Une enquête en profondeur sur la galaxie Maga et ses membres les plus influents.
Après ses premiers ouvrages sur Poutineet Musk, Darryl Cunningham nous livre une vaste enquête, extrêmement documentée, sur le mouvement MAGA et ses membres sulfureux, Steve Bannon, Stephen Miller, Kash Patel ou Pete Hegseth en tête. Un ouvrage incontournable et passionnant pour tout comprendre de ces inquiétantes personnalités qui, désormais, dominent le monde.
La bd « MAGA et la cour du roi Trump – Enquête au coeur de l’empire du chaos » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « MAGA et la cour du roi Trump – Enquête au coeur de l’empire du chaos »
La vie de Charles Bukowski en BD (16 aout 1920 / 9 mars 1994).
Charles Bukowski, poète et écrivain américain, à la fois adulé et contesté par la critique, est usé par la vie, l’alcool, les errances sans fin. Son unique réconfort lui vient de sa fille, Marina, puis de Linda, la femme qui l’accompagnera jusqu’à la fin de sa vie. Par le récit des rencontres avec les femmes qui ont croisé son existence, ses voyages à travers l’Amérique, ses années de souffrance et ses divers petits boulots, Flavio Montelli imagine avec affection le bilan d’un homme affaibli mais apaisé sur sa vie, une façon de (re)découvrir l’auteur des Contes de la folie ordinaire ou des Souvenirs d’un pas grand-chose.
La bd « Goodbye Bukowski » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Goodbye Bukowski »
Premier roman graphique de Flavio Montelli, jeune auteur italien né à Ravenne en 1984, Goodbye Bukowski s’attaque à un sujet vertigineux : mettre en images la vie de Charles Bukowski, poète maudit et romancier culte de la littérature américaine. Publié d’abord en Italie en 2012, l’album paraît en France chez Casterman en janvier 2014.
Le roman graphique saisit Bukowski à un tournant décisif : la cinquantaine, au moment où il tente de percer en littérature, père d’une fillette de six ans, s’abîmant chaque jour un peu plus dans l’alcool et la solitude. Par anecdotes juxtaposées, le récit revient sur les moments et les personnages marquants de son existence : l’écriture, l’alcool et l’addiction, les femmes, les petits boulots dégradants, et ce lien viscéral entre la page blanche et la bouteille. Cette structure délibérément fragmentée, non chronologique, construite par éclats de mémoire épouse parfaitement la prose hachée et percutante que Bukowski lui-même pratiquait.
À la première personne et en noir et blanc, d’un trait à la fois léger et très personnel, Flavio Montelli tient la chronique de ce destin littéraire hors norme. Le choix du noir et blanc n’est pas anodin : il ancre l’œuvre dans une austérité visuelle qui fait écho à l’univers dépouillé de l’écrivain, aux bars miteux et aux chambres de Los Angeles. Les vues de Los Angeles constituent d’ailleurs ce qu’il y a de plus réussi visuellement, conférant au récit une atmosphère urbaine et mélancolique saisissante.
Provocateur, jaloux, excessif, désaxé, alcoolique, mais aussi désemparé et touchant Flavio Montelli ne cherche pas à réhabiliter ni à condamner son sujet, mais à le tenir dans toute son ambivalence. Recommandé aux lecteurs curieux de littérature américaine alternative, qui trouveront ici une porte d’entrée singulière vers l’univers de Bukowski.
Dans le clair-obscur d’un Paris vibrant, entre jazz, amour et fulgurances créatives, se dessine le destin d’un homme hors du commun.
Boris Vian.
Écrivain, musicien, inventeur de mondes… mais aussi homme fragile, hanté par le temps qui lui échappe. De l’enfance insouciante aux nuits fiévreuses de Saint-Germain-des-Prés, ce roman graphique de Nataël et Béja nous plonge au cœur d’une vie intense, traversée par le doute, l’ironie et une soif insatiable de vivre.
À travers un récit sensible et visuellement envoûtant, « L’Avis de Vian » explore les contrastes d’un génie inclassable : la légèreté face à la gravité, le rire contre l’ombre, la création comme ultime réponse à l’urgence de vivre.
