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Les frères Corses – Tome 1 – Le Paceru

Album publié en 2015 aux éditions DCL.


Résumé éditeur

Adapté de l’œuvre Les frères Corses de Alexandre Dumas publié la première fois en 1844.

Mars 1841. En voyage en Corse et alors qu’il traverse le village de Sollacaro, Alexandre Dumas demande l’hospitalité à la veuve de Franchi pour une nuit.

Cette dernière, dame charitable, accepte de loger l’écrivain dans la chambre de son fils, Louis, un jeune avocat qui vit à Paris.

A cette occasion, Alexandre Dumas fait la connaissance de Lucien, le frère jumeau de Louis. Siamois à la naissance, les frères ont été séparés à la naissance à l’aide d’un scalpel.

Si Louis vit à Paris, Lucien a quant à lui décidé de rester au pays.

L’écrivain apprend alors que les deux frères possèdent le don surnaturel de ressentir, à distance, les émotions et les souffrances de l’un et de l’autre.

Les jumeaux auraient aussi la faculté de recevoir la visite des morts dès lors qu’un danger les menace. Loin de croire à ces histoires à dormir debout, Alexandre Dumas accepte de signer un acte notarié qui met fin à une terrible vendetta qui secoue le village.

Mais il n’est pas au bout de ses surprises…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Frères Corses »

Dans le panorama de la bande dessinée contemporaine, « Les frères Corses – Tome 1 – Le Paceru » de Frédéric Bertocchini s’érige en œuvre remarquable, tissant le lien entre la richesse historique et la virtuosité graphique.

La Corse de 1841, théâtre de cette intrigue, est peinte avec une verve artistique qui transcende le simple récit graphique.

La rencontre fortuite d’Alexandre Dumas avec les jumeaux Franchi, narrée avec une aisance littéraire, devient dans cette adaptation un prisme à travers lequel le drame corse de la vendetta et le fantastique s’entrelacent.

Les illustrations, empreintes d’une esthétique qui respecte l’aura du récit original, projettent le lecteur dans un Sollacaro d’autrefois, où les détails architecturaux et les expressions des personnages sont capturés avec une précision presque documentaire.

Bertocchini, en habile conteur, conserve l’essence de Dumas tout en y infusant sa propre sensibilité. Les frères, unis par un scalpel libérateur autant que par leur destinée singulière, sont caractérisés avec une profondeur qui dépasse leur condition de siamois. La représentation de leur dualité, empreinte d’une symbolique riche, invite à une réflexion sur la nature du lien fraternel et sur les forces surnaturelles qui semblent régir leur vie.

Le Paceru, figure centrale, devient le symbole de cette Corse à la fois accueillante et mystérieuse, dont le caractère est si bien incarné par les mères et les fils de cette histoire.

« Les frères Corses » est une lecture indispensable pour qui souhaite s’immerger dans une époque révolue, revivre les émotions d’un classique littéraire et s’émerveiller devant le talent d’un artiste qui sait faire parler l’histoire par le dessin.



Quelques mots sur Alexandre DUMAS

Alexandre Dumas, un nom qui résonne dans le panthéon de la littérature française, est l’auteur de nombreux chefs-d’œuvre. Parmi ses trésors littéraires, « Les Frères Corses » occupe une place spéciale. Cette œuvre immersive nous transporte en Corse au XIXe siècle, où l’écrivain lui-même devient protagoniste de l’intrigue.

L’histoire se déroule en 1841, lorsque Dumas, en visite en Corse, fait la connaissance des frères jumeaux Louis et Lucien, séparés à la naissance par un scalpel.

Dotés de dons surnaturels, ils peuvent ressentir les émotions de l’autre à distance et communiquer avec les défunts.

Cette rencontre improbable plonge Dumas dans un monde fascinant de superstitions et de vendettas.

La narration captivante explore la relation unique entre les deux frères, les pouvoirs mystérieux qui les lient, et les défis auxquels ils sont confrontés.

« Les Frères Corses » est bien plus qu’un simple roman. C’est une plongée immersive dans la Corse pittoresque du XIXe siècle, un voyage dans l’inconnu où le surnaturel et la réalité se mêlent habilement.


Lieu visité par la bd en Corse

Sollacaro

Colomba

Album publié en 2017 aux éditions DCL.


Résumé éditeur


Dans le tourbillon des passions corses, « Colomba » dresse le portrait envoûtant d’une héroïne aussi mystérieuse que redoutable.

Orso della Rebbia, un jeune Corse, lieutenant en demi-solde dans la garde impériale, rentre en Corse afin d’y régler des problèmes personnels.

En effet, après l’assassinat de son père, c’est à lui que revient le titre de « chef de famille ».

Mais lorsqu’il retrouve sa jeune sœur, Colomba, dans son village de Pietranera, il comprend que son retour ne sera pas sans conséquence. Colomba réclame vengeance après l’assassinat de son père.

L’avocat Barricini aurait les mains couvertes de sang. Mais Orso refuse de réaliser cette vendetta. Son long séjour sur le continent lui a fait concevoir un autre sens de l’honneur et de la justice.

