René Descartes en BD (31 mars 1596 / 11 février 1650).
Gentilhomme poitevin formé dans le meilleur collège Jésuite de France, Descartes est l’un des plus grands génies de son temps. Gloire de la France, celui qu’on appelle le père du rationalisme vécut pourtant plus de la moitié de sa vie en Hollande, pays refuge dans des temps troublés par la guerre de Trente ans et le début de la Fronde. C’est l’histoire de cet homme chaleureux et de sa pensée révolutionnaire pour les sciences et la métaphysique que dépeint cette Bande Dessinée.
La bd « Descartes – La philosophie cartésienne en BD » disponible ici
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Adapté du livre de Sylvain Tesson publié le 22 janvier 2015.
Deux siècles après la retraite de Russie, Sylvain Tesson refait la route de l’armée napoléonienne déchue… en side-car et en plein hiver. Ils sont cinq : trois Français et deux Russes. Unis par l’amitié et par un grand défi, ils décident de commémorer à leur façon le bicentenaire de la retraite de Russie : en suivant le chemin emprunté par les troupes françaises en pleine débâcle. Partis de Moscou, Sylvain Tesson et ses amis traversent l’immense Russie, la Biélorussie, la Pologne et l’Allemagne, faisant route vers Paris au guidon de leurs Oural, ces side-cars russes réputés indestructibles. En chemin, ils franchissent le fleuve Berezina, devenu au fil du temps un nom commun pour désigner les échecs les plus cuisants… Porté par la langue et l’esprit d’aventure de Sylvain Tesson, le plus fameux des écrivains voyageurs contemporains, ce récit au long cours est de nouveau dessiné par Virgile Dureuil (déjà auteur en 2019 de Dans les forêts de Sibérie en bande dessinée). À travers les multiples allers-retours entre le XIXe et le XXIe siècle, un incroyable épisode de l’histoire française est ici revisité.
La bd « Berezina » disponible ici
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Adapté par Virgile Dureuil d’après le récit de Sylvain Tesson, Berezinatranspose en bande dessinée une aventure hors du commun : cinq voyageurs qui refont, en 2012, le trajet de la Grande Armée napoléonienne deux cents ans plus tard, à bord de side-cars « Ural ».
Le choix de Virgile Dureuil fonctionne remarquablement bien : il alterne entre les scènes de 1812 et le voyage contemporain. Les planches juxtaposent l’horreur glacée de la retraite et le road-trip moderne, créant une dialogue forcément troublant entre hier et aujourd’hui. Les flashbacks historiques restituent le calvaire réel des grognards : 450 000 soldats qui ne reviendront qu’au nombre de 200 000.
Graphiquement, Virgile Dureuil a fait le choix intelligent de réduire le texte pour que l’image respire. Ses paysages des steppes russes aux villes modernes sonnent justes, et son trait capture vraiment le mouvement et l’urgence.
Le vrai reproche qu’on peut faire, c’est que 136 pages, c’est un peu juste pour raconter deux histoires à la fois. L’épopée napoléonienne gagne en densité tandis que le volet contemporain reste un peu en arrière-plan. Malgré ce petit bémol, Berezinamérite vraiment qu’on s’y arrête. C’est un beau voyage graphique dans les steppes russes.
Bande dessinée publiée en 2021 aux éditions Dargaud.
Résumé éditeur
Si pour vous la notion d’écologie existe seulement depuis que Nicolas Hulot a lancé « Ushuaïa », alors précipitez-vous sur Le Petit livre d’Hervé Bourhis ! Instructif, pop et décalé sans tomber dans le pontifiant, Hervé Bourhis déroule le fil d’un concept, des origines de l’homme jusqu’à nos jours, qui est aujourd’hui d’une urgence criante. De Rousseau, en passant par les hippies, Greenpeace, Monsanto ou la permaculture, tous les grands (et petits) enjeux liés à l’écologie passent à la moulinette « Bourhis » !
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Une fresque chronologique captivante sur dix millénaires de conscience écologique.
Paru en 2021 aux éditions Dargaud, Le Petit Livre de l’écologie d’Hervé Bourhis propose une chronologie singulière et entraînante de nos rapports avec la nature. En solo, tant à l’écriture qu’au dessin, Hervé Bourhis déploie une fresque retraçant les origines de la pensée écologique, depuis les lois mésopotamiennes de protection des forêts datant de 2600 av. J.-C. jusqu’aux enjeux d’aujourd’hui.
L’ouvrage convainc par sa structure narrative, qui refuse le ton magistral pour privilégier la juxtaposition d’événements majeurs et d’anecdotes éclairantes. Hervé Bourhis conjugue les grandes figures les grandes figures (Rachel Carson, André Gorz, Françoise d’Eaubonne) avec des mouvements oubliés comme le véganisme fondé en 1944 en équilibrant savamment tragédies écologiques et lueurs d’espoir. Cette approche rappelle que l’écologie, n’est pas une obsession contemporaine et demeure une préoccupation millénaire.
