Rambo a existé : il était canadien et ses exploits incroyables résonnent des plages de Normandie jusqu’à la Corée !
Le 6 juin 1944, un jeune Québécois nommé Léo Major débarque sur Juno Beach. Commence alors une série de coups d’éclat qui vont stupéfier sa hiérarchie, jusqu’à son fait d’armes le plus incroyable : la libération de la ville de Zwolle. En une nuit, multipliant les attaques et les coups de bluff, il fait fuir à lui seul la garnison allemande persuadée d’être attaquée par une armée entière. Et la légende ne s’arrête pas là. Malgré un dos brisé en Allemagne, on reviendra le chercher en 1950 pour la guerre de Corée où il accomplira de nouveaux exploits.
La bd « Léo Major – Héros de Guerre » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Léo Major – Héros de Guerre »
La BD sortira en septembre 2026.
Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale
Madeleine et Léo partent découvrir une contrée où ils n’avaient jamais mis les pieds, pendant trois mois ! Leur amitié va-t-elle résister ?
La bd « Une virée en Bretagne Centre » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Une virée en Bretagne Centre »
Née d’une immersion de plusieurs mois sur le territoire de Loudéac Communauté Bretagne Centre, cette bande dessinée signée Madeleine Pereira et Léo Alcaraz constitue leur première œuvre à quatre mains, fruit d’une rencontre artistique initiée aux Beaux-Arts d’Épinal. Le projet s’inscrit dans le dispositif BD en bib’ : entre octobre 2023 et juin 2024, les deux auteurs ont sillonné le territoire, collectant auprès des habitants souvenirs, anecdotes et histoires lors d’ateliers menés dans les bibliothèques et médiathèques locales. Le résultat est une BD rare, ancrée dans le réel sans jamais sacrifier la poésie.
Le véritable sujet du livre n’est pas le paysage, mais les gens qui le peuplent. Les récits glanés auprès des habitants constituent la colonne vertébrale de l’album : on y perçoit une Bretagne intérieure souvent ignorée des circuits touristiques, restituée avec une attention sincère aux mémoires ordinaires. La dimension participative confère à l’ensemble une authenticité dans le genre du carnet de voyage en BD.
Léo Alcaraz, illustrateur et sérigraphe de formation, et Madeleine Pereira, dont le premier album Borboleta (Sarbacane, 2024) témoignait déjà d’une sensibilité affirmée, revendiquent des univers graphiques distincts. Cette dualité donne de la cohérence de l’album et lui confère un souffle particulier. Madeleine Pereira elle-même décrit cette création comme une fusion entre la bande dessinée et le carnet de voyage, deux formes que l’album réconcilie avec fluidité. Une lecture idéale pour les amateurs de récits du quotidien, de territoires méconnus et de BD documentaire à hauteur humaine.
Une enquête en profondeur sur la galaxie Maga et ses membres les plus influents.
Après ses premiers ouvrages sur Poutineet Musk, Darryl Cunningham nous livre une vaste enquête, extrêmement documentée, sur le mouvement MAGA et ses membres sulfureux, Steve Bannon, Stephen Miller, Kash Patel ou Pete Hegseth en tête. Un ouvrage incontournable et passionnant pour tout comprendre de ces inquiétantes personnalités qui, désormais, dominent le monde.
La bd « MAGA et la cour du roi Trump – Enquête au coeur de l’empire du chaos » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « MAGA et la cour du roi Trump – Enquête au coeur de l’empire du chaos »
La vie de Charles Bukowski en BD (16 aout 1920 / 9 mars 1994).
Charles Bukowski, poète et écrivain américain, à la fois adulé et contesté par la critique, est usé par la vie, l’alcool, les errances sans fin. Son unique réconfort lui vient de sa fille, Marina, puis de Linda, la femme qui l’accompagnera jusqu’à la fin de sa vie. Par le récit des rencontres avec les femmes qui ont croisé son existence, ses voyages à travers l’Amérique, ses années de souffrance et ses divers petits boulots, Flavio Montelli imagine avec affection le bilan d’un homme affaibli mais apaisé sur sa vie, une façon de (re)découvrir l’auteur des Contes de la folie ordinaire ou des Souvenirs d’un pas grand-chose.
