Auteur/autrice : Sébastien D

La Charente : une terre d’histoire

Album publié en 2020 aux éditions Signe.


Résumé éditeur

Histoire du département de la Charente sur plus de 250 millions d’années.

couverture bd La Charente : une terre d'histoire

« La Charente, Terre d’Histoire » naît de partenariats et de collaborations : d’abord entre l’éditeur et le Conseil départemental qui offrira cet album à chaque élève entrant au collège à la rentrée de septembre 2020 et en fera la promotion à sa sortie officielle lors du FIBD d’Angoulême 2021.
Ensuite entre deux scénaristes et dix historiens et archéologues spécialistes de la Charente aux différentes époques, le servicepatrimoine du Département favorisant les contacts et l’accès à la documentation.
Et enfin bien sûr entre les scénaristes et 13 dessinateurs coloristes expérimentés, tous Charentais d’adoption et venant d’horizons très divers (ce qui reflète à la fois le lien fort de la Charente avec le 9ème art et sa tradition millénaire d’accueil).
Le défi était de taille : raconter et dessiner en 5 mois et 46 pages l’Histoire du territoire de la Charente sur plus de 250 millions d’années, de l’explosion de la météorite de Chassenon à nos jours en passant par les dinosaures d’Angeac, la Préhistoire et toutes les époques historiques !


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Un avis sera bientôt posté.


La Charente-Maritime – Une histoire entre terre et mer

Album publié en 2020 aux éditions Signe.


Résumé éditeur

couverture bd La Charente-Maritime - Une histoire entre terre et mer

C’est qu’elle en a, des choses à montrer et encore davantage à faire découvrir !
Des forêts profondes de la Saintonge aux marais du pays de l’Aunis en passant par Saintes, la gallo-romaine ; la fière et rebelle La Rochelle ; Rochefort, la cité de Colbert ; Jonzac, la jupitérienne ; Saint-Jean-d’Angély, la forte ; Royan, la moderne ; sans oublier , la perle ; Aix, le petit joyau et Oléron, la lumineuse.
Mais l’histoire de la Charente-Maritime, la connaissez-vous ?
Laissez-vous prendre par la main de Santonia qui vous fera traverser le temps en vous contant ses riches heures depuis la nuit des temps jusqu’à nos jours.
Cette bande dessinée apporte une description générale géographique, historique, économique, culturelle, touristique d’un département majeur de la France.
Les textes sont clairs et précis et illustrés par de magnifiques dessins en rapport. Aucun territoire du département n’est oublié.
Atout majeur du livre : cette bande dessinée a été conçue et réalisée par des professionnels. Elle est d’une conception et d’une compréhension très faciles, chaque page correspondant à une période donnée de l’histoire du département avec un titre au haut de chaque page.
L’histoire est chronologique et racontée par un personnage central, Santonia, que l’on retrouve à chaque page en habit d’époque.


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Un avis sera bientôt posté.


Quelqu’un à qui parler

Album publié en 2021 aux éditions Le Lombard.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Cyril Massarotto publié le 9 février 2016.

couverture bd Quelqu'un à qui parler

Samuel broie du noir. Et il y a de quoi ! Il est célibataire, vit dans un petit appartement sous un toit de Paris et se morfond dans un travail qui ne le passionne pas… 
Seul chez lui le soir de son anniversaire, Samuel broie du noir. Il appelle le seul numéro qu’il connaît par cœur : celui de sa maison d’enfance.
À sa grande surprise, quelqu’un décroche. Quelqu’un qui va lui faire prendre conscience qu’il est temps de reprendre sa vie en main…


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Grégory Panaccione assure seul le scénario, le dessin et les couleurs de cette adaptation du roman que Cyril Massarotto a publié en 2016. Samuel Verdi passe ses trente-cinq ans seul dans son appartement parisien, boit, casse son téléphone en sabrant maladroitement une bouteille, puis compose le seul numéro qu’il connaisse encore par cœur, celui de la maison de son enfance. Quelqu’un décroche : lui-même, à dix ans.

