Adapté du livre de Mohamed Bida publié pour la première fois le 7 septembre 2022.
Août 2021, les talibans entrent dans Kaboul et s’emparent du pouvoir. Des milliers de civils fuient vers l’aéroport ou tentent leur chance auprès de l’ambassade de France.
Seuls le commandant Mohamed Bida et dix policiers d’élite assurent encore la sécurité du site, pris au piège avec 500 personnes à évacuer, alors que les scènes d’apocalypse et de chaos se multiplient dans la capitale. Commencent alors 13 jours et 13 nuits sans sommeil pour ces policiers chevronnés, qui ne peuvent plus compter que sur leur courage et leur intelligence pour sauver ces civils.
La bd « 13 jours , 13 nuits – Dans l’enfer de Kaboul » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « 13 jours , 13 nuits – Dans l’enfer de Kaboul »
D’après le roman Bleu figuier d’ Anne Sibran publié le premier avril 1999.
Bientôt l’indépendance. Alain, pied-noir, employé dans une compagnie d’assurances, doit quitter l’Algérie. À Paris, il rejoint sa mère et sa femme enceinte. Commence alors une autre vie. Une vie de grisaille, loin du soleil, des plages de Bab-el-Oued, de la mer tiède. Loin de là-bas. Une autre vie avec les blessures d’Algérie qui ne se sont pas refermées, avec la peur qui hante encore ses jours et ses nuits, les mystères qui l’entourent et les mensonges qui l’enferment. Avec les souvenirs de là-bas. Une autre vie, avec une fille désormais. Sa fille, Jeanne, qui met ses pas dans les siens, pour trouver les mots qu’il lui fallait entendre, et lui rendre la vie.
La bd « Là-bas » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Là-bas »
Adaptation libre du roman Bleu figuier d’Anne Sibran, qui en signe aussi le scénario, Là-bas donne au dessinateur Didier Tronchet l’occasion de quitter le registre humoristique qui l’a fait connaître. L’album raconte l’exil d’Alain, pied-noir contraint de fuir l’Algérie à la veille de l’indépendance pour rejoindre à Paris sa mère et sa femme enceinte, et la lente érosion d’un homme que le déracinement finit par éteindre.
La force du récit tient à son point de vue. C’est Jeanne, la fille d’Alain, qui raconte son père en voix intérieure, mettant ses pas dans les siens pour comprendre un silence et réparer une absence. Anne Sibran évite l’écueil du réquisitoire historique et préfère l’intime, la façon dont les blessures algériennes se transmettent, dont la nostalgie tourne à l’amertume, dont un homme humilié par les préjugés se referme sur lui-même. Le drame collectif des rapatriés affleure sans jamais écraser la chronique familiale.
Didier Tronchet adopte un trait sobre et des aplats de couleurs très lisibles, mais son geste le plus juste réside dans l’usage de la palette. Les ors et les bleus chauds de l’Algérie, ceux du soleil et de la mer de Bab-el-Oued, s’opposent aux gris pluvieux d’un Paris de grisaille. Ce contraste chromatique dit à lui seul la perte, la distance entre un paradis perdu et un exil sans relief.
Anne Sibran et Didier Tronchet signent une chronique douce-amère d’une réelle délicatesse, où l’Histoire se lit à hauteur d’un seul homme.
Adapté de l’œuvre poétique et philosophique de Khalil Gibranpublié le 28 septembre 1923.
L’adaptation graphique du célèbre ProphètedeKhalil Gibran !
« Le plaisir est un chant de liberté, mais il n’est pas la liberté. Il est l’épanouissement de vos désirs, mais il n’est pas leur fruit. »
Dans cette adaptation graphique du célèbre Prophète de Khalil Gibran, le conte du prophète Almustafa est entrecroisé avec l’histoire d’une femme qui veille sur son père souffrant. Le dessinateur de renom, Pete Katz, donne vie à ce recueil de 28 poèmes qui offrent des observations profondes et intemporelles sur de nombreux aspects de la vie – l’amour, la liberté, la douleur, la beauté, la mort… Il remet ainsi ces poèmes au goût du jour pour faire connaître l’un des ouvrages spirituels classiques les plus populaires au monde à une nouvelle génération de lecteurs.
