Le Sommet des Dieux – Tome 1
Album publié en 2010 aux éditions Kana.
Résumé éditeur
Adapté du roman Le Sommet des Dieux (Kamigami no Itadaki) de Baku Yumemakura publié le 4 aout 1997.

Un manga à vous couper le souffle!
Dans une petite boutique népalaise, Fukamachi tombe sur un appareil photo qui pourrait bien être celui de George Mallory, le célèbre alpiniste qui fut le premier à essayer de vaincre l’Everest.
Mallory disparût avec Andrew Irvine, lors de cette ascension en 1924, sans que l’on puisse savoir s’ils sont parvenus au sommet.
Et si c’était seulement lors du chemin du retour qu’ils avaient eu cet accident fatal?
Cela changerait l’histoire de l’alpinisme!
C’est sur cette passionnante question que s’ouvre le chemin initiatique de Fukamachi qui sera amené à faire la rencontre de figures hautes en couleurs.
Le dépassement de soi, l’aventure, la passion de la montagne sont les leitmotivs de cette formidable aventure signée Jirô Taniguchi !
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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Sommet des Dieux – Tome 1 »
Adaptation magistrale du roman de Baku Yumemakura, le premier tome du Sommet des Dieux de Jirō Taniguchi s’impose comme une œuvre totale. Ce récit d’alpinisme ne se contente pas de relater une ascension, il sonde l’âme humaine face à l’immensité. L’intrigue s’ouvre sur la découverte, à Katmandou, d’un appareil photo ayant potentiellement appartenu à George Mallory, déclenchant chez le reporter Fukamachi une quête obsessionnelle pour retrouver Habu Jōji, un grimpeur prodige aussi insaisissable que solitaire.
Loin du simple récit d’aventure, Jirō Taniguchi transforme cette poursuite en une introspection philosophique sur le dépassement de soi. La narration, délibérément immersive, tisse un lien viscéral entre le journaliste et l’athlète. Le récit explore pourquoi certains hommes sont prêts à tout sacrifier, y compris leur vie, pour atteindre des sommets où l’oxygène se fait rare.

Visuellement, Jirō Taniguchi excelle. Son trait réaliste, d’une précision chirurgicale, capte la puissance brute de la montagne. Les décors sont vertigineux, les visages portent le poids des épreuves, et le silence de la neige semble presque palpable. Le dessin ne sert pas seulement à illustrer, il impose une atmosphère pesante et grandiose, où chaque ombre et chaque fissure racontent une histoire de souffrance et de beauté.
Le Sommet des Dieux est une leçon de narration graphique. Par son exigence et sa poésie sombre, cette œuvre s’adresse autant aux passionnés d’alpinisme qu’aux lecteurs en quête d’une fiction littéraire dense et mature. Un chef-d’œuvre qui force le respect.




