Les tournesols d’Ukraine
Album publié en 2023 aux éditions Steinkis.
Résumé éditeur

Pietro est italien, Lisa, ukrainienne. Ils se rencontrent en 2016 et vivent dès lors entre les deux pays, partageant et découvrant ainsi la culture de l’autre.
En septembre 2021, J-180, Lisa s’inquiète des mouvements russes à la frontière, ses proches la rassurent.
L’avenir donnera malheureusement raison à Lisa.
Le 19 février 2022, J-4, Lisa et Pietro arrivent en Italie. La famille de Lisa n’a pas voulu quitté le pays.
Le 25 février, J+2, la ville de Mykolaiv, où vit la famille de Lisa, est bombardée.
Ses proches se décident à la rejoindre en Italie, à l’exception de son père.
Dès lors, le quotidien est rythmé par les infos et l’inquiétude de savoir son père si exposé mais aussi les détails prosaïques de la cohabitation avec les proches, les souvenirs qui refont surface et la nécessité de sensibiliser l’opinion.
La bd « Les tournesols d’Ukraine » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les tournesols d’Ukraine »
Avec Les tournesols d’Ukraine : Échapper à l’invasion, Pietro B. Zemelo livre un récit à la fois sobre et bouleversant, ancré dans la réalité de février 2022, lorsque la guerre contraint Lisa et sa famille à reconsidérer chaque certitude. Le livre choisit l’échelle du quotidien : les décisions prises dans l’urgence, les proches qu’on laisse derrière soi, l’angoisse qui s’installe durablement.
Le scénario se distingue par une construction en fragments, faite d’allers-retours entre avant et après l’irruption de la guerre. Ce montage montre comment un événement historique recompose la mémoire, transforme les gestes ordinaires et fracture les trajectoires. La tension dramatique naît moins des scènes de violence que de ce qu’elles imposent aux relations familiales, en particulier quand l’exil devient la seule option pour certains, tandis que d’autres s’obstinent à rester.

Pietro B. Zemelo assume aussi sa place dans le récit : celle d’un proche qui accompagne, écoute, et mesure ses limites face à une expérience qu’il ne vit pas dans sa chair. Cette position, délicate, renforce l’impression d’honnêteté. Le dessin, clair et expressif, privilégie la lisibilité et l’émotion juste. Les visages, les silences, les intérieurs deviennent des repères ; le tournesol, motif récurrent, apporte une respiration symbolique sans jamais forcer l’effet.
On ressort de cette lecture avec la sensation d’avoir compris, de l’intérieur, ce que “tenir” veut dire. Un roman graphique recommandé à celles et ceux qui cherchent un témoignage humain sur le conflit russo-ukrainien. Les tournesols d’Ukraine capte l’intime au cœur de l’Histoire.