Une œuvre à la fois hommage et immersion qui nous rappelle que certaines vies brûlent plus fort… parce qu’elles brûlent plus vite.
La bd « L’Avis de Vian » disponible ici
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Adapté de l’œuvre de George Sand publiée le 7 aout 1837.
Indiana a épousé pour son malheur un officier en retraite, antipathique et autoritaire. Elle vit avec lui dans la tristesse d’un château de province. T out la dispose à se laisser séduire par l’amour : Raymon qui possède la fougue et la jeunesse que n’a plus son mari. Hélas, cette aventure (et son amant) s’avère bien décevante. Alors que tout prédestinerait l’héroïne à une fin tragique, elle trouvera le réconfort et la sérénité sur l’île Bourbon, dans la compagnie de son cousin Ralph. Une intrigue amoureuse fougueuse et délicate, une étude des mœurs incisive, une charge contre l’oppression dont les femmes sont victimes font d’Indiana un classique de la littérature féministe.
La bd « Indiana » disponible ici
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Près de deux siècles après la parution du roman fondateur de George Sand, Claire Bouilhac et Catel relèvent le défi de transposer en bande dessinée ce premier cri féministe de la littérature française. Le résultat, publié chez Dargaud en septembre 2023, est une adaptation aussi rigoureuse qu’intelligente. Le dispositif narratif adopté par le duo est original : un prologue et un épilogue dessinés par Catel mettent en scène George Sand elle-même en 1832, puis en 1854 à Nohant encadrant l’adaptation proprement dite illustrée par Claire Bouilhac. Cette mise en abyme établit un dialogue entre la romancière et son héroïne, soulignant combien Indiana est une projection à peine voilée des combats personnels d’Aurore Dupin : contre le mariage-prison, contre la prédation masculine, pour le droit de vivre selon ses propres désirs. Thématiquement, l’adaptation ne trahit rien de la densité de l’œuvre originale. Elle restitue la polysémie du roman drame romantique, critique sociale, manifeste féministe tout en resserrant habilement le récit autour des protagonistes essentiels : Indiana, épouse captive du colonel Delmare, Raymon de Ramière le séducteur manipulateur, et l’énigmatique Ralph, dont l’amour silencieux finit par s’imposer. Graphiquement, Claire Bouilhac adopte un semi-réalisme intemporel, ancré dans la tradition franco-belge, où le trait fin et expressif sert les émotions des personnages. La palette chromatique, aux teintes volontairement contenues, restitue l’atmosphère étouffante de la Brie et contraste avec la lumière de l’île Bourbon, espace de liberté retrouvée.
Une porte d’entrée idéale vers George Sand, destinée aux lecteurs en quête d’un premier contact avec la littérature romantique engagée.
La Libération en BD par un Français Libre du 1er BFM Commando. Superbement restauré pour le 60ème anniversaire, cette étonnante bande dessinée d’époque, réalisée à partir d’esquisses croquées sur le vif par Maurice Chauvet, engagé volontaire dans le fameux 1er BFM Commando, allie à une esthétique délicieusement rétro l’exactitude d’un document historique rare : du célèbre centre d’entraînement commando d’Achnacarry, en Ecosse, à la Libération de Paris, en passant par les plages de Normandie, Maurice Chauvetétait au coeur de l’action, une action qu’il nous fait revivre avec l’émotion du combattant qu’il était alors, et le talent du peintre de l’Armée qu’il allait devenir.
La bd « Fusilier marin commando de la France libre » disponible ici
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Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale
Cet album retrace dans ses moindres détails la préparation et le débarquement allié du 6 juin. Conçu comme une véritable reconstitution, il s’appuie sur une documentation technique précise pour faire revivre l’Opération Overlord.
La bd « 6 Juin 1944 – Overlord, Le Débarquement En Normandie » disponible ici
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Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale
Adapté des cahiers de Louis Barthas publié le 11 novembre 1978 aux éditions Maspero.
Cent ans après la fin de la Première Guerre mondiale, et quarante ans après la première publication des Carnets de Guerre de Louis Barthas, Fredman propose une remarquable adaptation graphique de cet ouvrage mythique.
