Étiquette : 2016

Femmes en résistance – Numéro 4 – Mila Racine

Album publié en 2016 aux éditions Casterman.


Résumé éditeur

1943.

À tout juste 22 ans, Mila Racine prend tous les risques pour aider des enfants juifs à fuir l’occupant nazi, en leur faisant franchir clandestinement la frontière suisse.

Son courage et son abnégation permettront à de nombreuses vies d’être sauvées.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Femmes en résistance – Numéro 4 – Mila Racine »

Le quatrième et dernier volet de la série « Femmes en résistance« , intitulé « Mila Racine« , est une œuvre d’une profondeur émotionnelle rare. Sous la plume de Régis Hautière et Francis Laboutique, et les illustrations précises d’Olivier Frasier, ce tome dévoile l’histoire méconnue de Mila Racine, une résistante juive ayant risqué sa vie pour sauver des enfants pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le scénario, inspiré d’une idée originale d’Emmanuelle Polack, parvient à mêler habilement faits historiques et fiction. L’histoire suit Claire, enquêtrice fictive, qui découvre les actions héroïques de Mila Racine à travers un carnet hérité de sa mère.

Les dessins de Frasier ajoutent une dimension visuelle puissante, capturant l’intensité des moments de tension et la beauté de l’engagement humain. On notera la maîtrise de Frasier dans la représentation des ambiances historiques et la profondeur émotionnelle des personnages​​.

Ce tome ne se contente pas de raconter une histoire ; il rend hommage à des héroïnes oubliées de la résistance, en mettant particulièrement en lumière le courage de Mila Racine. Le dossier historique en fin d’album, rédigé par Polack, enrichit le récit en fournissant un contexte factuel précieux.

« Mila Racine » est un hommage touchant et un rappel poignant du rôle crucial joué par les femmes dans la résistance. Cette série mérite d’être redécouverte.


Le Mystère du monde quantique 

Album publié en 2016 aux éditions Dargaud.


Résumé éditeur

couverture bd Le Mystère du monde quantique 

Une bande dessinée pour comprendre la physique quantique !

Avec Bob et son chien, Rick, embarquez pour une joyeuse épopée dans les mystères du monde quantique !

La physique quantique est partout autour de nous, tant dans l’infiniment grand que dans l’infiniment petit.

Mais ce qu’elle dit du monde qui nous entoure diffère de manière vertigineuse de ce qu’on observe et ressent au quotidien.

Partez à la rencontre de ceux qui ont théorisé et créé la physique quantique : Planck, Einstein, le prince de Broglie, Heisenberg, Schrödinger, Bohr, Born, Everett…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Mystère du monde quantique »

« Le Mystère du monde quantique » de Thibault Damour et Mathieu Burniat est une œuvre remarquable qui se distingue par sa capacité à rendre accessible la complexité de la physique quantique.

À travers les aventures de Bob et de son chien Rick, les auteurs nous plongent dans un voyage initiatique au cœur des découvertes scientifiques de figures emblématiques telles que Max Planck et Erwin Schrödinger.

L’ouvrage se démarque par une narration fluide et un graphisme soigné. L’utilisation inventive des couleurs, où chaque teinte correspond à un état quantique différent, apporte une profondeur visuelle et symbolique à l’histoire. Par exemple, l’expérience de Schrödinger est brillamment illustrée par les états alternatifs de Rick, le chien de Bob, offrant une réflexion métaphysique sur la réalité et l’existence​.

Malgré la densité du sujet, la BD parvient à capter l’attention du lecteur grâce à une pédagogie ludique et des trouvailles visuelles ingénieuses. Les concepts, bien que parfois complexes, sont expliqués avec clarté et simplicité, faisant de ce livre un outil de vulgarisation scientifique efficace et engageant​.

« Le Mystère du monde quantique » est une réussite artistique et éducative qui saura séduire autant les passionnés de science que les amateurs de belles histoires graphiques.

 L’Intelligence artificielle – Fantasmes et réalités

Album publié en 2016 aux éditions Le Lombard.


Résumé éditeur

Jamais une science n’aura fait autant débat : alors que les « transhumanistes » comptent sur l’intelligence artificielle pour sauver l’espèce voire abolir la mort, Bill Gates ou Stephen Hawking affirment que l’avènement d’une entité informatique intelligente signera la perte de l’humanité !

