Étiquette : Editions Casterman

Bran Ruz

Album publié en 1981, republié en 2018 aux éditions Casterman


Résumé éditeur

Deschamps et Auclair revisitent la légende de la cité engloutie d’Ys, un des plus célèbres mythes bretons.

couverture bd  Bran Ruz

Le héros, Bran Ruz tombe amoureux de Dahut, la fille du roi d’Ys Gradlon et déclenche son courroux.

Condamnés à mort, les amants sont jetés sur une barque au milieu des flots, mais seront sauvés par d’étranges créatures.

Ils accomplissent alors un périple initiatique à travers toute la Bretagne, devenant pour le peuple l’espoir d’un retour aux temps magiques d’Avalon et d’avant la christianisation.

Écrit à la fin des années 70, ce récit épique porté par la puissance du dessin d’Auclair est aussi une célébration du renouveau breton et des mouvements de défense de la langue et de la culture bretonne.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Bran Ruz »

« Bran Ruz, » une bande dessinée épique signée par Deschamps et Auclair, revisite la légende de la cité engloutie d’Ys, l’un des mythes bretons les plus célèbres.

L’histoire se concentre sur Bran Ruz, qui tombe amoureux de Dahut, la fille du roi Gradlon d’Ys, déclenchant la colère de son père.

Condamnés à mort, les amants sont jetés à la mer, sauvés par des créatures étranges, et entreprennent un voyage initiatique à travers la Bretagne. Ils deviennent l’espoir du peuple pour un retour aux temps magiques d’Avalon et d’avant la christianisation.

Écrit dans les années 70, ce récit épique célèbre le renouveau breton et la défense de la culture bretonne. L’objet lui-même, lourd et magnifique dans sa version originale, incarne l’âge d’or des années 70. L’histoire nous plonge dans l’ambiance bretonne, revisitée pour refléter les mouvements de défense de la langue et de la culture bretonne.

extrait Bran Ruz

L’intrigue, centrée sur une opposition entre les Bretons chrétiens et les Armoricains païens, peut être interprétée comme une métaphore de l’invasion des Bretons chrétiens en Bretagne. L’histoire reste captivante, empreinte de violence, de passion, de haine, et de vengeance, soutenue par le puissant dessin en noir et blanc d’Auclair.

La bande dessinée soulève des questions complexes sur l’identité bretonne et la lutte pour préserver la culture bretonne.

« Bran Ruz » reste une œuvre marquante. Elle nous invite à réfléchir aux implications de la lutte pour la culture bretonne.

Une bande dessinée à lire pour son récit épique, mais aussi pour les questions qu’elle soulève sur l’identité et l’histoire bretonne.


Lieu visité par la bd en Bretagne

Ys (Lieu légendaire)

Moi René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag IIB – Tome 3 – Après la guerre

Album publié en 2018 aux éditions Casterman.


Résumé éditeur

Troisième et dernière partie !

couverture bd Moi Rene Tardi prisonnier de guerre au Stalag IIB - Tome 3

À son retour de captivité en 1946, René Tardi et sa femme ont un fils, Jacques.

N’ayant pas trouvé de travail, René reste dans l’armée et est envoyé dans la zone d’occupation française… en Allemagne !

Bientôt, Jacques et sa mère l’y rejoignent et découvrent un pays en ruines, mais déjà en pleine reconstruction grâce à l’aide américaine.


De Valence à Coblence, Tardi achève dans ce troisième tome le récit du périple de son père, du début à la fin de la Seconde Guerre mondiale, et ouvre pour la première fois une porte sur son enfance.


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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Moi René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag IIB – Tome 3 – Après la guerre »


« René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag IIB – Tome 3 » conclut de manière captivante la saga autobiographique de Jacques Tardi sur la vie de son père après la Seconde Guerre mondiale.

