Adapté de la pièce de théâtre deFederico Garcia Lorca jouée pour la première fois 8 mars 1933.
Adapté de la célèbre pièce de Federico Garcia Lorca par Henrik Rehr et Cav Bøgelund, Noces de Sang vous plongera dans un univers où la poésie et le drame se mêlent, où chaque regard peut changer le destin, et où la beauté côtoie la fatalité. Le duo Henrik Rehr et Cav Bøgelund s’empare du chef-d’œuvre de Federico García Lorca pour en livrer une interprétation visuelle d’une intensité rare. À travers un noir et blanc magistral, ils parviennent à capturer toute la sève de la tragédie espagnole : la passion brûlante, le poids des traditions et la fatalité qui rôde. Rehr et Bøgelund subliment la poésie du texte original par une mise en scène graphique où chaque ombre et chaque regard crient l’imminence du drame.
La bd « Noces de sang » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Noces de sang »
Été 1940 : la France est occupée. Certains pourtant refusent la fatalité : à Paris, au cœur du musée de l’Homme, quelques ethnologues se réunissent, bientôt rejoints par des gens de tous horizons ― avocats, religieuses ou garagistes. Autour de Boris Vildé, d’Anatole Lewitsky, d’Yvonne Oddon, ces visionnaires posent les bases de la lutte qui mènera à la Libération : évasions de prisonniers, passages vers l’Angleterre ou la zone libre, et publication d’un journal clandestin, Résistance. Mais ces insoumis de la première heure seront bientôt trahis, dénoncés à la Gestapo et, pour beaucoup d’entre eux, exécutés.
Avec Des Vivants, Raphaël Meltz et Louise Moaty proposent un scénario d’une grande richesse et d’une profonde intégrité : aucun dialogue n’a été inventé, les paroles prononcées par les personnages sont les leurs. Au terme d’une vaste plongée dans d’innombrables documents d’époque ― mémoires, lettres, témoignages, entretiens, journaux… ― ils composent ce récit en s’effaçant derrière la sincérité et la force de ces voix disparues. Simon Roussin, grâce à une mise en scène subtile et un dessin d’une grande maîtrise, redonne vie à ces fragments d’Histoire, déployant avec justesse tout leur souffle romanesque. Ensemble, ils composent une fresque puissante, rigoureuse et émouvante. Surgi très tôt, trop vite détruit, le réseau du musée de l’Homme est peu à peu sorti de la mémoire collective. Cet album hors normes, à la fois enquête historique, roman de guerre et épopée grandiose, rend ainsi hommage à des hommes et des femmes emportés un jour par cette injonction formidable : résister. Une folle audace autant qu’une évidence ; l’unique moyen, au-delà de tout, de rester vivants.
La bd « Des Vivants – Le réseau du musée de l’Homme, 1940-42 » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Des Vivants – Le réseau du musée de l’Homme, 1940-42 »
Des Vivants retrace l’histoire du réseau de résistance du Musée de l’Homme, actif entre 1940 et 1942. Lauréat du Prix Cases d’Histoire 2021 et du Prix du Jury au Festival d’Angoulême, cet album s’impose d’emblée comme une œuvre à part dans le paysage de la bande dessinée historique.
Raphaël Meltz et Louise Moaty ont relevé un défi rare : aucun dialogue n’a été inventé. Les paroles prononcées par les personnages (Boris Vildé, Anatole Lewitsky, Yvonne Oddon et leurs compagnons) sont les leurs, extraites de lettres, mémoires, témoignages et journaux d’époque. Ce parti pris narratif, loin de figer le récit, lui confère une densité émotionnelle saisissante. On n’assiste pas à une reconstitution : on entend des voix réelles résonner depuis l’abîme.
Du refus de l’armistice en juin 1940 aux condamnations du 17 février 1942, l’album suit pas à pas la structuration d’une résistance improvisée évasions, passages vers la zone libre, diffusion du journal clandestin Résistance, avant que trahisons et arrestations n’anéantissent le réseau.
Plutôt que de recourir à des teintes sépia ou à un réalisme convenu, Simon Roussin déploie une palette chromatique originale et immédiatement reconnaissable, qui confère à l’ensemble une atmosphère singulière. Ce choix créé une distance poétique qui préserve la dignité des disparus sans jamais verser dans la complaisance mémorielle.
