Boulevard… ossements
Album publié en 2019 aux éditions Casterman.
Résumé éditeur
Adapté du roman de Léo Malet publié le 15 juin 1957.

Mars 1959.
Nestor Burma a rendez-vous dans les beaux quartiers de l’ouest parisien.
Mais quand il se présente au domicile de sa future cliente, c’est pour la découvrir tout refroidie, ainsi que son mari.
Un double suicide, du moins en apparence. Une enquête du détective de choc dans le dix-septième arrondissement de Paris.
La bd « Boulevard… ossements » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Boulevard… ossements »
Huitième volet de la série que Jacques Tardi consacra en bande dessinée aux enquêtes de Nestor Burma, Boulevard… ossements adapte le roman éponyme de Léo Malet. Après Jacques Tardi puis Emmanuel Moynot, c’est Nicolas Barral qui reprend le flambeau, dans une version désormais entièrement mise en couleurs et augmentée de planches restées inédites.
L’intrigue déploie tout le sel du polar de Léo Malet. Alors qu’il vient de gagner à la loterie avec sa secrétaire Hélène Chatelain, le détective Nestor Burma accepte la requête d’un diamantaire du neuvième arrondissement, qui l’entraîne vers un énigmatique restaurateur chinois et une filière de Russes blancs exilés.
De cadavres en fausses pistes, l’affaire mêle diamants de la couronne impériale, complot anti-bolchevique et lingerie de luxe. Nicolas Barral restitue avec fidélité la mécanique retorse et l’humour grinçant de Léo Malet, ainsi que la gouaille d’un privé qui distribue et encaisse les coups. Hélène Chatelain y gagne un rôle actif, loin du simple faire-valoir, ce qui donne au duo son épaisseur.

Le dessin de Nicolas Barral se coule dans l’univers graphique de Jacques Tardi sans le décalquer. Son trait, un rien plus fin, excelle dans les décors : le neuvième arrondissement des années cinquante, ses immeubles haussmanniens, ses automobiles et ses ruelles, revit avec un sens aigu du détail et de la perspective. La mise en couleurs, feutrée, accentue l’atmosphère de Paname nocturne sans jamais trahir la sobriété d’origine, et les scènes d’action conservent leur dynamisme.
L’ensemble compose une adaptation soignée et savoureuse. On la recommandera aux amateurs de polars rétro, aux nostalgiques du Paris d’après-guerre et aux lecteurs de Léo Malet séduits par l’univers de Jacques Tardi.