Ce dernier volet nous plonge dans l’après-guerre, où René Tardi doit faire face à un retour à la vie civile tumultueux. Les tensions, les stigmates de la guerre et les défis de la réintégration sont poignamment dépeints. L’auteur ne ménage pas ses critiques envers l’armée et la société de l’époque.

Le récit se dédouble en explorant à la fois la vie de René Tardi et l’enfance de Jacques Tardi. Les pages alternent entre l’histoire personnelle de la famille et les grands événements historiques du XXe siècle.

extrait Moi René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag IIB - Tome 3 - Après la guerre

Les dessins en noir et blanc, caractéristiques de Tardi, sont précis et expressifs, capturant l’essence des personnages et des décors.

L’auteur expose de manière franche et réaliste les comportements de l’époque, mettant en lumière les hypocrisies, les traumatismes, et les séquelles laissées par la guerre.

Ce tome offre une réflexion profonde sur l’humanité et sa propension à la violence, malgré les leçons de l’Histoire.

L’œuvre est instructive, touchante, et offre une perspective unique sur l’histoire de la France de l’après-guerre.

Jacques Tardi nous livre un témoignage familial et social qui mérite d’être découvert, même si le premier tome reste le plus percutant de la trilogie.


Moi René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag IIB – Tome 2 – Mon retour en France

Album publié en 2014 aux éditions Casterman


Résumé éditeur

Deuxième étape pour le plus récent des grands projets de Tardi : l’adaptation des carnets de guerre de son père, en pleine Seconde Guerre mondiale.

couverture bd Moi Rene Tardi prisonnier de guerre au Stalag IIB - Tome 2

 » Notre progression n’étant pas satisfaisante, les coups de crosses de de Gummis s’abattaient sur nos échines et sur nos reins. Il fallait ajouter au froid la présence encombrante et brutale des Posten qui nous encadraient, pressés de mettre le maximum de distance entre l’armée Rouge et leurs culs sales, mais ça n’avançait pas plus vite pour autant.« 

Fin 2012, Tardi entreprenait avec Moi René Tardi prisonnier de guerre au stalag II B la publication de l’un de ses projets les plus personnels, mûri de longue date : l’adaptation en bande dessinée des carnets de guerre de son père, où celui-ci tenait la chronique minutieuse de ses années de captivité dans un camp de Poméranie en Pologne, presque cinq années durant.

Une manière touchante et pudique pour le dessinateur, qui se met lui-même en scène dans ce récit sous les traits d’un enfant, de renouer le dialogue avec ce père ombrageux aujourd’hui disparu, profondément meurtri par cette longue épreuve.

Le premier volet de cette histoire s’achevait sur le départ des prisonniers de leur stalag fin janvier 1945, toujours encadrés par leurs geôliers, sous la menace de l’armée rouge soviétique lancée à l’assaut de l’Allemagne nazie alors en pleine débâcle.


Le second volume de ce grand récit de guerre reprend là où le premier s’était arrêté, toujours sous le regard attentif de l’alter ego enfantin de Tardi : la longue marche des prisonniers dans un dénuement total et sous des températures extrêmes, la violence des garde-chiourme, la peur que suscitent les troupes russes toutes proches, les expédients pour s’assurer les meilleures chances de survie, les velléités d’évasion et ici et là quelques rares moments de récupération, comme la miraculeuse douche chaude négociée dans les locaux d’une ancienne brasserie…


Autant de péripéties authentiques directement inspirées du carnet tenu au fil des jours à la mine de plomb sur « un cahier d’écolier coupé en quatre » par René Tardi, que l’on suit avec ses compagnons d’infortune tout au long de leur marche harassante à travers l’Europe dévastée, en direction de la France et de leurs foyers si longtemps espérés.


Un témoignage d’une force exceptionnelle, et toujours le brio sans équivalent de l’un des plus grands auteurs de la bande dessinée contemporaine.


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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Moi René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag IIB – Tome 2 – Mon retour en France »


« Moi René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag IIB – Tome 2 » poursuit l’émouvant récit de guerre adapté des carnets de son père par Jacques Tardi.

