Auteur/autrice : Sébastien D

Franz Stock

Album publié en 2024 aux éditions Mame.


Résumé éditeur

couverture bd Franz Stock

Toute la vie de Franz Stock : un récit passionnant accompagné de 168 vignettes illustrées pour les enfants.

Découvrez la vie de l' »archange des prisons », l’aumônier des prisons parisiennes pendant la Seconde Guerre mondiale.
Après des études de théologie entre Paderborn et Paris, il devient prêtre en 1932. En 1940, il est nommé à la Mission catholique allemande de Paris et commence à visiter les prisons parisiennes, où il prendra soin de nombreux détenus et leur apportera le réconfort spirituel.

Collection historique fondée en 1947, « Belles histoires belles vies » présente aux enfants les plus beaux exemples de sainteté du christianisme !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Franz Stock »

Figure encore méconnue de la réconciliation franco-allemande, Franz Stock entre dans la collection « Belles histoires belles vies » sous la plume de Marie-André Rousseau. Le livret retrace le parcours du prêtre allemand qui, aumônier des prisons parisiennes de 1940 à 1944, assista des centaines de condamnés jusqu’au poteau du mont Valérien, avant d’animer près de Chartres le « Séminaire des barbelés », où d’anciens prisonniers de guerre se préparaient à la prêtrise.

extrait bd Franz Stock

Marie-André Rousseau tient le fil biographique avec clarté et ne masque pas la dureté du contexte, la prison, les exécutions, la guerre. Le paradoxe qui porte cette vie, un Allemand qui réconforte les résistants français que son propre camp envoie à la mort, affleure sans être martelé : l’enfant est laissé libre d’en mesurer la portée. Destinée à de jeunes lecteurs, la biographie choisit la sobriété et préfère montrer un homme au travail, fidèle à sa vocation, à un moment où tout pousse à la haine.

La forme suit ce parti pris. Le récit progresse par petites vignettes, nombreuses et brèves, chaque étape se donnant en une image et quelques lignes. Le format court impose l’ellipse et va à l’essentiel. Ce découpage rend le propos accessible sans le simplifier à l’excès.

En condensant une existence hors du commun en 168 petites vignettes, ce livret fait d’une figure oubliée une première leçon de paix pour les plus jeunes.


Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Virginia Woolf

Album publié en 2011 aux éditions Naïve.


Résumé éditeur

Virginia Woolf en BD (25 janvier 1882 / 28 mars 1941).

couverture bd Virginia Woolf

Virginia Woolf est, comme chacun sait, un écrivain essentiel du XXe siècle qui, par son œuvre et le flux de voix intérieure qui caractérise son écriture, a été déterminante dans l’évolution du roman moderne.
Dans ses romans comme dans ses journaux et correspondances, il est clair que les impressions et sensations d’enfance, qu’elles soient conscientes ou affleurant par réminiscences, ont été le socle et la matière de son travail d’écriture.
Le texte de Michèle Gazier et les planches de Bernard Ciccolini reviennent sur des éléments forts et essentiels dans la construction de la personnalité et de la psyché de la petite Virginia Stephen, avant qu’elle ne devienne Virginia Woolf.
Son enfance est en effet jalonnée de deuils et de traumatismes qui l’ont à jamais marquée et rendue particulièrement sensible et fragile.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Virginia Woolf »

Le parti pris de cette collection consiste à chercher dans l’enfance ce qui a façonné des femmes devenues exemplaires. Appliqué à Virginia Woolf, le principe se révèle particulièrement pertinent, tant les impressions et les sensations premières constituent, dans ses romans comme dans ses journaux, la matière même de son écriture. Michèle Gazier et Bernard Ciccolini reviennent donc sur la petite Virginia Stephen, avant le nom, avant l’œuvre.