Visuellement, le parti pris esthétique épouse le propos : format carré élégant, cartonnage brut sans pelliculage et planches inondées de vert créent une cohérence. Chaque illustration condense un moment significatif en une seule case, formant une immense mosaïque à la fois éducative et ludique.
Le Petit Livre de l’écologie captivera néophytes et connaisseurs. Hervé Bourhis parvient à transformer l’histoire « écologique » en un récit visuel accessible.
Jules Verne en BD (8 février 1828 / 24 mars 1905).
Sous l’angle inédit du Docu-BD, mêlant bandes dessinées et pages documentaires riches en archives, cet album vous conte l’histoire de Jules Verne. De Nantes à Amiens, plongez dans la vie et l’oeuvre de cet auteur extraordinaire, un des pères fondateurs de la science-fiction.
La bd « Jules Verne – Aux sources de l’imaginaire » disponible ici
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Adapté de l’œuvre de Mark Twain parue le 10 décembre 1884.
Un classique intemporel de Mark Twain !
Ennuyé par Miss Watson qui veut lui enseigner les bonnes manières et las de la brutalité de son ivrogne de père, le jeune Huckleberry Finn, dit Huck, décide de fuguer à bord d’un radeau sur le fleuve Mississipi. Il est bientôt rejoint par Jim, un esclave en fuite. Les péripéties s’enchaînent jusqu’au jour où le Roi et le Duc, une incorrigible paire d’artistes arnaqueurs, prennent possession de leur embarcation. Après de nombreuses difficultés, Huck et Jim échappent à leurs bourreaux, grâce à l’aide d’une vieille connaissance de Huck, un certain… Tom Sawyer !
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Cette adaptation de l’œuvre de Mark Twain, signée Crystal S. Chan et Kuma Chan pour Nobi Nobi, capture l’essence du grand roman américain de 1884. Le scénario retrace les aventures de Huckleberry Finn, ce jeune garçon de quatorze ans qui fuit son père alcoolique et les conventions étouffantes de la société. Lancé sur le Mississipi à bord d’un radeau, Huck rencontre Jim, un esclave en fuite, donnant naissance à un voyage bien au-delà d’une simple aventure.
Ce qui fait la force de cette adaptation, c’est qu’elle ne contourne pas les enjeux majeurs du roman. L’esclavage demeure au cœur du récit, confrontant Huck à sa conscience morale face aux injustices de l’Amérique du XIXe siècle. Cette tension entre l’innocence de l’enfance et les réalités brutales de l’époque forge la profondeur psychologique du jeune narrateur.
Le trait dynamique de Kuma Chan, caractéristique du style shônen, apporte une fluidité aux scènes fluviales où règne une certaine insouciance. Les passages urbains et les rencontres avec des personnages louches révèlent au contraire la corruption morale de la société civilisée. Le dessin, bien que épuré par endroits, modernise le classique sans le dénaturer.
Une belle porte d’entrée pour découvrir ce chef-d’œuvre de Mark Twain.
Adapté du roman de Mark Twain publié le 9 juin 1876.
Un classique intemporel de Mark Twain !
Garnement espiègle, Tom Sawyer n’a rien contre l’école, surtout quand on y croise de jolies filles comme Becky Thatcher. Seulement, à choisir, il préfère de loin faire les 400 coups et partir à l’aventure avec son ami Huck le vagabond pour jouer aux pirates ou aux bandits. Mais un soir, dans un cimetière désert, les deux compères sont les témoins d’un crime bien réel ! Cette expérience va bouleverser leur quotidien, car le terrible Joe l’Indien, avide de vengeance, court toujours…
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Adapter Tom Sawyer en manga, c’est un vrai pari. Mais Crystal S. Chan au scénario et Kuma Chan au dessin s’en sortent plutôt bien avec cette nouvelle édition Nobi Nobi. Le livre reste fidèle au roman de Mark Twain tout en le rajeunissant par le biais du manga.
Ce qui marche, c’est que l’adaptation ne sacrifice pas la profondeur du texte pour faire du divertissement facile. Tom n’est pas juste un petit garnement qui fait des bêtises : c’est un gamin qui grandit et qui, peu à peu, devient conscient des responsabilités morales du monde adulte. Le meurtre au cimetière, qu’il découvre par hasard, marque le tournant : là, le ton change, la naïveté s’envole et les personnages doivent affronter des questions sérieuses.
Le trait de Kuma Chan colle bien à cette ambivalence. Il dessine avec énergie les escapades de Tom et Huck, mais quand arrive le moment dramatique, l’illustration devient plus ténébreuse, plus tendue. C’est efficace. Les paysages du Mississippi gardent leur poésie, ce fleuve reste au cœur du récit, comme chez Twain.