Cette bande dessinée offre une perspective personnelle sur la Seconde Guerre mondiale, en se concentrant sur les années de captivité de René Tardi dans un camp en Poméranie, en Pologne. Dans le premier tome, les prisonniers quittaient le stalag, tandis que ce second volet raconte leur longue et pénible marche à travers l’Allemagne en plein hiver, sous la menace des Soviétiques.

L’œuvre est portée par la narration authentique de René Tardi, exprimée avec un détachement empreint d’ironie qui contraste fortement avec l’horreur des événements. Les conditions de vie des prisonniers, les maltraitances, la peur constante, tout est dépeint avec une sobriété saisissante.

extrait Moi René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag IIB - Tome 2 - Mon retour en France

Jacques Tardi associe le texte à des illustrations en noir et blanc, caractérisées par un trait épais et des aplats de gris. Les images sont souvent des panoramiques qui illustrent la longue marche des prisonniers.

Le récit est agrémenté de nombreux dialogues, en grande partie tenus par René Tardi lui-même, et enrichis par des informations historiques. Cette approche détaille la réalité de la guerre, loin des stratégies militaires, mettant en avant la souffrance des individus.

Il est évident que cette bande dessinée offre un témoignage inestimable sur la guerre, rappelant la réalité brutale de cette période.

Jacques Tardi nous plonge dans un monde de souffrance, de froid, de faim, et de peur, créant ainsi un récit puissant et touchant.

Une lecture nécessaire pour mieux comprendre l’humanité dans des temps de crise.

Moi René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag IIB – Tome 1

Album publié en 2012 aux éditions Casterman


Résumé éditeur

couverture bd Moi Rene Tardi prisonnier de guerre au Stalag IIB - Tome 1

Avec Moi, René Tardi, prisonnier de guerre – Stalag IIB, Jacques Tardi concrétise un projet mûri de très longue date : transposer en bande dessinée les carnets de son propre père, rédigés des années durant sur des cahiers d’écolier, où celui-ci tient par le menu la chronique de sa jeunesse, en grande partie centrée sur ses années de guerre et de captivité en Allemagne.

Après avoir, comme on le sait, énormément travaillé sur la guerre de 14 – 18, c’est la première fois que Tardi se penche d’aussi près sur la période de la Seconde Guerre mondiale.

Ce faisant, il développe également un projet profondément personnel : en mettant en images l’histoire de son père militaire, Tardi explore rien moins que les racines, les origines et les ressorts de sa propre vie.

Ce « roman familial » prend des accents d’autant plus intimes que Tardi a associé au projet deux de ses propres enfants, Rachel (qui assure la mise en couleur) et Oscar (documentation et recherches iconographiques).

Cet ouvrage s’annonce d’emblée comme l’un des événements bande dessinée de la fin d’année. Jamais sans doute Tardi ne s’était autant livré dans l’un de ses albums.

La bd « Moi René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag IIB – Tome 1 » disponible ici


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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Moi René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag IIB – Tome 1 »


« Moi, René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag IIB » est une bande dessinée empreinte d’émotion et de profondeur, signée par Jacques Tardi. Dans cet ouvrage, l’auteur réalise un hommage touchant à son père, René Tardi, un militaire qui a été prisonnier de guerre en Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale.

La première chose qui frappe est le caractère personnel de ce projet. Jacques Tardi donne une voix à son père, René, et retranscrit fidèlement ses souvenirs de cette période difficile.

Cette démarche révèle une réconciliation entre le père et le fils, permettant à René de partager son expérience et à Jacques de mieux comprendre son passé.

La bande dessinée dépeint la vie quotidienne au Stalag II B avec une minutie historique, mettant en lumière les conditions de vie difficiles, la faim, la promiscuité, les maladies, les brimades, et les actes de solidarité entre les prisonniers. La narration est à la fois dense et captivante, avec des dialogues brillants entre le père et le fils.

extrait Moi René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag IIB - Tome 1

Les illustrations ajoutent une dimension visuelle essentielle à l’histoire. Elles offrent une reconstitution historique détaillée, mettant en lumière l’ambiance et les détails du camp de prisonniers, des chars et des uniformes, tout en conservant une humanité touchante dans les expressions des personnages.