Le choix le plus audacieux de Michèle Gazier réside dans la narration à la première personne. Le risque était réel de pasticher une voix aussi singulière, et l’écueil est évité. Le récit s’ouvre sur une enfance heureuse au milieu d’une fratrie nombreuse, avec ces étés de Saint Ives où la mer, la chaleur et l’heure du thé procurent un bonheur que l’écrivaine passera sa vie à vouloir recréer.
Puis les deuils s’enchaînent, la mère, la demi-sœur Stella, le père, le frère aimé Thoby, et l’album évoque avec sobriété les agressions subies de la part d’un demi-frère. Michèle Gazier relie ces blessures à la mélancolie qui traverse l’œuvre sans jamais réduire l’écrivaine à ses traumatismes, rappelant aussi son énergie, elle qui fonda une maison d’édition et fréquenta les esprits les plus vifs de son temps.

extrait bd Virginia Woolf

Le dessin de Bernard Ciccolini, épuré et précis, s’accorde à cette retenue. Sa palette crépusculaire, aux teintes assourdies, installe une mélancolie diffuse qui accompagne le texte sans le surcharger.

L’album s’adresse aux lecteurs souhaitant aborder Virginia Woolf autrement, et aux adolescents intimidés par son œuvre.



Les 2 œuvres de Virginia Woolf en BD

Orlando
13 Mai 2025

Orlando

Orlando
4 Juin 2021

Orlando

L’Anomalie

Album publié en 2026 aux éditions Gallimard.


Résumé éditeur

Adapté du roman d’Hervé Le Tellier publié le 20 août 2020.

« Il est une chose admirable qui surpasse toujours la connaissance, l’intelligence, et même le génie, c’est l’incompréhension« .
En juin 2021, un événement insensé bouleverse les vies de centaines d’hommes et de femmes, tous passagers d’un vol Paris-New York.
Parmi eux : Blake, père de famille respectable et néanmoins tueur à gages ; Slimboy, pop star nigériane, las de vivre dans le mensonge ; Joanna, redoutable avocate rattrapée par ses failles ; ou encore Victor Miesel, écrivain confidentiel soudain devenu culte.
Tous croyaient avoir une vie secrète. Nul n’imaginait à quel point c’était vrai.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Anomalie »

La BD sortira en octobre 2026.

Jeeves – Les aventures d’un valet de chambre

Album publié en 2026 aux éditions Robinson.


Résumé éditeur

Adapté de la nouvelle Le Grand handicap du sermon de P.G. Wodehouse publié en juin 1922.

couverture bd Jeeves - Les aventures d'un valet de chambre

Londes, 1922.
Bertie, héritier paresseux, et Jeeves, valet modèle, forment un duo atypique.
Lorsque Bertie reçoit une mystérieuse invitation de ses amis pour un week-end à Twing Hall, il accepte sans hésiter. Sur place, Bertie se laisse entraîner dans une aventure aussi étrange que divertissante.
Entre rivalités et intrigues sentimentales, les protagonistes ne sont pas au bout de leurs surprises.

P.G. Wodehouse (de son nom complet Pelham Grenville Wodehouse, 1881-1975) est un écrivain britannique, considéré comme l’un des maîtres de la comédie littéraire en langue anglaise.
Wodehouse est surtout connu pour ses romans humoristiques pleins de situations absurdes, de jeux de mots et d’un style très élégant et léger.
Ses oeuvres les plus célèbres tournent autour de personnages récurrents, notamment :

  • Bertie Wooster, jeune aristocrate un peu naïf
  • Jeeves, son valet extrêmement intelligent, qui résout toutes les situations.

Il a écrit plus de 90 livres et est toujours très lu aujourd’hui. Il est considéré comme un des plus grands auteurs humoristiques de tous les temps, influençant de nombreux écrivains.

Béjà s’inspire de la nouvelle Le Grand handicap du sermon  pour livrer une intrigue ausis drôle que rétro.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Jeeves – Les aventures d’un valet de chambre »

La BD sortira en octobre 2026.

extrait bd Jeeves - Les aventures d'un valet de chambre

Finance Insoutenable

Album publié en 2026 aux éditions de l’Atelier.


