La Libération en BD par un Français Libre du 1er BFM Commando. Superbement restauré pour le 60ème anniversaire, cette étonnante bande dessinée d’époque, réalisée à partir d’esquisses croquées sur le vif par Maurice Chauvet, engagé volontaire dans le fameux 1er BFM Commando, allie à une esthétique délicieusement rétro l’exactitude d’un document historique rare : du célèbre centre d’entraînement commando d’Achnacarry, en Ecosse, à la Libération de Paris, en passant par les plages de Normandie, Maurice Chauvetétait au coeur de l’action, une action qu’il nous fait revivre avec l’émotion du combattant qu’il était alors, et le talent du peintre de l’Armée qu’il allait devenir.
La bd « Fusilier marin commando de la France libre » disponible ici
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Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale
Cet album retrace dans ses moindres détails la préparation et le débarquement allié du 6 juin. Conçu comme une véritable reconstitution, il s’appuie sur une documentation technique précise pour faire revivre l’Opération Overlord.
La bd « 6 Juin 1944 – Overlord, Le Débarquement En Normandie » disponible ici
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Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale
Adapté des cahiers de Louis Barthas publié le 11 novembre 1978 aux éditions Maspero.
Cent ans après la fin de la Première Guerre mondiale, et quarante ans après la première publication des Carnets de Guerre de Louis Barthas, Fredman propose une remarquable adaptation graphique de cet ouvrage mythique.
Tonnelier originaire de l’Aude, Louis Barthas est envoyé au front dès 1914. Démobilisé en 1919, il met au propre ses notes prises tout au long du conflit. Militant socialiste et écrivain à son insu, le caporal Barthas a observé jour après jour la vie dans les tranchées : les rats, la boue, les bombes… Avec une plume extraordinaire et un étonnant sens de l’humour, il décrit les poilus livrés en masse à une mort anonyme, les chefs assoiffés de gloire, mais aussi les Allemands, qu’on appelle » ennemis » mais avec lesquels on fraternise à l’abri des regards.
Publiés aux éditions Maspero en 1978, les Carnets de guerre de Louis Barthas sont devenus un classique, traduit dans de nombreux pays. Fredman met son trait au service de cette œuvre unique. Composée d’extraits soigneusement sélectionnés, respectant l’esprit et la lettre des Carnets originaux, son adaptation graphique donne une nouvelle vie à ce témoignage exceptionnel.
La bd « Les Carnets de guerre de Louis Barthas » disponible ici
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Un siècle après l’Armistice, le dessinateur Fredman relève un défi : adapter en roman graphique les 1 732 pages que le caporal tonnelier Louis Barthas consigna sur dix-neuf cahiers d’écolier entre 1914 et 1919. Le pari est tenu avec intelligence et sobriété. L’adaptation ne trahit pas l’original. Fredman sélectionne des extraits avec rigueur, conservant la voix directe de Barthas : précise, lucide, parfois mordante. Le résultat est un roman graphique atypique, presque sans dialogues, où c’est le texte du poilu lui-même qui porte la narration sur 278 pages. Ce dispositif confère à l’œuvre une authenticité documentaire : on n’assiste pas à une reconstitution fictive, mais à un témoignage mis en images. Thématiquement, l’album restitue ce qui fait la singularité de Louis Barthas parmi les récits de la Grande Guerre : un regard résolument antimilitariste et humaniste. La dénonciation des officiers incompétents, la fraternisation avec les soldats allemands, la solidarité entre hommes du rang transcendent la chronologie des batailles (Lorette, Verdun, la Somme, le Chemin des Dames)
Graphiquement, le choix du dessin crayonné à dominante sépia est magnifique. Le trait expressif de Fredman, documenté sans être pesant, épouse la tonalité mémorielle du texte. À ranger aux côtés des œuvres de Tardi sur la Grande Guerre, cet album s’adresse aussi bien aux amateurs de BD historique qu’aux enseignants cherchant un support pédagogique rigoureux et bouleversant.
Un bel album bilingue breton/français, afin de faire revivre Anjela au travers de ses mots et sous le trait déterminé et poétique des dessins de Christelle Le Guen. Vous découvrirez ou redécouvrirez Añjela Duval, les pieds dans la terre trégoroise aimée de ses ancêtres, la tête dans les étoiles … Dans ce roman graphique d’une centaine de pages (moitié en breton, moitié en français), elle vous parlera de son attachement à la Bretagne, au monde rural, à sa langue.
Elle vous parlera de son amour des gens simples … Au fil des pages, d’extraits de sa correspondance et d’entretiens, au travers de ses poèmes, vous sentirez l’esprit d’Anjela qui inspire encore et toujours par sa force, sa pertinence et sa fraîcheur .
