Catégorie : Sciences

L’Eau sous emprise – Enquête sur une ressource vitale menacée

Album publié en 2026 aux éditions Delcourt.


Résumé éditeur

couverture bd L'Eau sous emprise - Enquête sur une ressource vitale menacée

Cette enquête minutieuse dresse un constat alarmant de l’état des ressources en eau dans le monde et ses conséquences sur nos sociétés.

Sécheresse, pollution, détournement à des fins industrielles…
Le constat est le même partout dans le monde : l’eau est en danger et se raréfie.1,5 milliards d’individus en sont dépossédés.
Un bilan dramatique qui ne doit plus être ignoré.
Cette vaste enquête appelle aussi à la résilience climatique, à l’espoir et à la prise de conscience des nouvelles générations.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Eau sous emprise – Enquête sur une ressource vitale menacée »

La BD sortira en septembre 2026.

extrait bd L'Eau sous emprise - Enquête sur une ressource vitale menacée

L’échelle de l’esprit – Ressentir les nombres par le dessin

Album publié en 2021 aux Editions B42.


couverture bd L'échelle de l'esprit - Ressentir les nombres par le dessin

Comment expliquer ce sentiment partagé par beaucoup d’entre nous, petits et grands, de ne pas réellement saisir ce que recouvrent les nombres ? Pourquoi avons-nous autant de difficulté à visualiser à quoi correspondent réellement les milliers ou les milliards ?

Dans L’Échelle de l’esprit, Bunpei Yorifuji propose une réflexion personnelle et éclairée sur notre rapport aux nombres. En interrogeant notre manière de penser le monde en termes de statistiques et l’omniprésence des chiffres dans notre vie quotidienne, il fait le constat d’un écart entre notre capacité à « chiffrer » le monde, et à le « ressentir ».
En identifiant les imperfections des unités de mesure les plus couramment utilisées, l’auteur propose dans cet ouvrage d’en créer de nouvelles, plus adaptées pour comprendre certains phénomènes du quotidien que nous sommes malheureusement souvent en peine de quantifier.
Ainsi, l’auteur propose d’utiliser le « Minami » pour mesurer le sentiment partagé entre deux personnes qui sont plus qu’amies, mais pas encore amantes ; le « Thankyou » permettrait de quantifier cette sensation de pouvoir compter sur un ami en cas de coup dur ; et le « Bateau-usine » serait quant à lui une façon de chiffrer le sentiment de surmenage au travail.

Les chiffres et les représentations statistiques illustrant la crise sanitaire actuelle abondent et permettent souvent de mieux comprendre les conséquences de l’épidémie. Pourtant, qui n’a pas un jour eu le sentiment de se sentir dépassé par cette profusion de données ?

À travers cette réflexion sur les chiffres, Bunpei Yorifuji incite chacun à se réapproprier la manière de percevoir le monde et à adapter les outils de mesure aux besoins de chacun.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’échelle de l’esprit – Ressentir les nombres par le dessin »

Avec L’Échelle de l’esprit, Ressentir les nombres par le dessin, l’illustrateur et directeur artistique japonais Bunpei Yorifuji quitte le terrain de la fiction pour un essai graphique. Le propos est simple et vertigineux : nous savons chiffrer le monde, mais nous peinons à le ressentir. Qui se représente vraiment l’écart entre un million et un milliard ?

Partant de ce constat, Bunpei Yorifuji examine les limites de nos unités de mesure conventionnelles et propose d’en forger de nouvelles, taillées pour l’expérience intime.
Le « Minami » évalue le lien entre deux personnes plus qu’amies mais pas encore amantes ; le « Thankyou » mesure la certitude de pouvoir compter sur quelqu’un ; le « Bateau-usine » chiffre l’épuisement au travail.
Sous l’humour affleure une pensée sérieuse sur la statistique, cette manière de penser le monde qui aplatit le sensible. La réflexion invite chacun à se réapproprier sa perception plutôt que de la déléguer aux chiffres, sans jamais céder au discours technique.

La réussite tient à l’alliance du concept et du trait. Fort de son passé de graphiste, connu pour ses affiches du métro de Tokyo, Bunpei Yorifuji déploie près de cinq cents illustrations d’une clarté pictographique. Chaque idée abstraite trouve son équivalent visuel, diagramme, échelle ou saynète, si bien que le dessin ne décore pas la démonstration : il la constitue. C’est par l’œil que le lecteur éprouve enfin, physiquement, ce que les nombres lui cachaient.

