Reine, artiste, résistante, écrivaine, entrepreneuse ou créatrice… À travers les siècles, des femmes d’exception ont marqué l’histoire de Nantes et contribué à son rayonnement bien au-delà de ses frontières.
D’Anne de Bretagne à Claire Bretécher, de Barbara à Claude Cahun et Marcel Moore, en passant par bien d’autres personnalités remarquables, cet album vous invite à découvrir des destins hors du commun qui ont façonné l’identité de la cité des Ducs.
Grâce à des bandes dessinées vivantes et un riche dossier documentaire, partez à la rencontre de ces Nantaises d’adoption ou de cœur, audacieuses, libres et visionnaires, dont l’héritage continue encore aujourd’hui d’inspirer notre époque.
Une plongée passionnante dans l’histoire de Nantes à travers celles qui l’ont rendue plus grande.
La bd « Nantaises : elles ont fait l’histoire de leur ville » disponible ici
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Joseph Kessel, en BD (10 février 1898 / 23 juillet 1979).
La naissance mouvementée de Joseph Kessel, romancier, aventurier, journaliste…
Juif d’origine russe, Kessel s’engage à 18 ans dans l’aviation française pour combattre l’armée allemande. En 1918, il part en mission à Vladivostok pour former l’armée blanche. C’est cette première aventure qui va créer la légende Kessel. Dans le froid sibérien il croise la Légion tchèque, des bandits cosaques, la mafia chinoise esclavagiste, le frisson du danger, des trafics en tout genre, de nombreuses bouteilles de vodka,la musique tzigane envoutante et l’amour… de cette expérience il en tirera son dernier roman Les Temps sauvages . Un voyage initiatique où la guerre est une véritable épopée héroïque. C’est un récit hallucinant à l’image de la vie de Joseph Kessel.
De retour à Paris, en 1922, il entame une carrière d’écrivain et de journaliste. Il cofonde le journal Gringoire, publie ses premiers romans et entame une carrière de grand reporter.
Avec des voyages au Maghreb où il découvre l’Aéropostale et Antoine de Saint Exupéry, en Afrique de l’est, sur la piste aux esclaves, où il se liera d’amitiés avec Henry de Monfreid. La presse s’arrache ses reportages. Entre deux expéditions, il mène une vie d’une rare intensité à Paris. Il y côtoie la pègre, surtout russe, il fréquente Radiguet, Cocteau… C’est l’occasion de folles virées nocturnes très alcoolisées, de rencontres amoureuses, un autre voyage au cœur des nuits parisiennes…
Kessel a publié 85 œuvres. Il a laissé une trace inouïe dans l’histoire avec Le Lion, l’équipage, Fortune carrée, Belle de jour, La passante du sans souci,l’armée des ombres, les cavaliers... Il participa à la création de Détective qui fût les belles heures des éditions Gallimard, il était d’ailleurs très ami de Gaston Gallimard. Il co-écrit le Chant des partisans avec Maurice Druon, son neveu. Il entre à l’académie française, lui le petit émigré juif russe. A l’instar d’Albert Londres, un prix porte son nom qui consacre un écrivain qui s’inscrit dans sa lignée.
« Ma vie est plus importante que mon oeuvre mais on peut vivre et écrire à la fois... »
La bd « Kessel – La naissance du lion » disponible ici
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D’après l’œuvre d’Homère publié vers la fin du VIIIᵉ siècle av J-C.
Pour rentrer chez lui, il devra défier les dieux.
La guerre de Troie est terminée depuis longtemps. Pourtant, Ulysse erre encore sur les mers, victime de la colère des dieux. Entre tempêtes, monstres redoutables et îles mystérieuses, chaque escale le rapproche autant du danger que de son destin. Mais rien ne pourra lui faire oublier sa promesse : retrouver sa femme et son fils. Une adaptation en bande dessinée épique et accessible du chef-d’oeuvre d’Homère, entre aventure, magie et émotion. Une réécriture épique et accessible du chef-d’œuvre d’Homère.
La bd « L’Odyssée – Tome 1 – Ulysse » disponible ici
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Adapté de l’œuvre de Thomas Malory publiée pour la première fois en 1485.
Le Morte d’Arthur est une interprétation à la fois captivante et enchanteresse de la légende du roi Arthur. Nouveau titre de la prestigieuse collection Knickerbocker Classic, il est présenté ici dans son intégralité, sans coupures ni abrégés. Publié pour la première fois en 1485 par William Caxton, l’œuvre de Sir Thomas Malory demeure la version la plus vivante et la plus fascinante de la légende du roi Arthur et des Chevaliers de la Table Ronde. Pour tous les amoureux de l’univers arthurien, cette magnifique édition de prestige se distingue par sa reliure en tissu, son signet ruban et son élégant étui. Enrichie d’une nouvelle préface et des somptueuses illustrations d’Aubrey Beardsley (1872–1898), ce volume est un classique incontournable qui trouvera sa place dans toutes les bibliothèques.
