Étiquette : 2007

Homo Sapiens – Tome 2 – Le sacre de l’homme

Album publié en 2007 aux Editions Bamboo.


couverture bd Homo Sapiens - Tome 2 - Le sacre de l'homme

Il y a douze mille ans, l’homme prend soudainement un tournant décisif. Il sort de la préhistoire et pose les fondations des premières civilisations.

Sapiens sapiens se sédentarise et invente l’agriculture, l’élevage,le commerce, la roue, l’alliage des métaux, les religions, l’écriture,l’architecture…


Sur son chemin, de nombreuses
épreuves l’attendent : la propriété privée engendre les premières guerres, le bétail provoque des épidémies ravageuses, la surpopulation, des famines…

Mais Sapiens sapiens continue, inlassablement à bâtir la société qui est aujourd’hui la nôtre. La conscience de l’autre, de son avenir, et de l’humanité font désormais partie de ses devoirs. Voici le récit, des grands moments qui ont conduit, à travers les siècles, à notre naissance.
Revivez le documentaire événement de France 2 dans son adaptation BD, illustrée par André Chéret, le dessinateur de Rahan !



L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Homo Sapiens – Tome 2 – Le sacre de l’homme »

Avec Le sacre de l’homme, Jacques Malaterre et Loïc Malnati poursuivent leur ambitieuse fresque sur l’avènement des premières civilisations humaines, offrant un second tome aussi instructif que captivant.
S’appuyant sur une solide documentation scientifique et un sens aigu de la vulgarisation, l’album retrace la sortie de la Préhistoire, il y a 12 000 ans, pour explorer la sédentarisation, l’agriculture, l’élevage, l’écriture et les premiers grands bouleversements sociaux.

La force du récit réside dans sa capacité à condenser près de 10 000 ans d’évolution en une succession de mini-récits à hauteur d’homme, mettant en scène des personnages confrontés aux dilemmes universels de la propriété, de la famille, de la découverte technique et des premiers conflits. Cette approche donne chair à l’Histoire et éclaire la naissance de la conscience collective, des croyances et des structures sociales, tout en soulignant la complexité des interactions humaines à l’aube des civilisations.

extrait bd Homo Sapiens - Tome 2 - Le sacre de l'homme

André Chéret, déjà salué pour son travail sur Rahan, signe ici un dessin plus fin, rehaussé de couleurs directes façon aquarelle, qui confèrent au récit une sensibilité et une authenticité remarquables.
 Les planches, dynamiques et lumineuses, accompagnent avec justesse l’évolution des sociétés, traduisant aussi bien la rudesse des premiers villages que l’émergence des premiers rites. L’ensemble séduit par sa capacité à rendre l’histoire vivante et accessible à un large public.

Le sacre de l’homme s’impose comme une bande dessinée historique exigeante et accessible, idéale pour les passionnés d’histoire, les enseignants ou les jeunes lecteurs curieux de comprendre les racines de notre humanité. Par sa rigueur, sa pédagogie et son souffle narratif, l’album réussit le pari de rendre passionnante la grande aventure du Sapiens sapiens, tout en invitant à réfléchir sur notre héritage collectif.


Arsène Lupin – La Demoiselle aux yeux verts

Album publié en 2007 aux éditions Soleil.


Résumé éditeur

D’après le roman de Maurice Leblanc publié en septembre 1927.

En plein Paris, Arsène Lupin observe un homme qui semble suivre une jeune et belle femme blonde.
Intrigué et amusé, celui-ci décide de prendre à son tour en filature ces deux protagonistes. Mais ce qui était un jeu, va devenir sérieux au fur et à mesure que Lupin s’intéresse à la blonde inconnue..

logo fnac

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Arsène Lupin – La Demoiselle aux yeux verts »

Adapter un classique de Maurice Leblanc en bande dessinée relève du défi, et La Demoiselle aux yeux verts s’inscrit dans cette ambition, portée par le duo Duchâteau-Géron. Fidèle à l’esprit du roman paru en 1927, l’album transpose l’intrigue dans le Paris raffiné de la Belle Époque, où Arsène Lupin, sous l’identité de Raoul de Limésy, navigue entre mystère, séduction et jeux d’ombres.