Ce premier tome de « Moi, René Tardi, prisonnier de guerre – Stalag IIB » est une œuvre mémorable, à la fois un devoir de mémoire et un témoignage poignant de l’expérience de René Tardi.

Cette bande dessinée transcende les frontières de la simple narration graphique pour devenir un puissant moyen de rappeler l’histoire et les souffrances des prisonniers de guerre de la Seconde Guerre mondiale.

Une lecture instructive et émotionnelle qui mérite d’être partagée avec les générations futures.


Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Camp Stalag II-B

Le Boxeur

Album publié en 2013 aux éditions Casterman


Résumé éditeur

L’incroyable et authentique histoire du Polonais Hertzko Haft, survivant des camps de la mort nazis devenu après guerre boxeur aux Etats-Unis.

couverture bd Le Boxeur

Né Juif en Pologne en 1925, Hertzko Haft, comme tous ses coreligionnaires, vit l’entrée dans la Seconde Guerre mondiale comme une tragédie.

Rapidement envoyé en camp de travail, le jeune homme apprend la survie de manière inattendue : sommairement formé à la boxe par l’un de ses geôliers, il devient une sorte d’attraction sportive au cœur de l’horreur concentrationnaire, en livrant des combats de boxe qu’il parvient toujours à gagner.

Miraculeusement rescapé de l’holocauste, Hertzko Haft finira après-guerre par émigrer aux Etats-Unis.

Là, tirant parti de son étrange expérience sportive, il se remet à la boxe, avec une idée secrète : devenir si célèbre que Leah, la jeune Polonaise dont il est tombé amoureux au tout début de la guerre et dont il a perdu la trace, entendra forcément parler de lui…

La bd « Le Boxeur » disponible ici


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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Boxeur »


« Le Boxeur » est une bande dessinée en deux tomes qui raconte l’histoire vraie et méconnue de Hertzko Haft, un juif polonais déporté dans les camps de travail nazis pendant la Seconde Guerre mondiale.

La narration débute avec son arrestation en 1940, alors qu’il tentait de faire évader son frère, et se poursuit à travers sa lutte pour survivre dans les camps. Sa découverte de la boxe, qui lui permet de devenir une attraction sportive au cœur de l’horreur concentrationnaire, est l’un des éléments clés de son histoire.

Miraculeusement rescapé de l’Holocauste, Hertzko Haft émigre aux États-Unis après la Libération.

L’adaptation de Reinhard Kleist du livre d’Alan Haft consacré à son père est une œuvre puissante. Le trait exigeant de l’auteur, en noir et blanc, sert parfaitement l’histoire, capturant l’essence de cette période sombre de l’histoire européenne.

La bande dessinée explore la résilience de l’homme face à l’adversité, et met en lumière le destin tragique de nombreux sportifs juifs qui ont dû se battre pour survivre dans les camps nazis.

Le récit est chronologique et suit les trois grandes étapes de la vie de Hertzko Haft : sa déportation, son émigration aux États-Unis et son parcours de boxeur professionnel.

« Le Boxeur » est une bande dessinée historique sobre et efficace qui éclaire un aspect méconnu de l’Holocauste, et qui mérite d’être découverte.


Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Auschwitz

Sam a des soucis

Album publié en 2019 aux éditions Casterman


Résumé éditeur

(la suite de la bande dessinée qui se déroule à Portsall : Lily a des nénés)

Un regard juste, sensible et transgénérationnel sur l’enfance d’aujourd’hui.

Après Lily, voici Sam. Membre discret de la bande formée avec Titouan et Joshua (respectivement frère jumeau et amoureux secret de Lily), Sam va se retrouver malgré lui dans une drôle d’histoire.

