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Belle et Sébastien – L’Aventure Continue

Album publié en 2015 aux Editions Glénat.


Adapté des romans de Cécile Aubry publiés en 1965 (Belle et Sébastien), 1966 (Sébastien parmi les homme) et Le Retour de Belle et Sébastien (1968) .

couverture bd Belle et Sébastien - L'Aventure Continue

Quand tout espoir semble perdu, l’amitié est le dernier refuge.


Bonneval, septembre 1945.
Au village, on a fêté la fin de la Guerre. Sébastien a grandi, il a maintenant 10 ans. Belle et lui attendent impatiemment le retour d’Angelina…
Mais Angelina ne revient pas. Elle a disparu dans un accident d’avion au cœur des forêts transalpines. Tout le village a perdu espoir. Tout le village sauf César : le grand père de Sébastien connaît un homme qui pourrait les aider. Mais avant de sauver la jeune femme, Belle et Sébastien vont devoir braver mille dangers et affronter un terrible secret. Un secret qui va changer leur vie pour toujours. L’aventure continue…

Découvrez l’adaptation en bande dessinée du long-métrage Belle et Sébastien, l’aventure continue réalisé par Christian Duguay et qui sortira au cinéma le 9 décembre 2015 !
Écrit par les scénaristes du film eux-mêmes et dessiné par Jean-Marc Stalner, cet album, relatant l’histoire complète du film, vous replongera en BD dans cette belle aventure et ses paysages époustouflants.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Belle et Sébastien – L’Aventure Continue »

Paru en 2015 chez Glénat, ce Tome 2 adapte le second film de Christian Duguay sorti au cinéma en décembre 2015. Scénario de Juliette Sales et Fabien Suarez, dessin toujours confié à Jean-Marc Stalner. Environ 56 pages qui prolongent les aventures du duo.

On est en septembre 1945, la guerre est finie. Sébastien a 10 ans, Belle vieillit. Angelina, l’infirmière de la Résistance, a disparu dans un accident d’avion au-dessus des forêts transalpines. Tandis que le village abandonne, César et Sébastien refusent de croire à sa mort et partent en quête. L’enjeu ? Sauver Angelina et affronter « un secret qui va changer leur vie ».

extrait bd Belle et Sébastien - L'Aventure Continue

Le récit se déploie moins comme une intrigue serrée que comme une succession de périls : feu de forêt, tension entre Sébastien et l’aviateur Pierre, chasse aux énigmes. C’est agréable, maîtrisé, mais prévisible. Les personnages ne gagnent pas vraiment en profondeur.​

Graphiquement, Jean-Marc Stalner continue son boulot sérieux : les paysages de montagne restent généreux et lumineux, la composition des planches facilite le suivi..​

Ce Tome 2 fonctionne d’abord comme produit d’accompagnement au film. Pour les lecteurs qui ont aimé le premier, c’est un petit plus agréable.

Belle et Sébastien

Album publié en 2013 aux Editions Xo.


Adapté des romans de Cécile Aubry publiés en 1965 (Belle et Sébastien), 1966 (Sébastien parmi les homme) et Le Retour de Belle et Sébastien (1968) .

Là-haut, dans les Alpes, là où la neige est immaculée, là où les chamois coursent les marmottes, là où les sommets tutoient les nuages.
Un village paisible…jusqu’à ce que la Deuxième Guerre mondiale éclate, jusqu’à ce que les Allemands arrivent.
C’est la rencontre d’un enfant solitaire et d’un chien sauvage. C’est l’aventure de Sébastien qui apprivoise Belle.
C’est l’histoire d’une amitié indéfectible. C’est le récit extraordinaire d’un enfant débrouillard et attendrissant au cœur de la Seconde Guerre mondiale.
C’est l’odyssée d’un petit garçon à la recherche de sa mère, d’un vieil homme à la recherche de son passé, d’un résistant à la recherche de l’amour, d’une jeune femme en quête d’aventures, d’un lieutenant allemand à la recherche du pardon.
C’est la vie de Belle et Sébastien.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Belle et Sébastien »