Cette bande dessinée se penche à la fois sur l’histoire, la réalité et le fantasme de l’intelligence artificielle.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée  » L’Intelligence artificielle – Fantasmes et réalités »

« La petite Bédéthèque des Savoirs, Tome 1 : L’Intelligence Artificielle. Fantasmes et Réalités » est une œuvre qui allie humour et érudition pour vulgariser l’un des sujets les plus débattus de notre époque. Jean-Noël Lafargue et Marion Montaigne réussissent un tour de force en rendant accessible et engageant un thème complexe à travers une bande dessinée inventive.

Les illustrations de Montaigne se distinguent par leur style caricatural et expressif. Les dessins simplifiés mais évocateurs ajoutent une dimension comique et décalée, facilitant la compréhension des concepts abordés. Ce choix stylistique permet de désacraliser des figures emblématiques comme Bill Gates et Stephen Hawking, tout en gardant un ton léger et plaisant​​.

extrait bd L'Intelligence artificielle - Fantasmes et réalités

Le récit, structuré comme une aventure narrative avec un robot venu du futur, capte l’attention du lecteur et évite l’écueil du didactisme lourd. Lafargue introduit des références historiques et culturelles, de la machine de Babbage aux algorithmes de Lovelace, tout en intégrant des éléments de science-fiction populaires​.

Ce premier tome de « La petite Bédéthèque des Savoirs » se distingue par son approche pédagogique innovante et son ton humoristique, offrant une introduction captivante et éclairante à l’intelligence artificielle.

La guerre des Gaules – Intégrale

Bande dessinée publiée en 2016 aux éditions Tartamudo.


couverture bd La guerre des Gaules - Intégrale

Après le succès rencontré par les deux volumes de La Guerre des Gaules (Livre 1 – Caius Julius Caesar et Livre 2 – Vercingétorix, éditions Tartamudo) les éditions Tartamudo vous présentent l’intégrale de cette mini série, assortie en bonus d’un cahier historique de 40 pages en fin d’album.

Ce dernier sera richement orné par les illustrations à l’aquarelle de Vincent Pompetti, sur un texte fort pédagogique et documenté, élaboré par l’auteur Tarek.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La guerre des Gaules – Intégrale »

« La Guerre des Gaules – Intégrale » par Tarek Ben Yakhlef et Vincent Pompetti est une œuvre magistrale qui retrace les événements historiques de la conquête de la Gaule par Jules César. Cette bande dessinée se distingue par une précision historique rigoureuse et un style artistique captivant.

Pompetti utilise l’aquarelle pour illustrer des scènes de bataille intenses et vivantes, immergeant le lecteur dans l’antiquité romaine et gauloise. Les détails minutieux et la palette de couleurs soigneusement choisie apportent une profondeur visuelle qui enrichit l’expérience de lecture. Chaque page est une œuvre d’art en soi, et l’attention portée aux uniformes, aux armes et aux paysages témoigne d’une recherche approfondie.

extrait bd La guerre des Gaules - Intégrale

Le scénario de Tarek, bien que dense, parvient à synthétiser les nombreux événements et personnages impliqués dans cette période tumultueuse. L’arc narratif suit la montée en puissance de César, les alliances politiques et les stratégies militaires, tout en intégrant des éléments de fiction qui ajoutent une dimension dramatique à l’histoire. Les dialogues sont incisifs et crédibles, reflétant les tensions et les enjeux de l’époque.

Un des points forts de cette intégrale est le cahier historique qui clôt l’ouvrage. Ce supplément fournit des contextes additionnels, des illustrations et des photos de reconstitutions archéologiques, offrant aux lecteurs une perspective encore plus large sur les événements décrits.

« La Guerre des Gaules – Intégrale » est une réussite tant sur le plan artistique qu’historique. C’est une œuvre qui redonne vie à une époque fascinante avec un talent incontestable​.


La petite fille et la cigarette

Album publié en 2016 aux éditions La boîte à bulles.


Résumé éditeur

Adapté de l’œuvre de Benoit Duteurtre publiée en 2005.

couverture bd La petite fille et la cigarette

Benoît commet l’erreur fatale de fumer une cigarette dans un monde hygiéniste où les enfants sont rois…

Dans un monde où la politique de l’enfant roi est devenue règle étatique, Benoît se retrouve contraint de slalomer entre les marmots qui ont envahi son lieu de travail.

Tout ce qui peut leur nuire est fermement prohibé. Par conséquent : plus question de fumer une seule cigarette, et aucune exception ne sera tolérée. Pour preuve, le cas du condamné à mort Désiré Johnson qui s’entête à exiger une dernière cigarette avant son exécution ce qui embarrasse les autorités et déchaîne les lobbies du tabac.