Un jour, tandis qu’ils se promènent à la décharge publique, l’un de leurs lieux favoris, les garçons trouvent un pistolet : pas un jouet, mais un vrai pistolet… qui va leur donner une bien mauvaise idée.

Revêtus d’improbables uniformes de soldats, ils provoquent un accident de voiture dont Lily est témoin, et qui va donner à Sam l’occasion de se comporter en héros… au risque de devenir plus populaire que Joshua à l’école.


Dans cette nouvelle histoire bretonne, où l’on retrouve les personnages de Lily a des nénés, Geoff confirme subtilement son goût pour la couleur directe et pour l’aventure à hauteur d’enfant, ces histoires où les problèmes d’adultes apparaissent lointains tandis que les petits soucis peuvent prendre des proportions insoupçonnées !

La bd « Sam a des soucis » disponible ici


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Sam a des soucis »

« Sam a des soucis » est le deuxième opus d’une série se déroulant à Portsall, un village côtier du Finistère Nord, mettant en scène une petite bande de pré-ados.

Après le personnage de Lili dans le premier volume, l’histoire se concentre sur Sam, un garçon introverti qui lutte pour s’affirmer face à Joshua, le leader charismatique. Lorsque les amis découvrent une arme de la Seconde Guerre mondiale, des événements inattendus se produisent, conduisant à des secrets partagés et à des émois préadolescents.

Le graphisme recrée l’atmosphère bretonne avec subtilité. La qualité des dessins, la simplicité des lignes et les couleurs franches donnent vie à des personnages attachants.

L’histoire se déroule à hauteur d’enfants, dépeignant leurs préoccupations, réactions en chaîne, et les manifestations d’amitié et de trahison.

Cette bande dessinée réussit à capturer les petits soucis des enfants, mêlant des bêtises enfantines à des moments de grande détresse.

Une lecture à la fois légère et profonde qui plonge le lecteur dans l’univers des préadolescents bretons, avec une élégance artistique qui laisse présager de futures aventures captivantes.


Lieu visité par la bd en Bretagne

Portsall

Lily a des nénés

Album publié en 2019 aux éditions Casterman


Résumé éditeur

Lily a 10 ans. Elle habite le village de Portsall, dans le Finistère, avec ses parents et son frère jumeau, Titouan.

À Portsall, il y a 200 habitants, beaucoup de poisson et pas mal de jours de pluie, mais Lily ne s’ennuie pas trop, et pour cause : elle est secrètement amoureuse de Joshua, un garçon inaccessible et populaire…

Lorsqu’elle apprend que Titouan veut rejoindre la bande de Joshua, Lily va tenter de se faire passer pour son frère, découvrant dans le même temps que son corps change et qu’elle n’est plus tout à fait une enfant…

La bd « Lily a des nénés » disponible ici


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Lily a des nénés »


« Lily a des nénés » est un magnifique roman graphique qui explore avec tendresse et justesse la transition de l’enfance à l’adolescence.

L’histoire se déroule dans un petit village breton, offrant une atmosphère authentique et captivante grâce à des dessins flous mais très colorés. Les personnages, y compris Lily, son frère jumeau Titouan et son amoureux Joshua, cherchent leur identité et affrontent les défis de la croissance.

L’intrigue tourne autour du changement physique de Lily, lorsqu’elle réalise que son corps se transforme. La narration aborde ce thème avec douceur. Les relations entre les frères et sœurs sont bien développées, offrant des moments de complicité et de disputes authentiques.

L’aspect visuel de la bande dessinée est un point fort, avec des dessins au pastel qui évoquent le vent breton.

L’album séduit par ses illustrations originales et accrocheuses. Il peut être apprécié par un public jeune.

« Lily a des nénés » offre une belle histoire sur les changements de la vie, invitant à la communication en famille, notamment sur les préoccupations de l’adolescence.


Lieu visité par la bd en Bretagne

Portsall

Mâle de mer

Album publié en 2009 aux éditions Casterman.


