Auteur/autrice : Sébastien D

Millénium – Les hommes qui n’aimaient pas les femmes – Tome 2

Album publié en 2013 aux éditions Dupuis.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Stieg Larsson publié le 24 aout 2005.

couverture bd Millénium - Les hommes qui n'aimaient pas les femmes - Tome 2

Mis à l’écart du magazine Millenium, Mikael Blomkvist est engagé pour reprendre l’enquête sur l’héritière Vanger disparue 44 ans plus tôt.
Le journaliste accepte contre la promesse d’informations sur les cartels suédois. Son chemin croise alors celui de Lisbeth Salander.
Pirate informatique surdouée, experte en close-combat et totalement asociale, Lisbeth applique aux « hommes qui n’aiment pas les femmes » sa propre notion de la justice.
Dès la première page – une impressionnante plongée sur le désespoir de Henrik VangerHoms et Runberg nous embarquent à nouveau dans un thriller ancré dans la réalité suédoise que connaît parfaitement le scénariste pour y travailler une partie de l’année.
L’histoire est mise en scène de façon spectaculaire et invite à voir Millenium comme vous ne l’avez jamais lu.

logo fnac

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Millénium – Les hommes qui n’aimaient pas les femmes – Tome 2 »

Deuxième volet de l’adaptation, Millénium, Les Hommes qui n’aimaient pas les femmes conclut la transposition du premier roman de Stieg Larsson. Sylvain Runberg au scénario et José Homs au dessin y mènent à son terme l’enquête amorcée dans le tome précédent, en resserrant l’étau autour de leurs deux protagonistes.

Désormais réunis sur l’île des Vanger, Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander poursuivent leurs recherches sur la disparition d’Harriet, survenue des décennies plus tôt. À mesure qu’ils exhument les hontes et les non-dits de cette puissante famille, ils comprennent que l’affaire dépasse de loin l’énigme initiale : partis sur la trace d’un fantôme, ils remontent la piste bien réelle d’un tueur en série.
C’est dans ce volume que le titre révèle tout son sens. Sylvain Runberg y déploie le vrai sujet du roman, la haine des femmes et les violences qu’elle engendre, sans complaisance ni voyeurisme. Le récit gagne aussi en profondeur du côté de Lisbeth Salander, dont la marginalité et les blessures affleurent, jusqu’à faire d’elle bien plus qu’une auxiliaire d’enquête : une figure de la révolte.

extrait bd Millénium - Les hommes qui n'aimaient pas les femmes - Tome 2

Le dessin de José Homs porte cette montée en tension. Ses cadrages cinématographiques accélèrent le rythme à l’approche du dénouement, tandis que sa colorisation assombrit peu à peu les ambiances pour épouser la noirceur croissante du propos. Les scènes de confrontation, sèches et frontales, tirent leur force de cette maîtrise du découpage.

En bouclant ce premier cycle avec efficacité, l’album confirme la réussite de l’entreprise. On le recommandera aux amateurs de thrillers, aux lecteurs de Stieg Larsson et à ceux qu’a conquis le personnage de Lisbeth Salander.


Le Mahâbhârata

Bande dessinée publiée en 2019 aux éditions Hozhoni.


L’auteur originel serait le sage Vyāsa. Le texte aurait été écrit en ~400 av. J.-C. et 400 apr. J.-C.
Une BD événement inspirée de l’immense épopée indienne du Mahâbhârata.

couvertire bd Le Mahâbhârata

Longtemps méconnu en Occident, le Mahâbhârata est le plus long poème composé au monde.
Écrit en sanskrit et initié au IVe siècle avant notre ère, enrichi pendant 700 ans, il est quinze fois plus long que la Bible et défie l’imagination par sa complexité.
Cette épopée foisonnante et démesurée est à l’origine de mille croyances et légendes qui irriguent l’âme indienne et inscrivent le Dharma, la loi qui régit le monde, au cœur des hommes.
Ce  » grand poème du monde  » raconte la longue et furieuse querelle dynastique qui opposa deux clans de cousins. Il compte seize personnages dont Krishna, avatar divin descendu sur terre, qui apparaît là pour la première fois dans la mythologie indienne.
C’est lui qui apporte la Bhagavad-Gîta où il exprime l’amour divin pour l’homme.