Tonnelier originaire de l’Aude, Louis Barthas est envoyé au front dès 1914. Démobilisé en 1919, il met au propre ses notes prises tout au long du conflit. Militant socialiste et écrivain à son insu, le caporal Barthas a observé jour après jour la vie dans les tranchées : les rats, la boue, les bombes… Avec une plume extraordinaire et un étonnant sens de l’humour, il décrit les poilus livrés en masse à une mort anonyme, les chefs assoiffés de gloire, mais aussi les Allemands, qu’on appelle » ennemis » mais avec lesquels on fraternise à l’abri des regards.
Publiés aux éditions Maspero en 1978, les Carnets de guerre de Louis Barthas sont devenus un classique, traduit dans de nombreux pays. Fredman met son trait au service de cette œuvre unique. Composée d’extraits soigneusement sélectionnés, respectant l’esprit et la lettre des Carnets originaux, son adaptation graphique donne une nouvelle vie à ce témoignage exceptionnel.
La bd « Les Carnets de guerre de Louis Barthas » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Carnets de guerre de Louis Barthas »
Un siècle après l’Armistice, le dessinateur Fredman relève un défi : adapter en roman graphique les 1 732 pages que le caporal tonnelier Louis Barthas consigna sur dix-neuf cahiers d’écolier entre 1914 et 1919. Le pari est tenu avec intelligence et sobriété. L’adaptation ne trahit pas l’original. Fredman sélectionne des extraits avec rigueur, conservant la voix directe de Barthas : précise, lucide, parfois mordante. Le résultat est un roman graphique atypique, presque sans dialogues, où c’est le texte du poilu lui-même qui porte la narration sur 278 pages. Ce dispositif confère à l’œuvre une authenticité documentaire : on n’assiste pas à une reconstitution fictive, mais à un témoignage mis en images. Thématiquement, l’album restitue ce qui fait la singularité de Louis Barthas parmi les récits de la Grande Guerre : un regard résolument antimilitariste et humaniste. La dénonciation des officiers incompétents, la fraternisation avec les soldats allemands, la solidarité entre hommes du rang transcendent la chronologie des batailles (Lorette, Verdun, la Somme, le Chemin des Dames)
Graphiquement, le choix du dessin crayonné à dominante sépia est magnifique. Le trait expressif de Fredman, documenté sans être pesant, épouse la tonalité mémorielle du texte. À ranger aux côtés des œuvres de Tardi sur la Grande Guerre, cet album s’adresse aussi bien aux amateurs de BD historique qu’aux enseignants cherchant un support pédagogique rigoureux et bouleversant.
Un bel album bilingue breton/français, afin de faire revivre Anjela au travers de ses mots et sous le trait déterminé et poétique des dessins de Christelle Le Guen. Vous découvrirez ou redécouvrirez Añjela Duval, les pieds dans la terre trégoroise aimée de ses ancêtres, la tête dans les étoiles … Dans ce roman graphique d’une centaine de pages (moitié en breton, moitié en français), elle vous parlera de son attachement à la Bretagne, au monde rural, à sa langue.
Elle vous parlera de son amour des gens simples … Au fil des pages, d’extraits de sa correspondance et d’entretiens, au travers de ses poèmes, vous sentirez l’esprit d’Anjela qui inspire encore et toujours par sa force, sa pertinence et sa fraîcheur .
La bd « Anjela Duval » disponible ici
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Il fallait une certaine audace pour mettre en images la vie d’Anjela Duval (1905–1981), paysanne-poétesse bretonne dont l’œuvre, écrite en langue bretonne, est devenue un symbole de résistance culturelle et d’attachement viscéral à la terre. En 2018, l’association Mignoned Anjela confie ce défi à Christelle Le Guen, illustratrice, pour un roman graphique bilingue breton/français de 108 pages. Le pari est tenu avec une remarquable justesse. L’originalité de la démarche tient à ce que chaque texte, chaque lettre reproduite est d’Anjela elle-même : ce sont ses mots, rien que ses mots. Puisant notamment dans la correspondance adressée à Ivona Martin sur près de vingt ans, Christelle Le Guen ne biographie pas : elle convoque. La poétesse parle de la terre, de la langue bretonne menacée, des inégalités sociales, de la nécessité absolue de la poésie. Des thèmes d’une remarquable actualité, qu’il s’agisse du métier de paysan, du soin à accorder à la terre, ou de la grandeur des peuples qui défendent leur langue.