Sortie en novembre 2013 chez XO/12 BIS, cette adaptation en bande dessinée du film de Nicolas Vanier qui est également une adaptation des romans de Cécile Aubry se dévore en un rien de temps. Scénario de Juliette Sales et Fabien Suarez, dessins de Jean-Marc Stalner, couleurs de Bruno Pradelle 56 pages de montagne et d’amitié canine.​

Nicolas Vanier a fait le pari de replonger Belle et Sébastien en 1944, dans les Hautes-Alpes occupées. Fini les aventures bucoliques de la série télé des années 60 : ici, c’est la Seconde Guerre mondiale qui fait décor. Sébastien, enfant orphelin, rencontre Belle, accusée d’être une bête dangereuse, et une amitié inattaquable naît. Résistants, réfugiés, soldats allemands le contexte historique donne du poids au scénario.​

extrait bd Belle et Sébastien

Jean-Marc Stalner dessine avec soin ces paysages de montagne où se nouent les enjeux. La couleur de Pradelle joue sur les contrastes : la lumière crue des pics enneigés contre l’ombre de l’occupation. Sébastien respire la détermination enfantine, Belle reste impressionnante sans être caricaturale. C’est solide, c’est juste.

L’album suit un peu trop fidèlement le film. La narration reste linéaire, presque servile. On sent qu’on lit une adaptation.

Pour ceux qui veulent découvrir Belle et Sébastien autrement que par la nostalgie des années 1960. Et pour tous ceux qui ne connaissent pas encore cette histoire d’amitié intemporelle.

Discours de la servitude volontaire

Album publié en 2026 aux Editions Nathan.


Adapté de l’œuvre d’Étienne de La Boétie écrite vers 1548.

couverture bd Discours de la servitude volontaire

Un commentaire dessiné d’une des œuvres les plus célèbres de la littérature, à destination de tous les esprits curieux.

C’est un petit texte qui courait sous le manteau au XVIe siècle et qui continue de faire l’effet d’une bombe.
Il est entouré de mystère : on dit que son auteur l’a écrit très jeune, à peine sorti de l’adolescence.
On dit qu’il aurait inspiré les plus grands mouvements contestataires et révolutionnaires de l’histoire de France.
Il s’intitule le Discours de la servitude volontaire, d’Étienne de La Boétie.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Discours de la servitude volontaire »

Comment mettre en images un texte qui, depuis le XVIe siècle, interroge notre consentement à la domination ? C’est le pari de « Discours de la servitude volontaire illustrée », où Nina Blanchot et Lise Daguzon proposent non pas une adaptation, mais un décryptage dessiné du célèbre essai d’Étienne de La Boétie.

Le choix est judicieux, tant l’œuvre se prête à l’explication plus qu’à la fiction. Plutôt que de reprendre le texte intégralement, Nina Blanchot et Lise Daguzon l’éclairent sous plusieurs angles, historique, philosophique, biographique et sociologique, pour en restituer la question centrale : pourquoi le grand nombre accepte-t-il volontairement de servir un seul homme, contre son propre intérêt ? Les autrices déroulent avec clarté les ressorts identifiés par Étienne de La Boétie, notamment l’habitude et la coutume, qui font oublier aux peuples leur désir natif de liberté. Elles n’omettent ni la figure paradoxale du tyran, puissant mais seul, ni l’actualité d’une réflexion écrite par un très jeune homme et longtemps diffusée sous le manteau.

extrait Discours de la servitude volontaire

Sur le plan visuel, le parti pris du commentaire dessiné fait sa force : l’image ne se contente pas d’illustrer, elle synthétise, met en scène les mécanismes de la soumission et rend concrètes des notions abstraites. Cette pédagogie graphique ouvre le texte à un large public.

