Auteur/autrice : Sébastien D

Le Sommet des Dieux – Tome 5

Album publié en 2011 aux éditions Kana.


Résumé éditeur

Adapté du roman Le Sommet des Dieux (Kamigami no Itadaki) de Baku Yumemakura publié le 4 aout 1997.

Le Sommet des Dieux - Tome 5

Habu, après avoir sauvé la vie de Fukamachi, continue son ascension clandestine de l’Everest.
En levant les yeux, Fukamachi aperçoit la silhouette de Habu, minuscule, loin au-dessus de lui. Ses mouvements sont prodigieux… Pourtant, Fukamachi sent que pour lui, l’aventure s’arrête là, il a frôlé la mort.
Les hallucinations se sont calmées mais la migraine ne le lâche pas.


Il est redescendu en dessous des 7000 mètres où l’air est plus dense et Habu et son formidable exploit ne quitte pas son esprit…
Voici l’épilogue de cette magnifique série qui atteint des sommets dans l’art du dessin et de la narration !

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Sommet des Dieux – Tome 5 »

Ultime chapitre de la magistrale adaptation du roman de Baku Yumemakura par Jirō Taniguchi, ce cinquième tome du Sommet des Dieux clôt une pentalogie légendaire. Le récit atteint ici son dénouement sur les pentes glaciales de l’Everest, là où l’enquête journalistique sur l’appareil photo de George Mallory s’efface devant le dénouement tragique et grandiose de l’ascension hivernale de Habu Jōji.

Ce volume final est une consécration thématique. Jirō Taniguchi y explore le dépouillement ultime, la solitude absolue de l’alpiniste et la question métaphysique du sens de l’existence. La profondeur psychologique culmine lors du face-à-face entre Habu, poussé au bout de ses limites physiques, et Fukamachi, devenu le dépositaire spirituel de son histoire. Le deuil et la persévérance s’entremêlent avec une force poignante. L’œuvre ne cherche pas à glorifier l’exploit, mais à sonder le mystère de cette force intérieure qui pousse l’homme vers les sommets, quitte à y laisser son âme.

extrait Le Sommet des Dieux - Tome 5

Graphiquement, l’art de Jirō Taniguchi atteint une pureté absolue. Le réalisme chirurgical de son trait s’épure pour laisser place à l’immensité blanche et au silence assourdissant de la très haute altitude. Les planches nocturnes, les visages défigurés par les gelures et les paysages vertigineux d’une précision documentaire écrasent le lecteur sous une tension permanente. Le découpage utilise le temps et le vide pour figurer l’asphyxie et l’épuisement, faisant du dessin l’outil direct de l’empathie.

Ce cinquième opus achève le chef-d’œuvre avec une bouleversante solennité. Recommandé à tous les amateurs de grande littérature et de bandes dessinées exigeantes, ce final s’impose comme un monument du manga mondial. Une expérience de lecture qui résonne longtemps après avoir refermé la page.

Le Sommet des Dieux – Tome 4

Album publié en 2011 aux éditions Kana.


Résumé éditeur

Adapté du roman Le Sommet des Dieux (Kamigami no Itadaki) de Baku Yumemakura publié le 4 aout 1997.

couverture bd Le Sommet des Dieux - Tome 4

Tandis que l’appareil photo qui aurait pu appartenir au célèbre alpiniste disparu George Mallory suscite toujours toutes les convoitises, Fukamachi entreprend de suivre en tant que photographe l’ascension clandestine de Habu Jôji sur la face Sud Ouest de l’Everest, en hiver et sans oxygène !!
Habu accepte uniquement à la condition qu’ils n’aient plus de contacts une fois l’ascension commencée et que chacun se débrouille. Fukamachi rejoint alors Habu pour la période d’acclimatation à l’altitude où il va en apprendre un peu plus sur ce mystérieux et fascinant personnage et peut-être également sur lui-même !