Le scénario d’ André-Paul Duchateau, tout en respectant la trame policière et les rebondissements du roman-feuilleton, met en avant les thèmes chers à Maurice Leblanc : le double jeu, l’ironie sociale et la fascination pour l’énigme. Lupin y conserve sa dimension de gentleman-cambrioleur, maître du déguisement et de la manipulation, incarnant une figure à la fois subversive et élégante.

extrait bd Arsène Lupin - La Demoiselle aux yeux verts

Graphiquement, Jacques Géron opte pour une ligne claire raffinée, aux décors soignés et à la mise en couleur sobre, qui évoque l’élégance du Paris d’antan. Son trait précis confère à l’ensemble une lisibilité et une atmosphère feutrée, en harmonie avec le mystère ambiant.

La Demoiselle aux yeux verts séduit par sa fidélité à l’univers d’Arsène Lupin et sa capacité à recréer l’ambiance du roman d’origine. Cette adaptation, à recommander aux amateurs de polar classique, offre une porte d’entrée élégante dans le monde du gentleman-cambrioleur.

Arsène Lupin – Victor de la brigade mondaine

Album publié en 2007 aux éditions Soleil.


Résumé éditeur

D’après le roman de Maurice Leblanc publié en septembre 1933.

Avant le vol des bons de la Défense nationale et les assassinats qui suivirent, la renommée de Victor, de la Brigade mondaine, n’excédait pas le cercle restreint de ses chefs et de ses collègues.

Il fallut pour le mettre en évidence, qu’apparût brusquement en face de lui cet extraordinaire, ce formidable personnage d’Arsène Lupin, qui allait donner à cette ténébreuse affaire sa signification et son intérêt spécial.
Les qualités déjà remarquables du vieil inspecteur furent portées à leur paroxysme par le prodigieux adversaire que lui opposaient les circonstances.
C’est leur lutte sournoise, ardente, implacable, poursuivie dans l’ombre d’abord, puis en pleine clarté, que nous raconte Victor, de la Brigade mondaine.

logo fnac

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Arsène Lupin – Victor de la brigade mondaine »

Avec Victor de la brigade mondaine, Erwin Drèze et André-Paul Duchâteau signent une adaptation ambitieuse du roman éponyme de Maurice Leblanc, plongeant le lecteur au cœur d’un duel psychologique et policier d’exception.
Fidèle à l’esprit de la Belle Époque, l’album ressuscite la confrontation entre l’inspecteur Victor, policier atypique à la morale fluctuante, et Arsène Lupin, le gentleman-cambrioleur insaisissable, maître du déguisement et de la manipulation.

Le scénario de André-Paul Duchâteau parvient à restituer la tension et la finesse des jeux de dupes qui font le sel des aventures lupiniennes. Les thèmes de l’identité, de la justice et de la transgression sociale sont abordés avec subtilité, tandis que la psychologie des personnages, notamment celle de Victor, oscille entre rigueur policière et fascination pour son adversaire mythique. Cette dualité nourrit un suspense constant, renforcé par la présence de figures féminines énigmatiques et d’une galerie de seconds rôles hauts en couleur.

extrait bd Arsène Lupin - Victor de la brigade mondaine

Graphiquement, le trait d’Erwin Drèze s’inscrit dans la tradition de la ligne claire, avec des décors soignés et une colorisation élégante qui restituent l’atmosphère feutrée des salons parisiens et l’effervescence des poursuites nocturnes. L’ensemble séduit par la lisibilité du dessin et la précision des ambiances, au service d’une narration fluide et rythmée.

Victor de la brigade mondaine s’adresse aux amateurs de polar classique et aux passionnés d’Arsène Lupin, curieux de redécouvrir sous un angle graphique la lutte emblématique entre deux légendes du roman policier français. Une adaptation respectueuse, élégante et pleine de panache, qui ravive le charme intemporel du gentleman-cambrioleur.