La bd « Le Prophète » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Prophète »
Publié pour porter à un nouveau public l’un des textes spirituels les plus lus au monde, cet album adapte en bande dessinée Le Prophète de Khalil Gibran, recueil de vingt-huit méditations en prose paru en 1923. Le dessinateur Pete Katz met en images le conte d’Almustafa, ce sage qui, sur le point de quitter la cité d’Orphalese après des années d’exil, livre ses enseignements aux habitants venus l’interroger sur l’amour, le travail, la joie ou la mort.
Le parti pris le plus original de Pete Katz consiste à entrelacer ce texte ancien avec une trame contemporaine, celle d’une jeune femme veillant son père malade. Ce contrepoint intime ancre les aphorismes de Khalil Gibran dans une expérience concrète du deuil et de la tendresse filiale. Les paroles du prophète cessent d’être des sentences abstraites pour accompagner une douleur bien réelle, gagnant en résonance ce qu’elles auraient pu perdre en solennité.
Graphiquement, Pete Katz déploie des planches aux couleurs chaudes et à la lumière dorée, évoquant l’Orient méditerranéen cher à Khalil Gibran. Il alterne les grandes compositions symboliques, où le corps et les éléments dialoguent, et des scènes plus feutrées pour la veillée contemporaine. Le trait, souple et lisible, rend accessibles des textes réputés difficiles.
L’album s’adresse aux lecteurs curieux de spiritualité et de poésie, et ceux qui découvriraient Khalil Gibran pour la première fois. Pete Katz réussit une transposition respectueuse et sensible, qui donne chair à une sagesse centenaire sans jamais la figer.
Adapté du roman de Jane Austen publié pour la première fois le 30 octobre 1811.
C’est dans un petit cottage au coeur du Devonshire que les trois soeurs Dashwood, Elinor, Marianne et Margaret, s’installent avec leur mère.
Elinor et Marianne ne pourraient pas être plus différentes : l’une raisonnable et maîtresse d’elle-même, l’autre impulsive et pleine de sensibilité. Mais toutes deux ont le coeur pris. Marianne est éperdument amoureuse du séduisant Mr Willoughby. Et Elinor est discrètement sous le charme d‘Edward Ferrars.
Mais ces hommes méritent ils leur amour ? Et vaut-il mieux être raisonnable et cacher ses sentiments ou les afficher au grand jour au risque d’une cruelle déception ?
La bd « Raison et sentiments » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Raison et sentiments »
Adapté du roman de Stieg Larssonpublié le 24 aout 2005.
Mis à l’écart du magazine Millenium, Mikael Blomkvist est engagé pour reprendre l’enquête sur l’héritière Vanger disparue 44 ans plus tôt. Le journaliste accepte contre la promesse d’informations sur les cartels suédois. Son chemin croise alors celui de Lisbeth Salander. Pirate informatique surdouée, experte en close-combat et totalement asociale, Lisbeth applique aux « hommes qui n’aiment pas les femmes » sa propre notion de la justice. Dès la première page – une impressionnante plongée sur le désespoir de Henrik Vanger – Homs et Runberg nous embarquent à nouveau dans un thriller ancré dans la réalité suédoise que connaît parfaitement le scénariste pour y travailler une partie de l’année. L’histoire est mise en scène de façon spectaculaire et invite à voir Millenium comme vous ne l’avez jamais lu.
La bd « Millénium – Les hommes qui n’aimaient pas les femmes – Tome 1 » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Millénium – Les hommes qui n’aimaient pas les femmes – Tome 1 »
Premier volet d’une ambitieuse adaptation en bande dessinée, Millénium, Les Hommes qui n’aimaient pas les femmes porte à l’image le roman noir de Stieg Larsson, phénomène mondial de la littérature policière. Le scénario est signé Sylvain Runberg, qui connaît bien la Suède pour y vivre une partie de l’année, et le dessin José Homs.
