Micmac moche au Boul’Mich
Album publié en 2015 aux éditions Casterman.
Résumé éditeur
Adapté du roman de Léo Malet publié le 15 mars 1954.

La bd « Micmac moche au Boul’Mich » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Micmac moche au Boul’Mich »
Deuxième adaptation de Nestor Burma signée Nicolas Barral, après Boulevard… ossements, Micmac moche au Boul’Mich transpose le roman de Léo Malet en se coulant dans l’univers graphique créé par Jacques Tardi. Nicolas Barral en assure cette fois le scénario, le dessin et la couleur, pour une enquête ancrée dans le cinquième arrondissement parisien.
L’affaire se noue autour d’une mort troublante. Jacqueline Carrier vient trouver le détective Nestor Burma, convaincue que le décès de son fiancé, Paul Leverrier, jeune étudiant en médecine, n’est pas le suicide qu’ont conclu la police et le commissaire Faroux.
L’originalité du récit tient à ce renversement : nul mystère apparent au départ, si bien que Nestor Burma enquête moins pour confondre un coupable que pour épargner à sa cliente de sombrer dans le chagrin. Fidèle à la noirceur de Léo Malet, l’intrigue explore des thèmes rudes, du deuil aux secrets d’un milieu interlope, et déploie une galerie de suspects savoureuse, de la comédienne naïve au médecin véreux, en passant par un mage-guérisseur. L’humour du privé tempère la gravité du propos.

Le grand atout de l’album tient à sa mise en couleurs. Nicolas Barral respecte le trait hérité de Jacques Tardi, mais la couleur lui permet de sublimer l’atmosphère : l’éclairage jaunâtre des cafés, le bois patiné des bureaux du quai des Orfèvres, la neige qui recouvre le Quartier latin. Le découpage nerveux et les scènes d’action dynamiques restituent le rythme d’un vrai polar.
L’ensemble est une adaptation savoureuse et rigoureuse. On la recommandera aux amateurs de polars rétro, aux nostalgiques du Paris des années cinquante et aux lecteurs de Léo Malet séduits par l’univers de Jacques Tardi.




