» Les maths, c’est trop compliqué… » Et si leur histoire les rendait enfin accessibles ? De l’apparition du zéro aux intelligences artificielles, cette BD explore les mathématiques comme une aventure humaine à travers les civilisations. Guidé par une IA en quête de ses origines, ce récit transforme une discipline redoutée en fresque vivante et passionnante.
Saviez-vous que le zéro a failli ne jamais exister ? Que des mathématiciennes de génie ont révolutionné leur époque sans qu’on retienne leur nom ? Que l’infini, ce concept qui donne le vertige, a rendu fou plus d’un grand esprit ?
Les maths, on croit les connaître – même si parfois on les fuit. Mais leur histoire, elle, n’a jamais été ennuyeuse : elle est faite de querelles d’ego, de découvertes par accident, de révolutions silencieuses et de beautés cachées.
Dans cette BD, Mesh, une IA partie à la recherche de ses propres origines, nous embarque à travers les siècles et les civilisations – de l’Afrique préhistorique aux laboratoires d’aujourd’hui – pour révéler ce qu’on n’enseigne presque jamais à l’école : les maths sont humaines, vivantes et pleines de surprises.
Et ça, tout le monde peut le comprendre.
La bd « L’Incroyable histoire des Mathématiques » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les maths en BD vol 1 – l’Algèbre »
Comment expliquer ce sentiment partagé par beaucoup d’entre nous, petits et grands, de ne pas réellement saisir ce que recouvrent les nombres ? Pourquoi avons-nous autant de difficulté à visualiser à quoi correspondent réellement les milliers ou les milliards ?
Dans L’Échelle de l’esprit, Bunpei Yorifuji propose une réflexion personnelle et éclairée sur notre rapport aux nombres. En interrogeant notre manière de penser le monde en termes de statistiques et l’omniprésence des chiffres dans notre vie quotidienne, il fait le constat d’un écart entre notre capacité à « chiffrer » le monde, et à le « ressentir ». En identifiant les imperfections des unités de mesure les plus couramment utilisées, l’auteur propose dans cet ouvrage d’en créer de nouvelles, plus adaptées pour comprendre certains phénomènes du quotidien que nous sommes malheureusement souvent en peine de quantifier. Ainsi, l’auteur propose d’utiliser le « Minami » pour mesurer le sentiment partagé entre deux personnes qui sont plus qu’amies, mais pas encore amantes ; le « Thankyou » permettrait de quantifier cette sensation de pouvoir compter sur un ami en cas de coup dur ; et le « Bateau-usine » serait quant à lui une façon de chiffrer le sentiment de surmenage au travail.
Les chiffres et les représentations statistiques illustrant la crise sanitaire actuelle abondent et permettent souvent de mieux comprendre les conséquences de l’épidémie. Pourtant, qui n’a pas un jour eu le sentiment de se sentir dépassé par cette profusion de données ?
À travers cette réflexion sur les chiffres, Bunpei Yorifuji incite chacun à se réapproprier la manière de percevoir le monde et à adapter les outils de mesure aux besoins de chacun.
La bd « L’échelle de l’esprit – Ressentir les nombres par le dessin » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’échelle de l’esprit – Ressentir les nombres par le dessin »
Avec L’Échelle de l’esprit, Ressentir les nombres par le dessin, l’illustrateur et directeur artistique japonais Bunpei Yorifuji quitte le terrain de la fiction pour un essai graphique. Le propos est simple et vertigineux : nous savons chiffrer le monde, mais nous peinons à le ressentir. Qui se représente vraiment l’écart entre un million et un milliard ?
Partant de ce constat, Bunpei Yorifuji examine les limites de nos unités de mesure conventionnelles et propose d’en forger de nouvelles, taillées pour l’expérience intime. Le « Minami » évalue le lien entre deux personnes plus qu’amies mais pas encore amantes ; le « Thankyou » mesure la certitude de pouvoir compter sur quelqu’un ; le « Bateau-usine » chiffre l’épuisement au travail. Sous l’humour affleure une pensée sérieuse sur la statistique, cette manière de penser le monde qui aplatit le sensible. La réflexion invite chacun à se réapproprier sa perception plutôt que de la déléguer aux chiffres, sans jamais céder au discours technique.
