute d’argent pour payer les soins médicaux, souhaite s’enrichir et cède aux avances du capitalisme.

Découvrez une adaptation de ce grand classique de Marx !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Capital »

Adapter une œuvre aussi dense et complexe que Le Capital de Karl Marx en manga était un pari audacieux. Variety Artworks relève ce défi avec brio, transformant un texte philosophique ardu en une narration accessible et captivante. Cette adaptation mêle habilement fiction et pédagogie pour illustrer les mécanismes du capitalisme.

L’histoire suit Robin, un fromager artisanal du XIXe siècle, qui cède aux sirènes de l’industrialisation sous l’influence de Daniel, un investisseur ambitieux. À travers son parcours, le manga met en lumière les tensions entre productivité, rentabilité et exploitation des travailleurs.
Ce récit fictif sert de fil conducteur pour introduire les concepts centraux de Karl Marx, tels que la plus-value ou la division du travail. Le choix d’une intrigue romanesque rend ces idées abstraites plus accessibles, bien que certains personnages soient parfois caricaturaux.

extrait bd Le Capital

Le style visuel respecte les codes classiques du manga, avec des cadrages dynamiques et des expressions faciales marquées qui renforcent l’émotion et la compréhension des enjeux. Les illustrations en noir et blanc, bien que simples, soutiennent efficacement le propos didactique sans alourdir la lecture.

Le Capital version manga est une introduction originale et engageante à la pensée marxiste. Idéal pour les néophytes ou les jeunes lecteurs, il vulgarise des concepts économiques complexes tout en divertissant. Une œuvre recommandée à ceux qui souhaitent découvrir Karl Marx sous un angle nouveau.

Jazz Lieutenant

Album publié en 2018 aux éditions Locus Solus.


Résumé éditeur

1917. Les Américains débarquent en France et n’apportent pas que la victoire dans leur barda.

Une musique nouvelle envahit le vieux continent, le jazz.

Né d’une volonté farouche de combattre lai ségrégation, un orchestre noir construit sa légende, jusqu’à défier la mort, là-bas dans les tranchées.

Il est l’œuvre d’un homme au nom prédestiné, Jim Europe. Des deux côtés de l’Atlantique, la liberté tient son stratège, son Jazz Lieutenant.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Jazz Lieutenant »

Jazz Lieutenant de Malo Durand est plus qu’une simple bande dessinée historique ; c’est un hommage à la figure méconnue de James Reese Europe, pionnier du jazz et héros de la Première Guerre mondiale. À travers une narration maîtrisée et un dessin fidèle à l’époque, Durand et ses collaborateurs nous transportent dans les dernières années de ce musicien hors pair, chef d’orchestre du célèbre régiment afro-américain des « Harlem Hellfighters ».

Loin de se contenter d’un récit factuel, Jazz Lieutenant explore avec subtilité les tensions sociales et raciales auxquelles les soldats noirs de l’époque étaient confrontés. La musique, omniprésente, devient un moyen de résistance, de communication et d’émancipation. Le choix de suivre James Reese Europe à la fois dans ses batailles militaires et musicales permet d’offrir une perspective unique sur l’impact culturel et social du jazz en Europe pendant cette période troublée.

Les dessins, d’un réalisme soigné, plongent le lecteur dans l’atmosphère des années 1910, avec une attention particulière portée aux détails des uniformes et des scènes de guerre. Chaque planche semble vibrer au rythme du jazz, créant une harmonie entre texte et image qui donne à l’ouvrage une profondeur rare.

Jazz Lieutenant est une réussite tant pour les passionnés de musique que pour les amateurs d’histoire. C’est une reconnaissance de ces figures souvent oubliées des livres d’histoire.

Barbe bleue

Album publié en 2023 aux Editions Albin Michel.


Adapté du roman de Amélie Nothomb publié pour la première fois le 22 aout 2012.

couverture BD Barbe bleue

« La colocataire est la femme idéale ! »

Ainsi parle Don Elemirio, grand d’Espagne et ermite en son immense appartement du VIIe arrondissement de Paris. 
Comme dans le fameux conte de Perrault, les règles de la colocation sont simples : seule une pièce est interdite, la chambre noire.
Or Saturnine Puissant, doit justement trouver à se loger. Autonome, cultivée, brillante, l’héroïne, ne sait que penser du richissime original. Mais surtout que sont devenues ses huit colocataires précédentes ? Auraient-elles transgressé l’interdit ?