La force du livre tient à la dureté du gamin. Il ne joue pas les anges consolateurs, il veut savoir si l’adulte est devenu footballeur, s’il écrit des romans, s’il voyage, et les réponses ne lui plaisent pas. Grégory Panaccione tire de cette gêne un comique de situation qui fonctionne très bien, avec des scènes franchement drôles, avant de laisser affleurer autre chose : la honte tranquille de celui qui a laissé filer sa vie sans catastrophe ni coup du sort. L’humour tient la leçon de morale à distance. Les moments d’émotion tombent d’autant plus juste qu’ils sont courts.

extrait bd Quelqu'un à qui parler

Venu du dessin animé, Grégory Panaccione change de registre graphique au fil des pages. Découpage sage pour le quotidien de bureau, cases ajoutées pour étirer un silence ou un regard, grandes images plus flottantes quand les souvenirs remontent, pictogrammes et onomatopées pour tout ce qui se joue au bout du fil. Les couleurs, plutôt éteintes du côté de la vie adulte, se réchauffent dès que l’enfance entre en scène.

Une comédie qui commence par un téléphone cassé et finit par poser la seule question qui fâche : l’enfant que j’étais serait-il content de moi ? Un album à conseiller à partir de treize ans, et surtout aux adultes qui ont dépassé l’âge où l’on répond facilement à la question posée ici.


La servante écarlate

Album publié en 2021 aux éditions Robert Laffont.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Margaret Atwood publié le 17 avril 1985.

couverture bd La servante écarlate

Dans la république de Galaad, les femmes n’ont plus aucun droit.
Vêtue de rouge, Defred est une « Servante écarlate » à qui l’on a ôté jusqu’à son nom.
Réduite au rang d’esclave sexuelle, elle a été affectée à la famille du Commandant et de son épouse et, conformément aux normes de l’ordre social nouveau, met son corps à leur service.
Car à une époque où les naissances diminuent, Defred et les autres Servantes n’ont de valeur que si elles sont fertiles. Sinon…
Dans une description d’une force peu commune, Defred se remémore le monde d’avant, quand elle était une femme indépendante, jouissant d’un emploi, d’une famille et d’un nom à elle.
Aujourd’hui, ses souvenirs et sa volonté de survivre sont de véritables actes de rébellion.


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L’artiste canadienne Renée Nault signe seule l’adaptation et le dessin de ce classique de Margaret Atwood, dans une traduction de Michèle Albaret-Maatsch.

Renée Nault a tranché : ne pas tout transposer. Elle prélève des scènes, laisse des pages presque muettes et conserve la voix de Defred telle que Margaret Atwood l’avait écrite, cette confidence à voix basse qui raconte l’insoutenable sur le ton de l’excuse. On suit une femme dépossédée de son nom, affectée chez un Commandant, jaugée sur sa seule fertilité. Le récit avance par retours en arrière, et c’est la couleur qui prend en charge la bascule : Galaad baigne dans des gris et des bruns éteints, tandis que les souvenirs d’avant retrouvent une gamme complète. On perçoit la rupture avant de la comprendre.

extrait bd La servante écarlate

L’aquarelle et l’encre de Renée Nault installent une douceur qui met mal à l’aise. Les silhouettes gardent quelque chose de flottant, et le rouge des Servantes découpe des taches franches dans des décors noyés. Son travail sur le costume mérite qu’on s’y arrête : à la place du bonnet retenu par la série télévisée, elle a dessiné une capuche ajustée qui efface la chevelure, sous les ailes blanches qui interdisent de voir et d’être vue. Les femmes deviennent une masse sans traits distinctifs, et les rares pages où les cheveux de Defred se libèrent n’en sont que plus fort.

Ce qui reste après la dernière page, ce n’est pas une scène mais une couleur : ce rouge qui découpe les Servantes dans le gris de Galaad et qui, une fois vu, colle à la rétine. L’album s’adresse aux lecteurs du roman qui voudront en éprouver la charge autrement, et à ceux que la prose de Margaret Atwood avait tenus à distance.