Le récit qu’en a tiré Jean-Claude Carrière pour Peter Brook a conduit à la création d’une monumentale pièce qui fut reprise partout dans le monde pendant trois ans. Aujourd’hui, le talentueux dessinateur Jean-Marie Michaud se saisit de ce récit extravagant et romanesque pour en faire une extraordinaire adaptation graphique, fruit de trois ans d’un travail acharné et ininterrompu.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Mahâbhârata »

Adapter le Mahâbhârata, épopée fondatrice de la mythologie indienne, relève du défi colossal. Jean-Claude Carrière transpose son adaptation théâtrale en un scénario de bande dessinée remarquable, mis en image par Jean-Marie Michaud.

La BD relate l’inexorable conflit fratricide opposant les clans Pândava et Kaurava. Au-delà du fracas des armes, le récit brille par sa profonde réflexion sur le dharma (le devoir cosmique et moral) et l’inéluctabilité du destin. Le scénario préserve la fine complexité psychologique originelle : aucun héros n’est purificateur, aucun antagoniste n’est dénué de noblesse. Le dieu Krishna lui-même orchestre ce chaos tragique avec une ambiguïté fascinante, sondant avec justesse les failles et les contradictions de l’âme humaine.

extrait bd Le Mahâbhârata

Graphiquement, Jean-Marie Michaud livre une partition magistrale sur plus de 400 pages. Ses planches, réalisées à l’aquarelle, déploient un foisonnement organique où l’exubérance architecturale contraste avec la brutalité crue des champs de bataille. Le trait, nerveux, charnu et tourbillonnant, insuffle un mouvement perpétuel aux divinités comme aux mortels. Les palettes chromatiques, saturées de teintes ocre, safran et émeraude, enveloppent la fresque d’une atmosphère mystique.

Ce Mahâbhârata graphique est une prouesse artistique qui réussit l’exploit de rendre accessible un texte millénaire sans en trahir la densité. Une œuvre magistrale, à recommander vivement aux passionnés de mythologies et d’Histoire, qui trouveront ici une transposition aussi exigeante qu’éblouissante.

Les Découvreurs – Brève histoire de la découverte du monde

Album publié en 2026 aux éditions Albin Michel.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Daniel J. Boorstin publié le 12 octobre 1983.

couverture bd Les Découvreurs - Brève histoire de la découverte du monde

Pour quelles raisons les Chinois n’ont-ils pas découvert l’Amérique ?
Comment a-t-on pu calculer la circonférence de la Terre avec un bâton ?
Cartographier les étoiles sans télescope ?
Comprendre le fonctionnement du corps sans IRM et sans radios, ou appréhender l’évolution des espèces sans connaître l’ADN ?…

Bien plus qu’une histoire des sciences et des grandes découvertes, Daniel J. Boorstin écrit celle, jamais achevée, de l’insatiable quête de connaissance qui caractérise l’humanité.

logo fnac

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Découvreurs – Brève histoire de la découverte du monde »

La BD sortira en septembre 2026.

La Rome antique en BD – De 753 av J-C à 476

Album publié en 2026 aux éditions Bayard.


Résumé éditeur

couverture bd La Rome antique en BD


Un ouvrage pour explorer la Rome antique, du village à l’Empire immense, à travers 15 BD et des pages documentaires illustrées.

Des BD pour comprendre l’Histoire.
De Romulus et Rémus à l’empereur Constantin, en passant par Auguste, Agrippine ou un jeune Romain plongé dans la vie quotidienne de l’époque, les BD mettent en scène les héros, les dirigeants et les citoyens qui ont façonné l’histoire de Rome.

Une immersion dans Rome.
Courses de chars, combats de gladiateurs, écoles, villas, temples, armée, commerces… : les histoires et les illustrations fléchées révèlent le quotidien des Romains et leurs extraordinaires innovations. La civilisation romaine a changé la face du monde.

Repères et visuels.
Cartes, repères chronologiques, zooms thématiques, oeuvres d’art et pages documentaires viennent compléter les BD. Le tout permet une découverte visuelle de la Rome antique, de sa fondation mythique à la chute de l’Empire.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Rome antique en BD »

La BD sortira en septembre 2026.

La fabrique de la pauvreté – De la lutte contre la pauvreté à la guerre aux pauvres

Album publié en 2026 aux Editions Futuropolis.