La bd « Le morte d’Arthur » disponible ici
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1867. Une scierie tourne à plein régime dans un bruit effroyable quand soudain, des ouvriers courent secourir un homme à terre.
Il s’est blessé gravement aux yeux. John Muir a déjà vingt-neuf ans et il est confiné dans une chambre obscure : il est probable qu’il reste aveugle. Mais miraculeusement, après des mois d’une convalescence quasi mystique, il recouvre la vue. C’est décidé, il va tout quitter et embrasser son rêve de toujours : partir plein Sud à la rencontre de la vie sauvage. Armé de son seul courage, de sa jeunesse, d’une loupe et d’une presse botanique, il parcourra ainsi des centaines de kilomètres, à pied, de l’Indiana à la Floride. Imaginez une nature sauvage presque inviolée, où seuls rôdent quelques dangereux soldats du Sud en déshérence et d’anciens esclaves jetés hors des anciennes plantations…
La bd « Au cœur des solitudes » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Au cœur des solitudes »
Il y a des albums qu’on referme lentement, comme pour retenir encore un peu la lumière qu’ils dégagent. Au cœur des solitudes est de ceux-là. L’auteur rennais Lomig y retrace le destin de John Muir, pionnier de l’écologie moderne, dont la vie bascule en 1867 lorsqu’un accident en scierie le prive provisoirement de la vue. De cette nuit intérieure naît une renaissance : John Muir abandonne tout pour parcourir à pied, de l’Indiana à la Floride, une Amérique encore sauvage et meurtrie par les cicatrices de la Guerre de Sécession. Ce qui frappe d’emblée, c’est la sobriété du scénario. Lomig n’explique pas, il montre. Les flash-back sur l’enfance écossaise de John Muir, fils d’un père autoritaire et rigoriste, s’intercalent avec discrétion. On comprend, sans qu’on nous le dise, d’où vient cette soif de liberté.
Le noir et blanc confère une puissance évocatrice rare. Les planches consacrées à la flore et aux oiseaux sont d’une précision naturaliste qui n’écrase jamais la poésie. L’immensité des paysages américains est restituée avec une économie de moyens remarquable : une page, un horizon, et le vertige est là. Rarement une bande dessinée aura autant donné envie de lever les yeux de ses pages pour regarder dehors. Une BD essentielle, pour les amoureux de nature comme pour les lecteurs en quête de sens.
Adapté du roman d’Alexis Jenni publié le 16 janvier 2020.
John Muir fut un écologiste révolutionnaire qui refusa une vie de labeur pour vivre en totale autonomie dans la nature. Clément Baloup a adapté en bande dessinée la biographie d’Alexis Jenni.
« C’est l’homme le plus libre que j’ai jamais rencontré », disait de lui Theodore Roosevelt. Après plusieurs jours passés dans la forêt avec le président des États-Unis, John Muir parvient à convaincre ce dernier de l’importance de prendre des mesures pour protéger la nature sauvage. Ainsi sont créés les premiers parcs nationaux, dont le célèbre Yosemite. C’est le fil conducteur du scénario de Clément Baloup, qui nous mène à travers les grands chemins qu’emprunta ce pionnier de l’écologie aux allures de prophète. Très tôt, ce génie autodidacte – inventeur de machines géniales dès l’adolescence, philosophe, brillant écrivain, mais aussi naturaliste, zoologue et glaciologue – a choisi de renoncer à la nouvelle société industrielle et industrieuse pour vivre en immersion et en autonomie dans la nature.
La bd « J’aurais pu devenir millionnaire, j’ai choisi d’être vagabond » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « J’aurais pu devenir millionnaire, j’ai choisi d’être vagabond »
Avec J’aurais pu devenir millionnaire, j’ai choisi d’être vagabond, Clément Baloup signe une biographie graphique sensible consacrée à John Muir, figure fondatrice du mouvement de préservation de la nature aux États-Unis. Adapté de l’ouvrage d’Alexis Jenni, l’album retrace le parcours d’un homme qui renonça aux promesses de réussite matérielle pour se consacrer à l’exploration et à la défense des espaces sauvages.
