Le Soleil naît derrière le Louvre

Album publié en 2017 aux éditions Casterman.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Léo Malet publié le 15 mars 1954.

couverture bd Le Soleil naît derrière le Louvre

Paris, été 1957.
Nestor Burma enquête pour le compte d’un client dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés.
Manière pour le détective de nouer quelques connaissances parmi les cercles artistiques et intellectuels qui semblent avoir élu domicile dans ce secteur de Paris : écrivains, critiques, musiciens.
C’est sur les traces de l’un deux, justement, que Burma est lancé : Charlie Mac Gee, batteur de jazz talentueux, et sans doute aux prises, aussi, avec les milieux de la drogue et de la délinquance qui gravitent autour de ce genre d’artiste.
Avec le concours de Marcelle, compagne de circonstance, Burma parvient finalement à loger son client, dans un hôtel de la rive gauche.
Il n’y a qu’un seul ennui : il est mort…

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Soleil naît derrière le Louvre »

Publiée en 2017, la réédition colorisée de l’album Le Soleil naît derrière le Louvre magnifie le travail d’Emmanuel Moynot, qui adaptait ici l’acte de naissance des Nouveaux Mystères de Paris écrit par Léo Malet en 1954. Cette enquête inaugurale propulse le détective Nestor Burma au cœur du 1er arrondissement, de l’opulence des galeries d’art du Louvre à la fange du milieu criminel des Halles, sur la piste du meurtre d’un riche collectionneur.

L’intrigue brille par son habileté à entrelacer la haute société et la pègre parisienne, jetant une lumière crue sur les thèmes de la cupidité, du marché noir de l’art et de la corruption. Le scénario respecte scrupuleusement la verve de Léo Malet. Le personnage de Burma s’y déploie avec toute sa complexité : un détective à l’humour caustique et aux manières cyniques, dissimulant une profonde humanité et une empathie discrète pour les laissés-pour-compte de l’après-guerre.

extrait bd Le Soleil naît derrière le Louvre

C’est sur le plan visuel que cette version de 2017 révèle sa pleine puissance dramatique. La mise en couleurs offre un écrin somptueux à la ligne claire d’Emmanuel Moynot. Elle sublime le découpage et la précision documentaire des décors, les structures métalliques des Halles d’époque ou les perspectives des rues entourant le musée. Les teintes appliquées agissent comme un révélateur d’atmosphère : les contrastes saisissants entre la pâleur froide du petit matin parisien et les lumières chaudes mais sépulcrales des tripots renforcent la tension narrative et l’isolement du détective.

Cette mouture colorisée insuffle une modernité à un classique sans jamais trahir sa noirceur originelle.

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