Album publié en 2026 aux éditions Les Printanières.
Résumé éditeur
L’enquête choc qui dénonce l’attitude des politiques, entre inertie, omerta et déni !
Entre 2015 et 2021, dans un coin de campagne près de Nantes, 25 enfants développent un cancer. 7 meurent.
Les autorités concluent à l’absence de cause identifiable. Les familles, elles, refusent de croire au hasard. Ailleurs, d’autres enfants sont touchés par des maladies rares, inexpliquées… Pendant des années, les familles et leurs proches enquêtent. Elles découvrent un labyrinthe de procédures, d’expertises contradictoires, de silences institutionnels et d’intérêts économiques. À chaque nouvelle piste, la même question revient : qui protège réellement la santé publique ?
Chercheuse en toxicologie, Laurence Huc raconte de l’intérieur ce que deviennent les alertes sanitaires lorsqu’elles dérangent. Son enquête dessine le portrait d’une société confrontée à ses propres pollutions et d’un système qui peine à regarder leurs conséquences en face.
Une histoire vraie. Un combat pour la vérité. Et une question qui nous concerne toutes et tous : combien d’enfants faudra-t-il encore avant d’agir ?
La bd « Pesticides – Leurs ravages sur la santé des enfants » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Pesticides – Leurs ravages sur la santé des enfants »
Jean-Paul Sartre en BD (21 juin 1905 / 15 avril 1980).
À l’occasion des 35 ans de la mort de ce maître de philosophie, découvrez sa biographie dessinée par deux jeunes auteures talentueuses. Figure emblématique de la littérature et de la philosophie française, Sartre fut une personnalité à part : libre penseur et révolutionnaire, c’était un homme moderne qui refusait les honneurs. Ce livre retrace avec émotion son engagement politique, ses écrits, sa relation fusionnelle avec Simone de Beauvoir, la création du mouvement existentialiste, etc. La biographie dessinée d’un des plus grands philosophes du XXe siècle.
La bd « Sartre – une existence, des libertés » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Sartre – une existence, des libertés »
Publié à l’occasion des trente-cinq ans de la disparition de Jean-Paul Sartre, cet album retrace la vie du philosophe de sa petite enfance à son refus du prix Nobel de littérature. Le scénario est signé Mathilde Ramadier, dont la formation de normalienne et de philosophe se révèle un atout précieux pour affronter un sujet aussi exigeant, tandis qu’Anaïs Depommier assure le dessin et les couleurs de ce qui constitue son premier ouvrage.
Mathilde Ramadier fait le choix de la chronologie et affronte la principale difficulté du genre, restituer une vie faite de pensée pure. Sa solution consiste à privilégier le dialogue et la mise en scène des rencontres, car suivre Jean-Paul Sartre, c’est croiser toute une génération d’écrivains, d’Albert Camus à Raymond Queneau, de Boris Vian à Maurice Merleau-Ponty. La relation avec Simone de Beauvoir, dans sa liberté revendiquée, occupe une place centrale et éclaire la cohérence entre la philosophie existentialiste et l’existence menée. L’ouvrage n’élude pas la dimension de l’homme public, cet intellectuel engagé sans cesse appelé à trancher les débats de son temps.
Le dessin d’Anaïs Depommier, précis et délicat, prête à chaque figure les traits reconnaissables de son modèle, ce qui ancre le récit dans une réalité identifiable. Ses rares grandes compositions offrent des respirations bienvenues après les passages les plus théoriques.
L’album s’adresse aux lecteurs souhaitant une première approche de Jean-Paul Sartre, aux étudiants en philosophie et aux curieux de la vie intellectuelle française.
Inspiré partiellement du roman La nausée de Jean-Paul Sartre publié en avril 1938.
Ce nouveau volume de l’anthologie Robert Crumbrassemble des histoires publiées dans le magazine Weirdo, créée avec sa femme, Aline Kominsky, au début des années 80. Elles marquent une évolution du dessinateur vers un style plus réaliste et plus sombre. Crumb y pastiche les Classic Illustrated qui prétendaient donner un vernis de culture aux comics en adaptant en bande dessinée des monuments de la littérature. Ses Klassic Komics utilisent l’imagerie crue et brutale des comics des années 50 pour rendre la violence et le désespoir d’oeuvres littéraires qui le touchent personnellement, comme La Nausée de Sartre ou la biographie de Jelly Roll Morton. Philip K. Dick, Sartre ou Boswell, chacun d’eux représente un aspect de Crumb, qui réalise ici un passionnant autoportrait éclaté. Mais l’ironie n’est jamais loin. Les escapades sexuelles de Boswell, traitées à la façon de Hogarth, sont l’occasion de ridiculiser le décalage entre les prétentions intellectuelles de l’homme et ses pulsions charnelles.