Saturnine devra éviter les pièges et manipuler le manipulateur.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Barbe bleue »

La bande dessinée Barbe bleue, adaptée par Camille Benyamina du roman d’Amélie Nothomb, est une œuvre fascinante qui réussit à transposer avec brio l’univers littéraire de l’autrice belge dans un format visuel.
Cette réinterprétation moderne du conte de Perrault, où le personnage de Barbe Bleue devient Don Elemirio, un aristocrate énigmatique et excentrique, séduit par son audace narrative et son esthétique soignée.

Le récit, centré sur la confrontation entre Saturnine Puissant, une héroïne intelligente et indépendante, et Don Elemirio, explore des thèmes tels que la curiosité, le pouvoir et les limites du respect mutuel. Camille Benyamina parvient à enrichir cette dynamique grâce à un travail remarquable sur les couleurs. Celles-ci jouent un rôle central dans l’histoire, reflétant les obsessions du personnage masculin et donnant une profondeur visuelle aux scènes oniriques. L’utilisation de l’aquarelle apporte une douceur et une chaleur qui contrastent avec la tension sous-jacente de l’intrigue.

extrait bd Barbe bleue

Le dessin de Camille Benyamina, tout en restant fidèle à l’esprit du roman, s’autorise des libertés créatives qui renforcent l’impact émotionnel de certaines scènes. Par exemple, la représentation de la fameuse chambre interdite sur une double page muette est saisissante et marque un des moments forts de l’album.

Barbe bleue est une adaptation réussie qui allie finesse narrative et richesse visuelle. Elle ravira autant les amateurs d’Amélie Nothomb que les passionnés de bandes dessinées, offrant une lecture captivante et élégante.

Charles de Gaulle – 1944-1945 – L’heure de vérité

Album publié en 2017 aux éditions Bamboo.


Résumé éditeur

Revivez le destin de cet homme hors du commun !

couverture bd Charles de Gaulle - 1944-1945 - L'heure de vérité

Juin 1944.

Américains et Britanniques préparent le débarquement de Normandie en tenant soigneusement de Gaulle à l’écart.

Insupportable au président Roosevelt
qui le considère comme un chef autoproclamé et illégitime, de Gaulle se dresse contre le projet d’administration américaine des territoires libérés.

Pour placer la France dans le camp des vainqueurs et éviter de transformer la libération en une nouvelle occupation, il doit prendre de vitesse ses alliés. L’heure de vérité a sonné pour le chef de la France libre.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Charles de Gaulle – 1944-1945 – L’heure de vérité »

Charles de Gaulle – 1944-1945 : L’heure de vérité de Jean-Yves Le Naour et Claude Plumail se distingue par une harmonieuse alliance entre rigueur historique et richesse narrative.

Ce troisième tome de la série met en lumière une période cruciale où De Gaulle, pourtant tenu à distance par ses alliés, lutte pour maintenir la souveraineté française face aux appétits anglo-saxons.

Jean-Yves Le Naour, fidèle à sa réputation d’historien rigoureux, parvient à rendre vivants les enjeux politiques de l’époque, tout en humanisant le personnage de De Gaulle. Loin d’être une hagiographie, cet album dévoile les doutes, les tensions et les stratégies complexes qui ont façonné le parcours du général.

extrait bd Charles de Gaulle - 1944-1945 - L'heure de vérité

Le dessin de Claude Plumail, rehaussé par les couleurs feutrées de Sébastien Bouet, crée une atmosphère à la fois grave et captivante, en parfaite adéquation avec le ton du récit. Chaque case, minutieusement travaillée, contribue à immerger le lecteur dans les coulisses de l’Histoire, entre les salons feutrés de Londres et les rues animées de Paris libéré.

« Charles de Gaulle – 1944-1945 : L’heure de vérité«  réussit le pari de marier la rigueur historique à une narration dynamique, offrant une lecture aussi instructive que plaisante.

Une bande dessinée à mettre entre toutes les mains, tant pour les passionnés d’histoire que pour les amateurs de De Gaulle.



Les Aventures d’Anselme Lanturlu – Pour quelques ampères de plus

Bande dessinée publiée en 1989 aux éditions Belin.


Anselme Lanturlu est le héros d’une série de bandes dessinées de vulgarisation scientifique créée par Jean‑Pierre Petit il y a plus de trente ans. Depuis quelques années, ces ouvrages sont diffusés en téléchargement libre via l’association Savoir sans Frontières.

