Putzi
Album publié en 2024 aux Editions Futuropolis.
Résumé éditeur
Adapté du roman de Thomas Snégaroff publié le 1 octobre 2020.

Marchand d’art dans le New York bohème des années 1910, musicien à ses heures, Ernst Hanfstaengl devint dix ans plus tard le confident et le pianiste d’Hitler.
Cet excentrique était fasciné par le chef des nazis, à qui il offrit de l’argent notamment pour remettre à flot l’organe de presse du mouvement, le Völkischer Beobachter.
Il lui fit rencontrer la famille Wagner. Il rêvait d’honneurs et d’une alliance entre l’Allemagne et les États-Unis, ses deux patries.
Nommé responsable de la presse étrangère du Reich en 1933, il crût à son destin. Jalousé par Goebbels et Göring, il n’obtint que la disgrâce. Son incroyable exil le conduisit au président Roosevelt, qui fit de lui son principal informateur sur le Fuhrer.
Traître pour les uns, bouffon sans conséquence pour les autres, il fut l’un des artisans du mal.
Thomas Snégaroff s’est allié avec Louison (Marilyn, dernières séances) pour adapter son roman à succès en bande dessinée.
La bd « Putzi » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Putzi »
Putzi est une adaptation en bande dessinée du roman historique de Thomas Snégaroff, publié par Futuropolis en juin 2024. Elle est illustrée par Louison, autrice également de « Marilyn, dernières séances ». Ce récit raconte la vie extraordinaire d’Ernst Hanfstaengl, surnommé « Putzi ».
Une histoire d’ambition et d’aveuglement
Né d’un père allemand et d’une mère américaine, Putzi était un homme de Weimar : marchand d’art, pianiste, polyglotte. Dans les années 1920, il rencontre Adolf Hitler. Fasciné par cet agitateur politique, Putzi lui finance son journal, le Volkischer Beobachter, et l’introduit dans les salons munichois cultivés. Il rêve d’honneurs. Il croit façonner l’histoire.
Ce que Thomas Snégaroff, expose magnifiquement : Putzi n’a jamais vraiment compris qu’il servait le mal. Il se voyait comme un sage guide auprès d’un génie. Après sa disgrâce en 1934, exilé, il s’estimait victime. C’est l’histoire d’un intellectuel rongé par l’ambition, incapable de voir la réalité qu’il nourrissait.

Le dessin de Louison surprend : naïf, légèrement grotesque, presque enfantin pour un sujet si grave. Ce contraste fonctionne parfaitement. Il rend Putzi pathétique et presque touchant. Les couleurs dominantes (rouges et verts) créent une atmosphère onirique, dissonante. Le géant maladroit semble perdu dans un cauchemar qu’il ne peut pas nommer.
Cette bande dessinée s’adresse aux lecteurs intéressés par l’histoire, ceux qui se questionnent sur comment les idéologies totalitaires s’enracinent. Pas de jugement moralisateur. Juste des faits.