Mais c’est avec un sérieux et une compassion inattendues que Crumb reprend 16 des 238 cas de perversions sexuelles recensés par le Psychopathia sexualis : Étude médico-légale à l’usage des médecins et des juristes du baron psychiatre von Krafft-Ebing. Le lecteur retrouvera aussi le Crumb érotomane avec Bad Karma, fantasme en roue libre, oscillant entre désir de puissance et haine de soi, et un hommage étonnant à Bécassine, qui entre ainsi dans le Panthéon masturbatoire de Robert Crumb. Nausea est incontestablement l’un des meilleurs volumes de cette anthologie.
La bd « Nausea » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Nausea »
Nouveau volume de l’anthologie que l’éditeur consacre à Robert Crumb, ce recueil rassemble des histoires parues dans Weirdo, la revue que le dessinateur américain avait fondée avec son épouse Aline Kominsky au début des années 1980. Figure fondatrice de la bande dessinée underground, Robert Crumb y aborde une période où son trait se fait plus réaliste et plus sombre, et où l’autodérision côtoie sans cesse la provocation.
Le fil le plus stimulant de ce volume tient à ses Klassic Komics, pastiche des Classic Illustrated qui prétendaient jadis anoblir les comics en adaptant les classiques. Robert Crumb en retourne le principe, employant l’imagerie crue des comics des années 1950 pour restituer la violence et le désespoir d’œuvres qui le touchent, dont La Nausée de Sartre à laquelle le titre fait écho. Le recueil fonctionne ainsi comme un autoportrait éclaté, où Philip K. Dick, Sartre ou le mémorialiste Boswell renvoient chacun une facette de l’auteur. L’ironie reste constante, notamment lorsque les frasques de Boswell servent à moquer l’écart entre prétentions intellectuelles et pulsions. Plus inattendue, la reprise de plusieurs cas tirés du Psychopathia sexualis de Krafft-Ebing est traitée avec un sérieux et une compassion qui nuancent la réputation sulfureuse du dessinateur.
Le dessin de Robert Crumb, à la hachure dense héritée de la gravure, alterne la caricature grimaçante et une minutie presque documentaire. Cette virtuosité graphique donne à ses obsessions une force indéniable.
L’ouvrage s’adresse à un lectorat adulte, amateur de bande dessinée underground et de l’œuvre de Robert Crumb.
D’après le roman de Benoît Philippon publié le 9 mai 2018.
Berthe Gavignol, 102 ans, est arrêtée après avoir tiré sur un homme avec un Luger, un vieux pistolet allemand. Mais ce n’est que le début. Face à l’inspecteur Ventura, cette « petite mamie » au langage fleuri commence à raconter sa vie : une existence mouvementée faite d’amours passionnées, de secrets bien enfouis… et de cadavres. Dans ce deuxième opus, Berthe poursuit son récit et évoque sa grande histoire d’amour avec Luther. Mais lorsque celui-ci repart pour l’Amérique, elle se retrouve seule face à la violence et à la bêtise des hommes. Et tandis que l’interrogatoire avance, une découverte macabre bouleverse l’enquête : d’autres corps sont retrouvés dans le jardin de Berthe.
Entre polar noir et comédie burlesque à l’humour grinçant, Mamie Luger poursuit son hommage irrévérencieux à une justice très personnelle : celle d’une femme qui refuse, jusqu’à 102 ans, de rester une victime.
La bd « Mamie Luger – Tome 2 – L’Amour aux trousses » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Mamie Luger – Tome 2 – L’Amour aux trousses »
Même si Bigoudens et Léonards diffèrent sur de nombreux points : leur accent, leur costume, le temps de cuisson des bigorneaux… ils ont un même centre d’intérêt : l’argent. La question est de savoir qui du Bigouden, qui rime avec radin, et du Léonard, qui rime avec avare, a l’avantage à ce petit concours. Clichés ou réalité ? Un pretexte pour se moquer gentiment les uns des autres à travers 100 blagues et histoires cocasses.
La bd « 100 Blagues Bigoudènes et Léonardes » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « 100 Blagues Bigoudènes et Léonardes »
Denez Prigent, figure majeure du chant breton, quitte un instant le répertoire traditionnel pour un registre plus léger avec ce recueil illustré par Joël Auvin, dit Nono, où cent blagues (et une offerte en prime) mettent aux prises Bigoudens et Léonards, ces deux peuples du Finistère que sépare, dit-on, tout sauf le goût de l’argent.