Résumé éditeur

couverture bd Finance Insoutenable

Un Français sur deux souhaiterait que son épargne profite à l’écologie.
Si les acteurs de la finance mobilisent éléments de communication et marketing pour nous convaincre qu’ils sont en mesure de répondre à nos attentes, cette bande dessinée nous démontre que nous sommes encore loin du compte.
En suivant Julien Lefournier et sa troupe lors d’une conférence itinérante et illustrée, nous déconstruisons avec humour et pédagogie le mythe d’une finance durable.
C’est l’occasion de découvrir les mécanismes financiers ; mais aussi de prendre un peu de hauteur, en montgolfière, pour remarquer que les objectifs de rentabilité du marché ne vont pas encore de pair avec ceux de l’habitabilité de la planète.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Finance Insoutenable »

Adapter un essai d’économie en bande dessinée relève souvent de la gageure. Avec Finance insoutenable, Julien Lefournier reprend l’ouvrage qu’il avait cosigné avec Alain Grandjean, L’Illusion de la finance verte, et choisit de se mettre lui-même en scène. Ancien praticien des marchés reconverti dans la pédagogie, il se glisse dans le rôle du conférencier itinérant qui promène son propos de salle en salle, suivi d’une petite troupe de curieux.

Le pari tient d’abord parce que le récit refuse la posture du cours magistral. Julien Lefournier expose sa thèse, à savoir que la promesse d’une finance verte relève largement de l’habillage marketing. L’humour désamorce l’aridité du sujet : on passe des labels environnementaux aux mécanismes de la Bourse de Paris par des ruptures de ton qui allègent sans caricaturer. La démonstration reste ferme, parfois franchement pessimiste, mais elle avance à hauteur de lecteur.

extrait bd Finance Insoutenable

Le dessin de Pauline Vuarin (Allias VAP), épouse cette intention. Là où le texte manie l’abstraction, elle donne à voir : une montgolfière pour figurer la prise de recul sur le marché, une baleine dont on chiffre le service rendu au climat, une aurore boréale contemplée sur une plage normande. Ces images concrètes fixent des notions qui, en tableau ou en équation, resteraient lettre morte. Le trait, expressif, garde une lisibilité qui sert la vulgarisation sans jamais l’appauvrir.

On pourra discuter le tranchant de certaines conclusions, assumées comme telles. Reste une BD documentaire qui rend un sujet rébarbatif étonnamment fréquentable. À conseiller aux lecteurs curieux d’économie et d’écologie, aux étudiants comme aux militants soucieux de comprendre ce que recouvre vraiment l’épargne « responsable ».

Millénium – La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette – Tome 2

Album publié en 2014 aux éditions Dupuis.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Stieg Larsson publié le 29 juin 2006.

couverture bd Millénium - La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette - Tome 2

Les pistes que suivent, chacun de leur côté, Lisbeth Salander et Mikael Blomkvist se rejoignent peu à peu pour n’en faire plus qu’une, sur les traces de l’énigmatique et dangereux Zala.
Chef de gang à la tête d’un réseau de trafic de prostituées, il n’est autre que le père de Lisbeth, dont on continue de découvrir le douloureux passé.
Recherchée par la police pour des meurtres qu’elle n’a pas commis, elle traque le moindre indice susceptible de localiser cet homme, source de tous les malheurs de sa famille, jusqu’à le débusquer dans son QG.
Pendant ce temps, convaincu de l’innocence de Lisbeth, Mikael enquête de son côté malgré la désapprobation grandissante d’Erika et de sa rédaction.
Et ce qu’il commence à discerner, au fur et à mesure de ses investigations, lui fait petit à petit comprendre l’ampleur insoupçonnée de l’affaire qu’il est en train de mettre au jour.
Une affaire explosive qui implique directement les services secrets suédois…

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Millénium – La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette – Tome 2 »

Deuxième volet de l’adaptation en bande dessinée de la trilogie de Stieg Larsson, ce Millénium confié au scénariste Sylvain Runberg porte à l’image le roman où Lisbeth Salander cesse d’être une silhouette énigmatique pour devenir le cœur battant de l’intrigue. Accusée du meurtre de deux journalistes qui préparaient une enquête sur un réseau de prostitution venu de l’Est, la hackeuse voit tous les soupçons converger vers elle, tandis que Mikael Blomkvist, seul à douter de sa culpabilité, remonte une piste qui plonge vers l’enfance saccagée de son ancienne alliée.