L’ouvrage s’adresse aux curieux de vulgarisation intelligente, aux amateurs de design graphique japonais. Bunpei Yorifuji signe un livre aussi ludique que salutaire.

Les abeilles se cachent pour mourir – Anatomie d’une crise écologique

Album publié en 2026 aux éditions Marabout.


Résumé éditeur

couverture bd Les abeilles se cachent pour mourir - Anatomie d'une crise écologique

Une enquête de terrain qui révèle le rôle indispensable de l’abeille dans l’écosystème.
Un récit qui dresse un panorama mondial de la situation des butineuses ; tout en esquissant des solutions pour éviter leur disparition. Et la nôtre…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les abeilles se cachent pour mourir – Anatomie d’une crise écologique »

Stéphane Tamaillon au scénario et Daniel Blancou au dessin consacrent cette enquête dessinée à une question devenue centrale, la disparition des abeilles et ce qu’elle révèle de notre modèle agricole. Le sous-titre annonce l’ambition, moins raconter que disséquer, en trois parties, les mécanismes d’une crise écologique. La préface et la présence dans le récit du professeur Martin Giurfa, spécialiste du comportement de l’insecte, ancrent le propos dans une caution scientifique.

La réussite du livre tient à son ampleur chronologique et géographique. Stéphane Tamaillon remonte près de cent millions d’années en arrière, jusqu’à l’apparition d’Apis mellifera, l’abeille domestique qui survécut à l’extinction des dinosaures, puis retrace la longue alliance entre les humains et les butineuses, des peintures rupestres du Mésolithique à l’Égypte antique où le miel était une « larme de Rê ».
Cette profondeur historique éclaire le basculement contemporain, quand l’essor de l’agriculture intensive et le recours aux pesticides déclenchent, dès les années 1990, l’effondrement des colonies. Le récit conduit le lecteur des champs de tournesol de Vendée aux couloirs des ministères et des institutions européennes, montrant que l’abeille est devenue un enjeu politique autant que scientifique. L’ouvrage n’oublie pas d’esquisser des pistes de transformation, ce qui le préserve du seul catastrophisme.

extrait bd Les abeilles se cachent pour mourir - Anatomie d'une crise écologique

L’album s’adresse aux lecteurs curieux d’écologie, aux enseignants et aussi aux apiculteurs.

Mary Anning – Sur les traces des dinosaures

Album publié en 2026 aux éditions Steinkis.


Résumé éditeur

couverture bd Mary Anning - Sur les traces des dinosaures

Début XIXe, au village de Lyme Regis sur la côte sud de l’Angleterre, une jeune chercheuse de fossiles, Mary Anning, trouve d’immenses squelettes fossilisés dans la pierre. On pense alors que la Terre est vieille de 6000 ans, et c’est la Bible qui dirige la pensée scientifique. Ni la géologie ni la paléontologie ne sont des disciplines étudiées.
Cette jeune femme qui n’est jamais allée à l’école va pourtant réussir à prouver qu’il s’agit là d’animaux aujourd’hui disparus : les dinosaures.
De l’Ichtyosaure au Ptérodactyle, Mary sera rapidement spoliée de ses découvertes mais jamais réduite au silence.
Elle fait naître une idée nouvelle : et si comprendre, c’était d’abord oser questionner ?


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Mary Anning – Sur les traces des dinosaures »

Mary Anning (1799-1847) fait partie de ces figures scientifiques que l’Histoire a longtemps préféré ignorer.
Paléontologue autodidacte britannique, cette fille de charpentier a pourtant mis au jour certaines des découvertes les plus déterminantes du XIXe siècle : un ichtyosaure complet en 1812, un plésiosaure en 1823, un ptérodactyle en 1828, à une époque où ni la géologie ni la paléontologie n’existaient encore comme disciplines reconnues. Kapik et Julie Bouvot lui rendent ici un hommage documenté et sensible.
Le récit s’attaque à un paradoxe douloureux : une femme sans éducation académique, vivant dans la misère, qui comprend avant les savants officiels ce que les fossiles révèlent sur l’histoire du vivant. Ses découvertes ébranlent les certitudes religieuses de l’époque, notamment l’idée d’une Création parfaite et d’une Terre vieille de 6 000 ans. Kapik restitue avec rigueur ces enjeux intellectuels sans les réduire à une simple opposition entre foi et science, et montre comment Mary est spoliée de ses trouvailles par des hommes qui publient des articles sans la citer, tout en continuant à lui acheter ses fossiles.