De son côté, Benoît a pris l’habitude de se dissimuler dans les toilettes de son boulot pour griller en douce ses cigarettes, jusqu’au jour où il oublie malencontreusement de verrouiller la porte.

Une étourderie qui lui coûtera cher : surpris par une fillette et accusé de « crime contre l’enfance », le quadragénaire fautif se retrouve alors poursuivi sans relâche par une justice au pouvoir sans limites.

Désarmé, il fera tout pour échapper à l’absurdité de son destin, quitte à se lier au groupe de terroristes novateurs qui produit la sanglante télé-réalité : « Martyre Academy »…

L’adaptation réussie du roman kafkaïen, drôle et grinçant de Benoît Duteurtre.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La petite fille et la cigarette »

La bande dessinée La petite fille et la cigarette, adaptation du roman de Benoît Duteurtre par Sylvain-Moizie, se distingue par une satire mordante d’une société où les interdits et les absurdités atteignent des sommets. Dans cette dystopie, les lois anti-tabac sont devenues draconiennes, et les enfants détiennent un pouvoir tyrannique.

L’intrigue suit Désiré Johnson, échappant de peu à la peine de mort grâce à une ultime cigarette, et Benoît, un employé municipal dont la vie bascule lorsqu’une petite fille le surprend en train de fumer dans les toilettes. À travers leurs trajectoires, Sylvain-Moizie explore les thèmes de la répression, de la perte de liberté et de la dictature de l’innocence enfantine.

Graphiquement, Sylvain-Moizie propose un style unique. Son trait volontairement caricatural accentue l’aspect grotesque des situations, plongeant le lecteur dans une ambiance à la fois burlesque et oppressante.

extrait bd La petite fille et la cigarette

L’humour noir, omniprésent, oscille entre le comique et le tragique, offrant une lecture à la fois divertissante et dérangeante.

La petite fille et la cigarette est une œuvre qui ne laisse pas indifférent. Par son traitement audacieux et son message acerbe, elle interpelle et pousse à la réflexion sur les contradictions de nos sociétés contemporaines.

Un album à découvrir pour les amateurs de satires sociales et de récits engagés.

La délicatesse

Album publié en 2016 aux éditions Futuropolis


D’après le roman de David Foenkinos paru le 20 aout 2009.

Chaque soir, Markus rentrait chez lui à sept heures quinze.


Il connaissait les horaires du RER par cœur et avait parfois l’impression d’être ami avec ces inconnus qu’il croisait chaque jour.


Il n’était pas malheureux de ce quotidien huilé mais ce soir-là, il avait envie de crier, de raconter sa vie à tout le monde.


Sa vie avec les lèvres de Nathalie sur les siennes. Il voulait être fou…

Source :


Dans « La Délicatesse », Cyril Bonin s’empare du roman éponyme de David Foenkinos pour le transposer en bande dessinée avec une sensibilité remarquable.

Si l’œuvre originelle séduisait déjà par sa finesse narrative et son empathie pour les personnages, la déclinaison graphique de Bonin y apporte une dimension visuelle poétique, grâce à son choix de couleurs pastel et sa représentation épurée des émotions.

Le dessinateur fait preuve d’une grande maîtrise dans la retranscription des subtilités du texte, privilégiant l’implicite et l’émotion au détriment d’un réalisme graphique détaillé. Cette approche laisse place à l’interprétation et invite le lecteur à s’immerger pleinement dans les non-dits et les regards qui portent l’intrigue.

Il est vrai que la singularité du trait, notamment dans la représentation des yeux, a pu dérouter certains lecteurs. Pourtant, ces choix esthétiques semblent intentionnels, soulignant ainsi le thème de la délicatesse par des moyens graphiques.

L’album ne tombe jamais dans le piège de la redite par rapport au roman ou au film, mais offre plutôt une expérience complémentaire. Bonin distille l’essence de l’histoire originale tout en imprimant sa propre vision artistique, donnant aux personnages et aux situations une autre forme de vie.

« La Délicatesse » en tant que bande dessinée se lit comme un écho visuel au roman de Foenkinos, une œuvre qui, tout en captant l’esprit de la source, évoque ses thèmes avec une grâce visuelle qui lui est propre.

Ô vous, frères humains

Album publié en 2016 aux éditions Futuropolis.