Sylvain Runberg resserre la matière touffue du roman sans en trahir la noirceur. Il fait de la traque judiciaire un révélateur intime, chaque indice rapprochant Lisbeth Salander de la figure paternelle qu’elle a passé sa vie à fuir. La violence n’est jamais gratuite, elle éclaire une mécanique de domination sociale et sexuelle que le récit refuse d’édulcorer.

extrait bd Millénium - La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette - Tome 2

Au dessin, Manolo Carot reprend la charte graphique posée par José Homs et lui imprime une tension plus sèche. Ses cadrages nocturnes, ses visages fermés et sa palette de gris bleutés traduisent le froid moral autant que climatique de Stockholm. Une scène marque durablement, celle du souvenir d’enfance où Lisbeth Salander embrase la voiture de son père, réglée par Manolo Carot en quelques plans d’une brutalité contenue qui dit tout de sa révolte.

L’album gagne à être découvert par les lecteurs du polar nordique comme par ceux qui connaissent déjà les romans, tant l’adaptation restitue la densité psychologique de Lisbeth Salander. Un thriller graphique âpre, porté par un personnage qui n’a jamais paru aussi vulnérable ni aussi indomptable.


Millénium – La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette – Tome 1

Album publié en 2014 aux éditions Dupuis.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Stieg Larsson publié le 29 juin 2006.

couverture bd Millénium - La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette - Tome 1

La saga « Millénium » continue !
Ce premier volet de l’adaptation de « La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette » se recentre sur le passé de Lisbeth Salander, dont l’histoire personnelle se recompose tel un puzzle, tandis que Mikael Blomkvist se lance, pour le compte de « Millénium« , dans une nouvelle enquête sur le trafic d’êtres humains en Europe de l’Est et du Nord.
Après un début d’idylle, leurs routes se sont séparées, mais pas pour longtemps. Le passé de Lisbeth ressurgit en faisant étrangement écho à l’enquête que mène Blomkvist et dont les ramifications vont le mener au coeur de l’histoire sombre et occultée de la Suède contemporaine.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Millénium – La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette – Tome 1 »

Après avoir porté à la bande dessinée le premier roman de la trilogie de Stieg Larsson, Sylvain Runberg entame l’adaptation du deuxième, La Fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette. Changement notable, le dessinateur Manolo Carot, signant Man, succède à José Homs, sous la supervision de ce dernier, la couleur étant confiée à Sébastien Gérard et Valérie Vernay.

Cette première partie déplace le centre de gravité vers Lisbeth Salander. Revenue en Europe avec la fortune acquise lors de l’affaire précédente, la hackeuse entend régler ses comptes avec son tuteur, tandis que Mikael Blomkvist prépare, pour le magazine Millénium, une enquête sur le trafic sexuel entre la Suède et les pays baltes.
L’assassinat de deux collaborateurs fait bientôt basculer Lisbeth Salander dans le rôle de suspecte, accusée de meurtre et livrée à la vindicte médiatique. Sylvain Runberg resserre habilement l’épais roman d’origine et fait remonter, par de brefs retours en arrière, l’enfance saccagée de son héroïne, jusqu’à cet homme, un chef de gang surnommé Zala, dont l’ombre explique le titre. Le récit gagne en épaisseur ce qu’il concède en enquête, en creusant la psychologie d’une femme que la société n’a cessé de broyer.

extrait bd Millénium - La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette - Tome 1

Au dessin, Manolo Carot relève le défi de la succession. Après quelques planches d’ouverture déroutantes, il retrouve l’atmosphère de la série, portée par la colorisation froide et brumeuse de Sébastien Gérard et Valérie Vernay, qui restitue la moiteur glauque du récit.

Ce nouveau cycle confirme la tenue du projet. On le recommandera aux amateurs de polars nordiques, aux lecteurs de Stieg Larsson et à ceux que fascine Lisbeth Salander.


La Pyramide de Ponzi

Album publié en 2018 aux éditions Delcourt.