Ce tome d’ouverture installe les pièces du puzzle. Mikael Blomkvist, journaliste du magazine Millénium fragilisé par une condamnation, est engagé par le vieil industriel Henrik Vanger pour élucider la disparition d’Harriet, une adolescente de sa famille évanouie d’une île isolée quarante-quatre ans plus tôt. En parallèle surgit Lisbeth Salander, hackeuse surdouée au look punk, asociale et insaisissable, qui applique aux hommes violents sa propre justice. Sylvain Runberg tient l’équilibre entre la fidélité au récit et le resserrement qu’impose la bande dessinée, et campe d’emblée la vraie force de l’œuvre : la psychologie de cette héroïne cabossée, dont la révolte face aux violences faites aux femmes irrigue toute l’intrigue. Le titre, loin d’être un ornement, annonce la noirceur d’un livre qui plonge sans concession dans les secrets de famille et la brutalité ordinaire.
Le dessin de José Homs constitue l’atout majeur. Son trait moderne et précis, servi par des cadrages très cinématographiques et une colorisation qui module chaque ambiance, imprime un rythme haletant. L’atmosphère, moins glaciale que celle des romans, accentue paradoxalement l’impact des scènes de violence.
Cette adaptation soignée réussit son pari d’ouverture. On la recommandera aux amateurs de polars nordiques, aux lecteurs de Stieg Larsson curieux d’une relecture graphique et à ceux qui découvrent Lisbeth Salander.
Adapté de l’œuvre de Homère(écrite vers -800 AV JC).
Un cheval pour leur royaume !
La Guerre de Troie s’éternise… Achille, aidé des armes forgées par le dieu Héphaïstos, obtient finalement sa vengeance en tuant Hector, le guerrier troyen qui lui avait pris son cousin Patrocle. Mais à peine a-t-il le temps de savourer sa victoire qu’il est à son tour abattu par la flèche de Pâris, guidée par Apollon. Accablés par la mort de leur champion, les Grecs voient leur moral chuter au plus bas face à une cité qu’ils jugent désormais imprenable. Jusqu’au jour où l’ingénieux Ulysse élabore un stratagème : construire un immense cheval de bois qui sera offert aux troyens… et y cacher une garnison de soldats.
La bd « L’Iliade – Tome 03 – La Chute de Troie » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Iliade – Tome 03 – La Chute de Troie »
Troisième et dernier volet de l’adaptation d’Homère par Clotilde Bruneau et Pierre Taranzano, « La Chute de Troie » referme le cycle inauguré par « La Pomme de discorde ». Après la mort d’Hector puis celle d’Achille, foudroyé par la flèche de Pâris, l’album conduit le lecteur jusqu’au stratagème du cheval de bois imaginé par Ulysse et à la nuit qui scelle le sort de la cité.
Le récit fait le choix d’un fil clair, presque scolaire au bon sens du terme, où chaque camp passe tour à tour de l’espoir au désastre. On y suit surtout la mécanique du destin : les dieux, cette fois autorisés à combattre par Zeus, ne se cachent plus, et leurs interventions pèsent directement sur les hommes. Ce parti pris met en avant l’ » hybris « , cette tentation de rivaliser avec les immortels, davantage que la psychologie fouillée des héros.
C’est le dessin de Pierre Taranzano qui porte l’album. Son trait fin détaille les armures, les visages et les architectures avec une précision qui ancre le mythe dans une matière presque tangible. Plusieurs compositions en double page élargissent le souffle des batailles, tandis que la mise en couleurs de Stambecco module la lumière des scènes nocturnes et des embrasements. La couverture signée Fred Vignaux prolonge cette ambition.
Porté par le trait de Pierre Taranzano, ce dernier tome offre aux jeunes lecteurs une entrée limpide dans la chute de Troie. L’ensemble s’adresse d’abord aux collégiens et lycéens qui découvrent Homère. Le dossier documentaire placé en fin de volume complète utilement la fiction. On tient là une porte d’entrée soignée vers un texte fondateur, portée par un dessin qui donne corps aux dieux comme aux mortels.
Adapté de l’œuvre de Homère(écrite vers -800 AV JC).
Les dieux ont leurs caprices. Les hommes leurs destinées.
Pour mettre un terme aux combats qui s’éternisent, grecs et troyens décident d’envoyer chacun leur champion respectif : Ajax et Hector. Mais les deux héros, de force égale, n’arrivent pas à se départager. L’issue de la guerre de Troie semble bien incertaine, surtout qu’Achille refuse toujours d’aller se battre… et que les dieux n’ont pas fini de venir y régler leurs querelles personnelles.