La réussite tient à l’alliance du concept et du trait. Fort de son passé de graphiste, connu pour ses affiches du métro de Tokyo, Bunpei Yorifuji déploie près de cinq cents illustrations d’une clarté pictographique. Chaque idée abstraite trouve son équivalent visuel, diagramme, échelle ou saynète, si bien que le dessin ne décore pas la démonstration : il la constitue. C’est par l’œil que le lecteur éprouve enfin, physiquement, ce que les nombres lui cachaient.
L’ouvrage s’adresse aux curieux de vulgarisation intelligente, aux amateurs de design graphique japonais. Bunpei Yorifuji signe un livre aussi ludique que salutaire.
Un beau jour du XVIIe siècle, le facétieux mathématicien Pierre de Fermat écrivit dans les marges d’un livre : « xn + yn = zn impossible si n > 2. J’ai trouvé une solution merveilleuse, mais la place me manque ici pour la développer. »
Un énoncé fort simple pour un théorème qui sera démontré… plus de trois siècles plus tard par le mathématicien anglais Andrew Wiles.Alexandre Kha délaisse le temps d’un court album le genre fantastique pour une approche plus documentaire, s’apparentant à son travail pour la revue Topo.
En retraçant l’histoire de ce théorème mythique, c’est une histoire des mathématiques en accéléré que nous délivre Alexandre Kha, mais c’est aussi pour lui l’occasion de relater une série de destins romanesques, une galerie de portraits de personnages en quête d’absolu, allant de l’anarchiste matheux Évariste Galois à Sophie Germain en passant par Paul Wolfskehl, que le théorème sauva du suicide.
Adoptant un trait plus épuré qu’à l’accoutumée, Alexandre Kha s’essaie à des mises en page élaborées et propose des métaphores graphiques percutantes aux concepts présentés, tout en restant parfaitement lisible.
À noter que ce récit figurera dans l’exposition permanente de la maison natale de Pierre de Fermat à Beaumont-de-Lomagne.
La bd « Le théorème funeste » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le théorème funeste »
Le Théorème funeste d’Alexandre Kha est une belle surprise : une bande dessinée consacrée au dernier théorème de Fermat, cette énigme mathématique qui a hanté trois siècles d’esprits brillants. Plutôt que de raconter la démonstration en elle-même, Alexandre Kha s’intéresse aux scientifiques qui l’ont poursuivie : Sophie Germain, Évariste Galois, Paul Wolfskehl. Des figures disparates unies par la même obsession.
Ce qui frappe d’abord, c’est le choix graphique radical. Alexandre Kha abandonne les styles plus classiques pour proposer un noir et blanc très épuré, presque dépouillé. Les compositions jouent sur des perspectives géométriques qui renforcent le sentiment de vertige intellectuel. Ce n’est pas de la décoration : le trait économe crée une distance affective qui correspond à la nature même du sujet.
Sur le plan narratif, Alexandre Kha évite le piège du résumé. Il ne nous explique pas les mathématiques. C’est sombre, parfois austère, mais d’une cohérence remarquable.
L’album ne plaira pas à tout le monde. Il demande du lecteur une certaine patience, une acceptation de ne pas avoir de résolution spectaculaire.
Les mathématiques sont partout, même là où on ne les attend pas ! Dans ce premier épisode, retrouvez Nath et Phil, un duo qui s’est donné une mission audacieuse : vous réconcilier définitivement avec les chiffres. Imaginée par un professeur de mathématiques passionné et mise en image avec humour, cette bande dessinée transforme les situations du quotidien en véritables aventures logiques.
Loin des manuels scolaires , Nath et Phil vous invitent à confronter vos raisonnements à vos connaissances à travers des histoires interactives et ludiques. Que vous soyez un élève en difficulté ou un parent désireux de comprendre, laissez-vous guider : vous verrez, vous finirez par aimer les maths !