L’ouvrage s’adresse aux lycéens qui abordent l’œuvre, aux enseignants en quête d’un support vivant et à tout lecteur curieux d’une pensée politique restée d’une redoutable actualité. Nina Blanchot et Lise Daguzon réussissent à rendre accessible, sans le simplifier à l’excès, l’un des textes les plus subversifs de notre héritage.

Train de nuit dans la Voie lactée

Album publié en 2018 aux Editions Nobi Nobi.


Adapté du roman de Kenji Miyazawa publié en octobre 1934.

couverture bd Train de nuit dans la Voie lactée

Issu d’une famille pauvre, Giovanni travaille dur après l’école et doit s’occuper seul de sa mère malade.
Le jour de la fête du Centaure célébrée dans son village, le jeune garçon se retrouve soudain assis dans un train traversant la Voie lactée avec Campanella, un de ses camarades de classe.
Est-ce un rêve ? La réalité ?
Un merveilleux voyage céleste débute alors, permettant aux deux amis de rencontrer des personnages étonnants et de découvrir des lieux tous plus fantastiques les uns que les autres…
Jusqu’où ce train va-t-il les mener ?


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Train de nuit dans la Voie lactée »

L’adaptation manga de Hinata Kino redonne vie à un classique incontournable de la littérature japonaise du XXe siècle. Publié par Nobi Nobi en novembre 2018 dans la collection « Les Classiques en Manga », ce projet propose une transposition du roman poétique de Kenji Miyazawa, écrit en 1927 et resté longtemps à l’état de manuscrit avant sa publication posthume en 1934.​

Hinata Kino relève le défi de créer un récit fondamentalement métaphorique sans trahir la philosophie profonde qui le sous-tend. Son trait délicat se déploie avec élégance, alliant un sens du détail exceptionnel au dynamisme narratif. Les planches généreuses, enrichies de décors fouillés et de personnages charismatiques, créent une atmosphère propice à la contemplation, essentielle au voyage allégorique proposé par Kenji Miyazawa.​

extrait bd Train de nuit dans la Voie lactée

Le scénario traite avec soin les grands thèmes du roman : l’altruisme, la quête du sens de la vie et les aspirations humaines. Chaque rencontre à bord du mystérieux train devient l’occasion d’explorer les rêves et les espoirs des passagers, invitant le lecteur à s’interroger sur l’identité et le bonheur. ​

Quelques passages, cependant, s’avèrent philosophiquement denses et pourraient demander un effort aux lecteurs plus jeunes. ​

Cette adaptation mérite d’être découverte : elle constitue une excellente porte d’entrée vers un chef-d’œuvre méconnu en France. Cette œuvre prouve que le manga peut servir de véhicule idéal pour les textes littéraires complexes.

Croc-Blanc

Album publié en en 2026 aux éditions du Kalopsia.


Résumé éditeur

D’après l’œuvre de Jack London publiée en octobre 1906.

couverture bd Croc-Blanc

Croc-Blanc est une adaptation du roman du même nom, écrit par Jack London et publié en 1906 sous le titre original White Fang.
Le récit se déroule dans le territoire du Yukon pendant la ruée vers l’or du Klondike. Il raconte l’histoire du parcours d’un chien-loup, de la vie sauvage à la civilisation, et explore les thèmes de la survie, de la violence et du pouvoir transformateur de l’amour.

Croc-Blanc naît dans la nature sauvage d’une mère mi-loup, Kiche. Ses premières années sont marquées par une lutte acharnée pour survivre contre la faim, les prédateurs et la cruauté de la nature.

En grandissant, Croc-Blanc est amené dans un campement autochtone où il découvre pour la première fois le pouvoir et la domination des humains. Plus tard, il tombe entre les mains de Beauty Smith, un propriétaire cruel qui l’exploite pour des combats de chiens. Croc-Blanc devient dur, féroce et méfiant, et est surnommé « le loup de combat ».