La bd « Goodbye Bukowski » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Goodbye Bukowski »
Premier roman graphique de Flavio Montelli, jeune auteur italien né à Ravenne en 1984, Goodbye Bukowski s’attaque à un sujet vertigineux : mettre en images la vie de Charles Bukowski, poète maudit et romancier culte de la littérature américaine. Publié d’abord en Italie en 2012, l’album paraît en France chez Casterman en janvier 2014.
Le roman graphique saisit Bukowski à un tournant décisif : la cinquantaine, au moment où il tente de percer en littérature, père d’une fillette de six ans, s’abîmant chaque jour un peu plus dans l’alcool et la solitude. Par anecdotes juxtaposées, le récit revient sur les moments et les personnages marquants de son existence : l’écriture, l’alcool et l’addiction, les femmes, les petits boulots dégradants, et ce lien viscéral entre la page blanche et la bouteille. Cette structure délibérément fragmentée, non chronologique, construite par éclats de mémoire épouse parfaitement la prose hachée et percutante que Bukowski lui-même pratiquait.
À la première personne et en noir et blanc, d’un trait à la fois léger et très personnel, Flavio Montelli tient la chronique de ce destin littéraire hors norme. Le choix du noir et blanc n’est pas anodin : il ancre l’œuvre dans une austérité visuelle qui fait écho à l’univers dépouillé de l’écrivain, aux bars miteux et aux chambres de Los Angeles. Les vues de Los Angeles constituent d’ailleurs ce qu’il y a de plus réussi visuellement, conférant au récit une atmosphère urbaine et mélancolique saisissante.
Provocateur, jaloux, excessif, désaxé, alcoolique, mais aussi désemparé et touchant Flavio Montelli ne cherche pas à réhabiliter ni à condamner son sujet, mais à le tenir dans toute son ambivalence. Recommandé aux lecteurs curieux de littérature américaine alternative, qui trouveront ici une porte d’entrée singulière vers l’univers de Bukowski.
Dans le clair-obscur d’un Paris vibrant, entre jazz, amour et fulgurances créatives, se dessine le destin d’un homme hors du commun.
Boris Vian.
Écrivain, musicien, inventeur de mondes… mais aussi homme fragile, hanté par le temps qui lui échappe. De l’enfance insouciante aux nuits fiévreuses de Saint-Germain-des-Prés, ce roman graphique de Nataël et Béja nous plonge au cœur d’une vie intense, traversée par le doute, l’ironie et une soif insatiable de vivre.
À travers un récit sensible et visuellement envoûtant, « L’Avis de Vian » explore les contrastes d’un génie inclassable : la légèreté face à la gravité, le rire contre l’ombre, la création comme ultime réponse à l’urgence de vivre.
Une œuvre à la fois hommage et immersion qui nous rappelle que certaines vies brûlent plus fort… parce qu’elles brûlent plus vite.
La bd « L’Avis de Vian » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Avis de Vian »
Adapté de l’œuvre de George Sand publiée le 7 aout 1837.
Indiana a épousé pour son malheur un officier en retraite, antipathique et autoritaire. Elle vit avec lui dans la tristesse d’un château de province. T out la dispose à se laisser séduire par l’amour : Raymon qui possède la fougue et la jeunesse que n’a plus son mari. Hélas, cette aventure (et son amant) s’avère bien décevante. Alors que tout prédestinerait l’héroïne à une fin tragique, elle trouvera le réconfort et la sérénité sur l’île Bourbon, dans la compagnie de son cousin Ralph. Une intrigue amoureuse fougueuse et délicate, une étude des mœurs incisive, une charge contre l’oppression dont les femmes sont victimes font d’Indiana un classique de la littérature féministe.