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Sommet des Dieux – Tome 4 »

Avant-dernier chapitre de l’adaptation du roman de Baku Yumemakura par Jirō Taniguchi, ce quatrième tome du Sommet des Dieux hisse le récit vers son paroxysme. L’enquête journalistique cède définitivement la place à l’action brute : l’affrontement tant attendu avec la face sud-ouest de l’Everest en hivernal et en solitaire. Le reporter Fukamachi bascule ici du rôle d’enquêteur à celui de compagnon de cordée partiel, liant indéfectiblement son destin à celui du taciturne Habu Jōji.

Ce volume atteint une intensité dramatique vertigineuse en explorant la dualité de la condition humaine face à l’impossible. Jirō Taniguchi orchestre une transition psychologique cruciale : l’obsession individualiste de Habu se mue en une lutte universelle pour la survie. Le thème de la transmission et de la fraternité y est traité avec une pudeur poignante. À travers les épreuves physiques extrêmes et le manque d’oxygène, l’auteur dissèque la métamorphose de Fukamachi, dont le regard fige le génie et la démesure de Habu pour la postérité.

extrait bd Le Sommet des Dieux - Tome 4

Visuellement, l’œuvre livre des planches d’un réalisme saisissant, terrifiant de précision technique. Le trait de Jirō Taniguchi sublime la verticalité et le gigantisme de la chaîne himalayenne, écrasant les silhouettes humaines sous l’immensité blanche. Le découpage, alternant de longs silences contemplatifs et de violentes tempêtes de lignes de force, restitue à la perfection le rythme de la haute altitude : l’effort surhumain, la morsure du gel et le ralentissement du temps.

Ce quatrième opus est un monument de tension et de pureté graphique. Un sommet de la bande dessinée contemporaine qui coupe littéralement le souffle.

Le Sommet des Dieux – Tome 3

Album publié en 2011 aux éditions Kana.


Résumé éditeur

Adapté du roman Le Sommet des Dieux (Kamigami no Itadaki) de Baku Yumemakura publié le 4 aout 1997.

Le tome 3 s’ouvre sur le 6 juin 1924, lorsque George Mallory et Andrew « Sandy » Irvine, bouteilles d’oxygène et vivres et appareil photo sur le dos, quittèrent le camp 4 accompagnés de huit porteurs pour tenter d’atteindre le sommet de l’Everest.
On suit leurs traces jusqu’à l’altitude à laquelle ils ont disparu.
Ont-ils atteint le sommet ?
On retrouva des années plus tard quelques effets personnels mais jamais leur appareil photo Kodak ne refit surface officiellement.
Le fabricant assure pourtant que si le film est encore dans l’appareil, il est possible de le développer, même plus de cinquante ans après.
L’énigme serait-elle donc sur le point d’être résolue…?
C’est la question que se pose Fukamachi, à Katmandou, en essayant de pister l’appareil photo qui lui a été dérobé et Habu Jôji qu’il a vraisemblablement ramassé près du toit du monde.
« L’histoire de l’ascension des monts himalayens s’est poursuivie sans interruption depuis le 19e siècle.
Mais elle est peut-être en train de se clore lentement, par l’intermédiaire de Habu. Et, par l’intermédiaire de l’appareil photo de Mallory, Fukamachi est là pour assister au tomber de rideau
. »

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Sommet des Dieux – Tome 3 »

Pivot central de la pentalogie adaptée du roman de Baku Yumemakura, ce troisième tome du Sommet des Dieux marque un tournant décisif. Après les longs flashbacks sur la jeunesse des protagonistes, Jirō Taniguchi recentre son récit sur le temps présent de l’enquête. Le reporter Fukamachi retrouve enfin la trace de l’insaisissable Habu Jōji à Katmandou, scellant le destin croisé de ces deux hommes au pied de l’Himalaya.