La bd « Nath et Phil – J’aime enfin les Maths – Episode 1 » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Nath et Phil – J’aime enfin les Maths – Episode 1 »
Patricia Lebrun est enseignante de mathématiques. Elle a imaginé cette BD pour aider ses élèves de lycée à comprendre les arcanes de la logique formelle. Comprendre les propositions, leurs négations, les phrases conditionnelles, le « et », le « ou », tels sont les enjeux de ce livre aux sympathiques personnages qui évoluent dans le monde étonnant de la bande dessinée. Des fiches pédagogiques en fin d’ouvrage aident à y voir plus clair.
La bd « Les déductions du professeur Pythaclide » disponible ici
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« Logique sans bosse » est une bande dessinée d’aide à l’apprentissage de la rigueur logique des raisonnements en mathématiques. Elle se décompose en deux volumes comportant chacun une BD et des fiches pratiques à vocation pédagogique, conçues aussi bien pour être abordées par un élève seul qu’en classe avec un enseignant. » Lunelotte et la réciproque mystérieuse » est accessible dès la classe de quatrième. Elle met en scène Lunelotte, une sympathique tortue que l’on voit grandir au fur et à mesure qu’elle gagne en maturité. Espiègle et mutine, elle est fascinée par la réciproque du théorème de Pythagore… » Les déductions du professeur Pythaclide » s’adresse aux lycéens à partir de la seconde. L’ouvrage se suffit à lui-même, mais gagne à être précédé de l’étude du premier volume.
La bd « Lunelotte et la réciproque mystérieuse » disponible ici
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Dans l’Allemagne du début du XXe siècle, une jeune personne est déterminée à étudier les mathématiques à l’université, mais pour ce faire, elle doit résoudre plusieurs problèmes, dont un particulièrement épineux : cette personne se nomme Emmy et elle est une femme. La vie d’Emmy Noether est un exemple d’émancipation et de dépassement des circonstances difficiles qui ont jalonné sa vie. Par son enthousiasme, sa joie et sa passion pour les mathématiques, Emmy est parvenue à des sommets qu’aucune de ses contemporaines n’auraient seulement rêvé d’atteindre.
La bd « Florence Nightingale : La dame à la lampe » disponible ici
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Florence Nightingale : La dame à la lampe de Santi Selvi et Zarzo est une réussite de la collection Mamut Savant des éditions Bang. Cette bande dessinée biographique de 64 pages transforme l’histoire de la pionnière de l’utilisation des statistiques dans le domaine médical en un récit captivant et pédagogique, parfaitement adapté aux lecteurs à partir du CM1/CM2.
Le scénariste Santi Selvi, spécialiste des biographies scientifiques en BD, livre ici un travail d’une précision historique. L’œuvre retrace fidèlement le parcours exceptionnel de Florence Nightingale (1820-1910), depuis ses aptitudes mathématiques précoces jusqu’à son rôle révolutionnaire durant la guerre de Crimée (1853-1856). Le récit met particulièrement en lumière son innovation révolutionnaire : l’application des statistiques à l’épidémiologie sanitaire, qui permit de sauver des milliers de vies en démontrant que les maladies infectieuses tuaient davantage que les blessures de guerre.
Le scénario excelle dans sa capacité à rendre accessible des concepts mathématiques complexes, notamment le célèbre « diagramme de la rose » – cette visualisation statistique innovante que Florence Nightingale créa pour convaincre les autorités politiques de réformer le système de santé. Trois pages sont spécifiquement consacrées à l’interprétation de ce diagramme à trois variables (temps, nombre de morts, causes de la mort).
Zarzo déploie un style visuel particulièrement adapté au public jeunesse. Son approche graphique s’inscrit dans la tradition de la collection Mamut Savant, privilégiant la clarté narrative avec un format à l’italienne et seulement 1 à 3 cases par page, évitant toute surcharge visuelle. Les personnages bénéficient de couleurs marquées – parfois inattendues avec des cheveux violets, rouges ou bleus – qui facilitent leur identification.
