Dracula
Album publié en 2022 aux Editions Glénat.
Résumé éditeur
Adapté du roman de Bram Stoker publié le 26 mai 1897.

Un chapitre inédit pour cette nouvelle édition du chef-d’œuvre gothique…
En 1897, le public découvre dans les pages d’un roman épistolaire écrit par Bram Stoker l’extraordinaire personnage de Dracula, être immortel qui se repaît du sang des vivants pour les transformer à leur tour en créatures maléfiques.
Si Stoker n’a pas inventé la figure du vampire, il lui a malgré tout conféré sa forme moderne en faisant du comte Dracula une figure iconique et emblématique inspirant des générations d’auteurs.
Et bien que le roman ne fût pas un best-seller immédiat, il connut un écho mondial à travers des adaptations cinématographiques cultes. Armé du brio graphique qu’on lui connaît, George Bess signe dans Bram Stoker Dracula une œuvre de virtuose qui démontre, une fois de plus, que Bess est sans conteste l’un des grands dessinateurs de la bande dessinée contemporaine.
Cette nouvelle édition vous fera découvrir une adaptation inédite de L’invité de Dracula, une nouvelle publiée bien des années après la mort de Bram Stoker. Ce superbe bonus de 15 pages est suivi d’études et de croquis.
La bd « Dracula » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Dracula »
Georges Bess offre avec son adaptation de Dracula une remarquable fidélité à l’œuvre fondatrice de Bram Stoker, tout en révélant sa propre vision du comte des Carpates. Publié chez Glénat, ce roman graphique de 208 pages constitue une adaptation grandiose du chef-d’œuvre gothique de 1897, démontrant une fois de plus que Georges Bess s’impose comme l’un des grands dessinateurs de la bande dessinée contemporaine.
L’adaptation de Georges Bess se distingue par son approche respectueuse du roman original, tout en simplifiant judicieusement sa structure complexe. Contrairement aux nombreuses interprétations cinématographiques qui ont romantisé le personnage, Georges Bess revient aux fondamentaux : son Dracula redevient un monstre sanguinaire immonde, une bête à abattre qui sème la folie partout où il passe. Cette vision s’inspire notamment du Nosferatu de Murnau, éloignant le comte de toute séduction pour en faire une créature maléfique et sanguinaire repoussante.

Le choix du noir et blanc confère une atmosphère gothique et inquiétante qui colle parfaitement à l’univers de l’œuvre. Georges Bess déploie un travail minutieux pour représenter le château sordide du vampire, les paysages inquiétants de la Transylvanie et les bas-fonds du Londres victorien. Son graphisme, tour à tour dense ou texturé, mais toujours noir, se joue en d’esthétiques constructions, des pleins et des vides pour distiller angoisse et peur.
Georges Bess, fort de son expérience acquise avec sa trilogie du Vampire de Bénarès, apporte sa propre perception du mythe. Son adaptation évoque la BD américaine horrifique, notamment Bernie Wrightson, et donne corps à un roman trop souvent caricaturé. L’atmosphère envoûtante, presque romantique, mais également sombre et baroque qu’il insuffle à cette BD est renforcée par des décors somptueux.


