Il est finalement sauvé par Weedon Scott, un homme gentil qui lui montre pour la première fois de la compassion. Peu à peu, Croc-Blanc commence à faire confiance et à répondre à l’amour, se transformant d’une créature violente et défensive en un compagnon fidèle.

Croc-Blanc retrace le parcours d’un chien-loup, de la survie sauvage à la confiance et à la loyauté, montrant comment l’environnement et le traitement façonnent les animaux comme les humains.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bd « Croc-Blanc »

La BD sortira en mars 2026.

extrait bd Croc-Blanc

Jack Horner, chasseur de dinosaures

Album publié en 2023 aux éditions TuttiStori.


Résumé éditeur

couverture bd Jack Horner, chasseur de dinosaures

Enfant, Jack Horner était passionné de fossiles et particulièrement de dinosaures. Il rêvait de devenir un grand paléontologue.
Mais dyslexique, il lisait avec difficulté, ce qui le pénalisait dans ses études.
A force de courage et de ténacité, il finit par être reconnu par les experts, comme un des meilleurs paléontologues au monde.
L’histoire vraie de Jack Horner !
Une leçon de persévérance jusqu’à la réussite.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Jack Horner, chasseur de dinosaures »

Paru en français le 12 janvier 2023 chez Tuttistori, le livre est écrit par Sophia Gholz et illustré par Dave Shephard (traduction : Olivier Lebleu), dans un format court de 32 pages.​
L’ouvrage suit Jack Horner, futur scientifique reconnu, dont le parcours a aussi un lien avec la culture populaire : il a été conseiller pour la série de films Jurassic Park.

Le récit met au premier plan une idée forte et utile : la réussite peut passer par des chemins différents, surtout quand la lecture est difficile. Sans “héroïser” à vide, le livre montre un personnage tenace, porté par l’observation, la curiosité et le travail, plutôt que par un “don” magique. La narration avance avec des reprises et des phrases qui créent de l’attente, ce qui donne un rythme clair et motive à tourner les pages.

extrait bd Jack Horner, chasseur de dinosaures

Dave Shephard propose des images dynamiques, très lisibles, qui rendent concret le terrain (roches, falaises, strates) et le geste de chercher un fossile. La mise en page vive et la typographie claire rendent l’ensemble accessible, y compris pour des lecteurs hésitants.

C’est un très bon choix dès 5 ans pour les enfants “dinosaures”, mais aussi pour parler de dyslexie, de confiance en soi et de persévérance, en classe ou en famille.

Les enfants de Chatom

Album publié en 2026 aux éditions Rue de Sèvres.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Thomas Lavachery publié le 6 mars 2024.

couverture bd Les enfants de Chatom

Automne 1920.
Malgré la récession, la vie est douce à Chatom, petit village de l’Alabama.
Stumpy, l’ermite, prépare sa retraite annuelle, piquant la curiosité de Sam et Alice qui enquêtent pour découvrir sa cachette.
Mais l’ordre est troublé quand la tempête se lève et dépose sur la pas de la porte de Mrs Ruffo l’institutrice, un enfant famélique.
Qui est le petit Tom ?
D’où vient-il ?
Quel est son secret ?
Les habitants de Chatom ne vont pas tarder à le découvrir.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les enfants de Chatom »

Adapté du roman jeunesse de Thomas Lavachery, Les Enfants de Chatom marque une nouvelle incursion de Cyrille Pomès dans la transposition littéraire, après Le Fils de l’Ursari. Auteur complet, Cyrille Pomès en assure le scénario, le dessin et la couleur, pour un récit complet ancré dans l’Amérique rurale des années 1920.

