Album publié en 2026 aux éditions Imagine Graphic.
Résumé éditeur
Le 6 août 1945, la première bombe atomique explose sur Hiroshima. Des dizaines de milliers de personnes sont tuées, la ville est littéralement pulvérisée. L’humanité vient d’inventer une arme d’une puissance infernale qui, en un instant, peut tout détruire.
Basé sur des faits réels, ce roman graphique mêle espionnage, science et histoire dans un récit visuel explosif où se croisent savants, espions et héros de l’ombre… Depuis la découverte en Allemagne de la fission de l’atome en 1938 jusqu’aux laboratoires secrets dans le désert américain, en passant par
les agents infiltrés du KGB, découvrez l’incroyable course vers l’arme absolue.
Une plongée palpitante dans la plus dangereuse entreprise scientifique du xxe siècle qui a changé l’équilibre des puissances, façonné le monde moderne… et qui a mené l’humanité au bord de l’anéantissement.
La bd « La course à la bombe – L’histoire incroyable de l’arme qui a changé l’humanité » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La course à la bombe – L’histoire incroyable de l’arme qui a changé l’humanité »
Comment tenir en haleine des lecteurs qui connaissent déjà la fin ? Steve Sheinkin y parvient en traitant l’histoire de la bombe atomique comme un thriller à trois continents. Ce roman graphique, dont il a écrit le scénario d’après son propre ouvrage documentaire primé, est mis en images par le dessinateur américain Nick Bertozzi et traduit de l’anglais par Mathieu Auverdin. Le récit part de la découverte de la fission de l’atome dans un laboratoire allemand en 1938 pour suivre, jusqu’à Hiroshima, la course entre savants, militaires et espions.
La grande habileté de Steve Sheinkin tient à sa construction. Plutôt qu’une chronologie plate, il fait de l’interrogatoire de l’espion Harry Gold par le FBI le fil qui déroule l’ensemble, entrelaçant trois intrigues : les physiciens réunis à Los Alamos autour de Robert Oppenheimer, les taupes soviétiques infiltrées dans le projet, et les commandos norvégiens lancés contre l’usine d’eau lourde de Vemork. Ce montage donne au livre son rythme de film d’espionnage, sans sacrifier la rigueur : la science reste expliquée, les dilemmes moraux affleurent, et la confrontation finale entre Oppenheimer et Truman laisse un goût de cendre.
Le dessin de Nick Bertozzi, en couleurs, mise sur la lisibilité. Son trait clair découpe les scènes avec une efficacité de storyboard, fait circuler le lecteur d’un continent à l’autre et rend limpides des enchaînements complexes. Les visages, un peu croqués, portent la tension des scènes d’interrogatoire comme celle des sabotages nocturnes dans la neige norvégienne.
À conseiller aux adolescents à partir du collège comme aux adultes qui voudraient une porte d’entrée vivante vers le projet Manhattan. La note finale de Steve Sheinkin, rappelant que cette histoire n’est pas close, prolonge la lecture bien après la dernière page.