Des Vivants renouvelle le genre de la bande dessinée historique en refusant tout héroïsme fabriqué. Indispensable aux amateurs d’histoire, mais tout autant à quiconque croit encore au pouvoir de la forme pour dire la résistance humaine.
Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale
En juin 1940, la France s’effondre sous les coups de l’armée allemande. Tandis que le gouvernement cherche la voie de l’armistice, un général encore peu connu refuse la défaite : Charles de Gaulle. L’album retrace ces jours décisifs où, isolé au sein de l’état‑major, il tente en vain de convaincre les responsables politiques de continuer la lutte avant de gagner Londres.
De ses derniers combats sur le front à son départ précipité pour l’Angleterre, le récit suit pas à pas la naissance de « l’homme du 18 juin » : ses hésitations, sa solitude, ses premiers alliés britanniques, puis l’appel à la résistance lancé depuis la BBC, entendu par peu mais appelé à entrer dans l’Histoire. En parallèle, la BD montre la France coupée en deux, les soldats démobilisés, les civils déroutés et le jeu ambigu des dirigeants officiels.
Entre biographie et fresque historique, ce volume met en scène la naissance de la France libre et le moment où un officier marginal devient le symbole du refus et de l’espérance pour tout un pays.
La bd « L’homme du 18 juin – Charles de Gaulle » disponible ici
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Adapté du conte de Rudyard Kipling publiée pour la première fois en octobre 1902.
Suivez l’enfant d’éléphant à l’insatiable curiosité dans un périple initiatique, marqué par une rencontre édifiante avec un crocodile ! Une fable mordante, issue du recueil Histoires comme ça de Kipling, sublimement adapté par Yann Dégruel. Pour les plus petits. Jadis, l’éléphant n’avait pas de trompe, rien qu’un tout petit nez, épais comme une botte. À cette même époque vivait un enfant d’éléphant, très curieux. Il posait toujours des questions mais ne recevait pas de réponse. Alors il décida de découvrir par lui-même ce que le crocodile mangeait pour son dîner…
La bd « L’Enfant d’éléphant » disponible ici
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Après son ambitieuse adaptation de Sans famille d’Hector Malot en six tomes, Yann Dégruel se tourne vers un conte de Rudyard Kipling tirée du recueil Histoires comme ça (1902) : L’Enfant d’éléphant. Ce conte, l’un des plus fameux de Kipling, raconte l’origine fantaisiste de la trompe des éléphants à travers le périple d’un éléphanteau animé d’une curiosité insatiable une curiosité que sa famille punit à coups de gifles, jusqu’à ce qu’il parte seul en quête de réponses au bord du grand fleuve. Concernant le scénario, Yann Dégruel adapte le texte de Rudyard Kipling avec fidélité, conservant l’humour vif et les dialogues savoureux de l’auteur. Le ton, celui de la fable africaine, use d’un style littéraire légèrement désuet qui constitue une première incursion bienvenue dans les belles-lettres pour les jeunes lecteurs. La curiosité du héros, moteur dramatique de l’intrigue, interroge en creux la place de l’enfant face à l’autorité adulte.
C’est cependant sur le plan graphique que l’album révèle toute sa singularité. Yann Dégruel travaille avec des crayons gras et des craies sur un support cartonné marron, obtenant un rendu doucement pâteux d’une grande chaleur, le tout dans un format carré original. Cette texture évoque les arts premiers et ancre visuellement le récit dans l’Afrique imaginaire de Rudyard Kipling. La palette de teintes chaudes (ocres, bruns, rouges) enveloppe chaque page d’une lumière solaire, en parfaite cohérence avec l’atmosphère du conte. Petits et grands se laissent charmer par cette escapade africaine richement mise en images, où la gaieté du trait compense avec bonheur l’exigence stylistique du texte original. Un album à recommander dès six ans, idéal pour une lecture partagée.
L’adaptation du roman de Maurice Leblanc publié pour la première fois en novembre 1912.
Le gentleman cambrioleur est de retour dans une de ses plus célèbres aventures… entre vengeance, scandales et secret d’État !