Ce volume brille par sa tension dramatique, glissant subtilement du documentaire historique vers le thriller psychologique de haute volée. Le thème du renoncement et du sacrifice y est traité avec acuité. À travers les figures tragiques du passé qui hantent Habu, notamment le souvenir du jeune Kishi, l’auteur explore la culpabilité du survivant. La psychologie des personnages s’épaissit : Habu n’apparaît plus seulement comme un monstre d’égoïsme, mais comme un homme condamné à grimper pour continuer à exister, tandis que Fukamachi passe du statut de simple observateur à celui de témoin spirituel.

Graphiquement, l’art de Jirō Taniguchi insuffle une dimension presque mystique au récit. Les ruelles étouffantes et vibrantes de Katmandou contrastent radicalement avec la pureté géométrique et écrasante des parois rocheuses. Le découpage de l’auteur, caractérisé par de grandes cases panoramiques silencieuses, suspend le temps et installe une atmosphère de recueillement avant la confrontation finale avec l’Everest. Le soin apporté aux détails techniques de l’équipement moderne renforce le réalisme immersif de l’œuvre.

Ce troisième opus confirme la trajectoire magistrale de la série. Plus intimiste mais viscéralement intense. Une œuvre majeure où le manga rejoint la grande littérature.

Le Sommet des Dieux – Tome 2

Album publié en 2010 aux éditions Kana.


Résumé éditeur

Adapté du roman Le Sommet des Dieux (Kamigami no Itadaki) de Baku Yumemakura publié le 4 aout 1997.

Fukamachi cherche toujours à en apprendre plus sur le fameux alpiniste Habu Jôji qui aurait retrouvé l’appareil photo de George Mallory sur l’Everest.
Il fait la rencontre de Kishi Ryôko, la soeur d’un jeune alpiniste qui a côtoyé Habu et celle-ci lui déclare être en possession du journal de Habu-san.
Sa lecture va plonger Fukamachi, et le lecteur à sa suite, dans une aventure aux limites de l’extrême.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Sommet des Dieux – Tome 2 »

Dans ce deuxième tome du Sommet des Dieux, Jirō Taniguchi approfondit son adaptation du roman de Baku Yumemakura. Alors que le premier volume posait les bases du mystère autour de l’appareil de Mallory, ce second opus plonge au cœur du passé de Habu Jōji à travers de longs flashbacks. L’auteur y dresse le portrait sans concession d’un homme dévoré par son art, traçant une frontière de plus en plus poreuse entre la passion et l’aliénation.

Sur le plan narratif, l’œuvre brille par sa densité psychologique. Jirō Taniguchi explore avec brio le thème de la rivalité destructrice, notamment à travers le face-à-face indirect entre Habu et le talentueux Hase Tsuneo. Le récit décortique les dynamiques de la communauté alpine japonaise des années 1970 et 1980, montrant comment l’orgueil et le deuil façonnent le destin des grimpeurs. Le rythme se fait plus lourd, presque étouffant, la narration introspective de Jirō Taniguchi servant de miroir à la trajectoire tragique et solitaire de Habu.

extrait bd Le Sommet des Dieux - Tome 2

Visuellement, le travail de Taniguchi atteint des sommets de réalisme technique. Son trait, minutieux jusqu’à l’obsession, restitue les textures de la roche, la rigidité du matériel d’époque et la violence des éléments. Les scènes d’escalade en falaise, épurées mais dynamiques, traduisent parfaitement la tension physique et le vertige. L’expressivité des visages, marqués par l’effort et la frustration, renforce la dimension dramatique.

Ce tome 2 confirme le statut de chef-d’œuvre de la série. Plus psychologique et ancré dans l’histoire de l’alpinisme moderne, il s’adresse aux lecteurs exigeants, avides de fresques réalistes.

Le Sommet des Dieux – Tome 1

Album publié en 2010 aux éditions Kana.


Résumé éditeur

Adapté du roman Le Sommet des Dieux (Kamigami no Itadaki) de Baku Yumemakura publié le 4 aout 1997.