Notre-Dame – Tome 2 – Ananké

Album publié en 2014 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Victor Hugo publié le 16 mars 1831.

couverture bd Notre-Dame - Tome 2 - Ananké

L’histoire, nous la connaissons tous : dans le Paris grouillant du XVe siècle, une magnifique et jeune gitane danse sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame de Paris.
La beauté d’Esmeralda est son trésor, mais elle causera aussi sa perte. En effet, l’archidiacre de Notre-Dame, Claude Frollo, s’éprend éperdument de la belle et tente de la faire capturer par son sonneur de cloche, le bossu Quasimodo.
Il est mis en échec par le flamboyant capitaine Phoebus, qui lui aussi est attiré par Esmeralda, bien qu’étant déjà fiancé à la douce Fleur-de-Lys…
Pris entre les désirs coupables de ces trois hommes, le destin d’Esmeralda ne peut plus désormais avoir d’issue heureuse.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Notre-Dame – Tome 2 – Ananké »

Ananké : le mot grec veut dire fatalité. Victor Hugo raconte l’avoir trouvé gravé à la main sur un mur, dans un recoin sombre des tours de la cathédrale, et c’est de cette inscription qu’il fait naître son roman. Donner ce titre au second volume annonce clairement que le temps de la farce est passé.

Le tome précédent s’ouvrait sur une fête ratée, celui-ci s’ouvre sur une geôle. Quasimodo attend son jugement, enchaîné, pendant que Louis XI et Claude Frollo viennent l’observer comme on observe une bête. Robin Recht et Jean Bastide, qui cosigne cette fois le scénario, resserrent le récit sur deux forces : la machine judiciaire et le désir de l’archidiacre. Le pilori de la place de Grève sert de scène pivot, avec cette foule qui riait la veille et qui vient maintenant se repaître d’un supplice.

Le reste tient à quatre personnages qui se trompent tous sur ce qu’ils veulent. Esmeralda, mariée à Pierre Gringoire pour lui épargner la corde, s’entête pour Phoebus, promis à Fleur-de-Lys. Claude Frollo, incapable de nommer son désir autrement que comme un envoûtement, construit le piège. Personne n’est excusé, personne n’est chargé non plus.

extrait bd Notre-Dame - Tome 2 - Ananké

Jean Bastide découpe en cinéaste. Il alterne les vues d’ensemble sur un Paris nocturne et les gros plans sur les visages, et confie souvent à un regard ce que le texte ne dit pas. Le récit avance vite, à marche forcée même, ce qui convient assez bien au mot inscrit sur la couverture.

Jean Bastide fait tenir dans quelques gros plans ce que Victor Hugo étalait sur des centaines de pages. À lire dans la foulée du premier tome, et à conseiller aux lecteurs qui veulent une porte d’entrée vers le roman de Victor Hugo avant d’affronter ses cinq cents pages.


Notre-Dame – Tome 1 – Le jour des fous

Album publié en 2012 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Victor Hugo publié le 16 mars 1831.

couverture bd Notre-Dame - Tome 1 - Le jour des fous

L’histoire, nous la connaissons tous : dans le Paris grouillant du XVe siècle, une magnifique et jeune gitane danse sur le parvis de la cathédrale Notre Dame de Paris.
La beauté d’Esmeralda est son trésor, mais elle causera aussi sa perte.
En effet, l’archidiacre de Notre Dame, Claude Frollo, s’éprend éperdument de la belle, et tente de la faire capturer par son sonneur de cloche, le bossu Quasimodo.
Il est mis en échec par le flamboyant capitaine Phoebus, qui lui aussi est attiré par Esmeralda, bien qu’étant déjà fiancé à la douce Fleur-de-Lys…
Pris entre les désirs coupables de ces trois hommes, le destin d’Esmeralda ne peut plus désormais avoir d’issue heureuse…
Robin Recht et Jean Bastide ont choisi de s’approprier ce roman universel de Victor Hugo en une série de trois tomes.
Tout dans leur version fait honneur au texte immortel : la fluidité de la narration et la mise en scène, la peinture du Paris du Moyen Âge ainsi que la justesse des visages des protagonistes.
Une très belle occasion de redécouvrir ce roman, par les yeux de deux jeunes auteurs éminemment talentueux.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Notre-Dame – Tome 1 – Le jour des fous »

