Auteur/autrice : Sébastien D

Millénium – La reine dans le palais des courants d’air  – Tome 2

Album publié en 2015 aux éditions Dupuis.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Stieg Larsson publié le 25 mai 2007.

couverture bd Millénium - La reine dans le palais des courants d'air  - Tome 2

Niedermann toujours en cavale, Lisbeth qui s’apprête à faire des révélations lors de son procès… les membres de la « section » s’affolent et cherchent à liquider les gêneurs, au premier rang desquels Mikael Blomkvist.
Le troisième roman de Stieg Larsson, La reine dans le palais des courants d’air, trouve ici sa conclusion et met en lumière comme jamais Lisbeth, l’héroïne lanceuse d’alerte et libertaire.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Millénium – La reine dans le palais des courants d’air  – Tome 2 »

Sixième et ultime volet de la vaste entreprise d’adaptation menée par Sylvain Runberg, cet album referme la trilogie de Stieg Larsson en portant à son terme le troisième roman. Manolo Carot y reprend le dessin, tandis que la couverture reste confiée à José Homs, garant de l’unité visuelle d’une série qui aura mobilisé deux illustrateurs. Le récit s’ouvre sur une Lisbeth Salander livrée à l’opinion publique, présentée comme asociale et dangereuse à la veille d’un procès censé sceller sa culpabilité.

Sylvain Runberg fait de cette confrontation judiciaire le cœur battant du livre. Loin d’une simple mécanique de suspense, le procès devient le lieu où la vérité longtemps enfouie sur la Section, cellule occulte des services secrets suédois, remonte enfin à la surface. Le récit épouse la figure de la lanceuse d’alerte, cette femme que l’État a broyée enfant et qu’il cherche désormais à réduire au silence, pendant que Mikael Blomkvist rassemble les preuves du complot et que le colosse Niedermann poursuit sa cavale meurtrière.

extrait bd Millénium - La reine dans le palais des courants d'air  - Tome 2

Le trait de Manolo Carot trouve sa plus belle réussite dans la séquence du tribunal, où il campe une Lisbeth Salander impassible, presque minérale, dont la retenue devient une arme face à ses accusateurs. Ses cadrages frontaux et sa lumière crue accentuent le rapport de force, transformant la salle d’audience en champ de bataille silencieux.

En resserrant l’intrigue foisonnante du roman sans en trahir la portée politique, Sylvain Runberg signe une conclusion cohérente qui parle autant du destin d’une héroïne que des zones d’ombre d’une démocratie. L’album s’adresse aux amateurs de thriller nordique et aux lecteurs désireux de voir Lisbeth Salander triompher sans jamais renier sa part d’ombre.


Millénium – La reine dans le palais des courants d’air  – Tome 1

Album publié en 2015 aux éditions Dupuis.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Stieg Larsson publié le 25 mai 2007.

La saga Millénium se poursuit avec l’adaptation du 3e best-seller de Stieg Larsson.

Lisbeth s’était évadée de la maison où la retenait son père, le sinistre Zala, chef de gang régnant sur la traite des blanches en Suède.
Père et fille, bien que tous deux grièvement blessés dans l’affrontement, n’ont pas fini d’en découdre, tandis que Niedermann, le terrifiant colosse, laisse des cadavres dans le sillage de sa cavale.
Lisbeth, la hackeuse solitaire, va devoir accepter l’aide des rares personnes en Suède qui la croient innocente : Mikael Blomkvist ou Plague.
Mais en cherchant à lever le voile sur le passé de cet homme auquel elle doit tous les tourments de son enfance, elle va provoquer la réactivation de la « Section », une cellule secrète de la Säpo (le contre-espionnage suédois) dont les sinistres secrets dormaient avec Zala

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Millénium – La reine dans le palais des courants d’air  – Tome 1 »

Cinquième volet de l’adaptation dessinée orchestrée par Sylvain Runberg, cet album ouvre la transposition du troisième roman de Stieg Larsson, celui qui referme la trilogie. José Homs y retrouve le personnage de Lisbeth Salander qu’il avait façonné dans les premiers tomes, au moment où la hackeuse, grièvement blessée après l’affrontement avec son père, se réveille dans une chambre d’hôpital sous surveillance policière, promise à un procès qui doit la juger coupable avant même de l’entendre.

Sylvain Runberg déplace ici le centre de gravité du récit. L’enquête ne vise plus seulement un criminel isolé mais une mécanique d’État, la Section, cellule clandestine du contre-espionnage suédois prête à sacrifier une jeune femme pour enterrer ses propres fautes. Cette bascule du thriller intime vers le complot institutionnel donne au livre une tension politique inédite, tandis que Mikael Blomkvist et le hackeur Plague deviennent les derniers remparts d’une vérité que tout un appareil cherche à étouffer.

Le trait de José Homs épouse cette atmosphère de huis clos et de paranoïa. Ses cadrages resserrés sur les visages fatigués, sa lumière blafarde d’hôpital et ses gris saturés d’ombre installent un climat poisseux où chaque couloir semble surveillé. La colorisation froide de Valérie Vernay accentue l’impression d’un pays entier refermé sur ses secrets.

En choisissant de couper l’ultime roman en deux, Sylvain Runberg assume un rythme de mise en place, patient, presque procédural, qui privilégie la montée de la menace à l’action immédiate. L’album s’adresse aux lecteurs du polar nordique attirés par les rouages du pouvoir autant qu’aux fidèles de Lisbeth Salander, dont la vulnérabilité physique n’entame jamais la rage de survivre.


L’Incroyable histoire de l’humanité – Une Géohistoire des humains sur Terre

Bande dessinée publiée en 2026 éditions Les Arènes.


Adapté du livre Géohistoire. Une autre histoire des humains sur la Terre de Christian Grataloup paru le 19 octobre 2023.

couverture bd L'Incroyable histoire de l'humanité

Savez-vous que les humains ne représentent que 0,01 % de la matière organique vivante ?
Qu’il y a 10 000 ans le Sahara était vert ?
Que la Grande-Bretagne n’a pas toujours été une île ?
Que le cheval a été amené en Amérique par les Espagnols ?
Que la première plante que les Amérindiens ont cultivée est le tabac ?
Que les hommes préhistoriques n’ont jamais vécu dans des cavernes ?
Que nous sommes tous métis ? Et que, si nous sommes intelligents, c’est peut-être en partie grâce à nos fessiers proéminents ?

Adaptée du livre de Christian Grataloup, Géohistoire, cette bande dessinée spectaculaire et accessible nous fait découvrir la grande aventure de sapiens sur Terre.Depuis les premières cartes de l’âge du bronze, la géographie n’a cessé de se développer, pour devenir une science et un outil indispensable pour les princes conquérants ou les aventuriers explorateurs.
Raconter son histoire, c’est raconter l’histoire du monde avec une boussole dans les mains.

En mobilisant la climatologie, la géologie, la démographie, l’anthropologie ou encore l’économie, elle nous entraîne dans une formidable traversée de l’espace et du temps, depuis le Big Bang jusqu’aux différents scénarios possibles de l’apocalypse.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Incroyable histoire de l’humanité »

La BD sortira en aout 2026.

Tamara Drewe

Album publié en 2024 aux Editions Denoël.


Adapté librement du roman Loin de la foule déchaînée de Thomas Hardy publié le 23 novembre 1874.

couverture bd Tamara Drewe

Avec son nez refait, ses jambes interminables, ses airs de princesse sexy, son job dans la presse de caniveau, ses aspirations à la célébrité et sa facilité à briser les coeurs, Tamara Drewe est l’Amazone urbaine du XXIᵉ siècle.
Son retour à la campagne, dans le village où a vécu sa mère, est un choc pour la petite communauté qui y prospère en paix.
Hommes et femmes, bobos et ruraux, auteur à gros tirage, universitaire frustré, rock star au rancart, fils du pays, teenagers locales gavées de people, tous et toutes sont attirés par Tamara, dont la beauté pyromane, les liaisons dangereuses et les divagations amoureuses éveillent d’obscures passions et provoquent un enchaînement de circonstances aboutissant à une tragédie à la Posy Simmonds, c’est-à-dire à la fois poignante et absurde.
Librement inspiré du roman de Thomas Hardy Loin de la foule déchaînée, un portrait à charge délicieusement cruel et ironique de l’Angleterre d’aujourd’hui.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Tamara Drewe »