Un manga à vous couper le souffle!
Dans une petite boutique népalaise, Fukamachi tombe sur un appareil photo qui pourrait bien être celui de George Mallory, le célèbre alpiniste qui fut le premier à essayer de vaincre l’Everest.
Mallory disparût avec Andrew Irvine, lors de cette ascension en 1924, sans que l’on puisse savoir s’ils sont parvenus au sommet.
Et si c’était seulement lors du chemin du retour qu’ils avaient eu cet accident fatal?
Cela changerait l’histoire de l’alpinisme!
C’est sur cette passionnante question que s’ouvre le chemin initiatique de Fukamachi qui sera amené à faire la rencontre de figures hautes en couleurs.
Le dépassement de soi, l’aventure, la passion de la montagne sont les leitmotivs de cette formidable aventure signée Jirô Taniguchi !

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Sommet des Dieux – Tome 1 »

Adaptation magistrale du roman de Baku Yumemakura, le premier tome du Sommet des Dieux de Jirō Taniguchi s’impose comme une œuvre totale. Ce récit d’alpinisme ne se contente pas de relater une ascension, il sonde l’âme humaine face à l’immensité. L’intrigue s’ouvre sur la découverte, à Katmandou, d’un appareil photo ayant potentiellement appartenu à George Mallory, déclenchant chez le reporter Fukamachi une quête obsessionnelle pour retrouver Habu Jōji, un grimpeur prodige aussi insaisissable que solitaire.

Loin du simple récit d’aventure, Jirō Taniguchi transforme cette poursuite en une introspection philosophique sur le dépassement de soi. La narration, délibérément immersive, tisse un lien viscéral entre le journaliste et l’athlète. Le récit explore pourquoi certains hommes sont prêts à tout sacrifier, y compris leur vie, pour atteindre des sommets où l’oxygène se fait rare.

Visuellement, Jirō Taniguchi excelle. Son trait réaliste, d’une précision chirurgicale, capte la puissance brute de la montagne. Les décors sont vertigineux, les visages portent le poids des épreuves, et le silence de la neige semble presque palpable. Le dessin ne sert pas seulement à illustrer, il impose une atmosphère pesante et grandiose, où chaque ombre et chaque fissure racontent une histoire de souffrance et de beauté.

Le Sommet des Dieux est une leçon de narration graphique. Par son exigence et sa poésie sombre, cette œuvre s’adresse autant aux passionnés d’alpinisme qu’aux lecteurs en quête d’une fiction littéraire dense et mature. Un chef-d’œuvre qui force le respect.

The Raven Boys – Tome 2 – Les voleurs de rêve

Album publié en 2026 aux Editions Jungle.


Adapté du roman de Maggie Stiefvater publié pour la première fois en 18 septembre 2012.

couverture bd The Raven Boys - Tome 2 - Les voleurs de rêve

Ronan Lynch est plein de secrets.
Le plus ancien ? Il peut réaliser des choses impossibles à partir de ses rêves.
C’est un secret qui a failli le tuer plus d’une fois. Les rêves de Ronan sont peut-être la clé pour trouver Glendower, mais aucun des Raven Boys n’est préparé à ce qui va se produire lorsque Ronan tentera désespérément de contrôler enfin son pouvoir.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « The Raven Boys – Tome 2 – Les voleurs de rêve »

La BD sortira en aout 2026.

extrait bd The Raven Boys - Tome 2 - Les voleurs de rêve

Ibicus

Album publié en 2016 aux éditions Vents d’Ouest.


