Arca
Album publié en 2023 aux éditions Les Humanoïdes Associés.
Résumé éditeur
Adapté du roman Pyramides de Romain Benassaya publié le 15 février 2018.

Éric Rives se réveille d’un long voyage en vaisseau spatial qui devait le mener, lui et les autres passagers, jusqu’à la Griffe du Lion – terre promise où ils espèrent trouver de meilleures conditions de vie que sur l’orbite terrestre qui dépérit.
Mais l’équipée réalise rapidement qu’elle n’est pas arrivée à destination et que le voyage a duré bien plus longtemps que les deux cents ans initialement prévus…
Avec l’aide de sa coéquipière Jia, Éric part explorer l’extérieur du vaisseau. Ils découvrent alors qu’ils sont enfermés dans un labyrinthe géant défiant toutes les lois de la physique…
La bd « Arca » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Arca »
Se réveiller d’un sommeil de deux siècles pour découvrir qu’on n’est arrivé nulle part : voilà la bonne idée qui lance Arca. En 2182, la Terre agonise, et le vaisseau Arca III emporte ses colons vers une planète lointaine baptisée la Griffe du Lion. Mais l’équipage sort de son hibernation avant l’heure, tiré du sommeil par autre chose que l’intelligence artificielle du bord. Dehors, ni étoiles ni lumière : le vaisseau est prisonnier d’un immense labyrinthe qui défie les lois de la physique. Romain Benassaya, qui adapte ici son propre roman, signe le scénario et Joan Urgell en assure le dessin et la couleur.
Le récit joue habilement du huis clos et du vertige. Romain Benassaya installe vite son mystère et sa tension, opposant les membres de l’équipage dans un contexte de survie où les nerfs lâchent. La mécanique du récit à énigme fonctionne : les questions s’empilent, le labyrinthe se dérobe, et le lecteur avance sans jamais tout à fait comprendre où il met les pieds. On sent l’héritage des grands récits de science-fiction, ces vaisseaux perdus face à des structures trop vastes pour l’esprit humain. Le revers de cette ambition est une intrigue parfois plus soucieuse de son concept que de ses personnages, dont la psychologie reste en retrait.

Le dessin de Joan Urgell tient l’ensemble. Son trait réaliste et lisible, servi par une couleur soignée, donne corps à l’architecture impossible du labyrinthe et aux couloirs métalliques du vaisseau. Les scènes d’espace et de vide dégagent une vraie ampleur, jouant du minuscule et de l’immense.
En piégeant son vaisseau dans un labyrinthe qui défie la physique, Romain Benassaya fait du vertige de l’inconnu le vrai moteur de son récit.