extrait bd Mary Anning - Sur les traces des dinosaures


Julie Bouvot, dont le parcours d’illustratrice scientifique et de dessinatrice archéologique sur le terrain transparaît dans chaque planche, apporte une précision remarquable dans la représentation des fossiles et des falaises de Lyme Regis.
Sa palette de tons organiques, gris violacés, bleus marins et verts humides, crée une atmosphère mélancolique et historique qui sied parfaitement à ce portrait d’une femme confrontée à l’Angleterre du XIXe dans ce qu’elle avait de plus fermé. L’ensemble oscille avec bonheur entre biographie dessinée et carnet d’exploration naturaliste.
Un album qui s’adresse autant aux amateurs d’histoire des sciences qu’aux lecteurs sensibles aux questions de reconnaissance et d’invisibilisation.

Le Monde sans fin, miracle énergétique et dérive climatique

Album publié en 2021 aux éditions Dargaud.


Résumé éditeur

couverture bd Le Monde sans fin, miracle énergétique et dérive climatique

La rencontre entre un auteur majeur de la bande dessinée et un éminent spécialiste des questions énergétiques et de l’impact sur le climat a abouti à ce projet, comme une évidence, une nécessité de témoigner sur des sujets qui nous concernent tous.
Intelligent, limpide, non dénué d’humour, cet ouvrage explique sous forme de chapitres les changements profonds que notre planète vit actuellement et quelles conséquences, déjà observées, ces changements parfois radicaux signifient.
Jean-Marc Jancovici étaye sa vision remarquablement argumentée en plaçant la question de l’énergie et du changement climatique au cœur de sa réflexion tout en évoquant les enjeux économiques (la course à la croissance à tout prix est-elle un leurre ?), écologiques et sociétaux.
Ce témoignage éclairé s’avère précieux, passionnant et invite à la réflexion sur des sujets parfois clivants, notamment celui de la transition énergétique.

Christophe Blain se place dans le rôle du candide, à la façon de son livre « En cuisine avec Alain Passard » et de « Quai d’Orsay » signé avec l’expertise d’un coauteur : un pavé de 120 pages indispensable pour mieux comprendre notre monde, tout simplement !

Été 2018. Alors qu’une canicule s’abat sur la France, Christophe Blain roule en direction de la Normandie, tandis que sa compagne lui lit à voix haute un article sur le réchauffement climatique.

Pour l’auteur de Gus et de Quai d’Orsay, les conclusions de cette lecture sont un choc. En 2050, la température à Paris flirtera avec les 50 °C… De cette prise de conscience est né ce livre, réalisé en collaboration avec Jean-Marc Jancovici, spécialiste des énergies et du climat.

Le constat de celui-ci est simple et sans appel. Nous vivons dans une société qui a besoin de flux physiques titanesques. Ces flux ne peuvent exister que grâce à « quelque chose » qui joue un rôle essentiel et dont on ne mesure pas toute l’importance : l’énergie. Celle-ci nourrit des machines qui sont devenues le pilier de notre civilisation. Pour autant, l’énergie ne pourra augmenter indéfiniment.

Et par voie de conséquence, l’économie non plus. Que faire, comme disait Lénine ?


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Monde sans fin, miracle énergétique et dérive climatique »

Le succès phénoménal du Monde sans fin (Dargaud) ne tient pas au hasard, mais à l’alchimie rare entre l’expertise technique de l’ingénieur Jean-Marc Jancovici et le génie narratif de Christophe Blain. Loin d’être une simple leçon de thermodynamique, cet ouvrage est un essai graphique d’une pertinence absolue sur notre addiction aux énergies fossiles.

La force de cette BD réside dans ce dialogue permanent entre un Jean-Marc Jancovici pédagogue, à la parole directe, et un Christophe Blain qui se met en scène en « candide » moderne. Cette dialectique humanise des concepts complexes : la croissance infinie et la dérive climatique ne sont plus des statistiques froides, mais deviennent le récit du vertige existentiel de l’homme face à ses limites.