Paroles de Verdun

Album publié en 2007 aux éditions Soleil.


Résumé éditeur

couverture bd Paroles de Verdun

Février 1916.

L’enfer de Verdun aura duré 10 mois. Bravant la censure débordée par des millions de lettres, les soldats livrent avec beaucoup de lucidité l’atrocité que fût la bataille la plus symbolique de la première guerre mondiale : Verdun.

Paroles de Verdun illustre avec humilité et émotion le quotidien des tranchées et les sentiments de ces hommes au destin souvent tragique. Confidences, dernières volontés, déclarations d’amour ou d’effroi…

Une histoire à mille voix, illustrée par de grands noms de la BD : Bézian, Chabouté, Lauffray, Martin, Parel, Paty, Rabaté, Varanda


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Paroles de Verdun »

« Paroles de Verdun » n’est pas simplement une bande dessinée historique; c’est une plongée intense et bouleversante dans l’âme humaine au cœur de l’une des batailles les plus dévastatrices de la Première Guerre mondiale.

Cet ouvrage collectif, où les illustrations de maîtres tels que Chabouté, Lauffray, et Bézian se succèdent, se distingue par une narration visuelle qui alterne entre réalisme cru et poésie sombre. À travers des lettres authentiques de soldats, chaque page évoque les peurs, les espoirs, et les souffrances des hommes plongés dans l’enfer des tranchées.

extrait Paroles de Verdun

Le format anthologique permet de varier les points de vue, tout en maintenant une cohérence thématique qui plonge le lecteur dans un récit où chaque voix résonne avec une vérité brute. Loin de tout sensationnalisme, « Paroles de Verdun » parvient à capturer l’humanité dans ce qu’elle a de plus vulnérable, tout en exposant les horreurs inexorables de la guerre.

Cependant, cette œuvre, par sa gravité et son intensité, pourrait déconcerter ceux qui recherchent une lecture plus légère. Pour ceux qui osent affronter cette réalité historique, « Paroles de Verdun » se révèle être une expérience littéraire et artistique profondément marquante, une véritable méditation sur la guerre et la survie humaine.

Arsène Lupin – 813 – Tome 2 : Les Trois Crimes

Album publié en 2007 aux éditions Soleil.


Résumé éditeur

D’après le roman de Maurice Leblanc publié en juin 1910.

extrait bd Arsène Lupin - 813 - Tome 2 : Les Trois Crimes

Depuis la cellule 14, deuxième division, de la prison de la Santé, Arsène Lupin doit mener un des plus difficiles combats qu’il ait eu à soutenir. Privé de tout moyen d’action, presque sans contact avec l’extérieur, il lui faut à la fois s’innocenter des meurtres dont on l’accuse et démêler l’écheveau d’une affaire on ne peut plus embrouillée.
Des lettres confidentielles de Bismarck, un témoin capital caché sous l’identité de Pierre Leduc, une inscription, APOON, et un nombre, 813. Au total, de quoi provoquer l’étincelle dans cette poudrière qu’est l’Europe, en proie aux rivalités coloniales, à la merci d’un incident diplomatique.
Pis encore : Herlock Sholmès, le vieux rival de Lupin, est entré en lice ! Tout est prêt pour que s’engage une impitoyable course contre la montre, riche en rebondissements et péripéties à couper le souffle.

logo fnac

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Arsène Lupin – 813 – Tome 2 : Les Trois Crimes »

Adaptée du célèbre roman de Maurice Leblanc, cette bande dessinée signée André-Paul Duchâteau (scénario) et Jacques Géron (dessin) offre une relecture captivante des aventures d’Arsène Lupin.
Publiée en 2007 par les éditions Soleil, elle plonge le lecteur dans une intrigue dense et palpitante où le gentleman-cambrioleur, accusé à tort de plusieurs meurtres, doit prouver son innocence tout en déjouant un complot géopolitique d’envergure.