Redécouvrez en BD L’Iliade, l’un des écrits les plus anciens et les plus célèbres de la Grèce antique. Un récit riche et passionnant, qui incarne à lui-seul tout ce qui fait l’essence de la mythologie grecque.
La bd « L’Iliade – Tome 02 – La Guerre des dieux » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Iliade – Tome 02 – La Guerre des dieux »
La guerre de Troie n’oppose pas seulement des hommes. Ce deuxième tome de L’Iliade, dans la collection conçue par Luc Ferry, le dit dès son titre : sur le champ de bataille, ce sont peut-être les dieux qui mènent le jeu. Scénarisé par Clotilde Bruneau d’après Homère, dessiné par Pierre Taranzano et mis en couleur par Bruno Stambecco, l’album s’ouvre sur un duel décisif entre deux champions, le Grec Ajax et le Troyen Hector, censé abréger dix ans de siège. Mais les deux hommes, de force égale, se séparent sans vainqueur, et la guerre repart de plus belle.
Ce volet central est celui de l’action. Clotilde Bruneau y enchaîne les affrontements, chocs furieux et corps à corps, tandis qu’Achille, toujours vexé, s’obstine à rester à l’écart. Le fil le plus intéressant reste l’ingérence des immortels : chaque camp trouve un dieu pour le soutenir, si bien que la bataille des mortels double celle de l’Olympe, où l’on règle de vieux comptes sur le dos des humains. Cette idée d’une humanité prise dans les caprices divins donne au tome sa cohérence. Le revers en est une certaine répétition, l’assaut d’un camp appelant la riposte de l’autre, aidé d’un nouveau dieu, et ainsi de suite.
Le dessin de Pierre Taranzano se prête bien à ces scènes de guerre. Son trait précis rend les armures, les assauts et les grandes mêlées très lisible. Un dossier signé Luc Ferry prolonge le récit d’un éclairage philosophique.
En doublant la bataille des hommes de celle de l’Olympe, Clotilde Bruneau fait des dieux les arbitres d’une guerre que les mortels croient mener. À conseiller aux collégiens, aux lycéens et aux amateurs de mythologie.
Adapté de l’œuvre de Homère(écrite vers -800 AV JC).
Les dieux ont leurs caprices. Les hommes leurs destinées.
En face de la citadelle imprenable de Troie se tient l’armée grecque. Une terrible guerre dure déjà depuis dix ans… Pour Ménélas, roi de Sparte, c’est une question d’honneur suite à l’enlèvement de sa femme Hélène par Pâris, prince de Troie. Agamemnon, le frère de Ménélas, y trouve le prétexte de faire tomber la cité mythique pour étendre son empire. Achille, le plus grand des guerriers grecs, voit là l’occasion d’entrer dans la légende. Mais ces hommes, si puissants soient-ils, ignorent qu’ils ne sont que des pions. Que Troie forme le plateau d’une funeste partie d’échec dont seuls les dieux sortiront vainqueurs…
Avec cette série en trois tomes, redécouvrezL’Iliade, l’un des récits les plus anciens et les plus célèbres de la Grèce antique. À la fois riche et passionnant, il incarne à lui-seul tout ce qui fait l’essence de la mythologie grecque, évoquant l’hybris (cette folle tentation des hommes de se mesurer aux dieux), la confrontation entre mortels et immortels ou les querelles divines qui se matérialisent dans le destin des hommes.
La bd « L’Iliade – Tome 01 – La Pomme de discorde » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Iliade – Tome 01 – La Pomme de discorde »
Tout commence par une pomme. Avant les combats sous les murs de Troie, avant la colère d’Achille, il y a ce fruit d’or lancé par la déesse de la discorde au milieu d’un banquet, avec ces mots gravés : à la plus belle. Ce premier tome de L’Iliade, dans la collection conçue par Luc Ferry, remonte à cette origine. Scénarisé par Clotilde Bruneau d’après Homère et dessiné par Pierre Taranzano, avec les couleurs de Bruno Stambecco, il retrace comment une querelle de vanité entre trois déesses a précipité les hommes dans dix ans de guerre.