Visuellement, Christophe Blain réalise un tour de force. Son trait nerveux et expressif parvient à rendre palpable l’invisible. La métaphore des « esclaves énergétiques » ou l’analogie avec le costume d’Iron Man ne sont pas de simples gadgets illustratifs, elles incarnent physiquement l’augmentation artificielle de nos capacités. Le dessin transfome des données arides en une épopée sensorielle, portée par une mise en couleur qui évite tout académisme.

Cet album dépasse la vulgarisation pour devenir une œuvre de réflexion citoyenne. C’est une lecture pour comprendre les rouages physiques de notre monde. C’est une véritable BD pédagogique, pas forcément facile à lire (196 pages tout de même) mais avec une note de 4,8/5 pour 3409 avis sur Amazon, elle fait l’unanimité.

Une reconversion verte – Parcours initiatique d’une trentenaire en quête de sens

Album publié en 2022 aux éditions Clair de Lune.


Résumé éditeur

couverture bd Une reconversion verte - Parcours initiatique d'une trentenaire en quête de sens

Natacha est une trentenaire passionnée d’écologie et de développement durable. Totalement novice du numérique, elle décroche, sans trop savoir comment, un nouvel emploi : chef de projet dans une start-up logiciel, à Strasbourg.
Avec Florent, son conjoint, elle quitte ainsi la banlieue parisienne et débarque en Alsace pour écrire un nouveau chapitre de sa vie. Néanmoins, malgré toute sa bonne volonté, Nat se sent incomprise et décalée.
Alors qu’elle a déjà passé plusieurs mois dans la start up, elle ne se sent toujours pas appartenir à ce monde, d’autant plus qu’elle est encore régulièrement larguée dans son travail quotidien.
Se sentant illégitime dans ses missions, elle remet constamment sa carrière en question. Dotée de convictions fortes, elle se sent également isolée philosophiquement. Ses collègues sont passionnés de hautes technologies, de jeux vidéos et de réalité virtuelle, et elle se fait souvent charrier quand elle parle de sa sensibilité au développement durable et de sa volonté de revenir à un mode de vie sobre et inspiré de la nature.

Nat se sent intérieurement écartelée entre ses convictions écologiques et son propre mode de vie. Suite à une grossesse interrompue à cause d’une anomalie génétique, elle comprend qu’elle ne peut pas tout planifier, tout maîtriser et réalise qu’elle doit prendre sa vie en main si elle ne veut pas avoir de regrets.
Elle veut donner du sens à sa vie, revenir dans l’Ouest, proche des siens et de ses racines et se reconvertir dans le maraîchage biologique.
Ce projet un peu fou l’enthousiasme et lui donne la force d’avancer, décision prise, elle met en œuvre son plan d’action…
Ce récit a pour ambition d’aborder des thèmes contemporains majeurs : alors que chaque élément de notre vie semble être parfaitement à sa place, comment prendre le recul nécessaire pour se poser les bonnes questions ? Comment trouver la force d’assumer ses convictions et sa volonté de changer de voie, dans un monde pétri de préjugés et de pressions sociales ? Comment remettre en cause l’ordre établi lorsqu’on n’arrive plus à vivre avec ses propres contradictions ? Sous la forme d’un roman graphique frais et plein d’humour, le lecteur est invité à suivre les différentes étapes qui mèneront finalement le personnage principal à quitter son emploi de cadre pour aller réaliser son rêve de reconversion verte.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Une reconversion verte – Parcours initiatique d’une trentenaire en quête de sens »

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extrait bd Une reconversion verte - Parcours initiatique d'une trentenaire en quête de sens

L’univers pas bête

Livre illustré publié en 2024 aux éditions Bayard.


Résumé éditeur

couverture bd L'univers pas bête

C’est quoi l’Univers ?
Les planètes sont-elles vraiment rondes ?
Qu’est-ce que ça veut dire E = mc2 ?
Ce livre adressé aux enfants à partir de 7 ans répond aux nombreuses questions que nous nous posons tous, enfants et adultes, sur la place de la Terre dans l’Univers: du big bang à l’origine des étoiles, des trous noirs à la conquête spatiale…
Les réponses très accessibles d’un journaliste scientifique et les illustrations jubilatoires de Pascal Lemaître permettent de comprendre l’incroyable et mystérieuse histoire du monde.
Prêts pour ce voyage intersidéral ?