Les visages expressifs et les nombreux plans rapprochés permettent une lecture fluide, particulièrement efficace pour transmettre la détermination de cette femme qui défia les conventions sociales du 19e siècle. Le style graphique soutient les moments clés du récit, notamment les rondes nocturnes de Florence Nightingale « à la lueur d’une simple lampe » qui lui valurent son surnom légendaire.
la BD ne se contente pas de raconter l’histoire d’une pionnière médicale : il explore intelligemment la place de la femme dans la société du 19e siècle. Cette dimension féministe enrichit la portée de la BD, montrant comment Florence Nightingale contribua à l’émancipation féminine en prouvant le rôle essentiel des femmes dans la santé publique, même si elle ne soutint pas directement le mouvement féministe de son époque.
Florence Nightingale : La dame à la lampe constitue ainsi une introduction idéale à une figure majeure de l’histoire des sciences et du féminisme. Cette bande dessinée s’adresse parfaitement aux jeunes lecteurs curieux d’histoire et de sciences, mais séduira également les adultes par sa rigueur historique.
Livre illustré publié en 2024 aux éditions CNRS Eds.
Résumé éditeur
À 17 ans, une fille française sur deux n’étudie plus les mathématiques, contre seulement un garçon sur quatre. Ces inégalités suscitent de nombreuses questions du corps enseignant, des familles, des scientifiques et des adolescentes et adolescents. Comment faire pour que les filles soient plus nombreuses dans les filières mathématiques ? Comment se comporter en classe pour les soutenir ? Comment encourager sa fille à faire des maths quand on a soi-même abandonné ? Comment changer la pratique des mathématiques pour qu’elle ne soit plus excluante ? Enfin, comment faire pour se sentir moins seule quand on est une fille et qu’on aime les maths ?
Cet ouvrage, qui est autant un livre sur les maths qu’un livre de maths, entend apporter les réponses les plus larges possibles à ces questions. Il présente les résultats d’une enquête sociologique et porte la parole de 45 adolescentes, tout en proposant aux lectrices et aux lecteurs de découvrir des problèmes de mathématiques originaux à leur rythme. Car une manière de rendre les mathématiques plus inclusives est bien de poser autrement les problèmes – qu’ils soient sociologiques ou mathématiques. Ouvrage de recherche autant qu’invitation à la pratique scientifique, l’ensemble est mis en images pour faciliter l’accès aux résultats scientifiques.
La bd « Matheuses – Les filles, avenir des mathématiques » disponible ici
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Dans l’Allemagne du début du XXe siècle, une jeune personne est déterminée à étudier les mathématiques à l’université, mais pour ce faire, elle doit résoudre plusieurs problèmes, dont un particulièrement épineux : cette personne se nomme Emmy et elle est une femme. La vie d’Emmy Noether est un exemple d’émancipation et de dépassement des circonstances difficiles qui ont jalonné sa vie. Par son enthousiasme, sa joie et sa passion pour les mathématiques, Emmy est parvenue à des sommets qu’aucune de ses contemporaines n’auraient seulement rêvé d’atteindre.
La bd « Emmy Noether, passion pour les mathématiques » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Emmy Noether, passion pour les mathématiques »
Cette bande dessinée de Santi Selvi et Zarzo, publiée en 2020 aux éditions Bang dans la collection Mamut Savant, constitue une introduction à la vie d’Emmy Noether, mathématicienne allemande dont les contributions ont transformé l’algèbre moderne et la physique théorique. L’ouvrage de 48 pages s’adresse prioritairement aux élèves à partir du CM1, CM2. Ses qualités graphiques en font une lecture captivante pour tous les âges.
Le scénario de Santi Selvi, docteur en Histoire des Sciences et Communication Scientifique, détaille les défis extraordinaires qu’Emmy Noether a dû surmonter dans l’Allemagne du début du XXe siècle. L’auteur ne se contente pas de retracer un parcours académique : il dépeint le portrait d’une femme déterminée qui ne se résout pas à rentrer dans le moule formaté pour les femmes, refusant les attentes conventionnelles de mariage et de maternité pour poursuivre sa passion mathématique.