Dans ce tome, dont le titre reprend celui d’un western de Sergio Leone, l’album s’adresse aux lycéens de la section scientifique ou aux lecteurs de Science et Vie. Il propose des expériences passionnantes accessibles à une école technique.

L’ouvrage aborde notamment le passage de l’électronique des tubes à vide aux transistors, en montrant que certains tubes (comme ceux des néons ou des téléviseurs cathodiques) subsistent dans notre quotidien. Le lecteur y découvre, par exemple, que le gaz d’un tube au néon possède deux températures et, bien qu’on puisse le toucher, ce « gaz d’électrons » est en réalité à des milliers de degrés.

On y trouve également une initiation à la physique des plasmas ainsi que l’explication des mécanismes intimes de l’électrodynamique (effet Joule, force électromagnétique, induction, etc.) en observant directement le mouvement des charges électriques dans les conducteurs.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Aventures d’Anselme Lanturlu – Pour quelques ampères de plus »

La BD n’a pas encore été lue.

Pardonne-moi Natacha

Album publié en 2010 aux Editions du Triomphe.


Adapté du roman de Sergei Kourdakov (publié pour la première fois en France le 15 septembre 2006).

Sergei Kourdakov connaît une enfance difficile et grandit dans les sinistres orphelinats de l’Union soviétique poststalinienne.
Par son charisme et son intelligence, il s’élève vite dans l’échelle sociale communiste et accepte la mission de ‘confiance’ du KGB : traquer et persécuter les « religiosniki ».
Le regard de Natacha va pourtant le bouleverser au point de le faire fuir son pays et son confort.
Recueilli au Canada, il n’aura de cesse de témoigner de sa conversion jusqu’à sa mort ‘accidentelle’, à l’âge de 22 ans.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Pardonne-moi Natacha »

« Pardonne-moi Natacha » plonge le lecteur dans l’URSS des années 1970 à travers le parcours déchirant de Sergeï Kourdakov, ancien tortionnaire du KGB converti en symbole de rédemption. Scénarisée par Guy Lehideux et dessinée par Hadi Temglit, cette BD mêle avec brio rigueur historique et tension narrative, offrant une immersion glaçante dans les mécaniques de la répression soviétique..

Une conversion aussi brutale que poignante
Le récit s’articule autour de la métamorphose de Sergeï, jeune prodige du système communiste chargé de persécuter les religiosniki (croyants). La rencontre avec Natacha, dont le regard « bouleverse » sa froideur idéologique, sert de pivot émotionnel. Les auteurs évitent le manichéisme : la violence des rafles est montrée sans fard, tandis que la chute du personnage principal – fuite au Canada, mort suspecte à 22 ans – conserve une aura tragique.

Un duo artistique au service du réalisme
Hadi Temglit opte pour un trait précis, presque documentaire, qui restitue l’austérité des paysages urbains soviétiques et l’intensité des expressions. Guy Lehideux, spécialiste des biographies en BD, structure le scénario en courts chapitres dynamiques, alternant flashbacks et témoignages. Leur collaboration avec l’Aide à l’Église en Détresse apporte une authenticité troublante aux scènes de persécution religieuse.

Bien plus qu’une leçon d’Histoire
La force de cet album réside dans sa capacité à humaniser un bourreau. En montrant comment la foi d’une victime ébranle un système, la BD transcende son contexte pour interroger la liberté intérieure face à l’oppression. 

Charles de Gaulle – 1939-1940 – L’homme qui a dit non !

Album publié en 2016 aux éditions Bamboo.


Résumé éditeur

Revivez le destin de cet homme hors du commun.

couverture bd Charles de Gaulle - 1939-1940 - L'homme qui a dit non !

Septembre 1939.

La France est en guerre et le grand Charles, petit colonel, ne parvient toujours pas à convaincre l’État-major d’adopter une stratégie plus offensive fondée sur la concentration des blindés.

Mais il est déjà trop tard : le 10 mai 1940, les forces allemandes déferlent sur la France. Face aux traîtres qui souhaitent pactiser avec l’ennemi, il veut continuer à se battre. Mais quand Pétain s’empare des rênes du gouvernement, il part pour Londres le 17 juin, emportant avec lui l’honneur de la France.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Charles de Gaulle – 1939-1940 – L’homme qui a dit non ! »

La bande dessinée Charles de Gaulle – 1939-1940 : L’homme qui a dit non ! se distingue par sa profondeur historique et la richesse de son scénario.

