Étiquette : Lieu : Varsovie

Irena – Tome 03 – Varso-vie

Album publié en 2018 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

L’histoire vraie d’une héroïne oubliée.

couverure bd Irena - Tome 03 - Varso-vie

1947. La jeune Oliwka apprend qu’elle est juive, qu’elle a été confiée, encore bébé, à une famille adoptive durant la guerre et qu’elle doit la vie sauve, comme des milliers d’autres enfants, à Irena Sendlerowa.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Irena – Tome 03 : Varso-vie »

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L’Escadron bleu, 1945

Album publié en 2026 aux éditions Dupuis.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Philippe Maynial Madeleine Pauliac, l’insoumise publié le 6 mars 2019.

couverture bd L'Escadron bleu, 1945

Madeleine Pauliac a seulement 31 ans quand, médecin pédiatre à l’Hôpital des enfants malades à Paris, elle s’engage dans la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale et participe à la libération de Paris.
Quelques mois plus tard, en avril 1945, alors que la fin du conflit sonne enfin, débute pour elle un autre combat.
Engagée dans l’armée en tant que médecin-lieutenant des Forces françaises de l’intérieur (FFI), elle est envoyée à Moscou puis à Varsovie par le général de Gaulle avec un groupe d’infirmières-ambulancières pour assurer le rapatriement sanitaire des Français retenus prisonniers par Staline.
Par un arrêté du ministère des Prisonniers, Déportés, Réfugiés (PDR), la Croix-Rouge française mobilise en effet des équipes d’urgence (conductrices, infirmières, secouristes et simples bénévoles) pour participer au retour des Français libérés. Dans le même temps, elle déploie des délégations à l’étranger, en Allemagne, en Autriche et en Pologne, principalement, pour appuyer les missions de rapatriement créées par ce même ministère.
Ainsi, infirmières, Infirmières pilotes secouristes de l’air (IPSA), assistantes sociales et conductrices-ambulancières de la Croix-Rouge française sont mises à disposition des armées. Madeleine Pauliac, quant à elle, est nommée médecin-chef de l’hôpital français de Varsovie et déléguée de la Croix-Rouge française en Pologne. 

Après les aventures de Madeleine Riffaud, grande résistante et engagée politique, femme de lettres et aventurière, véritable joyaux de la collection « Aire Libre », la prestigieuse collection des éditions Dupuis accueille l’odyssée d’une autre Madeleine, celle de l’officier médecin Pauliac et de son groupe d’infirmières-ambulancières de l’Escadron bleu.
Une œuvre de la scénariste-romancière Virginie Ollagnier (Ils ont tué OppenheimerNellie Bly) et du dessinateur Yan Le Pon qui adaptent le roman Madeleine Pauliac, l’insoumise du propre neveu de la scénariste, Philippe Maynial.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Escadron bleu, 1945 »

Oubliez les grands récits de libération triomphante. Avec L’Escadron bleu, Virginie Ollagnier et Yan Le Pon nous emmènent là où l’Histoire détourne souvent le regard : dans les ruines d’une Pologne de 1945, coincée entre les débris du Reich et l’étau soviétique.

Adapté du récit de Philippe Maynial sur sa tante Madeleine Pauliac, ce roman graphique rend justice à une « insoumise » monumentale. On y suit cette médecin-lieutenant et ses onze ambulancières de la Croix-Rouge, traversant des milliers de kilomètres de boue et de diplomatie de survie pour rapatrier nos prisonniers. Ici, l’héroïsme ne porte pas de fusil, mais des stéthoscopes et des boîtes de vitesses récalcitrantes.

Le scénario de Virginie Ollagnier privilégie l’âpreté du réel. La tension avec l’Armée rouge, qui voit dans chaque rapatrié une monnaie d’échange, est palpable. On y découvre aussi l’horreur indicible des viols de guerre, traitée avec une pudeur dévastatrice à travers le destin de ces religieuses enceintes pour lesquelles Madeleine créera un orphelinat. Mais le génie du récit réside dans ses moments de grâce : les rires, les accents russes à couper au couteau et cette solidarité féminine qui agit comme un dernier rempart contre la folie.

extrait bd L'Escadron bleu, 1945

Yan Le Pon livre une partition graphique d’une grande finesse. Son trait réaliste ne cherche pas le spectaculaire, mais l’immersion. Les visages sont habités, identifiables, et les décors d’une Europe exsangue nous collent à la rétine.

Cet album est un rappel cinglant que la paix est parfois une bataille plus rude que la guerre. Un hommage vibrant à ces femmes que la France a renvoyées à leurs foyers sans un merci.


Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Rendez-vous avec X – L’Affaire Pilecki

Bande dessinée publiée en 2020 aux éditions Glénat.


Engagé volontaire pour l’horreur…

Witold Pilecki, héros allié méconnu, se fait volontairement arrêter et interner dans le camp de concentration d’Auschwitz pour enquêter et fomenter une insurrection.

Mais malgré les rapports qu’il parvient à faire passer à l’extérieur, l’aide ne viendra jamais.

Il s’évade du camp en 1943 mais sera exécuté par le régime communiste polonais en 1948 pour avoir pris part à la révolte de Varsovie.

couverture bd Ivanhoé Tome 3

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Rendez-vous avec X – L’Affaire Pilecki »

Dans les pages sombres et minutieusement illustrées de « Rendez-vous avec X – L’Affaire Pilecki« , Aurélien Ducoudray nous livre une œuvre qui transcende le genre de la bande dessinée historique.

Avec une acuité narrative remarquable, Ducoudray ressuscite le récit méconnu de Witold Pilecki, cet officier polonais héroïque, dont la détermination à infiltrer Auschwitz incarne une résistance de l’esprit humain face à l’abîme.

La complexité de Pilecki est capturée avec un réalisme qui honore sa mémoire, tout en offrant au lecteur une plongée vertigineuse dans les ténèbres de l’Histoire. Ce n’est pas seulement l’histoire d’un homme, mais le portrait d’une époque révolue, racontée avec une authenticité qui rend chaque case, chaque dialogue, vibrants d’un écho historique.

L’Affaire Pilecki, plus qu’une bande dessinée, est un devoir de mémoire, une œuvre qui éduque et émeut. Ducoudray s’affirme non seulement comme un conteur d’exception, mais aussi comme un historien du neuvième art, conscient de la puissance pédagogique et émotionnelle de son médium.

« Rendez-vous avec X – L’Affaire Pilecki » n’est pas seulement à lire; c’est à méditer, à discuter, à conserver précieusement. C’est un rappel poignant que la bande dessinée peut être un vecteur de vérité historique et de profonde humanité.


Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale