Auteur/autrice : Sébastien D

L’île du crâne – Tome 2 – Maudit Graal

Album publié en en 2024 aux éditions du Jungle.


Résumé éditeur

D’après le roman d’Anthony Horowitz publié le 29 octobre 1999 (titre original The Unholy Grail).

couverture bd L'île du crâne - Tome 2 - Maudit Graal

Un an s’est écoulé depuis que David est sur l’île du Crâne.
Devenu meilleur élève de l’école, il est certain de remporter le grand prix : le Graal maudit. Toutefois, l’arrivée de Vincent vient rebattre les cartes, et David va devoir lutter pour remporter le trophée magique.
Mais, catastrophe !
Il semblerait que le destin de Groosham Grange soit lié au Graal maudit…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bd « L’île du crâne – Tome 2 – Maudit Graal »

L’Île du crâne – Tome 2 poursuit la transposition en bande dessinée du roman The Unholy Grail (1999) d’Anthony Horowitz. Maxe L’Hermenier et Clément Lefèvre capturent l’essence de cette œuvre précurseur du fantastique jeunesse, qu’Anthony Horowitz avait conçue bien avant l’émergence de la saga Harry Potter, s’inspirant de son propre parcours en internat britannique.

Ce second tome marque une évolution tangible du protagoniste David Eliot : transformé en un an, il incarne désormais l’étudiant maîtrisant progressivement ses pouvoirs magiques. Le véritable enjeu narratif repose non pas sur une simple querelle académique avec son rival Vincent King, mais sur un antagonisme de plusieurs strates où manipulation gouvernementale et compétition adolescente s’entrelacent, révélant que la rivalité initiale masque des enjeux d’ordre existentiel pour Groosham Grange elle-même.

extrait bd L'île du crâne - Tome 2 - Maudit Graal

Le dessin de Clément Lefèvre est une réussite. Son trait délibérément rond, ses couleurs pastel et sa composition libérée des cases traditionnelles confèrent au récit une respirabilité. L’atmosphère magique émane de chaque planche : symboles ésotériques, lumières tamisées jaune-orangée et scènes nocturnes légèrement inquiétantes créent une immersion dans cet univers britannique singulier aux tourelles imposantes.

Cette adaptation séduira les lecteurs en quête de fantastique et d’esthétique graphique soignée. Une BD qui rend hommage au texte source.

L’île du crâne – Tome 1 – Groosham Grange

Album publié en en 2023 aux éditions du Jungle.


Résumé éditeur

D’après le roman d’Anthony Horowitz publié le 28 mars 1988 (titre original Groosham Grange).

David Eliot s’est fait renvoyer du prestigieux collège où ses ancêtres ont tous étudié. Pour le punir, ses parents décident de l’envoyer à Groosham Grange, un établissement réputé pour sa discipline de fer. Mais ni eux ni David ne réalisent véritablement où il va mettre les pieds…
Ses nouveaux camarades, Jill et Jeffrey, en font la découverte en même temps que lui : dans cet incroyable château perdu sur l’île du Crâne, les professeurs sont tous plus étranges les uns que les autres, tandis que les élèves se comportent tous de façon inhabituelle.
Groosham Grange cache un terrible secret que David et ses amis sont déterminés à découvrir ! Mais ils ne sont pas au bout de leurs surprises…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bd « L’île du crâne – Tome 1 – Groosham Grange »

Adapté du roman fantastique d’Anthony Horowitz, ce premier tome de L’Île du Crâne est une transposition fidèle en BD. Bien que précédant Harry Potter de neuf années, l’œuvre originale partage des archétypes similaires : un adolescent renvoyé de son école presqu’élitiste, envoyé contre son gré dans un pensionnat singulier, accompagné d’amis tout aussi énigmatiques. Pourtant, Anthony Horowitz construit un univers distinct, ancré dans une esthétique gothique anglaise où la menace prime sur l’émerveillement.