À noter : les éditions Nobi Nobi n’ont pas censuré le texte et proposent un avant-propos expliquant le contexte historique et les problèmes sociaux du XIXe siècle (le racisme notamment).
C’est une belle surprise. Ça fonctionne pour les enfants qui découvrent Tom Sawyer, et ça peut aussi intéresser les « grand enfants » qui connaissent déjà le roman. Le manga apporte quelque chose de frais sans trahir l’essence de l’histoire. Bref, ça se lit et c’est plaisant..
Librement adapté du livre La Guerre des métaux rares de Guillaume Pitron publié le 10 janvier 2018.
2043. La transition énergétique a eu lieu : le monde s’est débarrassé du charbon et du pétrole. La planète est 100 % » green « . Mais à quel prix…
Sud de la Malaisie. Salem, chasseur expérimenté à la solde de l’une des plus grandes compagnies d’exploitation de métaux rares, est sur les traces des derniers gisements de prométhium, le plus convoité de tous les métaux.
Nord-Est de la Sibérie. Laszlo et Aude font une découverte qui pourrait tout changer et ruiner l’empire juteux de la greentech.
La bd « Prométhium » disponible ici
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Adapté de l’essai « La Guerre des métaux rares » de Guillaume Pitron, Prométhiumtranspose en roman graphique ce que l’auteur nous criait déjà à la face : nos panneaux solaires, nos batteries électriques, tout ce qui nous permet de croire à une énergie propre, c’est extrait des entrailles de l’Afrique et de l’Asie. Coécrit par Séverine de la Croix et Guillaume Pitron, illustré par Jérôme Lavoine, cet album de 106 pages pose la question qui tue : à quel prix sauvons-nous la planète ?
Nous sommes en 2043. L’Occident a vaincu le pétrole mais pas son vice : la rapine. Le prométhium ce métal rare et radioactif devient l’eldorado des multinationales vertes. Salem Hoarau, mercenaire sans scrupules, chasse ce minerai de mort tandis qu’en Sibérie, des écologistes français se demandent s’il existe une sortie à ce cauchemar.
Graphiquement, Jérôme Lavoine ne laisse respirer personne. Ses traits durs, ses paysages de désolation minière imposent l’oppression. La bande dessinée ne cherche pas à plaire : elle veut déranger, montrer comment les corporations assument ouvertement l’écocide pourvu qu’elles soient rentables.
Prométhiumrefuse la complaisance de la « croissance verte ». Elle dénonce le néocolonialisme écologique : les terres éventrées au Sud financent les recharges électriques au Nord, les maladies des mineurs ignorées pendant que nos voitures roulent « propres ». C’est brutal. C’est juste.
Un dossier documentaire à la fin ancre la fiction dans la réalité, ce qui donne son poids à l’avertissement : il n’existe pas de transition écologique sans sacrifice massif, juste un sacrifice qu’on préfère ne pas voir.
Adapté de la nouvelle de Howard Phillips Lovecraft publiée en avril 1936.
Pénétrez dans la sinistre bourgade d’Innsmouth, théâtre de tous les cauchemars !
En 1927, le jeune Robert Olmstead débarque à Newburyport. En quête de ses origines, il n’a d’autre option, pour atteindre sa destination, que de prendre un bus qui passe par Innsmouth, ville voisine sur laquelle courent d’effroyables rumeurs : pacte avec les démons, habitants difformes, culte ésotérique d’un étrange dieu marin… La peur qu’elle inspire est telle que personne n’ose s’y rendre, et nul ne sait ce qui se cache derrière les façades de ses maisons délabrées…
Pourtant, les mises en garde des résidents de Newburyport, loin de décourager Robert, le poussent au contraire à s’intéresser à ce lieu pestiféré : il décide d’explorer les méandres de la cité maudite ! C’est le début d’une descente aux enfers qui le mènera aux portes de la folie…
Découvrez la majestueuse adaptation d’un des récits les plus complexes et haletants d’H. P. Lovecraft ! Mêlant polar, suspense et horreur, Le Cauchemar d’Innsmouth ancre les obsessions de Lovecraft dans le quotidien d’une ville sinistre dont personne ne sort indemne.
La bd « Le cauchemar d’Innsmouth – Tome 1 » disponible ici
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Adaptation de la nouvelle de H.P. Lovecraft écrite en 1931 (publiée en 1936), le premier tome du Cauchemar d’Innsmouthde Gou Tanabe transpose l’univers du « maître de l’horreur » en manga. Publié en 2021 par Ki-oon, ce récit en deux tomes suit Robert Olmstead, un jeune homme curieux qui explore la sinistre ville côtière d’Innsmouth et découvre progressivement l’existence d’une malédiction séculaire impliquant un culte dédié aux créatures marines appelées « Ceux des profondeurs ».