Résumé éditeur

D’après le roman Les Aventures de Nevzorov ou Ibicus d’ Alexis Nikolaïevitch Tolstoï publié en 1924.

couverture bd Ibicus 

Siméon Nevzorov croupit dans une vie d’ennui peuplée de rêves de gloire et de fortune. Sa route croise un jour celle d’une vieille tsigane. Elle lui révèle qu’il est né sous le signe du crâne qui parle, l’Ibicus, et lui prédit : « Quand le monde s’écroulera dans le feu et le sang, tu vivras des aventures extraordinaires, mais tu seras riche ! »
Aussi invraisemblable qu’il y paraît, le petit cloporte sans envergure va profiter sans vergogne des affres chaotiques qui ébranlent le monde et accomplir sa prophétie.

Géniale adaptation du roman d’Alexis Tolstoï, fable corrosive sur la condition humaine teintée d’humour noir, Ibicus est l’œuvre qui a consacré Rabaté comme l’un des plus grands auteurs de sa génération.
Cette nouvelle et belle intégrale cartonnée, bénéficiant d’une illustration de couverture inédite et d’un cahier d’illustrations couleurs de 16 pages, vous permettra de découvrir ce chef-d’œuvre de la BD expressionniste, ou de vous y replonger avec plaisir.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Ibicus »

Chef-d’œuvre de la bande dessinée contemporaine, Ibicus de Pascal Rabaté est une adaptation du roman d’Alexis Tolstoï. L’œuvre retrace le destin tragi-comique de Siméon Nevzorov, un petit employé de banque sans envergure qu’une gitane prédit à une fortune immense lors d’une apocalypse prochaine.
Porté par la révolution russe de 1917, ce antihéros opportuniste va traverser le chaos de la guerre civile avec un cynisme absolu pour accomplir sa prophétie.

Pascal Rabaté déploie ici une fresque picaresque d’une noirceur féroce. Loin d’un simple récit historique, l’œuvre brille par sa profondeur psychologique. Nevzorov est un caméléon amoral : tour à tour spéculateur, assassin, proxénète ou émigré misérable à Constantinople. À travers son opportunisme exacerbé, Pascal Rabaté dresse le portrait universel de la survivance humaine poussée à l’extrême, interrogeant la dissolution des valeurs morales lorsque le monde s’effondre.

extrait bd Ibicus

Sur le plan visuel, la rupture esthétique est totale. Pascal Rabaté abandonne la ligne claire pour un lavis d’encre de Chine somptueux, d’une expressivité théâtrale. Ses noirs profonds et ses nuances de gris capturent magistralement la boue des tranchées, le tumulte d’Odessa et la déchéance des cabarets. Le dessin, semi-réaliste et dynamique, déforme parfois les corps pour traduire l’urgence, la peur ou la folie, conférant au récit un souffle expressionniste.

Ibicus s’impose comme une tragédie humaine grandiose, équilibrée par un humour grinçant salvateur. BD vivement recommandée.

Les Piliers de la Terre – Tome 3 – Le chantier de l’espoir

Album publié en 2025 aux éditions Glénat (édition spéciale Fnac).


Résumé

D’après l’œuvre de Ken Follett publiée en 1989.

couverture bd Les Piliers de la Terre - Tome 3 - Le chantier de l espoir - Edition spéciale Fnac

Au temps des bâtisseurs de cathédrales : redécouvrez la fresque monumentale de Ken Follett dans une saga épique en bande dessinée.

Angleterre, XIIsiècle.
Dans un royaume en perdition, morcelé par la guerre et affaibli par la famine, Tom, modeste maître bâtisseur, rêve de construire un jour la plus grandiose des cathédrales…
Avec Ellen, sa compagne, ils ont bravé le froid et la misère pour arriver à Kingsbridge.
Quand un incendie ravage l’église de la ville en pleine nuit, Tom propose aux hommes de foi de s’atteler à la tâche pour reconstruire l’édifice !
Mais certains dignitaires ne voient pas d’un bon œil ces travaux. La famille Hamleigh et l’évêque Waleran, fermement opposés à ce projet, n’hésiteront pas à user de leur pouvoir pour ralentir la construction. De son côté, Tom jouit du soutien de Philip, le prieur de Kingsbridge, mais aussi de l’appui des villageois et des moines qu’il a su convaincre de l’aider sur le chantier.