Résumé éditeur

couverture bd La Pyramide de Ponzi

Le principe d’une pyramide de Ponzi est simple : payer aux premiers investisseurs des taux d’intérêts attractifs en utilisant l’argent des suivants.
Mais qui est Carlo Ponzi dont le nom est associé à cette arnaque ?
Boston 1903. Carlo Ponzi débarque avec moins de 3 dollars en poches. 17 ans plus tard, cet immigrant italien, issu d’une petite bourgeoisie de Parme sur le déclin, va devenir un véritable phénomène de la finance.
Il parvient à se hisser jusqu’aux plus hautes sphères sociales à la suite d’un parcours chaotique jalonné d’échecs et de rencontres, dont certaines avec des individus peu recommandables…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Pyramide de Ponzi »

Avec La Pyramide de Ponzi, Xavier Bétaucourt et Nathalie Ferlut retracent le parcours de Carlo Ponzi, immigré italien débarqué à Boston en 1903 avec moins de trois dollars, devenu en quelques années la coqueluche de la finance américaine. Le titre annonce la mécanique de l’arnaque, mais l’album s’attache d’abord à l’homme, à ses combines et à sa soif de reconnaissance.

Xavier Bétaucourt appuie son scénario sur l’autobiographie que Ponzi rédigea en 1936 durant son exil brésilien, et ce choix guide tout le récit. La voix off à la première personne installe une complicité trouble : on suit l’escroc de l’intérieur, séduit par son bagou avant de mesurer les dégâts. Le portrait ne juge pas, il expose, avec une ironie qui affleure à chaque revers. Le lecteur comprend le montage financier sans jamais se noyer dans la théorie, et le dossier placé en fin d’ouvrage éclaire ce que la fiction laissait dans l’ombre.

extrait bd La Pyramide de Ponzi

Nathalie Ferlut porte cette histoire par un trait vif, souple, qui se resserre sur les décors quand la scène l’exige et s’allège dès que le rythme s’emballe. Ses couleurs à l’aquarelle, posées au pinceau, restituent les tons du Boston des années 1920 et donnent aux visages une expressivité mobile.

En confiant le récit à la voix même de Ponzi, tirée de son autobiographie de 1936, l’album fait de nous les complices amusés puis lucides d’un homme qui n’a jamais cessé de croire à sa propre légende. Reste le vrai sujet, tapi sous la biographie : la crédulité collective, le mirage de l’argent facile, cette promesse américaine que Ponzi retourne à son profit.
L’album parle d’hier et résonne aujourd’hui, à l’heure des montages qui portent encore son nom. On le conseillera aux curieux d’histoire économique.

Nora – « La Maison de poupée »

Album publié en 1978 aux Editions des femmes.


Adapté de la pièce de théâtre « La Maison de poupée » d’Henrik Ibsen (publiée pour la première fois le 4 décembre 1879).

Cette bande dessinée, tirée de la pièce d’Henrik Ibsen, Maison de poupée et suivie du texte intégral, retrace l’histoire d’une déception, celle de Nora, qui pour sauver à son insu la vie de son mari, n’hésite pas à sacrifier son honneur en commettant un délit de falsification.
Lorsque la vérité éclate, le mari de Nora, riche directeur de banque, n’écoute que sa peur du scandale et ne renonce à répudier sa femme qu’une fois lavé de tout soupçon et les apparences sauves.
Trop tard : désabusée sur la véritable nature des sentiments de son mari, qui l’aime comme on joue à la poupée, Nora trouve le courage de claquer la porte du foyer familial.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Nora – « La Maison de poupée » »

Pas encore d’avis.

Holy F*ck

Album publié en 2026 aux Editions Albin Michel.


Adapté du roman Stella et l’Amérique de Joseph Incardona publié pour la première fois le 5 janvier 2024.

couverture bd Holy F*ck - le roman de Joseph Incardona en BD

Stella fait des miracles. Au sens propre.
Elle guérit malades et paralytiques, comme dans la Bible.
Le Vatican est aux anges !

Seul hic, le modus operandi : Stella guérit ceux avec qui elle couche.
Et Stella couche beaucoup, c’est même son métier…
Une sainte-putain, ça n’est pas très présentable. En revanche, une sainte-martyre dont on pourrait réécrire le passé…

À condition de réussir à mettre la main sur l’innocente Stella. C’est grand, l’Amérique.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Holy F*ck »

La BD sortira en septembre 2026.