Le noir et blanc très contrasté, les cases de tailles variables, et parfois un détail agrandi à la loupe (un insecte, un œil, des mains, une botte de foin) confèrent au dessin une texture quasi tactile, en résonance directe avec le monde paysan d’Anjela. Le trait est vif, déterminé, jamais illustratif : il amplifie l’émotion des textes.
Une BD pour qui s’intéresse à la Bretagne, à la poésie et une porte d’entrée lumineuse pour ceux qui ne connaissent pas encore cette voix singulière.
Orateur hors-pair, grand humaniste et fondateur du journal L’Humanité, Jean Jaurès est une figure de proue du socialisme français dont le nom incarne pour beaucoup l’opposition à la guerre qui s’annonce en 1914. Alors que le monde est sous tension après l’assassinat de l’archiduc Ferdinand, Jaurès met tout son poids politique dans ce combat pour la paix et finit assassiné à l’aube de cette grande guerre qu’il redoutait. Cet engagement ultime est le point d’orgue d’une carrière politique au service des exclus et des persécutés commencée dans les années 1880 par un soutien enflammés aux mineurs grévistes de Carmaux.
Vincent Duclert apporte son regard expert à Jean-David Morvan et Rey Macutay pour nous offrir le portrait détaillé et passionnant de cette figure universelle du socialisme et du pacifisme, dont s’inspirent encore nos dirigeants actuels.
La bd « Jaurès » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Jaurès »
Issu de la collection coéditée par Glénat et Fayard, ce quatrième tome choisit de saisir Jean Jaurès au crépuscule de sa vie : l’album s’ouvre sur l’attentat de Sarajevo le 28 juin 1914 et s’achève sur l’assassinat de Jaurès le 31 juillet de la même année. Un choix fort, qui transforme ces cinquante planches en compte à rebours haletant vers une mort annoncée.
Au niveau du scénario, Jean-David Morvan et Frédérique Voulyzé ont relevé le défi de rendre intelligible le personnage tout en respectant le format réduit de la bande dessinée. Plutôt que d’esquisser une biographie exhaustive, le scénario concentre son énergie sur l’engagement pacifiste du tribun socialiste, laissant les flash-backs évoquer sobrement ses combats antérieurs (les mineurs de Carmaux, la séparation de l’Église et de l’État, la fondation de L’Humanité). L’album intègre de nombreux discours de Jaurès, ce qui lui confère un contenu extrêmement riche, ouvrant une réflexion profonde sur la montée vers la guerre et sur les efforts du député pour préserver la paix.
Graphiquement, le style réaliste de Rey Macutay et la mise en couleurs de Walter offrent une immersion totale dans la Belle Époque, fidèle à l’abondante iconographie disponible sur cette période. Les tons chauds et la précision des décors relient le lecteur à une France d’avant-guerre vibrante de tensions. L’album se clôt sur un dossier signé Vincent Duclert, spécialiste de Jaurès et de la IIIe République, qui prolonge et enrichit la lecture. Destiné aussi bien aux passionnés d’histoire ainsi qu’aux lecteurs désireux de comprendre les racines du socialisme républicain français.
D’après le roman de Colette publié pour la première fois le 13 juillet 1923.
Phil a seize ans et Vinca quinze. Chaque année, ils passent leurs vacances ensemble en Bretagne, presque comme frère et soeur. Mais cet été-là, c’est l’amour qui commence à naître entre eux. Pourtant, lorsque la mystérieuse Mme Dalleray fait irruption dans la vie de Phil, elle éveille en lui un désir aussi troublant qu’inattendu, et ce glissement vers l’interdit menace ce qui liait jusque-là les deux adolescents…
La bd « Le blé en herbe » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le blé en herbe »
La BD sortira en juin 2026.
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