Résumé éditeur

La pauvreté fait tellement partie du paysage qu’on s’y est depuis longtemps habitué : elle est catastrophique pour celles et ceux qu’elle frappe, mais elle ressemble à une catastrophe naturelle, une fatalité dont il faudrait s’accommoder.
Ce livre affirme le contraire. Il exprime un refus de la pauvreté, et de tout ce qui l’accompagne. Les auteurs démontent les mécanismes qui causent la pauvreté et la perpétuent d’une génération à l’autre.
Olivier De Schutter, rapporteur spécial de l’ONU sur l’extrême pauvreté s’est basé, pour l’écriture de ce livre, sur sa mission en tant que rapporteur spécial de l’ONU sur les droits de l’homme et l’extrême pauvreté et les nombreux héros anonymes qu’il a pu côtoyer, pour partager leurs combats.
Juan Mendez met son crayon au service des causes qui l’animent. Après avoir dénoncé avec Hervé Kempf comment les riches ravagent la planète, il suit la lutte des plus précaires pour survivre et pour vivre dans la dignité, en commençant par se faire entendre.

Le récit raconte la chute de Germain, qui se trouve à la rue à la suite d’un enchaînement de circonstances : perte d’emploi, rupture familiale, coupure des liens sociaux.
Puis, le surplace de Kevin, qui se bat comme il peut pour échapper aux stigmates hérités d’une enfance passée à se débrouiller face à la précarité, entre le recours à l’aide alimentaire et les relations difficiles avec les services sociaux.
Enfin, on suit la campagne de Melissa, une jeune candidate politique qui refuse que la pauvreté soit un destin.
Germain, Kevin, Melissa : les héros de cette histoire sont des êtres de fiction. Mais toutes les scènes qu’ils traversent sont bien réelles.
Les statistiques, les obstacles à l’accès au logement, à l’enseignement ou à l’emploi, les expérimentations aussi : rien n’est imaginé. Comment s’étonner que, dans une société qui tolère des inégalités, certains soient moins bien lotis, et vivent avec le sentiment d’être exclus ? Et puisque certains gagnent, n’est-il pas inévitable que d’autres soient perdants ?


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La fabrique de la pauvreté »

La BD sortira en septembre 2026.

Le Partage des richesses, toute une histoire

Album publié en 2026 aux Editions de l’Atelier.


Résumé éditeur

couverture bd Le Partage des richesses, toute une histoire

Nous n’avons jamais créé autant de richesses et pourtant, elles n’ont jamais été aussi mal réparties au sein de la population mondiale.

Cet accaparement n’est pas nouveau : depuis des siècles, les plus riches se sont toujours attachés à développer des moyens d’accroître leur fortune plus qu’à la partager. Mais il n’est pas inéluctable, comme nous l’apprend l’histoire.
De la Révolution française au mouvement pour la justice climatique, des mobilisations sociales et citoyennes ont permis de faire du partage des richesses une réalité : à travers une plus grande justice fiscale, l’augmentation des salaires, la protection sociale…

Plongée passionnante dans cette histoire en texte et en BD, cet ouvrage explore aussi cette question au présent, sous l’angle de la nouvelle problématique écologique.
Et propose un état des lieux des propositions pour, ensemble, œuvrer à une plus grande justice climatique et sociale !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Partage des richesses, toute une histoire »

La BD sortira en septembre 2026.

Betty

Album publié en 2026 aux Editions Le Lombard.


Adapté du roman de Tiffany McDaniel publié pour la première fois le 18 aout 2020.

couverture bd Betty - le roman de Tiffany McDaniel en BD

La Petite Indienne, c’est Betty Carpenter, née dans une baignoire, sixième de huit enfants.
Sa famille vit en marge de la société car, si sa mère est blanche, son père est cherokee.
Avec ses frères et sœurs, Betty grandit bercée par la magie immémoriale des histoires de son père. Mais les plus noirs secrets de la famille se dévoilent peu à peu.
Pour affronter le monde des adultes, Betty puise son courage dans l’écriture : elle confie sa douleur a` des pages qu’elle enfouit sous terre au fil des années. Pour qu’un jour, toutes ces histoires n’en forment plus qu’une, qu’elle pourra enfin révéler.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Betty »

La BD sortira en septembre 2026.

Camus – Entre justice et mère

Album publié en 2020 aux éditions Soleil.


Résumé éditeur

Albert Camus en BD (7 novembre 1913 / 4 janvier 1960).