Alfred, Martha et Jack, le fils d’Ellen, sont également solidaires avec Tom. La reconstruction de la cathédrale avance lentement malgré les tensions et les intrigues politiques. Bientôt, une visite pourrait tout changer, celle de l’évêque Henry…
La venue de ce saint homme à la Pentecôte s’annonce cruciale pour l’avenir de la cathédrale. Tom parviendra-t-il à démontrer qu’il est à la hauteur d’une telle tâche ?

couverture bd Ivanhoé Tome 3

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Piliers de la Terre – Tome 3 »

Bâtir une cathédrale n’est jamais qu’une affaire de pierres. C’est ce que confirme ce troisième tome de l’adaptation des Piliers de la Terre, la fresque médiévale de Ken Follett, portée en bande dessinée par Didier Alcante au scénario et le Belge Steven Dupré au dessin. Ce volume s’installe au cœur du chantier de Kingsbridge, là où Tom le bâtisseur tente de relever de ses cendres l’église détruite par l’incendie, sous le regard hostile de l’évêque Waleran et du clan Hamleigh.

Didier Alcante assume une adaptation fidèle, qui prend le temps de tisser ses fils. Le rythme de ce tome est plus posé que celui des précédents, non par essoufflement mais par nécessité : le récit met en place les rivalités qui promettent un affrontement d’ampleur, entre le prieur Philip, allié de Tom, et les puissants décidés à saboter l’entreprise. Cette progression patiente épouse la lenteur d’un chantier réel, où chaque pierre posée est une victoire disputée.

extrait bd Les Piliers de la Terre - Tome 3

Le dessin de Steven Dupré fait merveille dans le détail. Ses arrière-plans fouillés, ses expressions travaillées et un découpage qui sait animer les scènes les plus statiques donnent chair à l’Angleterre du douzième siècle. Les couleurs, riches et nuancées, accompagnent les basculements du récit, de la pénombre des complots à la lumière du chantier.

À conseiller aux lecteurs de Ken Follett curieux de retrouver Kingsbridge en images, aux amateurs de fresques historiques et de récits médiévaux. Cette édition spéciale Fnac, dotée d’une couverture exclusive et d’un carnet graphique en fin de volume, ajoute pour les collectionneurs le plaisir de voir naître les planches sous le crayon.

La Promesse

Album publié en 2025 aux Editions Presses de la Cité.


Adapté du roman de Marie de Lattre publié le 5 janvier 2023.

L’adaptation graphique de La Promesse, l’enquête intime de l’autrice sur l’histoire tragique de sa famille.

 » J’ai trois prénoms : Marie, Madeleine et Frida. Un qui dissimule. Un qui protège. Un qui révèle et trahit les origines. « 

Longtemps, Marie a tout ignoré du secret de son père. Jusqu’au jour où il se livre en lui demandant de ne rien dévoiler.
Il est question d’une promesse faite aux grands-parents de Marie à Drancy en 1942. Celle de sauver un enfant de la déportation et de veiller sur lui.
Pendant vingt ans, Marie mène l’enquête pour connaître la vérité et pouvoir transmettre à ses filles le secret de leurs origines.

Publié en 2023 aux éditions Robert Laffont, La Promesse a été plébiscité par la presse et les lecteurs. Aujourd’hui, c’est avec l’artiste allemande Julia Freund et le comédien et scénariste belge Nicolas Buysse que Marie de Lattre perpétue son devoir de mémoire en adaptant son histoire sous la forme d’un roman graphique.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Promesse »

Avec La Promesse, Marie de Lattre porte en bande dessinée le récit autobiographique où elle exhume un secret familial longtemps passer sous silence. L’adaptation, scénarisée par Nicolas Buysse et dessinée par Julia Freund, transpose une enquête de vingt ans menée par l’autrice sur les origines de son père, enfant juif sauvé de la déportation.