André-Paul Duchâteau réussit à condenser l’essence du roman en 48 pages sans sacrifier la complexité de l’histoire. Arsène Lupin y apparaît sous un jour plus vulnérable, confronté à un adversaire redoutable, L.M., qui le pousse dans ses derniers retranchements. Cette facette plus sombre du personnage enrichit sa profondeur psychologique et contraste avec son image habituelle de maître incontesté des situations.

extrait bd Arsène Lupin - 813 - Tome 2 : Les Trois Crimes

Le style visuel de Jacques Géron est un véritable atout. Son trait précis et expressif capture à merveille l’atmosphère tendue et mystérieuse du récit. Les décors détaillés et les jeux d’ombres renforcent l’immersion dans une Europe troublée par des rivalités diplomatiques. Chaque case semble pensée pour traduire l’intensité dramatique et les rebondissements incessants de l’intrigue.


Arsène Lupin – 813 – Tome 2 : Les Trois Crimes est une adaptation réussie qui séduira autant les amateurs du personnage que les passionnés de polar historique. Cette œuvre s’adresse particulièrement aux lecteurs appréciant les intrigues complexes et les héros ambivalents. Une lecture incontournable pour redécouvrir Lupin sous un jour inédit.


Arsène Lupin – 813 – Tome 1 : La Double Vie

Album publié en 2007 aux éditions Soleil.


Résumé éditeur

D’après le roman de Maurice Leblanc publié en juin 1910.

extrait bd Arsène Lupin - 813 - Tome 1 : La Double Vie

Quelle mystérieuse entreprise amène à Paris Rudolf Kesselbach, le richissime et ambitieux roi du diamant sud-africain?
Que signifie ce nombre, 813, inscrit sur le coffret en sa possession ?
De quel secret le nommé Pierre Leduc, qu’il recherche dans les bas-fonds de la capitale, est-il le détenteur ?
Telles sont quelques-unes des questions à propos desquelles s’affrontent la police – en l’occurrence un certain Lenormand, chef de la Sûreté –, l’impitoyable baron Altenheim et le gentleman-cambrioleur Arsène Lupin. Lequel devra également démasquer l’invisible assassin qui cherche à lui faire porter la responsabilité de ses crimes…
Et nous voilà entraînés sur les pas de l’orpheline Geneviève, de l’élégant prince Sernine et de bien d’autres personnages, dans une avalanche de coups de théâtre et de révélations plus incroyables les unes que les autres.

logo fnac

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Arsène Lupin – 813 – Tome 1 : La Double Vie »

L’adaptation en bande dessinée du célèbre roman de Maurice Leblanc, 813 – La Double Vie d’Arsène Lupin, par André-Paul Duchâteau (scénario) et Jacques Géron (dessin), est une œuvre captivante qui rend un bel hommage au gentleman-cambrioleur. Ce premier tome plonge le lecteur dans une intrigue sombre et complexe, où se mêlent meurtres, mystères et manipulations.

Le scénario respecte l’esprit du roman original tout en condensant habilement une intrigue dense. La double vie d’Arsène Lupin, oscillant entre son identité de prince Sernine et celle de cambrioleur accusé à tort, est explorée avec finesse. Les thèmes de la justice, du pouvoir et de l’identité sont au cœur du récit, enrichis par une galerie de personnages charismatiques comme le chef de la Sûreté Lenormand ou l’énigmatique baron Altenheim. André-Paul Duchâteau réussit à maintenir un suspense haletant grâce à des rebondissements bien dosés.

Le style visuel de Jacques Géron se distingue par sa précision et son élégance. Les décors parisiens du début du XXe siècle sont minutieusement reproduits, immergeant le lecteur dans une atmosphère à la fois réaliste et mystérieuse. Les jeux d’ombre et de lumière renforcent l’intensité dramatique, tandis que les expressions des personnages traduisent parfaitement leurs émotions complexes. L’esthétique classique mais soignée s’accorde idéalement avec l’époque et l’ambiance du récit.