Le talent de Gou Tanabe réside dans son travail graphique impressionniste : ses dessins en noir et blanc dégagent une atmosphère étouffante et claustrophobe grâce à des jeux d’ombre minutieux et une accumulation de détails savamment dosée. La mise en scène maitrisée crée un suspense croissant où le lecteur devient complice du protagoniste dans sa descente aux enfers. Ce premier tome captive par son establishment d’une horreur sourde et progressive, invitant irrésistiblement à découvrir son dénouement au tome suivant. Une adaptation d’une fidélité remarquable qui renouvelle magistralement un classique de la littérature horrifique.
Librement adapté des récits de Marco Polo rédigé en 1298.
Entre dépaysement et exotisme, Le Livre des merveilles » conte l’incroyable voyage qui mena un jeune vagabond sur les pas de Marco Polo. »
Scénarisé par Étienne Le Roux et dessiné par Vincent Froissard, Le Livre des merveilles » raconte la rencontre fortuite entre un jeune vagabond et un vieil homme qui se révèle être Marco Polo. À travers les confidences de l’explorateur, le jeune homme va s’immerger dans le récit de son incroyable épopée en Chine, et comprendre ce qui a motivé son voyage… »
La bd « Le Livre des Merveilles » disponible ici
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Scénarisé par Étienne Le Roux et magnifiquement dessiné par Vincent Froissard, Le Livre des Merveilles réinvente avec subtilité la légende de Marco Polo. Loin de la simple adaptation, cet album pose une question dérangeante : qu’en est-il de la véracité des grands récits de voyage ?
L’histoire met en scène un jeune vagabond qui croise un vieillard énigmatique, et qui se révèle être Marco Polo. Sur la route vers Rimini, le Vénitien lui confie ses vingt-quatre années d’aventures en Chine sous le règne du Grand Khan. Mais entre souvenirs et rêveries, entre réalité et fantasmagories, le lecteur s’interroge : le vieillard nous raconte-t-il vraiment ses voyages ou sombre-t-il dans les dédales de sa mémoire défaillante ? Cette ambiguïté délibérée est le cœur du scénario. Étienne Le Roux crée un flottement savoureux où le mensonge, le rêve et l’histoire deviennent indissociables.
Vincent Froissard livre ici une démonstration graphique. Ses planches baignent dans une atmosphère brumeuse où l’estompe et le brouillard dominent. La palette reste volontairement sobre, terres de Sienne, sables, touches d’émeraude mais c’est justement cette retenue qui crée la magie. Les enluminures qui ornent l’album rappellent les traditions asiatiques et renforcent l’immersion orientale. On notera profondeur des plans et la variété des décors, montagnes enneigées, déserts, palais.
Le dénouement est inattendu. C’est un album captivant, à mettre entre toutes les mains.
Quand Paul, qui n’est pas superstitieux pour un sou, rencontre la druide Masha, le courant ne passe pas. Il a beau lui expliquer l’importance de la logique, le débat vire à la mauvaise foi. Ce soir-là, Paul reçoit la visite de l’Esprit Critique, bien déterminée à lui faire comprendre en quoi consiste vraiment la pensée scientifique… Elle va bouleverser sa façon de penser… et peut-être la vôtre !
La bd « L’Esprit critique » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Esprit critique »
Avec cet opus publié dans l’exigeante collection Octopus des éditions Delcourt, la scénariste Isabelle Bauthian et la dessinatrice Gally réussissent un petit tour de force. « L’Esprit critique » ne se contente pas d’être une BD de vulgarisation ; c’est un manuel de survie mentale face à la désinformation/
L’intelligence du scénario tient à sa mise en scène. Isabelle Bauthian nous entraîne dans les pas de Paul, un personnage pétri de certitudes qui se croit rationnel. Il est confronté à l’incarnation de « l’Esprit Critique », une entité malicieuse qui démonte ses arguments un à un. À travers des dialogues vifs, l’album décortique nos propres failles : biais de confirmation, sophismes et effet Dunning-Kruger sont expliqués avec clarté.
Visuellement, le choix de Gally d’opter pour un trait rond, dynamique et très expressif est très efficace. Ce style désamorce l’aridité potentielle des concepts scientifiques. La dessinatrice parvient à matérialiser l’abstrait : les arguments fallacieux deviennent des créatures à combattre et les cheminements de pensée se transforment en parcours physiques. Cette fluidité graphique rend la lecture digeste, même lors des passages les plus théoriques.
L’alchimie entre le scénario précis d’Isabelle Bauthian et le dessin vivant de Gally fait de cet album une lecture aussi plaisante qu’utile. Une bande dessinée de vulgarisation exemplaire, idéale pour comprendre nos propres mécanismes de pensée tout en passant un excellent moment.
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