L’histoire se déroule à Chatom, petit village d’Alabama que la Récession n’a pas encore désuni. Deux enfants, Sam et Alice, cherchent à percer le mystère de Stumpy, l’ermite qui disparaît chaque hiver dans les bois. Mais l’arrivée du petit Tom, découvert à demi mort par l’institutrice Mrs Ruffo, fait basculer ce quotidien paisible. Cyrille Pomès distille l’enquête et les indices sans jamais forcer le trait, laissant affleurer une menace liée au passé de l’enfant. Le cœur du récit tient à la solidarité de cette communauté qui choisit de protéger un inconnu vulnérable. La figure de Mrs Ruffo, vieille demoiselle bourrue et généreuse, ciment du village, donne au livre son émotion et sa colonne vertébrale morale.

Le dessin de Cyrille Pomès porte cette atmosphère. Son trait souple, presque esquissé, anime des personnages aux grands yeux et aux corps expressifs, héritiers des comic strips et des cartoons de l’époque. Les décors proches du croquis et surtout les silences, ces cases muettes qui suggèrent plus qu’elles ne disent, installent une réelle immersion. Les couleurs chaudes, légèrement vintage, enveloppent le village d’une lumière nostalgique, jusqu’à un affrontement final où chaque coup se fait sentir.

Entre humour, tendresse et suspense, Les Enfants de Chatom compose une adaptation fluide et généreuse. On la recommandera aux lecteurs dès onze ans et aux amateurs de récits à la Tom Sawyer.

Le Sanctuaire

Album publié en 2026 aux éditions Sarbacane.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Laurine Roux publié le 1 octobre 2020 .

couverture bd Le Sanctuaire

À l’orée de la forêt, son arc à la main, Gemma s’immobilise.
Ses pieds s’enfoncent doucement dans la neige fraîche. Le sanglier qu’elle traque depuis l’aube est là, tranquille.
De l’autre côté du rideau d’arbres, il la fixe, au-delà de la frontière du sanctuaire établie par son père.
En aucun cas elle ne doit la franchir. Que faire ? Y aller et prendre le risque de désobéir ? Revenir en arrière, sans gibier ?
Dans les deux cas, c’est s’exposer à la colère du père ..


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Sanctuaire »

Adapté du roman de Laurine Roux, récompensé du Grand Prix de l’Imaginaire, Le Sanctuaire marque le premier album en solo de Jérôme Lavoine, qui en signe le scénario, le dessin et la couleur. Le récit prend pour cadre un monde ravagé par une pandémie propagée par les oiseaux, qui a ramené les rares survivants à un état quasi paléolithique.

Loin des ruines urbaines habituelles du genre, l’action se déroule dans une forêt enneigée où une famille s’est retranchée, dans une cabane baptisée le sanctuaire. Jérôme Lavoine détourne vite le récit de survie vers le huis clos psychologique. Le père a fixé des frontières infranchissables et réparti les rôles, faisant de la jeune Gemma une chasseuse aguerrie tandis que sa sœur June et leur mère assurent d’autres tâches.
La véritable tension ne vient pas du dehors mais de cette autorité paternelle qui glisse de la protection vers l’emprise. Lorsque Gemma s’aventure au-delà de la zone interdite, le doute s’installe : le danger extérieur est-il réel, ou un mensonge forgé pour asseoir une domination ? Jérôme Lavoine cultive cette ambiguïté et laisse au lecteur le soin de trancher.

extrait bd Le Sanctuaire

Le dessin sert magistralement ce climat. Jérôme Lavoine adopte une bichromie de bleu glacé et de blanc, dans un trait encré semi-réaliste dont le découpage et les cadrages installent un froid presque tactile. La forêt, rendue avec précision, paraît à la fois hostile et vivante, et l’économie des moyens, cinq personnages, un décor unique, renforce la sensation d’enfermement.

L’ensemble compose un conte post-apocalyptique tendu et dérangeant. On le recommandera aux amateurs de récit survival intimiste.

Touriste de bananes

Album publié en 1998 aux éditions Vertige Graphic.


Résumé éditeur

D’après l’œuvre de George Simenon publiée le 29 juillet 1938.

Dans le Tahiti des années 1930, qui n’a rien de paradisiaque, amours interdites et meurtres inexpliqués troublent la quiétude glauque de la société coloniale.