La bd « Indiana » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Indiana »
Près de deux siècles après la parution du roman fondateur de George Sand, Claire Bouilhac et Catel relèvent le défi de transposer en bande dessinée ce premier cri féministe de la littérature française. Le résultat, publié chez Dargaud en septembre 2023, est une adaptation aussi rigoureuse qu’intelligente. Le dispositif narratif adopté par le duo est original : un prologue et un épilogue dessinés par Catel mettent en scène George Sand elle-même en 1832, puis en 1854 à Nohant encadrant l’adaptation proprement dite illustrée par Claire Bouilhac. Cette mise en abyme établit un dialogue entre la romancière et son héroïne, soulignant combien Indiana est une projection à peine voilée des combats personnels d’Aurore Dupin : contre le mariage-prison, contre la prédation masculine, pour le droit de vivre selon ses propres désirs. Thématiquement, l’adaptation ne trahit rien de la densité de l’œuvre originale. Elle restitue la polysémie du roman drame romantique, critique sociale, manifeste féministe tout en resserrant habilement le récit autour des protagonistes essentiels : Indiana, épouse captive du colonel Delmare, Raymon de Ramière le séducteur manipulateur, et l’énigmatique Ralph, dont l’amour silencieux finit par s’imposer. Graphiquement, Claire Bouilhac adopte un semi-réalisme intemporel, ancré dans la tradition franco-belge, où le trait fin et expressif sert les émotions des personnages. La palette chromatique, aux teintes volontairement contenues, restitue l’atmosphère étouffante de la Brie et contraste avec la lumière de l’île Bourbon, espace de liberté retrouvée.
Une porte d’entrée idéale vers George Sand, destinée aux lecteurs en quête d’un premier contact avec la littérature romantique engagée.
La Libération en BD par un Français Libre du 1er BFM Commando. Superbement restauré pour le 60ème anniversaire, cette étonnante bande dessinée d’époque, réalisée à partir d’esquisses croquées sur le vif par Maurice Chauvet, engagé volontaire dans le fameux 1er BFM Commando, allie à une esthétique délicieusement rétro l’exactitude d’un document historique rare : du célèbre centre d’entraînement commando d’Achnacarry, en Ecosse, à la Libération de Paris, en passant par les plages de Normandie, Maurice Chauvetétait au coeur de l’action, une action qu’il nous fait revivre avec l’émotion du combattant qu’il était alors, et le talent du peintre de l’Armée qu’il allait devenir.
La bd « Fusilier marin commando de la France libre » disponible ici
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Pas encore lu.
Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale
Cet album retrace dans ses moindres détails la préparation et le débarquement allié du 6 juin. Conçu comme une véritable reconstitution, il s’appuie sur une documentation technique précise pour faire revivre l’Opération Overlord.
La bd « 6 Juin 1944 – Overlord, Le Débarquement En Normandie » disponible ici
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Pas encore lu.
Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale
Adapté des cahiers de Louis Barthas publié le 11 novembre 1978 aux éditions Maspero.
Cent ans après la fin de la Première Guerre mondiale, et quarante ans après la première publication des Carnets de Guerre de Louis Barthas, Fredman propose une remarquable adaptation graphique de cet ouvrage mythique.
Tonnelier originaire de l’Aude, Louis Barthas est envoyé au front dès 1914. Démobilisé en 1919, il met au propre ses notes prises tout au long du conflit. Militant socialiste et écrivain à son insu, le caporal Barthas a observé jour après jour la vie dans les tranchées : les rats, la boue, les bombes… Avec une plume extraordinaire et un étonnant sens de l’humour, il décrit les poilus livrés en masse à une mort anonyme, les chefs assoiffés de gloire, mais aussi les Allemands, qu’on appelle » ennemis » mais avec lesquels on fraternise à l’abri des regards.
Publiés aux éditions Maspero en 1978, les Carnets de guerre de Louis Barthas sont devenus un classique, traduit dans de nombreux pays. Fredman met son trait au service de cette œuvre unique. Composée d’extraits soigneusement sélectionnés, respectant l’esprit et la lettre des Carnets originaux, son adaptation graphique donne une nouvelle vie à ce témoignage exceptionnel.