Un cambriolage qui tourne mal, un jeune homme arrêté et menacé de la guillotine et, caché dans un bouchon de cristal, une liste de députés et sénateurs corrompus qui suscite toutes les convoitises… Pour Arsène Lupin et son fidèle Grognard, c’est le début d’une nouvelle aventure où corruption, scandale politique et pouvoir des médias se mêlent au désir de vengeance… Une adaptation moderne et trépidante d’un des chefs-d’œuvre de Maurice Leblanc.
La bd « Arsène Lupin – Le bouchon de cristal » disponible ici
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Adapté du conte des Frères Grimm publié le 20 décembre 1812.
Abandonnés par leurs parents dans la forêt, Hänsel et Gretel s’enfoncent dans les bois et trouvent une maison faite de pain et de gâteau, avec des fenêtres en sucre. Tandis que les enfants en dégustent des morceaux, une vieille femme sort de la maison et leur dit : – Hé, mes chers enfants, qui vous a amenés ici ? Entrez donc chez moi, il ne vous arrivera aucun mal.
La bd « Hänsel et Gretel » disponible ici
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Adapter Hänsel et Gretel après deux siècles d’illustrations édulcorées relevait d’une gageure. Lorenzo Mattotti, peintre et auteur de bande dessinée né à Brescia en 1954, s’est fait connaître dès 1984 avec Feux, œuvre expressionniste saluée comme un jalon de la nouvelle génération italienne. C’est fort de cette sensibilité au noir et à la tension visuelle qu’il s’empare du conte des frères Grimm. Le héros de cette histoire, c’est l’enfant lui-même aux prises avec un monde qu’il lui faudra affronter : la crainte de la séparation, l’angoisse de l’abandon. Lorenzo Mattotti ne gomme rien de la cruauté originelle misère, infanticide frôlé, prédation de la sorcière et restitue au conte sa fonction première : traverser la peur pour mieux s’en affranchir.
Lorenzo Mattotti impose un va-et-vient entre un texte imprimé sur fond virginal et, une fois la page tournée, une image barbouillée à l’encre des cauchemars. Au cœur d’un entrelacs de branches se déploie, en double page, un monde noir et mystérieux où foisonnent des formes menaçantes et torturées. Oser le noir absolu dans un album jeunesse, en faisant des espaces blancs un amplificateur du tragique, est une démarche qui bouleverse les attentes du genre. Du début à la fin, le blanc est source de disparition et de mort sauf à la dernière page, où il sépare enfin cieux et terre, laissant les enfants libres.
Cet album s’adresse moins aux très jeunes enfants qu’aux adolescents et aux adultes capables d’accueillir une œuvre exigeante. Lorenzo Mattotti signe une vision radicale et cohérente, qui rend au conte des Grimm sa noirceur fondatrice sans jamais sacrifier la beauté formelle.
« Nous ne nous battions pas pour l’Angleterre ou la France… Nous voulions récupérer notre pays. »
Leur patrie est détruite. Ils n’ont plus rien à perdre. Alors, comment ces pilotes assoiffés de vengeance peuvent-ils combattre ? En devenant le 303e escadron de chasse polonais « Kosciuszko », l’unité de la RAF la plus victorieuse de la bataille d’Angleterre !
La bd « 303 Squadron » disponible ici
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Adapté du roman de H.G. Wells publié le 17 avril 1896.
Second tome de l’adaptation du roman de H.G. Wells qui constitue, comme le Frankenstein de Mary Shelley, un avertissement sur les questions éthiques que pose la science et sur la notion même d’humanité.
Edward Prendick, unique survivant d’un naufrage, tente d’en savoir plus sur les expériences de vivisection que mène le docteur Moreau, assisté de Montgomery, depuis les nombreuses années qu’ils sont installés sur l’île. Il découvre qu’ils y élaborent de véritables chimères, mi-homme mi-bête, et les rassemblent dans une communauté soumise à la férule d’une loi sévère édictée par leur créateur…
La bd « L’Île du docteur Moreau – Tome 2 » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Île du docteur Moreau – Tome 2 »
Second et dernier volet de l’adaptation du roman de H.G. Wells, ce tome 2 s’impose comme un avertissement sur les questions éthiques que pose la science et sur la notion même d’humanité, un écho saisissant aux débats contemporains sur le clonage et les OGM.