Le roman Touriste de bananes prolonge la tragique saga de la famille Donadieu, richissimes armateurs de La Rochelle, entamée en Folio Policier dans Le testament Donadieu.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Touriste de bananes »

Georges Simenon publie Touriste de bananes en 1938, roman né de son séjour tahitien de 1935. En 1998, Jacques de Loustal en propose une très belle adaptation : un roman illustré de vingt-cinq aquarelles qui transforme le texte en expérience visuelle. Cette rencontre entre deux maîtres, le conteur psychologique et le peintre de la couleur, produit une œuvre hybride où l’image n’illustre pas seulement, mais amplifie.

Oscar Donadieu fuit la civilisation pour Tahiti, rêvant d’une vie naturelle loin des hypocrisies. Or, l’île coloniale qui l’accueille est un miroir cruel. Entre le charme sensuel de Tamatéa et la bassesse de la justice coloniale, Oscar découvre l’illusion de son idéal. Le roman interroge l’impossible échappatoire et l’absurdité existentielle.

extrait bd Touriste de bananes

Jacques de Loustal saisit cette tension par sa technique signature : encre de Chine épurée et aquarelles aux tonalités chaudes. Ses palettes ocres, bleus océan, verts explosifs restituent l’ivresse polynésienne tout en révélant l’étroitesse étouffante du Relais des Méridiens. Les compositions cinématographiques privilégient les cadrages serrés sur les visages, renforçant l’isolement psychologique du héros. Jacques de Loustal laisse au texte sa densité et à l’image son autonomie.

Touriste de bananes ravira les lecteurs de Georges Simenon en quête de nouvelles clefs d’interprétation, ainsi que les amateurs d’illustrations fines.

Sans Famille – Tome 2

Album publié en 1992 aux éditions Bayard.


D’après le roman « Sans Famille » d’Hector Malot publié le 19 avril 1878.

Après la mort de son maître Signor Vitalis, Rémi décide de reprendre la route, avec pour seul compagnon son chien Capi. Il rencontre bientôt Mattia, le petit Italien qui joue du violon dans la rue. Pour gagner un peu d’argent, ils sillonnent ensemble les chemins de France.

Un jour, Rémi apprend que ses parents, qu’il croyait disparus, habitent Londres et qu’ils le recherchent.
Aussitôt, Rémi s’embarque pour l’Angleterre.
Le destin semble lui sourire : va-t-il enfin retrouver sa famille ?


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Sans Famille – Tome 2 »

Cette bande dessinée termine l’adaptation du célèbre roman d’Hector Malot. Elle est signée par la scénariste Mathilde Fergusson et le dessinateur Pierre Frisano. Ce deuxième tome, sous-titré « Les Retrouvailles« , raconte la fin du voyage de Rémi.

L’album nous plonge dans la France et l’Angleterre du 19ème siècle. Rémi n’est plus un jeune enfant naïf. Il a grandi et vécu des épreuves difficiles. Dans ce tome, la psychologie de Rémi est très travaillée. Il montre beaucoup de courage et de résilience. Il cherche sa vraie mère avec espoir. Le scénario respecte parfaitement le livre original. L’émotion est présente à chaque page, surtout lors des scènes finales qui sont très touchantes.

Le style de Pierre Frisano est réaliste et classique. C’est un grand dessinateur de l’époque. Son trait est précis et élégant. Les visages sont très expressifs. On lit la tristesse et la joie dans les yeux des personnages. Les paysages de neige et les villes industrielles sont bien représentés. Ils aident le lecteur à comprendre la dureté de la vie à cette époque. Les couleurs douces renforcent le côté nostalgique de l’histoire.

Ce tome 2 est une réussite. C’est une conclusion fidèle et émouvante à l’histoire de Rémi. Le duo Fergusson-Frisano a su capturer l’âme du roman d’Hector Malot sans le trahir.