Le récit alterne le présent du siège et les flashbacks qui l’expliquent. Dans le camp grec ravagé par la peste, Agamemnon et Achille s’affrontent pour une captive, et le héros, humilié, se retire du combat. En parallèle, le mariage de Thétis, la naissance de Pâris et son fameux jugement éclairent la mécanique du drame. Clotilde Bruneau met en lumière ce qui fait le sel du mythe : des hommes qui se croient maîtres de leur sort alors que les dieux, capricieux, les manœuvrent depuis l’Olympe. Cette lecture rend l’épopée accessible sans la trahir.
Le dessin de Pierre Taranzano séduit par son sens du détail. Armures, cités et divinités sont rendues avec soin, et une double page réunissant les dieux penchés sur Troie donne au récit son ampleur. La lisibilité prime, au service du jeune lecteur.
Clotilde Bruneau fait de ce premier tome une porte d’entrée claire vers l’Iliade, à condition d’accepter une version resserrée du mythe (l’adaptation fait des choix parmi les nombreuses variantes de l’histoire et n’en retient qu’une seule ligne, la plus simple à suivre).
A travers une enquête dessinée, les auteurs interrogent la démesure du projet de Futur collisionneur circulaire (FCC) du CERN. En donnant la parole aux ingénieurs, économistes, habitants et opposants, ils exposent les tensions entre course au savoir scientifique et limites planétaires, ouvrant un débat citoyen crucial sur l’avenir écologique.
La bd « Collision – Une enquête autour du futur collisionneur du CERN » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Collision – Une enquête autour du futur collisionneur du CERN »
Adapté du roman de Stieg Larssonpublié le 24 aout 2005.
Mis à l’écart du magazine Millenium, Mikael Blomkvist est engagé pour reprendre l’enquête sur l’héritière Vanger disparue 44 ans plus tôt. Le journaliste accepte contre la promesse d’informations sur les cartels suédois. Son chemin croise alors celui de Lisbeth Salander. Pirate informatique surdouée, experte en close-combat et totalement asociale, Lisbeth applique aux « hommes qui n’aiment pas les femmes » sa propre notion de la justice. Dès la première page – une impressionnante plongée sur le désespoir de Henrik Vanger – Homs et Runberg nous embarquent à nouveau dans un thriller ancré dans la réalité suédoise que connaît parfaitement le scénariste pour y travailler une partie de l’année. L’histoire est mise en scène de façon spectaculaire et invite à voir Millenium comme vous ne l’avez jamais lu.
La bd « Millénium – Les hommes qui n’aimaient pas les femmes – Tome 2 » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Millénium – Les hommes qui n’aimaient pas les femmes – Tome 2 »
Deuxième volet de l’adaptation, Millénium, Les Hommes qui n’aimaient pas les femmes conclut la transposition du premier roman de Stieg Larsson. Sylvain Runberg au scénario et José Homs au dessin y mènent à son terme l’enquête amorcée dans le tome précédent, en resserrant l’étau autour de leurs deux protagonistes.
Désormais réunis sur l’île des Vanger, Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander poursuivent leurs recherches sur la disparition d’Harriet, survenue des décennies plus tôt. À mesure qu’ils exhument les hontes et les non-dits de cette puissante famille, ils comprennent que l’affaire dépasse de loin l’énigme initiale : partis sur la trace d’un fantôme, ils remontent la piste bien réelle d’un tueur en série. C’est dans ce volume que le titre révèle tout son sens. Sylvain Runberg y déploie le vrai sujet du roman, la haine des femmes et les violences qu’elle engendre, sans complaisance ni voyeurisme. Le récit gagne aussi en profondeur du côté de Lisbeth Salander, dont la marginalité et les blessures affleurent, jusqu’à faire d’elle bien plus qu’une auxiliaire d’enquête : une figure de la révolte.
Le dessin de José Homs porte cette montée en tension. Ses cadrages cinématographiques accélèrent le rythme à l’approche du dénouement, tandis que sa colorisation assombrit peu à peu les ambiances pour épouser la noirceur croissante du propos. Les scènes de confrontation, sèches et frontales, tirent leur force de cette maîtrise du découpage.
En bouclant ce premier cycle avec efficacité, l’album confirme la réussite de l’entreprise. On le recommandera aux amateurs de thrillers, aux lecteurs de Stieg Larsson et à ceux qu’a conquis le personnage de Lisbeth Salander.
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