Le scénario de Maxe L’Hermenier capture le malaise progressif ressenti par David Eliot. L’intrigue se déploie : les révélations émergent graduellement, jamais précipitées, permettant au lecteur de découvrir les mystères parallèlement aux personnages. Les dialogues révèlent la psychologie complexe de David, particulièrement la relation toxique avec ses parents, dont l’hostilité devient une source d’humour noir savamment dosée.

extrait bd L'île du crâne - Tome 1 - Groosham Grange

Clément Lefèvre excelle dans sa représentation du château de Groosham Grange. Ses couleurs chaudes contrastées par des teintes sombres créent une ambiance énigmatique magistrale. L’architecture du château, les détails menaçants le miroir sans reflet de M. Kilgraw, les disparitions nocturnes des élèves, sont mis en images avec subtilité. Clément Lefèvre privilégie la suggestion à l’exposition, renforçant l’atmosphère angoissante.

Les personnages secondaires, professeurs monstrueux, pairs énigmatiques forment une galerie mémorables. Les rebondissements abondants laissent le lecteur dans l’expectative quant aux secrets de cette institution.

Cette BD captivera tant les amateurs de fantastique anglais que ceux en quête d’une intrigue riche où le suspense prédomine la magie. Dès 10 ans.

Au revoir là-haut (édition anniversaire 10 ans)

Album publié en 2023 aux Editions Rue de Sèvres.


Adapté du roman de Pierre Lemaître publié le 6 novembre 2013.

couverture bd Au revoir là-haut (édition anniversaire 10 ans)

1919.
Au sortir de la guerre, la société française peine à ménager une place aux anciens poilus devenus encombrants, et les trafics les moins glorieux vont bon train.
Albert Maillard, modeste comptable qui a sauvé la vie d’Édouard Péricourt, jeune fils de bonne famille, juste avant la fin des combats, tente de les faire vivre de retour à Paris.
Édouard, défiguré, refuse de reprendre contact avec les siens et imagine une gigantesque arnaque à la nation pour tenter de se projeter dans une vie nouvelle, ailleurs.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Au revoir là-haut »

extrait bd Au revoir là-haut

Les Thanatonautes

Album publié en 2026 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Bernard Werber publié le 28 janvier 1994.

Redécouvrez le chef-d’œuvre de Bernard Werber dans une intégrale !

Depuis tout petit, Michael Pinson entretient une fascination pour la mort, notamment suscitée par les réponses confuses des adultes à ses questions.
Sa rencontre avec Raoul Razorbak sera déterminante. Les deux amis se lancent dans l’exploration de ce qui se passe après et s’improvisent Thanatonautes, du grec thanatos, « la Mort », et nautês, « les navigateurs »…
Retrouvez l’adaptation en BD du chef-d’œuvre de Bernard Werber dans cette intégrale soignée où la réflexion côtoie le grand spectacle.
Une aventure métaphysique, entre science et philosophie, un récit drôle et humain, pour un voyage au-delà des frontières de notre imagination…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Thanatonautes »

La BD sortira en juin 2026.

Les zombies n’existent pas

Album publié en 2013 aux Editions Sarbacane.


Adapté du roman Lazarus de Emanuel Dadoun publié le 6 avril 2010.

couverture bd Les zombies n'existent pas

Piquier tue.
Il frappe dans plusieurs villes de France, Rouen, Saint-Brieuc, Paris… sans logique apparente.
Mais chaque meurtre suit un rituel sanglant : une victime anonyme, un doigt coupé, et un signe cabalistique tracé au sang sur un mur. Pourquoi agit-il ainsi ? Piquier l’ignore lui-même, c’est une voix dans sa tête qui le pousse à commettre ces actes, comme un murmure spectral issu d’un cauchemar.

De son côté, l’inspecteur Kowalski mène l’enquête. En accumulant indices et témoignages, il esquisse peu à peu le portrait-robot du suspect : un homme brisé, licencié de la vie, broyé par les rouages de la société. Mais un rebondissement aussi glaçant qu’inattendu survient : Piquier est mort depuis un an, et pourtant… les meurtres continuent.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les zombies n’existent pas »

Avec cette adaptation du roman Lazarus d’Emanuel Dadoun, le jeune Sylvain Escallon (alors 23 ans) impose un premier album singulier et maîtrisé. Les zombies n’existent pas navigue avec audace entre le polar urbain et le fantastique psychologique, tissant une intrigue qui dépasse largement les frontières du thriller criminel.