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’univers pas bête »

Expliquer les trous noirs à un enfant de sept ans sans mentir ni assommer, voilà un exercice d’équilibriste. Bertrand Fichou, rédacteur en chef des magazines Youpi et Images doc, s’y attelle avec ce documentaire illustré par Pascal Lemaître, qui donne à la science un visage souriant. Le livre répond à une série de questions d’enfants sur l’Univers, du big bang à la naissance des étoiles, de la rondeur des planètes à la conquête spatiale, en passant par le fameux E égale mc².

Bertrand Fichou part chaque fois d’une question simple, formulée comme la poserait un enfant, puis y répond en quelques paragraphes courts. Les notions difficiles, la relativité, la mort des étoiles, la possibilité de tomber dans un trou noir, sont abordées sans être édulcorées, avec ce souci de rester exact tout en restant clair. Le texte suppose un lecteur curieux plutôt qu’un lecteur savant, et c’est ce qui lui permet de toucher aussi bien les enfants que les adultes qui les accompagnent.

extrait bd L'univers pas bête

Le dessin de Pascal Lemaître fait le reste. Son trait vif, un peu croqué, pose sur des sujets vertigineux une bonne humeur qui désamorce l’intimidation. Une planète que l’on imagine froide, un astronome à l’air malicieux, une comète qui file : l’illustration ne se contente pas de décorer, elle rend l’abstraction tangible et donne envie de tourner la page. Le format généreux et la mise en pages aérée renforcent cette impression de voyage guidé.

Du big bang aux trous noirs, Bertrand Fichou répond aux questions des enfants sans jamais tricher avec la difficulté, et c’est là toute la réussite du livre.

Alan Turing – Pionnier de l’intelligence artificielle

Bande dessinée publiée aux éditions Kurokawa en 2025.


Suivez la vie étrange de ce génie des mathématiques, pionnier de l’informatique et de l’intelligence artificielle !

couverture bd Alan Turing - Pionnier de l'intelligence artificielle

« J’ai réfléchi à ce qu’il se passerait si je reproduisais sur une machine les processus que le cerveau humain exécute pour effectuer des calculs. »

Alan Turing a apporté des contributions majeures dans les domaines de l’informatique et de la recherche sur l’intelligence artificielle, en abordant les problèmes sous un angle novateur.
Découvrez le récit de sa vie extraordinaire !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Alan Turing – Pionnier de l’intelligence artificielle »

Publié au Japon par Kadokawa en janvier 2024, ce manga biographique paraît en France à la rentrée 2025 dans la collection KuroSavoir de Kurokawa, sous la supervision de Yutaka Matsuo, professeur en ingénierie à l’université de Tokyo, avec une couverture conçue par Hiroyuki Asada.
La collection, qui s’est déjà attaquée à Beethoven ou Kafka, confirme ici sa vocation : rendre accessibles des destins extraordinaires sans rien sacrifier.
Ce qui distingue cet album des biographies graphiques habituelles, c’est son scénario. La vie de Turing y est racontée à travers le témoignage de la mathématicienne Joan Clarke, sa fidèle collaboratrice, qui en livre le récit à sa petite-fille. Ce filtre humain dédramatise les passages techniques (la machine de Turing, la théorie de la calculabilité, le déchiffrement d’Enigma) et leur donne chair.
Il s’agit de retrouver l’homme derrière le génie, dont la vie fut profondément tourmentée. Mis à l’écart dès l’enfance, frappé très tôt par la mort de son premier amour Christopher Morcom, Turing trouva dans les mathématiques un refuge avant de devenir, le temps d’une guerre, l’un des artisans discrets de la victoire alliée. La persécution qui s’ensuivit, au nom de son homosexualité, n’en est que plus glaçante et le manga la restitue sans effets de manche.

extrait bd Alan Turing - Pionnier de l'intelligence artificielle

Le trait de Kaoru Osada, dynamique et expressif, assure une lecture fluide, et les dialogues, volontairement simples, permettent à un lectorat néophyte de suivre sans effort pourquoi Turing est aujourd’hui considéré comme le père de l’informatique et un pionnier de l’IA.

Un manga court, dense, qui tombe à point nommé.

Le tableau périodique des éléments

Album publié en 2026 aux Editions Robinson.


couverture bd Le tableau périodique des éléments

Découvrez l’univers fascinant des éléments chimiques en bande dessinée !