Clément Baloup adopte une narration chronologique limpide, qui met en lumière les choix décisifs de John Muir sans céder à l’hagiographie. L’album insiste sur la tension entre modernité industrielle et spiritualité naturaliste, thème central de l’œuvre. La rencontre avec Theodore Roosevelt, déterminante pour la protection de Yosemite National Park, illustre avec justesse l’influence concrète de John Muir sur la politique environnementale américaine. Au-delà du portrait historique, c’est la cohérence intime d’un homme guidé par une conviction profonde qui retient l’attention.
Graphiquement, le dessin souple et expressif de Clément Baloup, soutenu par des couleurs délicatement aquarellées, restitue la grandeur des paysages de la Sierra Nevada. Les panoramas respirent, les silences comptent, et l’espace devient un véritable acteur du récit. Cette approche visuelle accompagne la dimension contemplative du propos et renforce l’émotion sans emphase.
L’album séduit autant par la stature de l’homme qu’il met en lumière que par la maîtrise de la BD qui le raconte. En restituant la détermination, les doutes et l’exigence morale de John Muir, Clément Baloup compose le portrait nuancé d’un idéaliste concret, dont les choix continuent de résonner aujourd’hui.
D’après l’œuvre de Dante Alighieri composée en 1307 et 1321.
Quand Mattotti rencontre Dante, cela donne un immense livre d’art qui se dévore avec délectation !
Texte et images se marient avec fureur, les talents de Dante et de Mattotti se liant, comme destinés l’un à l’autre. La poésie infernale de Dante face aux images flamboyantes de Mattotti : un chef-d’oeuvre, une oeuvre d’art littéraire. Aux illustrations s’ajoutent des croquis préparatoires qui sont une véritable immersion dans l’acte créatif de Mattotti.
La bd « L’Enfer » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Enfer »
Publié en novembre 2022 à l’occasion du 700e anniversaire de la mort de Dante Alighieri, ce livre illustré réunit deux géants séparés par sept siècles : le poète florentin, père de la langue italienne, et Lorenzo Mattotti, peintre, illustrateur et auteur de bande dessinée né à Brescia en 1954, révélé au grand public en 1984 avec Feux. Le pari était vertigineux : s’emparer du premier volet de La Divine Comédie (l’Inferno) sans le trahir.
Les illustrations de Lorenzo Mattotti donnent une transposition de grand impact aux figures inquiètes et hallucinées que traversent Dante et Virgile dans leur descente aux cercles des damnés. L’œuvre ne se contente pas d’accompagner le texte : elle le prolonge intérieurement, figurant la faute, la peur et la rédemption différée. La dimension métaphysique du périple, l’homme égaré qui doit traverser l’horreur pour retrouver la lumière, ressort avec une acuité particulièrement saisissante.
Les illustrations viennent enrichir l’œuvre originale avec la même force d’évocation que les vitraux des églises médiévales : on pourrait presque lire le texte de Dante Alighierià travers les seules images de Lorenzo Mattotti, tant elles se suffisent à elles-mêmes. Travaillant dans un registre expressionniste et quasi abstrait, Lorenzo Mattotti façonne des formes tourmentées où la matière semble en fusion. Les illustrations se déploient en pleine page, en double page ou en habillage du texte pour rythmer la lecture et lui donner vie, créant un véritable souffle dramatique.
L’ensemble se conclut par des croquis préparatoires, véritable immersion dans l’acte créatif de Lorenzo Mattotti, révélant les tâtonnements et la tension qui président à chaque planche. Destiné aux amateurs d’art autant qu’aux lecteurs de Dante Alighieri, ce livre illustré s’impose comme une rencontre nécessaire : deux visions de l’enfer, une seule œuvre.
Adapté de la pièce de théâtre deFederico Garcia Lorca jouée pour la première fois 8 mars 1933.
Adapté de la célèbre pièce de Federico Garcia Lorca par Henrik Rehr et Cav Bøgelund, Noces de Sang vous plongera dans un univers où la poésie et le drame se mêlent, où chaque regard peut changer le destin, et où la beauté côtoie la fatalité. Le duo Henrik Rehr et Cav Bøgelund s’empare du chef-d’œuvre de Federico García Lorca pour en livrer une interprétation visuelle d’une intensité rare. À travers un noir et blanc magistral, ils parviennent à capturer toute la sève de la tragédie espagnole : la passion brûlante, le poids des traditions et la fatalité qui rôde. Rehr et Bøgelund subliment la poésie du texte original par une mise en scène graphique où chaque ombre et chaque regard crient l’imminence du drame.