L’histoire met en scène l’inspecteur Kowalski, un flic désabusé et dépressif, à la poursuite d’un tueur en série atypique : Piquier, qui prélève méthodiquement un doigt sur chaque victime, laissant des signes ésotériques. Le rebondissement choc : le suspect qui est mort depuis un an va propulser l’enquête vers des dimensions métaphysiques troublantes. L’architecture narrative, fragmentée par des flash-backs entrecroisés et des changements de point de vue, crée une déstabilisation délibérée qui piège le lecteur dans les méandres du doute.

extrait bd Les zombies n'existent pas

Graphiquement, Sylvain Escallon maîtrise un contraste noir et blanc étouffant, hérité des univers sombres de Comes mais affirment une signature personnelle. Les ombres massives, les décors urbains oppressants et les cadrages étriqués respirent le désespoir. Sylvain Escallon privilégie la concision narrative : sans fioritures inutiles, il va directement à l’essentiel, maintenant un rythme soutenu.

Un premier essai d’une maturité remarquable.

Le grand silence – Mais où sont les extraterrestres ?

Album publié en 2025 aux Editions Robert Laffont.


Cela fait maintenant des décennies que nous tendons les oreilles de nos radiotélescopes en direction du ciel à la recherche d’autres formes de vies intelligentes et que nous n’entendons rien. Sommes-nous pour autant seuls dans l’Univers ? Pourquoi n’avons-nous pas encore rencontré d’extraterrestres alors qu’il existe des milliards d’autres mondes ? Cette anomalie porte un nom : le paradoxe de Fermi, énoncé par le célèbre scientifique italien, Prix Nobel de physique.
Pour résoudre ce paradoxe, une jeune fille intrépide, accompagnée de son grand-père, un scientifique farfelu, partent à l’aventure et explorent les hypothèses vertigineuses et souvent déstabilisantes de l’un des plus grands mystères du cosmos.
Une odyssée à travers l’espace et le temps qui pourrait bien bouleverser vos certitudes quant à la place de l’humanité dans l’Univers.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le grand silence – Mais où sont les extraterrestres ? »

Après une décennie de succès sur YouTube à vulgariser les mystères de l’univers, Théo Drieu pose les micros et la caméra pour se tourner vers la bande dessinée. Le grand silence – Mais où sont les extraterrestres ?, publié en mars 2025 chez Robert Laffont et magnifiquement illustré par Hoobooh, transpose le paradoxe de Fermi en une quête narrative accessible.

La BD suit une jeune fille courageuse et son grand-père scientifique farfelu traversant l’espace et le temps pour explorer une question vertigineuse : pourquoi, si l’univers abrite des milliards de mondes potentiels, le silence radio cosmique demeure-t-il assourdissant ?

Graphiquement, Hoobooh (Paul Boccon-Gibod) accompagne cette quête avec un style épuré et dynamique sur 176 pages. Les illustrations en couleur soutiennent l’émerveillement vertigineux face aux échelles cosmiques sans verser dans le gadget spectaculaire : le dessin demeure au service du propos et ne le surcharge pas.

Ce roman graphique ravira les lecteurs en quête d’aventures cosmiques porteuses de questions philosophiques authentiques, et ceux désireux de (re)découvrir les grandes énigmes de l’univers dans un format accessible. Une œuvre audacieuse qui prouve que la vulgarisation scientifique en bande dessinée peut être à la fois rigoureuse et engageante.

Jane Eyre

Album publié en 2017 aux Editions Nobi Nobi.


Adapté du roman de Charlotte Brontë publié pour la première fois le 16 octobre 1847.

couverture bd Jane Eyre

Jane Eyre est une orpheline recueillie par sa tante, une femme jalouse qui fait de sa vie un enfer.
Aidée par le médecin de famille suite à un malaise, Jane va partir dans le pensionnat de Lowood, une école insalubre où le typhus fait beaucoup de victimes.
Rescapée de cet endroit, elle trouve ensuite un emploi de gouvernante dans le manoir de Thornfield.
Sa rencontre avec le maître des lieux bouleversera sa vie à tout jamais mais l’indépendance de la jeune femme lui permettra-t-elle d’atteindre ce bonheur longtemps recherché.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Jane Eyre »

L’adaptation manga de Jane Eyre par Lee SunNeko et Crystal S. Chan offre une relecture originale du chef-d’œuvre de Charlotte Brontë paru en 1847. Ce classique, considéré comme une œuvre précurseur du féminisme littéraire, explore l’indépendance féminine à travers le parcours d’une orpheline confrontée aux conventions rigides du XIXe siècle.