Le sel du livre tient à son moteur unique : presque chaque histoire décline le même travers, la pingrerie, et l’oppose à la rivalité de clocher entre le sud bigouden et le nord léonard. Denez Prigent joue la variation plutôt que l’accumulation, glissant de la devinette rapide à l’anecdote plus construite. La moquerie vise les deux camps à parts égales, et cette réciprocité désamorce toute méchanceté : on rit d’un cliché que les intéressés revendiquent eux-mêmes.
L’humour reste franchement local. Les traits sur le costume, l’accent ou le temps de cuisson des bigorneaux supposent une familiarité minimale avec la Bretagne finistérienne, ce qui restreint le cercle des rieurs mais récompense ceux qui connaissent le terrain.
Le trait de Joël Auvin, rompu au dessin de presse dans les colonnes du Télégramme, apporte la vivacité de la caricature. On reconnaît la manière d’un croqueur d’actualité habitué à camper un type en quelques lignes. Le petit format carré convient à cette lecture par piques.
Une moquerie bon enfant, où le trait de presse de Joël Auvin épouse la verve de Denez Prigent pour croquer deux Finistère aussi économes que fiers de l’être.
Adapté de la nouvelle de Dashiell Hammett publié en aout 1929.
« J’ai choisi Papier tue-mouches à la fin de l’année 1975 parmi une liste de projets de livres qui m’avaient intéressés autrefois (…). Ce qui me plaisait le plus avec Papier tue-mouches, c’est que tout y était un peu miteux, presque ordinaire. Les protagonistes ne sont ni très pauvres, ni très riches, les détectives ne sont pas des surhommes, et du côté des criminels, il n’y a rien d’extravagant non plus. Ça m’intéressait de savoir s’il était possible de raconter l’histoire sur environ 60 à 90 pages en utilisant à chaque fois des dessins en pleine page ou des dessins répartis sur une double page, en ajoutant le moins de texte possible sous les images… Presque sept ans plus tard, voilà où j’en étais : les quelques 60 à 90 pages initialement prévues étaient devenues un livre de 288 pages. » Hans Hillmann.
La bd « Papier tue-mouches » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Papier tue-mouches »
Célèbre pour ses affiches de films en Allemagne, Hans Hillmann entreprend au milieu des années 1970 un projet singulier, mettre en images une nouvelle de Dashiell Hammett. Ce qui devait tenir en soixante à quatre-vingt-dix planches en réclamera plus de deux cents, achevées après sept années de travail. Le récit, un classique du roman noir, suit un détective lancé sur la trace d’une jeune fille de bonne famille éprise de voyous, dans un monde volontairement miteux où ni les criminels ni les enquêteurs n’ont rien d’extraordinaire.
Le parti pris graphique fait toute la singularité du livre. Hans Hillmann adopte une maquette d’une rigueur absolue, une page ou une double page pour une seule image en noir et blanc, avec le minimum de texte sous les cases. Cette économie, qui rapproche l’objet du cinéma muet autant que du roman-photo, oblige le lecteur à ralentir et à scruter chaque planche comme un enquêteur passant une scène de crime au crible. La narration passe par les détails, une ombre, un reflet, un objet laissé au second plan, et la lenteur imposée devient le vrai sujet de l’expérience. Art Spiegelman, dans sa préface, souligne combien cet ouvrage antérieur à la notion même de roman graphique en anticipe les ambitions.
Le noir et blanc de Hans Hillmann, fourmillant de matière et de contrastes, tient du fusain autant que de la gravure, et confère à chaque image une densité de tableau.
L’ouvrage s’adresse aux amateurs de roman noir et de bande dessinée expérimentale.
Le glyphosate, principe actif du célèbre Roundup de Monsanto, est devenu en quelques décennies le désherbant le plus utilisé au monde, un pilier de l’agriculture productiviste moderne. Pourtant, en 2015, le Centre international de recherche sur le cancer le classe «cancérogène probable» pour l’homme. Les études s’accumulent, alertant également sur ses ravages pour la biodiversité. En 2017, l’Europe envisage de l’interdire. Et puis… rien. En 2023, son autorisation est renouvelée pour dix ans.
Aurore Gorius et David Lopez mènent une enquête au coeur d’un système d’influence redoutable. Des Monsanto Papers aux coulisses des institutions européennes, ils révèlent les mécanismes d’une machine bien huilée : pression sur les scientifiques, fabrication du doute, lobbying intensif des géants de l’agro-industrie. Car si les solutions alternatives existent et que les victimes du monde agricole se font entendre, tous se heurtent à des intérêts économiques qui ont su, année après année, peser sur les décideurs politiques.