La bd « Noces de sang » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Noces de sang »
Été 1940 : la France est occupée. Certains pourtant refusent la fatalité : à Paris, au cœur du musée de l’Homme, quelques ethnologues se réunissent, bientôt rejoints par des gens de tous horizons ― avocats, religieuses ou garagistes. Autour de Boris Vildé, d’Anatole Lewitsky, d’Yvonne Oddon, ces visionnaires posent les bases de la lutte qui mènera à la Libération : évasions de prisonniers, passages vers l’Angleterre ou la zone libre, et publication d’un journal clandestin, Résistance. Mais ces insoumis de la première heure seront bientôt trahis, dénoncés à la Gestapo et, pour beaucoup d’entre eux, exécutés.
Avec Des Vivants, Raphaël Meltz et Louise Moaty proposent un scénario d’une grande richesse et d’une profonde intégrité : aucun dialogue n’a été inventé, les paroles prononcées par les personnages sont les leurs. Au terme d’une vaste plongée dans d’innombrables documents d’époque ― mémoires, lettres, témoignages, entretiens, journaux… ― ils composent ce récit en s’effaçant derrière la sincérité et la force de ces voix disparues. Simon Roussin, grâce à une mise en scène subtile et un dessin d’une grande maîtrise, redonne vie à ces fragments d’Histoire, déployant avec justesse tout leur souffle romanesque. Ensemble, ils composent une fresque puissante, rigoureuse et émouvante. Surgi très tôt, trop vite détruit, le réseau du musée de l’Homme est peu à peu sorti de la mémoire collective. Cet album hors normes, à la fois enquête historique, roman de guerre et épopée grandiose, rend ainsi hommage à des hommes et des femmes emportés un jour par cette injonction formidable : résister. Une folle audace autant qu’une évidence ; l’unique moyen, au-delà de tout, de rester vivants.
La bd « Des Vivants – Le réseau du musée de l’Homme, 1940-42 » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Des Vivants – Le réseau du musée de l’Homme, 1940-42 »
Des Vivants retrace l’histoire du réseau de résistance du Musée de l’Homme, actif entre 1940 et 1942. Lauréat du Prix Cases d’Histoire 2021 et du Prix du Jury au Festival d’Angoulême, cet album s’impose d’emblée comme une œuvre à part dans le paysage de la bande dessinée historique.
Raphaël Meltz et Louise Moaty ont relevé un défi rare : aucun dialogue n’a été inventé. Les paroles prononcées par les personnages (Boris Vildé, Anatole Lewitsky, Yvonne Oddon et leurs compagnons) sont les leurs, extraites de lettres, mémoires, témoignages et journaux d’époque. Ce parti pris narratif, loin de figer le récit, lui confère une densité émotionnelle saisissante. On n’assiste pas à une reconstitution : on entend des voix réelles résonner depuis l’abîme.
Du refus de l’armistice en juin 1940 aux condamnations du 17 février 1942, l’album suit pas à pas la structuration d’une résistance improvisée évasions, passages vers la zone libre, diffusion du journal clandestin Résistance, avant que trahisons et arrestations n’anéantissent le réseau.
Plutôt que de recourir à des teintes sépia ou à un réalisme convenu, Simon Roussin déploie une palette chromatique originale et immédiatement reconnaissable, qui confère à l’ensemble une atmosphère singulière. Ce choix créé une distance poétique qui préserve la dignité des disparus sans jamais verser dans la complaisance mémorielle.
Des Vivants renouvelle le genre de la bande dessinée historique en refusant tout héroïsme fabriqué. Indispensable aux amateurs d’histoire, mais tout autant à quiconque croit encore au pouvoir de la forme pour dire la résistance humaine.
Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale
En juin 1940, la France s’effondre sous les coups de l’armée allemande. Tandis que le gouvernement cherche la voie de l’armistice, un général encore peu connu refuse la défaite : Charles de Gaulle. L’album retrace ces jours décisifs où, isolé au sein de l’état‑major, il tente en vain de convaincre les responsables politiques de continuer la lutte avant de gagner Londres.
De ses derniers combats sur le front à son départ précipité pour l’Angleterre, le récit suit pas à pas la naissance de « l’homme du 18 juin » : ses hésitations, sa solitude, ses premiers alliés britanniques, puis l’appel à la résistance lancé depuis la BBC, entendu par peu mais appelé à entrer dans l’Histoire. En parallèle, la BD montre la France coupée en deux, les soldats démobilisés, les civils déroutés et le jeu ambigu des dirigeants officiels.
Entre biographie et fresque historique, ce volume met en scène la naissance de la France libre et le moment où un officier marginal devient le symbole du refus et de l’espérance pour tout un pays.
La bd « L’homme du 18 juin – Charles de Gaulle » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’homme du 18 juin – Charles de Gaulle »
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