D’après le roman d‘Albert Cohen publié le 31 mai 1972.

couverture bd Ô vous, frères humains

«Un enfant juif rencontre la haine le jour de ses dix ans. J’ai été cet enfant.»


En deux courtes phrases, Albert Cohen livre l’essentiel de son propos.

Un texte uppercut qui revit aujourd’hui sous la plume de Luz, né l’année de publication chez Gallimard de ce court récit moins connu que Belle du seigneur ou Solal, lus de générations en générations.

Après son album très personnel, Catharsis, Luz s’attèle à nouveau sur un sujet qui l’habite : la perte de l’innocence.

Il s’affirme ici comme un dessinateur humaniste incontournable.

Source :



Dans un monde où les cicatrices de l’histoire se perpétuent à travers les âges, « Ô vous, frères humains » de Luz apparaît comme une réflexion visuelle aussi bouleversante qu’intemporelle.

Adaptation de l’œuvre éponyme d’Albert Cohen, Luz y transpose le témoignage d’un enfant confronté à la brutalité de l’antisémitisme.

C’est un voyage graphique dans le crâne d’un Cohen vieillissant, hanté par les affres de son enfance. Luz, par le minimalisme de son dessin, parvient à laisser résonner le silence assourdissant d’une insulte qui a fissuré une âme.

Sans cases ni bulles, Luz dépeint avec une précision émotionnelle l’instant où l’innocence est souillée par la haine. Cette haine, qui prélude aux plus grands effrois de l’humanité, trouve dans cette BD un écho visuel percutant. La dualité entre la simplicité du trait de Luz et la complexité des émotions transmises renforce le message humaniste de l’œuvre originale. L’album devient un cri graphique, où chaque coup de pinceau est un appel à la mémoire et à la conscience collective.

L’œuvre de Luz questionne la capacité de l’art à incarner le refus d’une amnésie collective face aux horreurs du passé. En nous montrant comment un enfant juif se voit brutalement assigné à une identité par la calomnie et le rejet, Luz ne fait pas que raconter une histoire – il interpelle chaque lecteur sur les violences quotidiennes qui, bien que moins spectaculaires que les chambres à gaz, n’en sont pas moins destructrices.

« Ô vous, frères humains » est une réussite remarquable qui, loin de se cantonner à la seule évocation d’une époque révolue, s’ancre profondément dans les questionnements de notre présent. Luz nous rappelle avec force que la barbarie commence dans le cœur et le verbe de l’homme, et qu’il est de notre devoir de veiller à ne jamais laisser cette haine se banaliser.

La forêt des renards pendus

Album publié en 2016 aux éditions Futuropolis.


Adapté du roman d’Arto Paasilinna publié en 1983.

couverture bd La foret des renards pendus

Dans les romans d’Arto Paasilinna, le grand Nord est habité de marginaux aussi fous qu’étranges.

Nicolas Dumontheuil s’approprie avec jubilation l’intrigue loufoque de l’auteur finlandais.

Aventure, humour et démesure dessinent des histoires pittoresques mémorables.

Une histoire cocasse, noire, drôle et sans concession…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La forêt des renards pendus »

Dans la forêt des renards pendus, Nicolas Dumontheuil orchestre une symphonie graphique où se mêlent l’absurde et la mélancolie.

Adaptée du roman d’Arto Paasilinna, la bande dessinée dépeint un univers où la blancheur lapone sert d’écrin à une galerie de caractères aussi pittoresques qu’hétéroclites.

Dumontheuil, avec un trait qui flirte avec le caricatural sans jamais y succomber, offre une représentation visuelle qui souligne la singularité de chaque protagoniste tout en sublimant les vastes étendues de la nature finlandaise.

extrait bd

L’ambiance de l’œuvre, capturée par des teintes de brun et de blanc, esquisse un monde en lavis où la couleur est aussi absente que superflue. Les nuances sépia, loin de ternir le récit, lui confèrent une tonalité intemporelle et universelle. La narration visuelle de Dumontheuil se révèle être un choix audacieux et éclairé, renforçant l’impact des situations cocasses et des revirements inattendus qui émaillent l’intrigue.

L’histoire elle-même est un kaléidoscope d’événements improbables et déroutants. À travers le prisme de la satire, l’auteur nous convie à une critique sociale voilée, où les personnages, égarés dans leurs quêtes personnelles, deviennent malgré eux les acteurs d’une solidarité qui se tisse au cœur du chaos. Leurs interactions, marquées par l’ironie et une tendre absurdité, révèlent une humanité brute et touchante.