Jean-Yves Le Naour réussit à capturer le caractère complexe de De Gaulle, un homme souvent en décalage avec les élites militaires et politiques de son temps. Ce portrait est fascinant : on découvre un De Gaulle qui n’est pas encore le grand chef d’État, mais un colonel isolé, dont les idées innovantes sont accueillies avec scepticisme, voire mépris. Cette tension entre la vision novatrice de De Gaulle et l’immobilisme des dirigeants de l’époque est au cœur du récit, lui conférant une dimension dramatique captivante.

extrait bd Charles de Gaulle - 1939-1940 - L'homme qui a dit non !

Le dessin de Claude Plumail, bien que fidèle aux réalités historiques, souffre parfois d’une certaine rigidité, notamment dans la représentation des personnages. Toutefois, l’atmosphère lourde et sombre de cette période est parfaitement rendue, notamment grâce au travail de la coloriste Albertine Ralenti, qui utilise une palette de couleurs judicieusement choisie pour accentuer la gravité des événements.

Cette bande dessinée réussit à rendre accessible une période complexe de l’histoire française. Un ouvrage qui s’impose comme une lecture incontournable pour les passionnés d’histoire et les amateurs de récits biographiques bien documentés​.


L’Assassinat du père Noël 

Album publié en 2010 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

D’après l’œuvre de Pierre Véry publiée en 1934.

couverture bd L'Assassinat du père Noël

Un « whodunit » savoureux et théâtral !

Il était une fois Mortefond, charmant village de Lorraine qui s’apprête à fêter la Noël. Le père Cornusse joue comme chaque année le rôle du Père Noël, tandis que Catherine, sa fille, rêve d’un prince charmant et que les hommes du village rêvent à elle.
Prosper Lepicq, un étranger au village, se joint à la population locale pour la fête. Mais après la messe, on découvre le corps du Père Noël, assassiné !
Qui parmi ce panel de personnages truculents a bien pu commettre le meurtre, dans ce bourg isolé et apparemment paisible ?

Voici, par les facétieux Adam et Convard, l’adaptation très libre d’un roman de Pierre Véry, datant de 1934 et adapté au cinéma en 1941 par Christian Jaque.
Un album flirtant entre le merveilleux et le policier, magnifiquement dessiné par Paul, dont le graphisme original, poétique et pictural, ne cesse de s’affirmer.

logo fnac

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Assassinat du père Noël »

Une adaptation au charme désuet
Didier Convard
, Éric Adam et Florie Paul réinventent avec audace le roman de Pierre Véry dans une bande dessinée qui mêle avec habileté féerie et intrigue policière. L’album plonge le lecteur dans le village lorrain de Mortefond, décor idéal pour un whodunit campé dans les années 1930, où traditions locales et mystère s’entrelacent.

Un hommage graphique à l’époque
Le dessin de Florie Paul, que l’on peut qualifier de « naïf » ou de « pictural », se révèle être un choix audacieux et pertinent. Son style, aux couleurs douces et aux lignes épurées, évoque une ambiance à la fois nostalgique et onirique, renforçant le décalage temporel de l’histoire. Les décors capturent l’ambiance d’un village isolé, où chaque détail, de l’église aux maisons bourgeoises, sert de prétexte au suspense.

extrait bd L'Assassinat du père Noël

Entre enquête et folklore
L’intrigue, centrée sur l’assassinat du Père Noël et le vol d’une relique précieuse, suit Prosper Lepicq, avocat-enquêteur au profil atypique. Si le scénario emprunte des ficelles classiques (suspects truculents, indices disséminés), il tire sa force de son ancrage dans un folklore régional riche. Les dialogues, volontairement théâtraux, rappellent le ton des romans policiers de l’entre-deux-guerres, ajoutant une couche de charme désuet.

Une défense du patrimoine littéraire
Certes, l’adaptation prend des libertés avec l’œuvre originale, mais elle réussit à en préserver l’esprit : une critique sociale voilée, un humour subtil et une morale humaniste. La scène du procès offre une réflexion sur la justice et la rédemption.

Cette BD séduira les amateurs de polar vintage et d’ambiances rurales enneigées. Un hommage réussi à un roman oublié, servi par un graphisme qui ose la singularité.