La bd « Anjela Duval » disponible ici
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Il fallait une certaine audace pour mettre en images la vie d’Anjela Duval (1905–1981), paysanne-poétesse bretonne dont l’œuvre, écrite en langue bretonne, est devenue un symbole de résistance culturelle et d’attachement viscéral à la terre. En 2018, l’association Mignoned Anjela confie ce défi à Christelle Le Guen, illustratrice, pour un roman graphique bilingue breton/français de 108 pages. Le pari est tenu avec une remarquable justesse. L’originalité de la démarche tient à ce que chaque texte, chaque lettre reproduite est d’Anjela elle-même : ce sont ses mots, rien que ses mots. Puisant notamment dans la correspondance adressée à Ivona Martin sur près de vingt ans, Christelle Le Guen ne biographie pas : elle convoque. La poétesse parle de la terre, de la langue bretonne menacée, des inégalités sociales, de la nécessité absolue de la poésie. Des thèmes d’une remarquable actualité, qu’il s’agisse du métier de paysan, du soin à accorder à la terre, ou de la grandeur des peuples qui défendent leur langue.
Le noir et blanc très contrasté, les cases de tailles variables, et parfois un détail agrandi à la loupe (un insecte, un œil, des mains, une botte de foin) confèrent au dessin une texture quasi tactile, en résonance directe avec le monde paysan d’Anjela. Le trait est vif, déterminé, jamais illustratif : il amplifie l’émotion des textes.
Une BD pour qui s’intéresse à la Bretagne, à la poésie et une porte d’entrée lumineuse pour ceux qui ne connaissent pas encore cette voix singulière.
Orateur hors-pair, grand humaniste et fondateur du journal L’Humanité, Jean Jaurès est une figure de proue du socialisme français dont le nom incarne pour beaucoup l’opposition à la guerre qui s’annonce en 1914. Alors que le monde est sous tension après l’assassinat de l’archiduc Ferdinand, Jaurès met tout son poids politique dans ce combat pour la paix et finit assassiné à l’aube de cette grande guerre qu’il redoutait. Cet engagement ultime est le point d’orgue d’une carrière politique au service des exclus et des persécutés commencée dans les années 1880 par un soutien enflammés aux mineurs grévistes de Carmaux.
Vincent Duclert apporte son regard expert à Jean-David Morvan et Rey Macutay pour nous offrir le portrait détaillé et passionnant de cette figure universelle du socialisme et du pacifisme, dont s’inspirent encore nos dirigeants actuels.
La bd « Jaurès » disponible ici
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Issu de la collection coéditée par Glénat et Fayard, ce quatrième tome choisit de saisir Jean Jaurès au crépuscule de sa vie : l’album s’ouvre sur l’attentat de Sarajevo le 28 juin 1914 et s’achève sur l’assassinat de Jaurès le 31 juillet de la même année. Un choix fort, qui transforme ces cinquante planches en compte à rebours haletant vers une mort annoncée.
Au niveau du scénario, Jean-David Morvan et Frédérique Voulyzé ont relevé le défi de rendre intelligible le personnage tout en respectant le format réduit de la bande dessinée. Plutôt que d’esquisser une biographie exhaustive, le scénario concentre son énergie sur l’engagement pacifiste du tribun socialiste, laissant les flash-backs évoquer sobrement ses combats antérieurs (les mineurs de Carmaux, la séparation de l’Église et de l’État, la fondation de L’Humanité). L’album intègre de nombreux discours de Jaurès, ce qui lui confère un contenu extrêmement riche, ouvrant une réflexion profonde sur la montée vers la guerre et sur les efforts du député pour préserver la paix.
Graphiquement, le style réaliste de Rey Macutay et la mise en couleurs de Walter offrent une immersion totale dans la Belle Époque, fidèle à l’abondante iconographie disponible sur cette période. Les tons chauds et la précision des décors relient le lecteur à une France d’avant-guerre vibrante de tensions. L’album se clôt sur un dossier signé Vincent Duclert, spécialiste de Jaurès et de la IIIe République, qui prolonge et enrichit la lecture. Destiné aussi bien aux passionnés d’histoire ainsi qu’aux lecteurs désireux de comprendre les racines du socialisme républicain français.
D’après le roman de Colette publié pour la première fois le 13 juillet 1923.
Phil a seize ans et Vinca quinze. Chaque année, ils passent leurs vacances ensemble en Bretagne, presque comme frère et soeur. Mais cet été-là, c’est l’amour qui commence à naître entre eux. Pourtant, lorsque la mystérieuse Mme Dalleray fait irruption dans la vie de Phil, elle éveille en lui un désir aussi troublant qu’inattendu, et ce glissement vers l’interdit menace ce qui liait jusque-là les deux adolescents…
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Adapté du conte de Rudyard Kipling publiée pour la première fois en octobre 1902.
Il était une fois, il y a très longtemps, un Homme Néolithique qui vivait dans une caverne. Il ne savait ni lire ni écrire et n’en avait nulle envie. Le temps d’une journée de pêche au harpon, à mille lieux de chez lui, sa petite fille chérie lui démontrera le contraire… Sans le savoir, ni le vouloir, elle découvrira une grande invention qu’un jour les Hommes appelleront « écriture ».