Résumé éditeur

couverture bd Mâle de mer

Doëlan, en Bretagne.

Elle s’appelle Ephémère. Trop tôt sa mère s’en est allée, et puis un autre jour c’est son père, pêcheur opiniâtre et taiseux face à la mer immense, veuf inconsolé, qui à son tour a choisi de décéder.

Orpheline, donc. Et c’est cette vie-là qui se dévide sous le pinceau âpre et généreux de Guillaume Sorel, portée par les mots choisis de Laetitita Villemin.

L’Américain de rencontre, qu’Ephémère devenue jeune fille séduit d’un regard, et qui lui fera un fils – mais qu’elle quittera bientôt, parce que la vie c’est face à la mer qu’elle exige d’être vécue.

Quittée pourtant, Ephémère le sera à son tour, par ce fils qui à son tour la laissera amère…

Sur fond de rudesse océane, une grande et sombre histoire de famille, en résonance avec toutes les autres et néanmoins profondément singulière.

Attachante et forte parce que les histoires de famille, évidemment, sont aussi des histoires d’amour.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Mâle de mer »

Mâle de mer est un roman graphique profondément mélancolique qui explore l’amour, la mort et la famille à travers les générations, le tout ancré dans le décor austère de la côte bretonne.

Laetitia Villemin démontre une maîtrise impressionnante de l’écriture, maniant les mots avec précision pour tisser une toile émotionnelle qui imprègne chaque page. Les thèmes de l’amour et de la mort sont habilement répétés, créant une résonance durable chez le lecteur.

extrait bd Mâle de mer

Le mariage du texte poétique avec les illustrations en noir et blanc de Guillaume Sorel est exigeant mais également fascinant. Les images, bien que magnifiques, semblent parfois en retrait par rapport à la puissance du texte.

L’histoire des personnages, liés par la mer et la solitude, est captivante, et l’exploration de leurs vies successives est à la fois déroutante et ensorcelante.

Mâle de mer est un voyage exigeant mais passionnant pour les amateurs de mélancolie, de poésie.

Une lecture qui laisse une empreinte durable, loin d’être éphémère.


Lieu visité par la bd en Bretagne

Doëlan

Alger la Noire

Album publié en 2023 aux éditions Casterman


D’après le roman de Maurice Attia publié en 2006

Alger la blanche dévoile son côté sombre !

couverture Alger la Noire

Alger, fin janvier 1962.

Sur l’une des plages de la ville sont retrouvés les cadavres nus d’un jeune couple. Elle est européenne, lui arabe.

Il est émasculé et son dos arbore les trois lettres « OAS », gravées au couteau.

Exécution presque ordinaire, comme on pourrait le penser en ces temps plus que troublés ?

Ou bien l’assassinat de Mouloud et d’Estelle cache-t-il autre chose ? S’échappant de la terne routine de son commissariat de Bab El Oued, l’inspecteur Paco Martinez mène l’enquête accompagné de l’irascible Choukroun.

Leurs investigations les conduisent dans les arrières-cours peu reluisantes de la grande ville, entre politique, affairisme, moeurs dissolues et violence omniprésente.

La bd « Alger la Noire » disponible ici


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bd «Alger la Noire»

Dans l’ombre d’Alger qui sombre, « Alger la noire » de Jacques Ferrandez, adaptée du roman de Maurice Attia, déploie avec une acuité presque cruelle la désillusion d’une époque révolue.

À travers ses planches sombres et ses traits qui se veulent aussi tranchants que la réalité qu’ils représentent, Ferrandez nous plonge dans le chaos de l’Algérie de 1962, un temps où la blancheur d’Alger cédait sa place à une obscurité aussi profonde que les eaux de la Méditerranée qui la borde.

L’intrigue, centrée sur l’enquête des inspecteurs Paco Martinez et son coéquipier Choukroun sur l’assassinat de deux jeunes gens, est un prétexte pour explorer les tensions raciales et politiques d’une nation au bord de l’implosion. Les personnages, porteurs d’une humanité abîmée, naviguent dans un récit où les actes de violence ne sont pas de simples faits divers mais les symptômes d’une société en lutte pour son identité.