La transposition narrative conserve la structure progressive du roman : l’enfance tourmentée auprès d’une tante malveillante, le pensionnat de Lowood ravagé par le typhus, puis le son emploi de gouvernante au manoir de Thornfield. Lee SunNeko capture la profondeur psychologique des personnages, en particulier le doute et la détermination de Jane face à Rochester, un homme complexe dont elle doit décoder les intentions ambiguës. Cette dimension psychologique, essentielle au roman original, trouve une nouvelle force dans l’expression visuelle du manga.

extrait bd Jane Eyre

Bien que le style de Lee SunNeko épouse l’esthétique délicate et enfantine classique du manga, l’illustratrice réussit l’exploit de préserver les tons sombres et introspectifs du roman. Ses dessins traduisent les turbulences émotionnelles par des compositions visuelles pertinentes : le désarroi de Jane face à la découverte du mariage secret de Rochester, ses doutes amoureux, ou l’apparition effrayante de Bertha Mason deviennent autant de scènes d’une intensité viscérale. Les conventions manga visuelles (gouttes de sueur, expressions exagérées) renforcent plutôt qu’elles ne diluent le propos dramatique.

L’adaptation épure les dialogues trop abondants du roman sans sacrifier les éléments thématiques essentiels. . Jane y conserve son caractère affirmé et rebelle, particulièrement dans ses confrontations avec sa tante, contrastant avec les adaptations édulcorées antérieures.

Ce manga séduira les lecteurs en quête d’une approche accessible au classique sans renoncer à la profondeur psychologique. Il constitue une passerelle idéale pour qui découvre Charlotte Brontë ou souhaite redécouvrir son œuvre sous un nouvel angle esthétique. À destination d’un public appréciant tant la littérature classique que le neuvième art.

Sarah Cole – Une histoire d’amour d’un certain type

Album publié en 2010 aux Editions Futuropolis.


Adapté de la nouvelle de Russell Banks Sarah Cole: A Type of Love Story publié en 1984.

couverture bd Sarah Cole - Une histoire d'amour d'un certain type

Par une soirée de désœuvrement, Paul s’arrête au Osgood’s Bar. Il est abordé par une femme d’une quarantaine d’année, Sarah Cole.
Cette mère de famille malheureuse est venue avec des collègues de travail boire un verre avant de retourner dans son triste foyer.
Ils se revoient la semaine suivante. Tout sépare ces deux personnes, Paul est un beau gosse, avocat aisé. Sarah est manutentionnaire dans une imprimerie, malheureuse en amour, et franchement laide.
Paul est pourtant apparemment séduit par cette femme, la détresse de Sarah. Paul acceptera-t-il de sortir publiquement avec Sarah Cole ? Où tout cela n’est-il pour lui qu’un petit jeu pervers ?


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Sarah Cole – Une histoire d’amour d’un certain type »

Sarah Cole – Une histoire d’amour d’un certain type est un album de Grégory Mardon, adaptation d’une nouvelle de l’écrivain américain Russell Banks (première publication en 1984). Tout part d’une scène simple : Paul, jeune avocat bien installé, traîne dans un bar lorsqu’une femme plus âgée l’aborde. Elle s’appelle Sarah Cole, ouvrière, divorcée, mère de trois enfants.

Grégory Mardon s’empare de ce point de départ raconter une romance étrange : celui de deux mondes sociaux qui ne se comprennent pas, même quand ils se désirent. Le récit avance à bas bruit, dans les regards, les non-dits, les petites phrases qui sonnent juste. On sent chez Paul une curiosité mêlée de distance, une manière de garder la main sans toujours s’en rendre compte ; et chez Sarah, une faim d’existence, l’envie de croire qu’une autre vie reste possible, quitte à se raconter des histoires.

extrait bd Sarah Cole - Une histoire d'amour d'un certain type

Le dessin, volontairement sobre, évite l’effet “joli”. Grégory Mardon prend même le risque d’un trait parfois ingrat, notamment pour Sarah, comme pour placer le lecteur face à ses réflexes de jugement et à la violence sociale qu’ils charrient. Cette mise en scène retenue rend les moments de bascule d’autant plus durs : rien n’est surligné, tout tombe avec une froide évidence.

Quand la bande dessinée observe les relations humaines au scalpel plutôt qu’à la loupe romantique.

L’Alchimiste

Album publié en 2024 aux Editions Flammarion.