Couronnée du Grand Prix d’Angoulême, Posy Simmonds occupe une place singulière dans le roman graphique européen, celle d’une satiriste de mœurs héritière du roman anglais. « Tamara Drewe » en fournit une illustration accomplie.
Transposée dans la campagne anglaise contemporaine, l’intrigue reprend librement « Loin de la foule déchaînée » de Thomas Hardy : le retour au village de Tamara, chroniqueuse people au physique refait, bouleverse la quiétude d’une pension d’écrivains et précipite jalousies, adultères et drame.

Le récit doit sa richesse à sa construction chorale. Posy Simmonds fait alterner des pavés de texte, qui recueillent les voix intérieures de Glen l’universitaire en panne d’inspiration, de Beth l’épouse dévouée ou de l’adolescente Casey, et des séquences en cases où l’action se déploie. Fait notable, Tamara reste vue de l’extérieur, jamais narratrice, ce qui la maintient énigmatique. Chaque personnage dévoile ainsi ses lâchetés, ses vanités et ses illusions, dans une comédie sociale que Posy Simmonds observe avec une ironie féroce mais sans mépris.

Graphiquement, son trait léger et ses couleurs pastel restituent avec justesse les collines, les fermes et les intérieurs bourgeois. Le dessin fourmille de détails qui trahissent les fractures du lieu, entre ruraux modestes et citadins fortunés venus jouer à la vie champêtre.

À la fois drôle et cruelle, cette relecture moderne de Thomas Hardy s’adresse aux amateurs de comédie de mœurs, aux lecteurs de littérature anglaise.

Pesticides – Leurs ravages sur la santé des enfants

Album publié en 2026 aux éditions Les Printanières.


Résumé éditeur

couverture bd Pesticides - Leurs ravages sur la santé des enfants

L’enquête choc qui dénonce l’attitude des politiques, entre inertie, omerta et déni !

Entre 2015 et 2021, dans un coin de campagne près de Nantes, 25 enfants développent un cancer. 7 meurent.

Les autorités concluent à l’absence de cause identifiable. Les familles, elles, refusent de croire au hasard.
Ailleurs, d’autres enfants sont touchés par des maladies rares, inexpliquées…
Pendant des années, les familles et leurs proches enquêtent. Elles découvrent un labyrinthe de procédures, d’expertises contradictoires, de silences institutionnels et d’intérêts économiques.
À chaque nouvelle piste, la même question revient : qui protège réellement la santé publique ?

Chercheuse en toxicologie, Laurence Huc raconte de l’intérieur ce que deviennent les alertes sanitaires lorsqu’elles dérangent.
Son enquête dessine le portrait d’une société confrontée à ses propres pollutions et d’un système qui peine à regarder leurs conséquences en face.

Une histoire vraie. Un combat pour la vérité. Et une question qui nous concerne toutes et tous : combien d’enfants faudra-t-il encore avant d’agir ?


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Pesticides – Leurs ravages sur la santé des enfants »

La BD sortira en septembre 2026.

Sartre – une existence, des libertés 

Album publié en 1996 aux éditions GLénat.