Ce roman graphique, s’il peut parfois déconcerter par son réalisme cru et ses références historiques denses, offre néanmoins une expérience immersive.

Les couleurs, choisies avec soin, renforcent l’atmosphère oppressante d’un Alger en proie aux affres de la guerre d’indépendance. La complexité des relations entre les personnages, reflet des tumultes de la société algérienne de l’époque, est rendue avec une profondeur remarquable.

Ferrandez ne se contente pas de raconter une histoire ; il peint le portrait d’une ville et d’une époque avec une précision documentaire qui force le respect.


Quelques mots sur Maurice Attia

Maurice Attia, né en 1949 à Alger, a vécu son enfance dans le quartier de Babel-Oued avant que sa famille n’émigre à Marseille, en France. Il poursuit ses études de médecine dans cette ville et se spécialise en psychiatrie, puis en psychanalyse.

Maurice Attia s’installe à Paris, devient écrivain et publie un livre de récits cliniques, suivi de son premier roman noir, « Rue Oberkampf ».

Il explore le monde du cinéma avec un court-métrage en 2001. Son écriture intensive lui vaut des récompenses, notamment pour sa nouvelle « Ça va bien » en 2005.

Son livre « Alger la Noire » remporte trois prix en 2006, consacrant ainsi son œuvre axée sur les problèmes des gens modestes dans une Algérie déchirée.

Dans ce roman, il présente Paco Martinez, un flic désabusé, qui revient dans son deuxième livre « Pointe rouge » en 2007. Aujourd’hui, Maurice Attia se consacre pleinement à l’écriture, délaissant la psychiatrie et la psychanalyse.

Wannsee

Album publié aux éditions Casterman en 2018.


couverture bd Wannsee

Au sommet de l’horreur bureaucratique : la conférence qui a organisé l’holocauste.

Wannsee, banlieue de Berlin, le 20 janvier 1942.

Quinze hauts fonctionnaires du Troisième Reich participent à une conférence secrète organisée par les SS.

En moins d’une heure trente, ils vont entériner, et organiser, le génocide de millions de Juifs.



Wannsee, l’album de Fabrice Le Hénanff, relate la conférence secrète de janvier 1942 où quinze hauts responsables nazis ont planifié la « solution finale » de la question juive.

Le traitement historique est remarquablement documenté, mais l’absence d’émotion et de passion dans la narration laisse le lecteur détaché.

Les dialogues, bien que parfois audacieux, manquent de réalisme et la mise en scène ne parvient pas à sortir de l’exercice initial.

Le style graphique, d’une qualité indéniable, ne parvient pas à immerger le lecteur dans l’univers de l’histoire.

Avec Wannsee, Fabrice Le Henanff revient sur une des pages sombres de la seconde guerre mondiale. Relater cet épisode en bd n’était pas simple. Cette œuvre a le mérite d’exister.



La Conférence de Wannsee, tenue en 1942, est un événement clé de la Deuxième Guerre mondiale. Organisée par les hauts responsables nazis, cette réunion secrète a été l’occasion de planifier la « Solution finale« , l’extermination systématique des Juifs européens.

Lors de cette conférence historique, qui s’est tenue dans une villa pittoresque à Wannsee, en Allemagne, les dirigeants nazis ont discuté des méthodes et des moyens de mettre en œuvre ce génocide à grande échelle. Les détails macabres ont été abordés de manière méthodique et impitoyable.

La Conférence de Wannsee a été un tournant décisif dans l’histoire de l’Holocauste. Les participants, dirigés par Reinhard Heydrich, chef de la Gestapo, ont tracé les plans pour l’élimination systématique de millions de Juifs. Les participants comprenaient des hauts fonctionnaires et des représentants de divers ministères allemands.


Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Berlin