Adapté du roman de Paulo Coelho publié pour la première fois le 24 aout 1988.

couverture bd L'Alchimiste

Inspiré par d’étranges rêves, Santiago, jeune berger andalou, part à la recherche d’un trésor enseveli au pied des Pyramides.
En chemin, il rencontre une gitane, un homme qui se déclare roi et un alchimiste qui le guident vers l’objet de sa quête.
Ce voyage entrepris pour trouver des biens terrestres va le conduire à découvrir le trésor enfoui en lui.
Merveilleux conte philosophique destiné à l’enfant qui sommeille en chacun de nous, L’Alchimiste a marqué plus de cent millions de lecteurs dans le monde.
Cette adaptation graphique rend un vibrant hommage au livre iconique de Paulo Coelho et nous invite à le redécouvrir en nous rappelant qu’il ne faut jamais renoncer à aller au bout de nos rêves.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Alchimiste »

Depuis sa publication en 1988, L’Alchimiste de Paulo Coelho a touché plus de cent millions de lecteurs. Cette adaptation graphique signée par Artword Lab, parue en mai 2024 chez Flammarion, offre une nouvelle porte d’entrée à ce conte initiatique intemporel.

L’histoire de Santiago, jeune berger andalou embarqué dans une quête spirituelle à travers le désert égyptien, conserve toute sa puissance initiatrice. Artword Lab réussit à transposer les thèmes philosophiques fondamentaux, l’écoute du cœur, la persévérance face aux obstacles, la découverte de sa « légende personnelle » avec clarté et accessibilité. Le format graphique transforme la prose en narration fluide..

extrait bd L'Alchimiste

Le point fort majeur reste les illustrations somptueuses. Les paysages désertiques revêtent une qualité onirique captivante. L’ambiance générale soutient l’atmosphère mystique de l’histoire, transportant le lecteur aux pyramides et au cœur du voyage spirituel. Cette dimension visuelle renforce l’expérience immersive pour les lecteurs découvrant l’œuvre pour la première fois.

Cependant, le passage du roman au roman graphique condense quelque peu le texte. La richesse du roman original s’estompe face au rythme accéléré. Le style artistique, influencé par l’esthétique manga, dépaysera peut-être lecteurs attachés à l’imagerie plus réaliste.

Cette adaptation constitue une réussite pour qui cherche une entrée accessible à L’Alchimiste, notamment les adolescents et nouveaux lecteurs.

James Joyce, l’homme de Dublin

Album publié en 2013 aux Editions Futuropolis.


couverture bd James Joyce, l'homme de Dublin

James Joyce est considéré comme l’un des écrivains les plus marquants du XXe siècle.
Son œuvre majeure, Ulysse a marqué des générations de lecteurs.
Alfonso Zapico, dans ce long récit très documenté, nous propose de découvrir l’homme qui se cache derrière ce monument de la littérature mondiale…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « James Joyce, l’homme de Dublin »

Avec James Joyce, l’homme de Dublin, Alfonso Zapico ne se contente pas de retracer une vie, il signe un carnet de voyage intime au cœur de la modernité littéraire. Publié chez Futuropolis et couronné par le Prix National de la Bande Dessinée en Espagne, ce « pavé » de 240 pages nous entraîne dans le sillage d’un génie erratique, de ses racines irlandaises aux cafés de Trieste, Zurich et Paris.

L’intelligence du récit réside dans son refus du portrait figé. Alfonso Zapico nous donne à voir un Joyce profondément humain, souvent démuni, luttant contre une cécité menaçante et des fins de mois précaires, mais porté par une Nora Barnacle (sa femme) aussi solide que solaire. On suit avec fascination la genèse d’Ulysse, non comme une abstraction, mais comme le fruit d’une existence faite de rencontres de comptoir et de débats passionnés dans une Europe en pleine ébullition.

extrait bd James Joyce, l'homme de Dublin

Visuellement, le parti pris d’un noir et blanc nuancé est très bien choisi. Le trait de Alfonso Zapico, souple et expressif, flirte avec la caricature de press. Les planches fourmillent de détails d’époque, créant une atmosphère immersive qui soutient la densité des propos. L’expressivité des visages traduit une mélancolie et une ténacité poignantes.

En humanisant la légende, Alfonso Zapico rend justice à l’homme derrière le texte. Un incontournable pour les passionnés de lettres et les amateurs de romans graphiques.