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Comment naquit l’écriture ? La question, vertigineuse, trouve ici une réponse à la fois malicieuse et poétique. Yann Dégruel adapte « Comment naquit la première lettre », l’une des douze histoires du recueil Histoires comme ça de Rudyard Kipling, paru en 1902. Il s’agit de sa troisième plongée dans cet univers, après L’Enfant d’éléphant et Le Chat qui s’en va tout seul, confirmant une complicité créative profonde avec l’auteur britannique. Au néolithique, lors d’une journée de pêche contrariée (le harpon paternel brisé, le chemin du retour trop dangereux pour une fillette), la jeune Taffy imagine de confier à un étranger de passage un message dessiné sur de l’écorce afin que sa mère lui envoie le harpon de secours. Ce rébus maladroit mais plein d’intention devient, sans que son auteure le sache, la première forme de bande dessinée et, par extension, d’écriture. En somme, une BD racontant l’invention du dessin narratif.
Diplômé des Arts Décoratifs de Strasbourg, Yann Dégruel déploie un trait rond et chaleureux, aux couleurs lumineuses évoquant les enluminures primitives. Chaque case respire la vie, mêlant humour visuel et tendresse, sans sacrifier la lisibilité à destination d’un jeune public.
Album idéal à partager dès 4 ans, La Première Lettre offre aussi aux adultes une méditation souriante sur la naissance du langage. Une BD qui prouve que les grandes questions méritent parfois les plus petites histoires.
Jack London en BD (12 janvier 1876 / 22 novembre 1916).
Jack London est un homme en mouvement permanent. En décalage avec tous ses voyages vers le nord qui firent ses plus grands succès littéraires, il y a un lieu qui le marque durablement : Hawaï. Il s’y arrête et y revient pour de longues périodes, dont la dernière à la veille de mourir. Il semble avoir trouvé là un point d’équilibre qui correspond à une aspiration profonde. Il nommera ce pays la « terre de l’amour ». Il y séjourne à chaque fois avec Charmian Kittredge, qui partage officiellement sa vie depuis 1905. Femme indépendante, hors des carcans de son époque, Charmian va participer activement à la pensée, l’écriture et la postérité de London. Elle est son « âme-soeur ». Il l’appelle « Mate woman » (compagne), elle le surnomme compagnon. Le récit s’inspire des écrits de London mais aussi de ceux de Charmian sur leur histoire, pour chercher en quoi Hawaï a influencé l’œuvre de Jack London, surtout reconnu comme l’écrivain du Grand Nord, du Klondike et des forêts enneigées.
Après ses adaptations des Larmes de l’assassin et du Vieil homme et la mer, Thierry Murat met en scène cette enquête littéraire avec brio où ses images amples rendent hommage à la noblesse de ce combat entre l’homme et la nature.
La bd « Le haut de la vague – Charmian et Jack London à Hawaï » disponible ici
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Décédée en 2008, déclarée Juste parmi les nations en 1965, Irena Sendlerowa, résistante et militante polonaise, fut l’une des plus grandes héroïnes de la Seconde Guerre Mondiale, sauvant près de 2500 enfants juifs du ghetto de Varsovie. Et pourtant elle est oubliée des livres d’Histoire… C’est en lisant par hasard un article sur elle que Jean-David Morvan a eu le déclic : sa vie devait être racontée. Avec Séverine Tréfouël et David Evrard, ils retracent le combat humaniste de cette « mère des enfants de l’Holocauste. »
Porté par un dessin d’une grande sensibilité et pour la première fois dans une édition complète qui reprend tous les codes du roman graphique, Irena réussit le tour de force de parler sans lourdeur d’un sujet fort, poignant et profondément actuel… Toucher, émouvoir, parler d’hier pour raconter aujourd’hui…
La BD « Irena – L’Ange du ghetto – Édition complète » disponible ici
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Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale
Paris, 14 juillet 1939. Si le cœur est à la fête pour de nombreux Français, comme des touristes étrangers, venus à Paris visiter le musée du Louvre, d’autres s’inquiètent. Jacques Jaujard est de ceux-là. Alertés par une bande de joyeux drilles (Picasso, Cocteau et Dali) le directeur du musée prend la mesure de la menace qui gronde. L’heure est grave. La France risque d’entrer en guerre prochainement contre l’Allemagne. Il faut protéger les œuvres exposées. Les cacher ! Après avoir étudié différentes possibilités, Jaujard, avec la complicité des employés du musée, commence clandestinement l’évacuation en quelques mois de tous ces chefs d’œuvres : la Joconde, le Radeau de la Méduse ou la Victoire de Samothrace vers des lieux plus sûrs, tel le château de Chambord.
Après Jesse Owens, des miles et des miles, seul Gradimir Smudja pouvait s’attaquer à une telle épopée historique avec autant d’humour et de richesse graphique. Un premier volume d’une mini-série par un auteur qui ne craint jamais de s’attaquer aux styles des grands maîtres, sans jamais les trahir. Pour réaliser le livre, Gradimir Smudja est entré en contact avec des descendants des personnes ayant participé à cette évasion artistique, pour recueillir des témoignages plus intimes. Un récit en deux parties.
La bd « L’exode du Louvre – La folle échappée des chefs-d’œuvre du musée » disponible ici
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La BD sortira en juin 2026.
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