Résumé éditeur

Jean-Paul Sartre en BD (21 juin 1905 / 15 avril 1980).

couverture bd Sartre - une existence, des libertés

À l’occasion des 35 ans de la mort de ce maître de philosophie, découvrez sa biographie dessinée par deux jeunes auteures talentueuses.
Figure emblématique de la littérature et de la philosophie française, Sartre fut une personnalité à part : libre penseur et révolutionnaire, c’était un homme moderne qui refusait les honneurs.
Ce livre retrace avec émotion son engagement politique, ses écrits, sa relation fusionnelle avec Simone de Beauvoir, la création du mouvement existentialiste, etc.
La biographie dessinée d’un des plus grands philosophes du XXe siècle.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Sartre – une existence, des libertés »

Publié à l’occasion des trente-cinq ans de la disparition de Jean-Paul Sartre, cet album retrace la vie du philosophe de sa petite enfance à son refus du prix Nobel de littérature. Le scénario est signé Mathilde Ramadier, dont la formation de normalienne et de philosophe se révèle un atout précieux pour affronter un sujet aussi exigeant, tandis qu’Anaïs Depommier assure le dessin et les couleurs de ce qui constitue son premier ouvrage.

Mathilde Ramadier fait le choix de la chronologie et affronte la principale difficulté du genre, restituer une vie faite de pensée pure. Sa solution consiste à privilégier le dialogue et la mise en scène des rencontres, car suivre Jean-Paul Sartre, c’est croiser toute une génération d’écrivains, d’Albert Camus à Raymond Queneau, de Boris Vian à Maurice Merleau-Ponty. La relation avec Simone de Beauvoir, dans sa liberté revendiquée, occupe une place centrale et éclaire la cohérence entre la philosophie existentialiste et l’existence menée. L’ouvrage n’élude pas la dimension de l’homme public, cet intellectuel engagé sans cesse appelé à trancher les débats de son temps.

extrait bd Sartre - une existence, des libertés

Le dessin d’Anaïs Depommier, précis et délicat, prête à chaque figure les traits reconnaissables de son modèle, ce qui ancre le récit dans une réalité identifiable. Ses rares grandes compositions offrent des respirations bienvenues après les passages les plus théoriques.

L’album s’adresse aux lecteurs souhaitant une première approche de Jean-Paul Sartre, aux étudiants en philosophie et aux curieux de la vie intellectuelle française.



L'œuvre de Jean-Paul Sartre en BD

Nausea
27 Oct 2011

Nausea

Nausea

Album publié en 2011 aux éditions Cornelius.


Résumé éditeur

Inspiré partiellement du roman La nausée de Jean-Paul Sartre publié en avril 1938.

couverture bd Nausea

Ce nouveau volume de l’anthologie Robert Crumb rassemble des histoires publiées dans le magazine Weirdo, créée avec sa femme, Aline Kominsky, au début des années 80.
Elles marquent une évolution du dessinateur vers un style plus réaliste et plus sombre. Crumb y pastiche les Classic Illustrated qui prétendaient donner un vernis de culture aux comics en adaptant en bande dessinée des monuments de la littérature.
Ses Klassic Komics utilisent l’imagerie crue et brutale des comics des années 50 pour rendre la violence et le désespoir d’oeuvres littéraires qui le touchent personnellement, comme La Nausée de Sartre ou la biographie de Jelly Roll Morton.
Philip K. Dick, Sartre ou Boswell, chacun d’eux représente un aspect de Crumb, qui réalise ici un passionnant autoportrait éclaté. Mais l’ironie n’est jamais loin. Les escapades sexuelles de Boswell, traitées à la façon de Hogarth, sont l’occasion de ridiculiser le décalage entre les prétentions intellectuelles de l’homme et ses pulsions charnelles.

Mais c’est avec un sérieux et une compassion inattendues que Crumb reprend 16 des 238 cas de perversions sexuelles recensés par le Psychopathia sexualis : Étude médico-légale à l’usage des médecins et des juristes du baron psychiatre von Krafft-Ebing. Le lecteur retrouvera aussi le Crumb érotomane avec Bad Karma, fantasme en roue libre, oscillant entre désir de puissance et haine de soi, et un hommage étonnant à Bécassine, qui entre ainsi dans le Panthéon masturbatoire de Robert Crumb. Nausea est incontestablement l’un des meilleurs volumes de cette anthologie.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Nausea »

Nouveau volume de l’anthologie que l’éditeur consacre à Robert Crumb, ce recueil rassemble des histoires parues dans Weirdo, la revue que le dessinateur américain avait fondée avec son épouse Aline Kominsky au début des années 1980. Figure fondatrice de la bande dessinée underground, Robert Crumb y aborde une période où son trait se fait plus réaliste et plus sombre, et où l’autodérision côtoie sans cesse la provocation.