Colomba mettra ainsi tout en œuvre, pour prouver la culpabilité des Barricini dans cet assassinat. La vengeance doit être accomplie. Et les belligérants règleront leur compte dans le maquis, par la poudre et le sang.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Colomba »

« Colomba » en bande dessinée est une adaptation de l’œuvre de Prosper Mérimée qui nous transporte dans les montagnes corses de Pietranera.

L’histoire, centrée sur la quête de vengeance de Colomba pour la mort de son père, est un mélange captivant d’honneur, de tradition et de détermination.

Les dessins de Sandro capturent parfaitement l’essence de la Corse, avec des paysages sauvages et des visages empreints de dureté. Les couleurs de Pascal Nino apportent une profondeur visuelle, soulignant les contrastes entre les personnages principaux.

L’adaptation reste fidèle au texte original et maintient un rythme captivant, nous entraînant inexorablement vers un dénouement tragique, tel une véritable tragédie grecque.

extrait bd colomba

Les valeurs et les traditions corses sont magnifiquement représentées, notamment à travers la veillée mortuaire et les liens familiaux. Colomba incarne parfaitement l’âme corse et devient un symbole de la singularité insulaire.

« Colomba » en bande dessinée est une adaptation réussie d’un classique littéraire qui capture l’intensité et la beauté de la Corse tout en rendant hommage à l’œuvre originale de Prosper Mérimée .

Une lecture incontournable pour les amateurs de tragédie et de culture Corse.


Quelques mots sur Prosper Mérimée

Prosper Mérimée, écrivain français du XIXe siècle, a marqué la littérature avec ses récits captivants et empreints d’exotisme.

Parmi ses œuvres les plus remarquables, « Colomba » occupe une place centrale. Dans ce roman, Mérimée nous transporte en Corse, une île chargée d’histoire et de mystère, où l’honneur et la vendetta forgent le destin des protagonistes.

Lors de ses voyages en Corse en 1839, en tant qu’inspecteur des monuments historiques, Mérimée a plongé dans l’âme profonde de l’île.

C’est au cours de ces pérégrinations qu’il a entendu parler d’une vendetta réelle entre les familles Carabelli et Durazzo, un récit qui allait inspirer « Colomba« .

Le roman met en lumière l’histoire de cette vendetta dans le village de  Fozzano, avec pour héroïne Colomba Carabelli.

Mérimée restitue avec précision les événements tout en apportant sa touche narrative, notamment en rajeunissant l’âge de l’héroïne. Le roman offre ainsi une vision captivante de la Corse du XIXe siècle, de ses tragédies familiales et de son sens inébranlable de l’honneur.

À travers Colomba, Prosper Mérimée nous invite à explorer les méandres de l’âme corse, où vengeance et tradition s’entremêlent dans une histoire inoubliable.


Lieu visité par la bd en Corse

Pietranera

Le Bagne de la Honte – Tome 1 – Castellucciu

Album publié en 2011 aux éditions DCL.


Résumé éditeur

Frédéric Bertocchini (scénario) et Eric Rückstühl (dessins) continuent de nous raconter la Corse en bande dessinée, avec précision, originalité, poigne, et sensibilité.

Après le succès de la trilogie Paoli, les auteurs nous entraînent cette fois-ci dans l’univers carcéral du bagne de Saint-Antoine, non loin d’Ajaccio, en 1855.

En ce lieu sordide d’ultra violence physique et morale, des enfants de dix à vingt ans sont devenus des bagnards.

Voici le premier tome d’un diptyque, racontant l’histoire vraie de ces gamins – Antoine, Joachim, Xavier, Adolphe, et les autres – livrés à eux-mêmes dans un enfer qui décima plus de 300 d’entre eux en moins de dix ans.


Bande annonce de la bd « Le bagne de la Honte »


L’avis histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le bagne de la Honte »

Dans « Le Bagne de la Honte« , Frédéric Bertocchini nous plonge dans les méandres de l’histoire corse, révélant l’existence d’un bagne oublié où les prisonniers étaient soumis à des conditions de vie effroyables. Ce premier tome, illustré par Michel Espinosa, est une plongée saisissante dans les ténèbres de l’âme humaine.

Le scénario est solide, bien construit et documenté. Bertocchini a su retranscrire avec justesse l’atmosphère pesante et oppressante du bagne, et les personnages sont bien campés, en particulier François, le protagoniste principal. Le récit est prenant dès les premières pages, et l’intrigue se déroule à un rythme soutenu, sans temps morts.

Le dessin d’Espinosa est réaliste et expressif, avec des décors soignés et des personnages aux visages marqués par la souffrance. Les couleurs, dans des tons sombres, renforcent l’atmosphère lourde et étouffante du récit.

« Le Bagne de la Honte – tome 1 – Castellucciu » est une bande dessinée captivante et engagée, qui nous plonge dans un pan méconnu de l’histoire corse. Le scénario solide et le dessin réaliste en font une lecture prenante, malgré quelques réserves sur la caractérisation des personnages et la prise de libertés avec les faits historiques. Une lecture recommandée pour les amateurs de récits historiques forts et engagés.



Lieu visité par la bd en Corse

Ajaccio