Adapter Notre-Dame de Paris n’a rien d’évident : près de mille pages, et un imaginaire déjà saturé par le cinéma et la scène. Robin Recht, dessinateur qui signe là son premier scénario, prend le roman par un autre bout. Au lieu de paraphraser Victor Hugo, il place le récit dans la bouche de Pierre Gringoire vieilli, occupé à laver son linge à la rivière et à raconter à sa petite-fille Garance la journée de 1482 qui a fait basculer sa jeunesse. Le souvenir arrondit les angles, ajoute de la nostalgie, ramène l’épopée à hauteur d’homme.

Surprise du ton : on attendait le gothique lourd, on trouve la farce. La pièce que Pierre Gringoire a écrite pour la fête des fous ne tient pas dix minutes : le public préfère les provocations du gueux Clopin Trouillefou, puis l’apparition de Quasimodo, qu’il élit aussitôt pape des fous. Robin Recht assume ce premier tiers comique, très proche du théâtre populaire, avant de laisser affleurer l’inquiétude : le cri de sorcière lancé par Claude Frollo devant la danse d’Esmeralda suffit à faire entendre ce qui se prépare.

extrait bd Notre-Dame - Tome 1 - Le jour des fous

Jean Bastide dessine et colorise un album presque entièrement nocturne. Il évite la monotonie des bleus en glissant torches et flammes dans ses cases, et travaille la foule visage par visage, sans jamais s’échapper vers le plan panoramique. Son Quasimodo, masse difforme et disproportionnée, doit davantage à la démesure du texte de Victor Hugo qu’aux versions attendrissantes que l’on connaît. Esmeralda, elle, garde la silhouette encore enfantine que le roman lui prête.

À conseiller aux lecteurs qui gardent un mauvais souvenir scolaire de Victor Hugo, et à ceux qui avaient aimé la relecture de Peter Pan par Régis Loisel.


The Lion, the Witch and the Wardrobe

Album publié en 1999 en langue anglaise aux éditions HarperCollins.


Résumé éditeur

D’après le roman The Lion, the Witch and the Wardrobe ou en francais Le Lion, la Sorcière blanche et l’Armoire magique (premier tome de la série Le Monde de Narnia) de Clive Staples Lewis publié le 16 octobre 1950.

Le plus célèbre livre pour enfants de C.S. Lewis, adapté en roman graphique.

D’abord Lucy, puis Edmund, Susan et Peter découvrent qu’au fond d’une vieille armoire s’ouvre le passage vers le pays enchanté de Narnia : une terre d’Animaux Parlants, de Nains et de Faunes, tenue sous la coupe de la Sorcière Blanche, où règne un hiver sans fin et où Noël n’arrive jamais.

Une fois sur place, les enfants trouvent en Monsieur Castor un protecteur, qui les conduit jusqu’à Aslan, le Grand Lion. Et Aslan a des projets pour eux, comme pour Narnia.

Réédition de ce classique en version roman graphique, portée par de somptueuses illustrations en couleurs.

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La BD est disponible en langue anglaise uniquement. Elle n’a pas encore été lue.

A Game of Thrones – Le Trône de fer – Volume 3

Album publié en 2013 aux éditions Dargaud.


Résumé éditeur

Adapté du roman de George R. R. Martin publié le 1 août 1996.