La forêt des renards pendus est une œuvre qui, en dépit de son apparente légèreté, porte en elle une réflexion sur la nature humaine et la quête de sens dans un monde désenchanté. C’est une invitation à se perdre pour mieux se retrouver, un voyage graphique où le rire côtoie l’étrange et où la tendresse surgit là où on l’attend le moins.

Pasteur et la génération spontanée

Publié aux éditions Sekoya en 2016.


Voici une question que vous ne vous êtes peut-être jamais posée et pourtant elle a fait gamberger bien des scientifiques à travers les siècles : La vie peut-elle apparaître spontanément, sans parents ?

Impossible, me direz-vous ?

Alors comment est né le premier être sur Terre ?

Ha, vous voyez que la réponse n’est pas si simple que ça…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Pasteur et la génération spontanée »

Dans « Pasteur et la génération spontanée« , Céka et Yigaël transforment l’histoire de la science en un récit captivant, offrant une exploration à la fois éducative et divertissante de la vie et de l’œuvre de Louis Pasteur.

Le scénario de Céka brille par sa capacité à vulgariser des concepts scientifiques complexes, tout en préservant l’exactitude historique et scientifique. L’intrigue, rythmée et ponctuée d’un humour subtil, rend la lecture agréable et instructive, même pour les lecteurs moins familiers avec le domaine scientifique.

extrait bd Pasteur et la génération spontanée

Les illustrations de Yigaël, réalistes et expressives, plongent le lecteur dans l’atmosphère du XIXe siècle. Son trait précis donne vie aux personnages et facilite la compréhension des expériences scientifiques présentées.

« Pasteur et la génération spontanée » est une bande dessinée remarquable qui allie habilement éducation et divertissement. Bien que des améliorations puissent être apportées, l’œuvre de Céka et Yigaël demeure une introduction solide et engageante à l’héritage scientifique de Louis Pasteur.

Cyrano de Bergerac en bandes dessinées

Album publié une première fois en 2016 aux Editions Petit à Petit.


Adapté de la pièce de théâtre d’ Edmond Rostand (28 décembre 1897).

Le texte intégral d’Edmond Rostand est superbement mis en valeur dans cette bande dessinée réjouissante.

Tout y est fait pour rendre la lecture aussi agréable et animée qu’une représentation sur scène. Le dessin est la clé de l’accessibilité : il offre des repères visuels évidents, complète à merveille ce texte exceptionnel et aide à la compréhension des enjeux et des aspirations de chacun.

La bande dessinée apporte une mise en scène intuitive, et une immédiate plongée dans l’action.

Elle ravira autant les amoureux de Cyrano que les jeunes aventuriers qui découvrent ce classique avec plaisir pour la première fois.

Une préface signée Philippe Torreton !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Cyrano de Bergerac en bandes dessinées »

L’adaptation de « Cyrano de Bergerac » par Fanch Juteau se dresse comme une vigoureuse évocation de l’esprit littéraire d’Edmond Rostand. Avec une audace graphique mesurée, Juteau capture le lyrisme et la bravoure de Cyrano, ce mousquetaire dont le nez proéminent n’a d’égal que son esprit affûté.

Cette édition en noir et blanc se distingue par la délicatesse de son coup de crayon qui, loin de trahir les vers classiques, les enchâsse dans un écrin visuel où chaque trait semble rythmer la cadence des alexandrins. Le choix de la fidélité textuelle est un hommage respectueux, transformant la pièce en une expérience immersive, où la langue de Rostand résonne avec une modernité surprenante.

Le travail de Juteau n’est pas seulement une prouesse artistique, mais aussi un vecteur pédagogique. Les annotations discrètes et éclairantes qui bordent les pages sont des lanternes qui guident le lecteur à travers les subtilités de la langue du XVIIe siècle, rendant l’œuvre originale non seulement accessible mais profondément humaine.

C’est une traversée du temps que propose Juteau, où l’on redécouvre les sentiments inaltérables de Cyrano, l’ardeur des passions et l’universalité de l’amour. La BD devient un pont entre le passé et le présent, capturant l’esprit de la comédie héroïque tout en offrant une porte d’entrée à ceux qui n’auraient jamais osé franchir le seuil du théâtre classique.

Cette bande dessinée est une révérence faite à Rostand, un périple où le trait de Juteau se fait poésie, et où la poésie se fait image. Une œuvre qui, telle une épée levée au clair de lune, défend la pertinence du classique et invite à la redécouverte passionnée d’un monument de la littérature française.