Le fil le plus stimulant de ce volume tient à ses Klassic Komics, pastiche des Classic Illustrated qui prétendaient jadis anoblir les comics en adaptant les classiques. Robert Crumb en retourne le principe, employant l’imagerie crue des comics des années 1950 pour restituer la violence et le désespoir d’œuvres qui le touchent, dont La Nausée de Sartre à laquelle le titre fait écho. Le recueil fonctionne ainsi comme un autoportrait éclaté, où Philip K. Dick, Sartre ou le mémorialiste Boswell renvoient chacun une facette de l’auteur. L’ironie reste constante, notamment lorsque les frasques de Boswell servent à moquer l’écart entre prétentions intellectuelles et pulsions. Plus inattendue, la reprise de plusieurs cas tirés du Psychopathia sexualis de Krafft-Ebing est traitée avec un sérieux et une compassion qui nuancent la réputation sulfureuse du dessinateur.

extrait bd Nausea

Le dessin de Robert Crumb, à la hachure dense héritée de la gravure, alterne la caricature grimaçante et une minutie presque documentaire. Cette virtuosité graphique donne à ses obsessions une force indéniable.

L’ouvrage s’adresse à un lectorat adulte, amateur de bande dessinée underground et de l’œuvre de Robert Crumb.

Mamie Luger – Tome 2 – L’Amour aux trousses

Album publié en 2026 aux éditions Casterman.


Résumé éditeur

D’après le roman de Benoît Philippon publié le 9 mai 2018.

couverture bd Mamie Luger - Tome 2 - L Amour aux trousses

Berthe Gavignol, 102 ans, est arrêtée après avoir tiré sur un homme avec un Luger, un vieux pistolet allemand.
Mais ce n’est que le début. Face à l’inspecteur Ventura, cette « petite mamie » au langage fleuri commence à raconter sa vie : une existence mouvementée faite d’amours passionnées, de secrets bien enfouis… et de cadavres.
Dans ce deuxième opus, Berthe poursuit son récit et évoque sa grande histoire d’amour avec Luther. Mais lorsque celui-ci repart pour l’Amérique, elle se retrouve seule face à la violence et à la bêtise des hommes. Et tandis que l’interrogatoire avance, une découverte macabre bouleverse l’enquête : d’autres corps sont retrouvés dans le jardin de Berthe.

Entre polar noir et comédie burlesque à l’humour grinçant, Mamie Luger poursuit son hommage irrévérencieux à une justice très personnelle : celle d’une femme qui refuse, jusqu’à 102 ans, de rester une victime.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Mamie Luger – Tome 2 – L’Amour aux trousses »

La BD sortira en octobre 2026.

extrait bd Mamie Luger - Tome 2 - L Amour aux trousses

100 Blagues Bigoudènes et Léonardes

Album publié en 2021 aux éditions Ouest-France.


Résumé éditeur

couverture bd 100 Blagues Bigoudènes et Léonardes

Même si Bigoudens et Léonards diffèrent sur de nombreux points : leur accent, leur costume, le temps de cuisson des bigorneaux… ils ont un même centre d’intérêt : l’argent.
La question est de savoir qui du Bigouden, qui rime avec radin, et du Léonard, qui rime avec avare, a l’avantage à ce petit concours.
Clichés ou réalité ?
Un pretexte pour se moquer gentiment les uns des autres à travers 100 blagues et histoires cocasses.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « 100 Blagues Bigoudènes et Léonardes »

Denez Prigent, figure majeure du chant breton, quitte un instant le répertoire traditionnel pour un registre plus léger avec ce recueil illustré par Joël Auvin, dit Nono, où cent blagues (et une offerte en prime) mettent aux prises Bigoudens et Léonards, ces deux peuples du Finistère que sépare, dit-on, tout sauf le goût de l’argent.

