Le Sommet des Dieux – Tome 2

Album publié en 2010 aux éditions Kana.


Résumé éditeur

Adapté du roman Le Sommet des Dieux (Kamigami no Itadaki) de Baku Yumemakura publié le 4 aout 1997.

Fukamachi cherche toujours à en apprendre plus sur le fameux alpiniste Habu Jôji qui aurait retrouvé l’appareil photo de George Mallory sur l’Everest.
Il fait la rencontre de Kishi Ryôko, la soeur d’un jeune alpiniste qui a côtoyé Habu et celle-ci lui déclare être en possession du journal de Habu-san.
Sa lecture va plonger Fukamachi, et le lecteur à sa suite, dans une aventure aux limites de l’extrême.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Sommet des Dieux – Tome 2 »

Dans ce deuxième tome du Sommet des Dieux, Jirō Taniguchi approfondit son adaptation du roman de Baku Yumemakura. Alors que le premier volume posait les bases du mystère autour de l’appareil de Mallory, ce second opus plonge au cœur du passé de Habu Jōji à travers de longs flashbacks. L’auteur y dresse le portrait sans concession d’un homme dévoré par son art, traçant une frontière de plus en plus poreuse entre la passion et l’aliénation.

Sur le plan narratif, l’œuvre brille par sa densité psychologique. Jirō Taniguchi explore avec brio le thème de la rivalité destructrice, notamment à travers le face-à-face indirect entre Habu et le talentueux Hase Tsuneo. Le récit décortique les dynamiques de la communauté alpine japonaise des années 1970 et 1980, montrant comment l’orgueil et le deuil façonnent le destin des grimpeurs. Le rythme se fait plus lourd, presque étouffant, la narration introspective de Jirō Taniguchi servant de miroir à la trajectoire tragique et solitaire de Habu.

extrait bd Le Sommet des Dieux - Tome 2

Visuellement, le travail de Taniguchi atteint des sommets de réalisme technique. Son trait, minutieux jusqu’à l’obsession, restitue les textures de la roche, la rigidité du matériel d’époque et la violence des éléments. Les scènes d’escalade en falaise, épurées mais dynamiques, traduisent parfaitement la tension physique et le vertige. L’expressivité des visages, marqués par l’effort et la frustration, renforce la dimension dramatique.

Ce tome 2 confirme le statut de chef-d’œuvre de la série. Plus psychologique et ancré dans l’histoire de l’alpinisme moderne, il s’adresse aux lecteurs exigeants, avides de fresques réalistes.

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