Cette adaptation est une réussite qui séduira aussi bien les amateurs d’Arsène Lupin que les néophytes curieux de découvrir ses aventures. Entre la richesse narrative et la qualité graphique, Arsène Lupin – 813 – Tome 1 : La Double Vie s’impose comme une bande dessinée incontournable pour les passionnés de polar.


Moby Dick (Roaud / Deprez)

Albums publiés en 2007 aux éditions Casterman.


Résumé éditeur

L’adaptation du célèbre roman d’Herman Melville publié pour la première fois en 1851.

couverture bd Moby Dick (Roaud / Deprez)

“La première phrase du roman de Melville est célèbre : Call me, Ismahel, appelez-moi Ismahel.

Ismahel, c’est le narrateur de Moby Dick celui par qui nous apprenons l’incroyable aventure qui va pousser le capitaine Achab, le commandant du Péquod, un navire baleinier basé à Nantuckett, à retourner toutes les mers pour retrouver le cachalot blanc qui lui a emporté la jambe, et assouvir ainsi sa vengeance.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que sa vengeance ne fut pas terrible. Du moins pour Moby Dick, car pour le capitaine rancunier et son équipage, en revanche, ce sera la fin de tout.

Tous sauf un périront. Il fallait en effet un rescapé pour témoigner. Moby Dick, avant de raconter la lutte à mort entre un vieux capitaine névrosé et un cachalot blanc sur lequel il reporte toute sa rage et à qui il fait porter le poids du mal, c’est d’abord l’histoire d’un jeune homme qui rêve de vivre la grande aventure de la chasse à la baleine, laquelle ne durait jamais moins de trois ans quand on en revenait.

Moby Dick, c’est d’abord, comme Don Quichotte, l’histoire d’une passion, qui va se révéler dévorante. C’est aussi un roman d’apprentissage où tous les signes sont interprétés dans le sens d’une malédiction programmée.

Du roman de Melville nous avons choisi (Denis Deprez et moi) de conserver ce désir du héros de ne pas se détourner de son rêve, et son regard de témoin sur la folie qui gangrène le coeur et l’esprit d’un homme prêt à tout sacrifier pour satisfaire son obsession.

Mais ce n’est plus Ismahel qui raconte, c’est nous qui le suivons dans ses découvertes et rencontres successives.

New Bedford, ses auberges de baleiniers, Nantuckett, Quiequeg, ce curieux harponneur tatoué venu des îles qui va brouiller ses repères de puritain de la côte est, le Péquod, ce rafiot en bout de course sur lequel ils choisissent mystérieusement d’embarquer.

Achab qui en vrai star se fait attendre jusqu’à la moitié de l’ouvrage et enfin tout en haut de l’affiche, plus star encore, l’éclatante blancheur de Moby Dick, dont nous savons maintenant qu’elle n’est plus l’apanage des anges.” – Jean Rouaud.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Moby Dick (Roaud / Deprez) »

La bande dessinée Moby Dick, scénarisée par Jean Rouaud et illustrée par Denis Deprez, est une interprétation visuellement captivante du roman épique de Melville.

Le scénario reste fidèle à l’histoire originale, relatant la quête obsédante du capitaine Achab pour le mythique cachalot blanc, Moby Dick. Cependant, cette fidélité narrative se heurte parfois à une simplification excessive des dialogues, ce qui peut donner l’impression d’une vulgarisation du texte original​.

extrait bd Moby Dick (Roaud / Deprez)

Le véritable tour de force de cette adaptation réside dans les illustrations de Denis Deprez. Utilisant des aquarelles sombres et texturées, Deprez parvient à créer une atmosphère maritime lugubre et oppressante.

Les scènes de tempête et les paysages marins sont particulièrement saisissants, évoquant avec brio la brutalité de la vie en mer. Les personnages, bien que parfois caricaturaux, contribuent à l’ambiance réaliste et dramatique de l’œuvre​.

Malgré un rythme parfois trop rapide et une certaine édulcoration de la folie d’Achab, cette bande dessinée réussit à transmettre l’essence du roman de Melville.