Pourquoi le calcium et le fluor doivent être présents dans notre alimentation ?
Quel a été le rôle de l’iridium dans la disparition des dinosaures ?
Ou encore, combien d’éléments Pierre et Marie Curie ont-ils découverts ?

Ce livre vous invite à découvrir la chimie sous un angle inédit : à travers des personnages hauts en couleur et le décor emblématique du tableau périodique. Un hommage aux 90 éléments qui composent la nature et aux 28 créés par l’homme. Car tout, les étoiles, les nuages, les aliments, notre propre corps… est constitué d’eux !

Plus de 150 ans après la création du tableau périodique, il est temps de célébrer cet outil essentiel qui présente et nous aide à comprendre les éléments.

Documenté et validé par 91 scientifiques, cet ouvrage unique est aussi amusant qu’instructif


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le tableau périodique des éléments »

Donner un visage à l’hydrogène, une humeur au sodium, une histoire au plutonium : c’est le pari de Raquel Gu, dessinatrice espagnole d’humour, qui transforme la classification de Mendeleïev en une galerie de portraits. Épaulée par la chimiste Adela Muñoz, professeure à l’université de Séville, elle passe en revue les éléments un à un, chacun incarné en personnage sur sa page, dans cet album traduit de l’espagnol.

L’idée fait mouche parce qu’elle s’attaque à ce qui rebute d’ordinaire : l’aridité du tableau. En donnant à chaque case sa figure et son anecdote, Raquel Gu ancre l’abstrait dans le concret et le mémorable. On retient le rôle de l’iridium dans la disparition des dinosaures, la présence du calcium dans notre alimentation, le nombre d’éléments découverts par Pierre et Marie Curie. Ce parti ludique fonctionne comme une porte d’entrée : il ne remplace pas un cours, il donne envie d’en suivre un. L’humour reste le moteur, servi par un glossaire qui fournit au jeune lecteur le vocabulaire dont le récit fait l’économie.

couverture bd Le tableau périodique des éléments

Le dessin de Raquel Gu assume sa simplicité de bande dessinée humoristique. Rondeurs, couleurs franches, expressions marquées : le trait cherche la connivence plutôt que la démonstration, et cette légèreté visuelle rend l’ensemble accueillant. On sourit devant ces atomes personnifiés, et le sourire fait passer la notion.

Ni cours ni encyclopédie, mais une première poignée de main avec les éléments : Raquel Gu mise sur l’humour pour désarmer la peur de la chimie.

Les dinosaures en manga

Album publié en 2020 aux éditions Bayard.


Résumé éditeur

couverture bd Les dinosaures en manga

Une thématique forte dans la collection de mangas qui met la science à la portée des 9 ans et plus : les dinos !
Une nouvelle façon de découvrir l’univers des dinosaures qui mêle récit de fiction et informations documentaires.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les dinosaures en manga »

Publié dans la collection qui met la science à la portée des jeunes lecteurs par le biais du manga, cet album confie le texte à Ken Tsuchiya et les illustrations à Satomi Momota. Le principe est identique à celui du volume consacré à l’univers, paru la même année, une fiction sert de fil conducteur à un contenu documentaire.
Ici, un garçon peu porté sur l’école, Riku, entouré de ses camarades Kirara et Ginga, se voit entraîné à l’époque des dinosaures par Heliki, une petite créature extraterrestre curieuse de la Terre.

Le choix de cette trame d’aventure constitue l’atout de l’ouvrage. En faisant chevaucher un ptéranodon à ses héros ou en les cachant sous le ventre d’un ankylosaure, Ken Tsuchiya incarne des notions abstraites dans des situations concrètes, susceptibles d’attirer les lecteurs les plus rétifs aux documentaires classiques.
Réparti en dix chapitres thématiques, du Crétacé aux fossiles, des œufs aux combats jusqu’à l’extinction de l’espèce, le livre alterne le récit et des doubles pages proprement scientifiques, enrichies de schémas et de commentaires.

Le dessin de Satomi Momota, très dynamique et fidèle aux codes du manga jeunesse, restitue avec énergie la puissance des créatures préhistoriques. À noter que le sens de lecture occidental a été conservé, ce qui facilite l’accès des plus jeunes.

L’album s’adresse aux lecteurs dès neuf ans, passionnés de dinosaures ou de manga, et aux enseignants.