Ce roman graphique de plus de 100 pages retrace la vie d’Albert Camus qui demeure, plus de 50 ans après sa mort, l’un des écrivains français les plus populaires et les plus étudiés.
De sa naissance en Algérie, de son enfance dans un quartier populaire d’Alger, de sa carrière d’écrivain et ses multiples engagements littéraires et politiques, notamment en faveur des indépendantistes algériens et des anti franquistes, jusqu’à l’obtention du prix Nobel en 1957 et son décès en 1960 sur une route de l’Yonne, cette magnifique biographie permet de découvrir la face humaine de Camus, ses fragilités, ses doutes à travers le regard de sa mère.
Un roman graphique de référence écrit par un camusien renommé, José Lenzini, auteur des Derniers jours de la vie d’Albert Camus (Actes Sud) et de Camus et l’Algérie (Edisud), mis en image par Laurent Gnoni (Bye-bye Love avec Serge Le Tendre).

logo fnac

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Camus – Entre justice et mère »

Avec Camus – Entre justice et mère, José Lenzini (scénario) et Laurent Gnoni (dessin) livrent une exploration intime et bouleversante des déchirements d’Albert Camus. Centré sur le contexte brûlant de la guerre d’Algérie et la réception de son prix Nobel en 1957, l’ouvrage contextualise sa célèbre et tragique déclaration plaçant l’amour filial au-dessus d’une justice meurtrière.

Le scénario de José Lenzini, biographe averti de l’écrivain, s’écarte de la fresque purement politique pour sonder la solitude de l’intellectuel humaniste. Le récit dissèque le dilemme d’un homme pris en tenaille : d’un côté, son attachement viscéral à sa terre natale et à sa mère bien-aimée et silencieuse et de l’autre, la pression étouffante des cercles intellectuels parisiens exigeant un positionnement radical. L’album dépeint un Camus vulnérable, rongé par le doute.

Le travail de Laurent Gnoni soutient cette introspection. L’alternance des palettes chromatiques structure l’émotion du récit : les teintes solaires et chaudes capturent la lumière écrasante et nostalgique d’Alger, s’opposant frontalement à la froideur bleutée et oppressante des salons littéraires parisiens. Le trait, à la fois réaliste et pudique, s’attarde sur les silences et la mélancolie des regards. Les paysages méditerranéens y dépassent le statut de simple décor pour incarner visuellement la matrice de l’identité fracturée de l’auteur.

Cette bande dessinée offre une réflexion poignante sur la complexité de l’engagement moral face à l’histoire. C’est une œuvre nuancée et essentielle, chaudement recommandée aux passionnés d’histoire littéraire et inconditionnels d’Albert Camus.


Les 8 œuvres d'Albert Camus en BD

L’étranger
17 Mai 2023

L’étranger

La peste - Tome 4
7 Avr 2022

La peste - Tome 4

La peste - Tome 3
20 Jan 2022

La peste - Tome 3

La peste - Tome 2
23 Sep 2021

La peste - Tome 2

La peste - Tome 1
23 Sep 2021

La peste - Tome 1

Le Premier Homme
21 Sep 2017

Le Premier Homme

L'Étranger
12 Avr 2013

L'Étranger

L'Hôte
13 Nov 2009

L'Hôte

Les nuits de Saturne

Album publié en 2015 aux Editions Sarbacane.


Adapté librement du roman Carnage, constellation de Marcus Malte publié le 5 février 1998.

couverture bd Les nuits de Saturne

Au départ, il y a deux êtres que tout oppose, qui n’auraient jamais dû se rencontrer et encore moins s’aimer.
D’un côté, Césaria, jeune homme paumé perché sur de hauts talons, qui se transforme peu à peu en femme et qui se prostitue. De l’autre, Milan Klovisevitch, dit Clovis, roi déchu et ancien braqueur, tout juste sorti de prison.
Dix ans de taule et la vengeance à venir pour seule nourriture. Mais avant la vengeance, il y aura la rencontre, et une passion qui ne s’explique pas.
Un polar exceptionnel d’une grande sensibilité, loin des canons habituels.
Par Pierre-Henry Gomont, PRIX SNCF DU POLAR 2015 catégorie Bande dessinée Adapté d’un roman de Marcus Malte, prix Fémina 2016 pour Le Garçon.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les nuits de Saturne »

Un homme sort de prison avec une seule idée en tête, se venger. C’est le point de départ classique que Pierre-Henry Gomont, seul au scénario, au dessin et à la couleur, détourne peu à peu vers autre chose. Adaptant librement le roman Carnage, constellation de Marcus Malte, il suit Milan Klovisevitch, dit Clovis, ancien braqueur mêlé jadis à la mouvance terroriste, qui a purgé dix ans pour une exfiltration ratée. À peine dehors, il croise Césaria, jeune femme trans qui se prostitue, lumineuse et entière. De cette rencontre que rien ne destinait à advenir naît une passion.