Le livre s’ouvre à Port-Blanc, en Bretagne, où Marie de Lattre égrène ses trois prénoms, Marie, Madeleine et Frida, chacun disant une part du mensonge, de la protection et de la vérité. Nicolas Buysse déploie une narration non linéaire qui remonte jusqu’à une promesse formulée à Drancy en 1942 : sauver un enfant et veiller sur lui. Le scénario tient sa force de la retenue. Il laisse la psychologie affleurer dans les silences, la pudeur d’un père muet, la culpabilité des survivants, le besoin de transmettre à ses propres filles.

extrait bd La Promesse

Le travail de Julia Freund donne au récit sa densité mémorielle. Sa touche picturale, délicate et sensible, alterne des tonalités douces, presque enfantines, et des traits plus sombres lorsque affleure l’horreur des camps.
Julia Freund intègre à ses planches des photographies d’époque et des lettres réelles expédiées depuis Drancy, ce qui confère au livre une valeur de document autant que de fiction graphique. En redonnant un visage à ceux qui n’ont ni tombe ni trace, elle transforme l’album en lieu de recueillement.

L’ensemble compose un émouvant travail de mémoire, juste et sans emphase. On le recommandera aux lecteurs sensibles aux récits de la Shoah, aux amateurs de romans graphiques documentaires.

Apporte-moi de l’amour

Album publié en 1999 aux éditions Mille et Une Nuits.


Résumé éditeur

D’après les recueils de nouvelles Apporte-moi de l’amour et There’s no business ordinaire de Charles Bukowski publiés en 1983.

couverture bd Apporte-moi de l'amour

Deux nouvelles parfaitement représentatives d’une des plus fortes personnalités de la littérature américaine contemporaine.
Souvent taxé de misanthropie, il revendiquait l’influence de Céline, Charles Bukowski (1920-1994) vilipenda sans pitié et sans relâche les médiocrités de l’Amérique blanche.
Cette édition reprend les illustrations originales de Robert Crumb, autre figure emblématique de la contre-culture underground.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Apporte-moi de l’amour »

Apporte-moi de l’amour réunit deux nouvelles de Charles Bukowski, traduites et postfacées par Jean-Luc Fromental, et accompagnées des illustrations de Robert Crumb. Ce n’est pas une bande dessinée à proprement parler, mais un recueil où le dessin dialogue avec le texte, rencontre logique entre deux figures majeures de la contre-culture américaine.

La nouvelle-titre suit Harry qui rend visite à Gloria, sa femme internée en hôpital psychiatrique, en pleine phase maniaque. Entre insultes, larmes et soupçons d’adultère, l’échange révèle un couple à la dérive, d’autant que les accusations de Gloria ne sont pas infondées : Harry rejoindra bientôt sa maîtresse au motel.
Charles Bukowski y déploie son réalisme cru où l’amour réclamé se heurte au mensonge et à la lâcheté. La seconde nouvelle oppose un comique sur le déclin à un public hostile dans un hôtel de Las Vegas, et bascule elle aussi vers l’humiliation. Les deux récits partagent une même mécanique : la parole qui dérape jusqu’à l’affrontement physique.

Le trait de Robert Crumb épouse parfaitement cette matière. Son dessin sombre, aux hachures nerveuses et aux physionomies caricaturales, accuse la laideur ordinaire des corps et des visages sans jamais la juger. Robert Crumb ne cherche pas l’illustration décorative : il prolonge la crudité de Charles Bukowski, en donnant chair à ses paumés et à leur détresse. La postface de Jean-Luc Fromental éclaire utilement les affinités entre les deux hommes, autodidactes marqués par un père autoritaire et hostiles à la mystique hippie.

L’ensemble forme une porte d’entrée idéale vers l’univers de Charles Bukowski. On le recommandera aux amateurs de littérature du dirty realism et aux lecteurs curieux de l’art underground de Robert Crumb.