Pour ceux qui découvrent l’histoire, c’est une porte d’entrée visuellement impressionnante et émotionnellement engageante vers le chef-d’œuvre littéraire original​.

L’Île au trésor, de Robert Louis Stevenson – Volume 1 

Album publié en 2007 aux Editions Delcourt.


Adapté de l’œuvre de Robert Louis Stevenson (publiée pour la première fois le 14 novembre 1883).

couverture bd L'Île au trésor, de Robert Louis Stevenson - Volume 1

La vie du jeune Jim Hawkins est changée à tout jamais le jour où il trouve, dans les bagages d’un vieux loup de mer balafré, une carte mystérieuse qui révèle la position d’une île lointaine et fabuleuse : l’Île au trésor

Il embarque dès lors à bord de l’Hispaniola, fait la connaissance d’un certain John Silver… Et débute une incroyable aventure !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Île au trésor, de Robert Louis Stevenson – Volume 1 »

David Chauvel propose avec « L’Île au trésor » une adaptation riche et captivante du chef-d’œuvre de Robert Louis Stevenson, tout en modernisant subtilement son style pour le rendre accessible aux lecteurs contemporains.

Ce premier volume nous entraîne aux côtés de Jim Hawkins dans un univers de pirates et d’aventures exaltantes. David Chauvel parvient à conserver la tension dramatique et les nuances de chaque personnage, en offrant une narration fluide et soignée qui rend hommage au texte original sans jamais le dénaturer.

extrait bd L'Île au trésor, de Robert Louis Stevenson - Volume 1

Le travail graphique de Fred Simon, sublimé par les couleurs de Jean-Luc Simon, est à la hauteur de cette ambition. Son trait précis et élégant donne vie aux décors marins et aux sombres recoins des tavernes, tandis que les expressions détaillées des personnages renforcent l’attachement du lecteur à leurs péripéties. L’illustration rappelle les classiques de la bande dessinée franco-belge tout en insufflant une atmosphère unique et immersive.

Cette adaptation en bande dessinée est donc un pari réussi, séduisant à la fois les nouveaux lecteurs et les admirateurs de Robert Louis Stevenson. David Chauvel et Fred Simon signent ici un hommage visuel et littéraire qui capte l’esprit d’aventure et d’évasion du roman.


Casse-pipe / Carnet du cuirassier Destouches

Album publié en 2007 aux Editions Futuropolis.


Adapté de l’œuvre de Louis-Ferdinand Céline(publiée pour la première fois en 1949 pour Casse-pipe et 1913 pour Carnet du cuirassier Destouches).

couverture bd Casse-pipe / Carnet du cuirassier Destouches

Casse-pipe, c’est le temps de l’enfermement, devenu interminable. Témoin la longueur de cette première nuit, qui occupe toute la première séquence, mais la suite est à l’avenant.

L’agressivité du monde et des hommes y prend la forme de la nuit, du froid, de la pluie, de chevaux échappés qui courent dans tout cela, et un visage que Courteline et d’autres avaient déjà fait connaître en littérature, celui des gradés et des sous-officiers, d’autant plus charognes qu’ils sont eux-mêmes plus terrorisés.

L’étonnant est que, du spectacle de tant d’écrasement, qui ne cesse pas d’être sensible, naisse ligne à ligne tant de comique.

Céline est ici dans toute la maîtrise de ses moyens. Le discours et l’argot militaires sont un morceau de choix pour cette rencontre de langages qui est pour lui le commencement du style.

De cette transposition du vécu en mots, Tardi fait à son tour une transposition visuelle, avec la même fidélité à la sensibilité célinienne dont il avait déjà fait preuve dans son illustration de Voyage au bout de la nuit.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Casse-pipe / Carnet du cuirassier Destouches »

Adaptant avec une fidélité remarquable le roman inachevé de Louis-Ferdinand Céline, Jacques Tardi livre avec Casse-pipe un livre illustré d’une puissance rare, à la fois sombre et grinçante. L’album plonge le lecteur dans l’enfermement et l’absurdité du quotidien militaire à la veille de la Première Guerre mondiale, où la nuit, le froid et la pluie deviennent des personnages à part entière, oppressants et omniprésents.