Le sel du livre tient à son moteur unique : presque chaque histoire décline le même travers, la pingrerie, et l’oppose à la rivalité de clocher entre le sud bigouden et le nord léonard. Denez Prigent joue la variation plutôt que l’accumulation, glissant de la devinette rapide à l’anecdote plus construite. La moquerie vise les deux camps à parts égales, et cette réciprocité désamorce toute méchanceté : on rit d’un cliché que les intéressés revendiquent eux-mêmes.

L’humour reste franchement local. Les traits sur le costume, l’accent ou le temps de cuisson des bigorneaux supposent une familiarité minimale avec la Bretagne finistérienne, ce qui restreint le cercle des rieurs mais récompense ceux qui connaissent le terrain.

extrait bd 100 Blagues Bigoudènes et Léonardes

Le trait de Joël Auvin, rompu au dessin de presse dans les colonnes du Télégramme, apporte la vivacité de la caricature. On reconnaît la manière d’un croqueur d’actualité habitué à camper un type en quelques lignes. Le petit format carré convient à cette lecture par piques.

Une moquerie bon enfant, où le trait de presse de Joël Auvin épouse la verve de Denez Prigent pour croquer deux Finistère aussi économes que fiers de l’être.

Papier tue-mouches

Album publié en 2018 aux éditions La Table Ronde.


Résumé éditeur

Adapté de la nouvelle de Dashiell Hammett publié en aout 1929.

« J’ai choisi Papier tue-mouches à la fin de l’année 1975 parmi une liste de projets de livres qui m’avaient intéressés autrefois (…).
Ce qui me plaisait le plus avec Papier tue-mouches, c’est que tout y était un peu miteux, presque ordinaire. Les protagonistes ne sont ni très pauvres, ni très riches, les détectives ne sont pas des surhommes, et du côté des criminels, il n’y a rien d’extravagant non plus. Ça m’intéressait de savoir s’il était possible de raconter l’histoire sur environ 60 à 90 pages en utilisant à chaque fois des dessins en pleine page ou des dessins répartis sur une double page, en ajoutant le moins de texte possible sous les images… Presque sept ans plus tard, voilà où j’en étais : les quelques 60 à 90 pages initialement prévues étaient devenues un livre de 288 pages.
 » Hans Hillmann.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Papier tue-mouches »

Célèbre pour ses affiches de films en Allemagne, Hans Hillmann entreprend au milieu des années 1970 un projet singulier, mettre en images une nouvelle de Dashiell Hammett. Ce qui devait tenir en soixante à quatre-vingt-dix planches en réclamera plus de deux cents, achevées après sept années de travail. Le récit, un classique du roman noir, suit un détective lancé sur la trace d’une jeune fille de bonne famille éprise de voyous, dans un monde volontairement miteux où ni les criminels ni les enquêteurs n’ont rien d’extraordinaire.

Le parti pris graphique fait toute la singularité du livre. Hans Hillmann adopte une maquette d’une rigueur absolue, une page ou une double page pour une seule image en noir et blanc, avec le minimum de texte sous les cases. Cette économie, qui rapproche l’objet du cinéma muet autant que du roman-photo, oblige le lecteur à ralentir et à scruter chaque planche comme un enquêteur passant une scène de crime au crible.
La narration passe par les détails, une ombre, un reflet, un objet laissé au second plan, et la lenteur imposée devient le vrai sujet de l’expérience. Art Spiegelman, dans sa préface, souligne combien cet ouvrage antérieur à la notion même de roman graphique en anticipe les ambitions.

extrait bd Papier tue-mouches

Le noir et blanc de Hans Hillmann, fourmillant de matière et de contrastes, tient du fusain autant que de la gravure, et confère à chaque image une densité de tableau.

L’ouvrage s’adresse aux amateurs de roman noir et de bande dessinée expérimentale.