Avec ce 3e tome, George R.R. Martin et Tommy Patterson poursuivent leur adaptation en BD de A Game of Thrones (Le Trône de fer), le plus grand succès de la fantasy depuis ces quinze dernières années, un monde fait de magie et de monstres légendaires.
A Game of Thrones, dont voici le troisième épisode, se déroule sur le continent de Westeros, dans un monde médiéval où la magie et les créatures légendaires auraient disparu.
Trois familles, les Baratheon, les Stark et les Targaryen s’engagent dans une lutte sans merci pour le trône
. Pendant ce temps, dans la province du Nord, des signes annoncent l’arrivée de l’hiver tant redouté.
Pire, il semble que des monstres oubliés ressurgissent…
3e volet de A Game of Thrones, une série de medieval fantasy qui fait la part belle à la magie.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « A Game of Thrones – Le Trône de fer – Volume 3 »

Troisième volume, et le récit change de nature. Daniel Abraham n’a plus à présenter Westeros, il peut resserrer sur ce qui, dans le roman de George R.R. Martin, déclenche tout : une poignée de décisions prises trop vite.

Les festivités données à Port-Réal en l’honneur de la nouvelle Main du roi occupent le devant de la scène, et l’album joue sur le double regard. La fille aînée d’Eddard Stark s’y amuse pendant que son père mesure le nombre de gens qui lui veulent du mal. Ailleurs, Catelyn Stark reconnaît dans une auberge l’homme qu’elle soupçonne d’avoir voulu faire tuer son fils, et le fait saisir sur un coup de sang. Daniel Abraham ne commente pas ce geste, il le laisse produire ses effets, et la route mène jusqu’à Lysa Arryn, dont le portrait est l’un des plus justes de l’album. De l’autre côté du monde, Daenerys Targaryen tient enfin tête à son frère, et le rapport de force entre eux s’inverse en quelques cases.

extrait bd A Game of Thrones - Le Trône de fer - Volume 3

Cette fidélité au texte a un prix : la narration avance lentement, chaque fil réclamant sa part de planches. Les passages d’un lieu à l’autre restent pourtant lisibles, ce qui n’allait pas de soi avec autant d’intrigues parallèles. Tommy Patterson trouve dans le tournoi une occasion de mouvement après deux volumes de conversations.

Il aura suffi d’une auberge et d’un accès de colère de Catelyn Stark pour que la paix du royaume cesse d’être une hypothèse sérieuse. À conseiller aux lecteurs patients, déjà familiers de la saga, qui aiment voir une guerre se préparer petit à petit.


A Game of Thrones – Le Trône de Fer – Volume 2

Album publié en 2013 aux éditions Dargaud.


Résumé éditeur

Adapté du roman de George R. R. Martin publié le 1 août 1996.

couverture bd A game of thrones - le trône de fer - Volume 2

Avec ce 2ème tome, Le Trône de fer, George R. R. Martin poursuit son adaptation en BD de A Game of Thrones, le plus grand succès de la fantasy depuis ces quinze dernières années !
A Game of Thrones se déroule sur le continent de Westeros, dans un monde médiéval où la magie et les créatures légendaires auraient disparu.
Trois familles, les Baratheon, les Stark et les Targaryen s’engagent dans une lutte sans merci pour le trône.
Pendant ce temps, dans la province du Nord, des signes annoncent l’arrivée de l’hiver tant redouté. Pire, il semble que des monstres oubliés ressurgissent…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « A game of thrones : le trône de fer. Volume 2 »

Le premier volume avait la charge d’installer un monde et une trentaine de personnages. Celui-ci peut enfin les faire agir, et le récit y gagne aussitôt. Daniel Abraham poursuit son adaptation du roman de George R. R. Martin avec la même règle, suivre le texte de près, sans réécrire ce qui fonctionne.