Là où le premier opus instillait le doute et le mystère, ce volume bascule résolument dans la confrontation. Edward Prendick mesure ici les conséquences du projet du savant fou, lequel hybride des bêtes et des hommes, dominant son étrange ménagerie par une série de principes quasi religieux visant à contenir les comportements bestiaux. Cette dimension confère au récit une profondeur philosophique inattendue, interrogeant la frontière entre conditionnement et humanité véritable.
Stéphane Tamaillon a choisi de ne pas trahir le roman original ni de risquer l’anachronisme, injectant la modernité davantage dans la narration et le traitement graphique que dans le fond. Ce parti pris de fidélité porte ses fruits : la montée vers le chaos final, la chute de Moreau et la solitude de Prendick sur l’île dévastée atteignent une intensité dramatique réelle. Stéphane Tamaillon réussit à maintenir le suspense jusqu’au bout.
Graphiquement, JoelLegars souligne que Prendick s’enfonce dans l’horreur, perdant ses derniers repères d’homme civilisé, et que cette seconde partie est plus noire, plus violent. La palette crépusculaire d’Anna Conzatti accompagne cette descente, les tons ocres et les ombres envahissantes traduisant visuellement l’effondrement de l’ordre moral.
Un diptyque accompli, recommandé à quiconque souhaite (re)découvrir H.G. Wells par le prisme de la bande dessinée.
Adapté du roman de H.G. Wells publié le 17 avril 1896.
Suite à un naufrage, Edward Prendick est secouru par un navire faisant route vers une île tropicale. À son bord, il côtoie Montgomery, l’assistant du docteur Moreau, un scientifique dont le travail est centré sur la vivisection. Prendick découvre bientôt que les deux hommes se livrent depuis des années à des expériences sur les animaux dans le but de développer chez eux des compétences humaines.
La bd « L’Île du docteur Moreau – Tome 1 » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Île du docteur Moreau – Tome 1 »
Cent vingt-cinq ans après la parution originale du roman de H. G. Wells, L’Île du docteur Moreau renaît sous la forme d’un diptyque en bande dessinée, publié par Delcourt dans sa collection Ex-Libris, dédiée aux classiques de la littérature mis en images par le neuvième art. Classique de la littérature fantastique, le roman de H. G. Wells reproduisait les inégalités humaines en les amplifiant dans un conte philosophique saisissant, où l’homme apparaît proche de l’animal, toujours fasciné par la cruauté. Stéphane Tamaillon s’empare de ce matériau avec une fidélité scrupuleuse à l’esprit de l’œuvre.
Le rythme, relativement lent, accentue la tension dramatique : petit à petit, la curiosité se transforme en surprise avant de laisser place au mystère et au malaise. Ce premier tome pose les jalons avec une efficacité certaine. Le récit ne souffre d’aucun temps mort, et démontre que la face sombre du scientisme propre à la fin du XIXe siècle n’a rien perdu de sa modernité pour interroger les démons actuels.
Sur le plan graphique, la mise en image de Joel Legars convainc par sa modernité, sa lisibilité et l’élégance des attitudes des personnages, entre chaleur et expressivité théâtrale. Le traitement des décors adopte une technique plus traditionnelle, tandis que la palette chromatique d’Anna Conzatti installe une atmosphère sombre et brumeuse, baignée d’une lumière de crépuscule très présente. L’île de Moreau n’est jamais un paradis, mais toujours une menace voilée. La tension s’installe dès les premières pages et culmine dans la scène chaotique qui clôt ce premier tome, laissant le lecteur impatient de la suite.
Adapté du roman d’Alain Damasio publié le 3 mars 2004.
Les hordiers sont enfin arrivés à camp Bòban, où ils retrouvent leurs parents. Mais le plus dur reste à faire. Cet avant-dernière tome époustouflant est un véritable vertige de lecture.
Enfin arrivés à camp Bobàn, les hordiers retrouvent leur parents, vieillis et désabusés, après leur échec face à l’infranchissable Norska. C’est maintenant à eux de tenter leur chance, même si la tentation du repos au sein de ce havre de paix est puissante. Et c’est au cœur des plus hauts sommets enneigés que Sov apprendra qu’il y a parfois plus difficile encore à affronter que les éléments déchaînés.
La bd « La Horde du Contrevent – Tome 5 – Norska » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Horde du Contrevent – Tome 5 – Norska »
La BD sortira en octobre 2026.
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