La bd « Les Carnets de guerre de Louis Barthas » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Carnets de guerre de Louis Barthas »
Un siècle après l’Armistice, le dessinateur Fredman relève un défi : adapter en roman graphique les 1 732 pages que le caporal tonnelier Louis Barthas consigna sur dix-neuf cahiers d’écolier entre 1914 et 1919. Le pari est tenu avec intelligence et sobriété. L’adaptation ne trahit pas l’original. Fredman sélectionne des extraits avec rigueur, conservant la voix directe de Barthas : précise, lucide, parfois mordante. Le résultat est un roman graphique atypique, presque sans dialogues, où c’est le texte du poilu lui-même qui porte la narration sur 278 pages. Ce dispositif confère à l’œuvre une authenticité documentaire : on n’assiste pas à une reconstitution fictive, mais à un témoignage mis en images. Thématiquement, l’album restitue ce qui fait la singularité de Louis Barthas parmi les récits de la Grande Guerre : un regard résolument antimilitariste et humaniste. La dénonciation des officiers incompétents, la fraternisation avec les soldats allemands, la solidarité entre hommes du rang transcendent la chronologie des batailles (Lorette, Verdun, la Somme, le Chemin des Dames)
Graphiquement, le choix du dessin crayonné à dominante sépia est magnifique. Le trait expressif de Fredman, documenté sans être pesant, épouse la tonalité mémorielle du texte. À ranger aux côtés des œuvres de Tardi sur la Grande Guerre, cet album s’adresse aussi bien aux amateurs de BD historique qu’aux enseignants cherchant un support pédagogique rigoureux et bouleversant.
Un bel album bilingue breton/français, afin de faire revivre Anjela au travers de ses mots et sous le trait déterminé et poétique des dessins de Christelle Le Guen. Vous découvrirez ou redécouvrirez Añjela Duval, les pieds dans la terre trégoroise aimée de ses ancêtres, la tête dans les étoiles … Dans ce roman graphique d’une centaine de pages (moitié en breton, moitié en français), elle vous parlera de son attachement à la Bretagne, au monde rural, à sa langue.
Elle vous parlera de son amour des gens simples … Au fil des pages, d’extraits de sa correspondance et d’entretiens, au travers de ses poèmes, vous sentirez l’esprit d’Anjela qui inspire encore et toujours par sa force, sa pertinence et sa fraîcheur .
La bd « Anjela Duval » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Anjela Duval »
Il fallait une certaine audace pour mettre en images la vie d’Anjela Duval (1905–1981), paysanne-poétesse bretonne dont l’œuvre, écrite en langue bretonne, est devenue un symbole de résistance culturelle et d’attachement viscéral à la terre. En 2018, l’association Mignoned Anjela confie ce défi à Christelle Le Guen, illustratrice, pour un roman graphique bilingue breton/français de 108 pages. Le pari est tenu avec une remarquable justesse. L’originalité de la démarche tient à ce que chaque texte, chaque lettre reproduite est d’Anjela elle-même : ce sont ses mots, rien que ses mots. Puisant notamment dans la correspondance adressée à Ivona Martin sur près de vingt ans, Christelle Le Guen ne biographie pas : elle convoque. La poétesse parle de la terre, de la langue bretonne menacée, des inégalités sociales, de la nécessité absolue de la poésie. Des thèmes d’une remarquable actualité, qu’il s’agisse du métier de paysan, du soin à accorder à la terre, ou de la grandeur des peuples qui défendent leur langue.
Le noir et blanc très contrasté, les cases de tailles variables, et parfois un détail agrandi à la loupe (un insecte, un œil, des mains, une botte de foin) confèrent au dessin une texture quasi tactile, en résonance directe avec le monde paysan d’Anjela. Le trait est vif, déterminé, jamais illustratif : il amplifie l’émotion des textes.
Une BD pour qui s’intéresse à la Bretagne, à la poésie et une porte d’entrée lumineuse pour ceux qui ne connaissent pas encore cette voix singulière.
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