Tout l’art de Pierre-Henry Gomont est de laisser la vengeance en toile de fond et de placer au centre cet amour improbable. Le récit avance par allers et retours entre passé et présent, révélant par bribes ce qui a mené Clovis en cellule, tandis que le présent l’attache à Césaria malgré lui. Le vrai sujet n’est pas le règlement de comptes annoncé mais ce qui pourrait le désarmer : la tendresse, le désir, la possibilité d’une autre vie. Cette tension entre la haine qui appelle et l’amour qui retient tend le livre jusqu’à sa dernière page.

extrait bd Les nuits de Saturne

Le dessin fait le reste. Pierre-Henry Gomont travaille au lavis, dans une gamme de bleus nocturnes et de gris crépusculaires, la plupart des scènes se déroulant la nuit. Son trait souple, un peu flottant, rend la sensualité sans jamais l’exhiber. Les étreintes se suggèrent plus qu’elles ne se montrent, avec pudeur.

En laissant la vengeance en toile de fond pour filmer un amour improbable, Pierre-Henry Gomont fait de ce polar une histoire de passion bien plus que de règlement de comptes.

L’Épouvanteur – Tome 2 – La malédiction de l’Épouvanteur

Album publié en 2025 aux Editions Bande d’ados.


Adapté du roman The Spook’s Apprentice de Joseph Delaney publié en juillet 2004.

L’Épouvanteur et son apprenti, Thomas Ward, se sont rendus à Priestown pour y achever un travail. Dans les profondeurs des catacombes de la cathédrale est tapie une créature que l’Épouvanteur n’a jamais réussi à vaincre. On l’appelle le Fléau. Tandis que Thomas et M. Gregory se préparent à mener la bataille de leur vie, il devient évident que le Fléau n’est pas leur seul ennemi… 

Une quête initiatique portée par un traitement graphique envoûtant.

C’est l’histoire de Tom, un jeune garçon de 13 ans qui quitte l’univers familier rassurant pour explorer le monde et combattre les forces du mal. Cette atmosphère inquiétante est rendue par une écriture fluide, efficace et le traitement graphique ensorcelant de Benjamin Bachelier

L’adaptation en bande dessinée de la série phénomène.

Saga intergénérationelle qui a su captiver plus de 2 millions de lecteurs, l’adaptation en bande dessinée de l’Épouvanteur continue avec ce deuxième tome toujours plus ténébreux…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Épouvanteur – Tome 2 – La malédiction de l’Épouvanteur »

Après l’apprentissage vient l’épreuve du feu. Ce deuxième tome de la série L’Épouvanteur quitte les leçons prudentes du premier pour lancer ses héros dans un affrontement d’une tout autre ampleur. Adapté du roman de Joseph Delaney par Gwénaëlle Boulet au scénario et Benjamin Bachelier au dessin, il conduit l’épouvanteur Maître Gregory et son jeune apprenti Thomas Ward jusqu’à Priestown, où sommeille dans les catacombes d’une cathédrale une créature que le vieux maître n’est jamais parvenu à terrasser : le Fléau.

Le récit gagne en tension ce qu’il perd en découvertes. Là où le premier volet initiait Thomas aux règles du métier, celui-ci le jette dans une bataille où l’expérience de Gregory lui-même trouve ses limites. Gwénaëlle Boulet resserre l’intrigue autour de cette menace ancienne, et laisse entrevoir que le monstre des profondeurs n’est pas le seul danger : d’autres ennemis, humains ceux-là, rôdent autour des deux chasseurs. Le duo du maître bourru et de l’apprenti encore vert reste le cœur du livre, et leur lien se renforce à mesure que le péril grandit.

Le dessin de Benjamin Bachelier prolonge l’atmosphère ténébreuse du premier tome. Son trait texturé et ses noirs épais transforment les catacombes en un dédale oppressant, où la lumière peine à percer. Cette matière graphique, presque charbonneuse, donne au danger une présence physique et sert l’angoisse du huis clos souterrain.

À conseiller aux adolescents dès treize ans amateurs de fantastique sombre, et aux lecteurs du premier tome désireux de suivre Thomas Ward dans une épreuve plus périlleuse. Mieux vaut avoir lu le volet précédent pour goûter pleinement cette montée en puissance.