Jacques Tardi excelle à restituer l’atmosphère étouffante et le comique amer du texte original. Les thèmes majeurs – l’absurdité de la guerre, la déshumanisation des soldats, l’agressivité banale des hommes et la violence des rapports hiérarchiques – sont transposés avec une acuité saisissante. Loin de tout héroïsme, les personnages, souvent anonymes, expriment une profonde lassitude, oscillant entre résignation et révolte silencieuse. L’argot militaire, cher à Louis-Ferdinand Céline, devient sous le crayon de Tardi une matière sonore et visuelle, source d’un humour noir qui désamorce la tragédie sans jamais l’édulcorer

extrait bd Casse-pipe / Carnet du cuirassier Destouches

Graphiquement, Jacques Tardi impose son style inimitable : un noir et blanc expressionniste, des aplats profonds, des visages marqués par la fatigue et la peur, des décors sobres mais évocateurs. Chaque case est pensée pour renforcer l’angoisse, l’enfermement et l’absurdité de la situation, tout en maintenant une lisibilité parfaite. Ce réalisme sombre, allié à une mise en page classique mais efficace, immerge le lecteur dans l’expérience sensorielle et psychologique des soldats.

En conclusion, one peut dire que acques Tardi y déploie toute la force de son art pour faire résonner la voix singulière de Louis-Ferdinand Céline, entre désespoir et dérision, dans un album à la fois bouleversant et d’une modernité saisissante.

La Chute de la maison Usher

Album en 2007 aux Editions Emmanuel Proust.


D’après la nouvelle dEdgar Allan Poe publié septembre 1839.

couverture bd La Chute de la maison Usher

Le nom primitif du domaine s’était fondu dans la bizarre et équivoque appellation de Maison Usher.

Appellation usitée parmi les paysans, et qui semblait dans leur esprit, enfermer la famille et l’habitation de la famille.

Premier album. Premier coup de maître pour Nicolas Guillaume qui adapte le chef-d’œuvre fantastique de l’écrivain américain Edgar Allan Poe découvert et traduit en français par le poète Charles Baudelaire.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Chute de la maison Usher »

Nicolas Guillaume signe avec La Chute de la Maison Usher une adaptation magistrale du célèbre conte d’Edgar Allan Poe.

Cette bande dessinée, en noir et blanc, plonge le lecteur dans une atmosphère gothique et oppressante, rappelant les œuvres de H.P. Lovecraft par son usage maîtrisé des contrastes et des ombres.

Chaque page de cet ouvrage révèle un travail minutieux où les détails foisonnent, invitant à une contemplation presque hypnotique des illustrations. La représentation de la maison Usher, massive et délabrée, posée sur des eaux marécageuses, reflète une symbolique puissante, accentuant le sentiment de déclin et de folie omniprésente dans le récit. Les décors intérieurs, quant à eux, sont des lieux de mémoire où chaque objet, chaque recoin, semble animé par une vie propre, renforçant l’inquiétude du lecteur.

extrait bd La Chute de la maison Usher

L’audace de Nicolas Guillaume réside également dans son découpage narratif, où la folie s’exprime à travers des planches chaotiques, parfois déstructurées, qui reflètent la désintégration psychologique des personnages. Ce choix artistique, bien que déroutant pour certains, offre une profondeur supplémentaire à l’œuvre, incitant à une lecture attentive et introspective.

Enfin, le livre en lui-même, avec sa couverture en toile et ses finitions soignées, participe à l’expérience immersive, faisant de cette bande dessinée un incontournable pour les amateurs d’Edgar Allan Poe. et de récits sombres. Nicolas Guillaume réussit ainsi à transformer un classique de la littérature en une œuvre visuelle et sensorielle d’une rare intensité.