Deux mouvements se répondent. Au nord, Jon Snow apprend ce que vaut un bâtard parmi des hommes que la Garde de Nuit est allée chercher dans les prisons du royaume. Au sud, Eddard Stark découvre que gouverner à Port-Réal consiste surtout à choisir à qui mentir. Un échange avec Petyr Baelish le dit sans détour : se méfier de lui est la chose la plus intelligente que le nouveau Main du roi ait faite depuis son arrivée. Daniel Abraham tient ce ton, celui d’une cour où l’ironie remplace la franchise, et il le fait passer par les dialogues. L’adaptation devient alors plus ambitieuse qu’il n’y paraît : le roman raconte des pensées, l’album doit montrer des visages qui mentent.

extrait bd A game of thrones - le trône de fer - Volume 2

Tommy Patterson change de registre en même temps que le récit. Après la neige et les grands espaces du premier volume, il lui faut tenir des scènes d’intérieur, des couloirs, des salles de conseil, où tout se joue sur les regards et les postures. Son trait précis, un peu appliqué, s’y prête, et la couleur maintient une séparation nette entre le Mur et la capitale.

Débarrassé du travail de présentation, ce deuxième volume avance enfin au rythme du roman, et la cour de Port-Réal y gagne une méchanceté très lisible. À conseiller aux lecteurs que le premier volume avait laissés sur leur faim : celui-ci arrête de présenter son monde et commence à le faire fonctionner.


A Game of Thrones – Le Trône de Fer – volume 1

Album publié en 2012 aux éditions Dargaud.


Résumé éditeur

Adapté du roman de George R. R. Martin publié le 1 août 1996.

Avec ce 1er tome, « Le Trône de fer« , George R.R. Martin et Daniel Abraham nous proposent l’adaptation en BD de « A Game of Thrones », le plus grand succès de la fantasy depuis ces quinze dernières années !
Sur le continent de Westeros, dans un monde médiéval où la magie et les créatures légendaires auraient disparu, les familles Baratheon, Stark et Targaryen s’engagent dans une lutte sans merci pour le trône.
Dans la province du Nord, des signes annoncent l’arrivée de l’hiver tant redouté, et, pire, il semble que des monstres légendaires se réveillent…
« Le Trône de fer » est le 1er volet de l’adaptation en bande dessinée de « A Game of Thrones« , un roman et une série télé de medieval fantasy au succès mondial !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « A Game of Thrones – Le Trône de Fer – volume I »

Adapter en bande dessinée le premier volume du cycle de George R.R. Martin relevait du pari : des dizaines de personnages, deux continents, et un roman qui repose presque entièrement sur les pensées de ses narrateurs. Daniel Abraham, romancier de fantasy déjà rompu à l’exercice sur d’autres textes de George R.R. Martin, choisit la fidélité, à peu près une planche pour une page de roman. Tommy Patterson dessine, Ivan Nunes met en couleurs, Anaïs Parouty traduit.
Ce volume d’ouverture prend le temps d’installer. Le prologue au-delà du Mur donne le ton, froid et brutal. Suivent la visite royale à Winterfell, le titre de Main du roi qui tombe sur Eddard Stark comme une condamnation polie, et le mariage de Daenerys Targaryen avec Khal Drogo. Daniel Abraham conserve l’alternance des points de vue du roman, et c’est là que se joue l’intérêt : privé du monologue intérieur, chaque personnage doit exister par ce qu’il montre. Catelyn Stark et Daenerys Targaryen y gagnent une présence physique que le texte diffusait dans ses phrases.

Tommy Patterson ne cherche pas à calquer la série télévisée. Son trait, détaillé, parfois un peu lisse sur les visages, se réveille dans les décors, la neige de Winterfell, la lumière d’Essos, et Ivan Nunes creuse l’écart entre ces deux mondes par la couleur. La préface de George R.R. Martin,, consacrée à son parcours de lecteur de comics, éclaire ce choix : l’album vient du roman, pas de l’écran.

Le temps que tous ces visages deviennent familiers, Eddard Stark a déjà quitté le Nord : ce premier volume mise sur la patience, et il a raison. À conseiller aux lecteurs qui connaissent déjà la saga et veulent la retraverser autrement, et aux amateurs de fantasy adulte prêts à retenir beaucoup de noms d’un coup.