La force de cette BD réside dans sa capacité à contextualiser les obstacles institutionnels rencontrés par Emmy Noether – elle n’était que l’une des deux femmes parmi près de mille étudiants à l’université d’Erlangen – tout en célébrant sa persévérance exceptionnelle. L’album révèle ainsi comment David Hilbert la soutient pour l’intégrer à l’université de Göttingen, centre névralgique de la recherche à l’époque, et comment sa collaboration avec Einstein permet de compléter sa théorie de la relativité sur le plan mathématique.
Zarzo, illustrateur espagnol basé à Valence, développe pour cette biographie un style qu’on pourrait qualifier d' »illustrations enfantines » ce qui est loin d’être péjoratif. Cette esthétique volontairement simplifiée facilite l’identification du jeune lectorat.
Le duo créatif Selvi-Zarzo, qui collabore sur l’ensemble de la collection Mamut Savant, maîtrise parfaitement l’art de rendre digeste la complexité scientifique sans la dénaturer. Le style graphique de Zarzo accompagne efficacement la progression narrative, alternant entre moments d’intimité personnelle et séquences historiques plus larges, permettant ainsi de maintenir l’attention du lecteur.
L’album ne se limite pas au récit biographique : il propose en fin d’ouvrage quelques pages de compléments scientifiques et culturels accessibles à des élèves de CM1 et CM2, au sujet des triangles de Pascal et de Sierpinski. Cette approche pédagogique témoigne de la volonté des auteurs de transformer la lecture en expérience d’apprentissage.
Emmy Noether, passion pour les mathématiques mérite amplement sa place dans toute bibliothèque scolaire ou familiale. Cette biographie graphique offre aux lecteurs une belle ouverture sur l’histoire des mathématiques et de la physique.
Archimède et son œuvre ont prévalu durant près de 2000 ans. Peu de scientifiques peuvent se vanter d’avoir autant marqué l’histoire de l’humanité par leur travail. Archimède fut le meilleur mathématicien de l’Antiquité, ce qui n’est pas peu dire, car ils furent nombreux (Pythagore, Euclide, Ératosthène…). Il a calculé avec une grande précision le nombre Pi, a énoncé le premier théorème de l’hydrostatique, qui porte son nom, il fut un maître en matière de poulies et de leviers, inventa des engins de guerre pour défendre sa ville, Syracuse, contre le siège des légions romaines, et put ainsi tenir la puissante armée de Rome en échec durant deux années, un véritable exploit. Ce génie avait un prix : Archimède était un éternel distrait, et il eut une vie de légende.
La bd « Archimède, le meilleur mathématicien de l’antiquité » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Archimède, le meilleur mathématicien de l’antiquité »
Signé Santi Selvi (scénario) et Zarzo (dessin), ce volume de la collection Mamut Savant retrace la vie et l’œuvre d’Archimède, né à Syracuse en 287 av. J.-C. et formé à Alexandrie. À travers une trentaine de planches, la BD reconstitue le parcours scientifique et humain de ce pionnier des mathématiques et de la physique, du palimpseste découvert à Jérusalem aux inventions mécaniques servant la cité sicilienne assiégée.
Le récit insiste sur la curiosité insatiable d’Archimède, de ses premières expériences de caisse de poisson à la découverte du principe d’Archimède. Les auteurs explorent subtilement la tension entre l’abstraction mathématique et l’application militaire : ses travaux sur le nombre π côtoient ses engins de guerre destinés à repousser les Romains. Les personnages secondaires, comme Ératosthène ou Euclide, apportent une profondeur, illustrant l’émulation et la collaboration intellectuelle de l’époque.
Le trait de Zarzo privilégie des couleurs chaudes et un encrage précis, alternant vignettes dynamiques et doubles pages contemplatives. Les scènes d’action (enchères du palimpseste, siège de Syracuse) gagnent en tension grâce aux contrastes d’ombre et de lumière, tandis que les moments pédagogiques en fin de BD (crible d’Ératosthène, vis d’Archimède) sont rendus lisibles par une mise en page claire et didactique.
« Archimède, le meilleur mathématicien de l’Antiquité » conjugue rigueur historique et mise en scène vivante pour servir un récit passionnant. Destinée aux collégiens comme aux amateurs de vulgarisation scientifique, cette BD séduira quiconque s’intéresse à l’histoire des sciences.
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