La bd « La bataille du Glyphosate – Au coeur de la machine à influencer » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La bataille du Glyphosate – Au coeur de la machine à influencer »
J’ai rencontré des manifestant·es de Sainte-Soline, j’ai écouté leurs récits, leurs émotions, ressentileurs traumatismes de survivant·es : « N’importe qui là-bas aurait pu se faire tuer. »
J’ai voulu, par cette BD, leur donner la parole : à de simples participant·es, une dizaine parmi les 30 000 présent·es là-bas. Transmettre cette émotion pour qu’on les écoute. L’écoute est la base de la démocratie. Dans Le Piège de Sainte-Soline, Stéphane Pichot nous propose, trois ans après la manifestation et la répression sanglante du 25 mars 2023 contre la méga-bassine de Sainte-Soline, un recueil de témoignages dessinés.
La bd « Le Piège de Sainte-Soline – Mégabassines : la lutte pour l’eau » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Piège de Sainte-Soline – Mégabassines : la lutte pour l’eau »
Bande dessinée publiée en 2012 aux éditions Vents d’Ouest.
Résumé éditeur
D’après le roman de Louis Pergaud publié en 1912.
Des jeux à prendre très au sérieux !
La campagne française, à la fin du XIXe siècle. Comme à chaque rentrée scolaire, entre les deux villages voisins de Longeverne et Velrans, c’est la guerre… Une guerre terrible, menée par les valeureux Lebrac et l’Aztec du Gué et émaillée de tactiques inédites comme la bagarre tout nu ! En effet, la suprême humiliation des vaincus étant de voir leurs boutons de culotte pillés par les vainqueurs, les courageux soldats sont prêts à tout pour sauvegarder leur honneur…
Ce roman de Louis Pergaud publié en 1912 est l’un des plus célèbres récits d’enfance de la littérature. Il fleure bon l’amitié indéfectible, les bobos sur les genoux et l’encre des porte-plume d’écolier ! En voici une adaptation toute en rondeur, enfantine et potache !
La bd « La Guerre des boutons » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Guerre des boutons »
L’homme derrière le mythe, une fresque magistrale revisitant la vie d’un homme qui marqua l’Humanité.
Que savons-nous de la figure de Jésus, de cette silhouette façonnée par deux mille ans de récits et de croyances ? Et si derrière le mythe, une réinterprétation historique nous dévoilait enfin la vie d’un homme ancré dans son époque ? Ce voyage commence dans la Galilée écrasée par Rome où la naissance de Yeshua déshonore sa mère et son village de Nazareth. Yeshua grandit avec un poids – celui d’avoir un père inconnu – et montre très jeune un appétit pour les Écritures Sacrés et un esprit vif. Il est vite confronté à l’injustice des hommes dans une région instable, aux lapidations et à la violence. Et à l’âge où les hommes se marient, il choisit l’errance. Sur les routes, il rencontre des philosophes, des astrologues, des médecins… De l’Égypte à Antioche, il débat, observe et découvre une autre vision du monde. Quand il rentre en Judée, il ressent l’appel qu’il redoutait tant : celui d’enseigner et de guérir. Sa rencontre avec son cousin Johanan le Baptiseur sera décisive. L’un comme l’autre savent que l’époque s’essouffle et que le peuple attend un « guide ». Grâce à sa parole, Yeshua rassemble les foules et tandis que ses disciples propagent son message certains voient en lui un prophète, un maître et peut-être davantage. Mais son influence inquiète. Des rumeurs agitent une région prête à s’embraser. Confronté à la politique romaine et aux luttes de pouvoir religieuses, Yeshua de Nazareth va bientôt embrasser son destin et entrer dans l’Histoire, sous un nom qui traversera les siècles, celui de Jésus.
De sa jeunesse, dont on sait très peu de choses, jusqu’au moment où l’histoire bascule et où naît la figure du Messie, Jean-Charles Kraehn et la coloriste Patricia Jambers nous entraînent sur les traces d’un homme qui défiait les puissants par la seule force de sa parole… Avec un souffle romanesque et une volonté de reconstitution historique, l’auteur nous dévoile une fresque documentée, accessible et immersive au dessin réaliste qui nous emporte dès les premières pages. Une œuvre sensible et humaniste qui revisite la vie d’un homme qui marqua l’Humanité.
La bd « Le Roman de Jésus » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Roman de Jésus »
La BD sortira en septembre 2026.
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