Adapté du roman de Pierre Lemaitre publié pour la première fois le 10 janvier 2023.
1952, les enfants de la famille Pelletier vivent et travaillent maintenant en France. Jean poursuit l’expansion de son entreprise de textile et s’apprête à ouvrir une boutique à Paris. François et Hélène sont tous les deux journalistes au sein de la rédaction du journal Le Soir. À travers leur vie se dessine les traits d’une époque, dans cette après-guerre façonné par le progrès et la croissance économique de profonds changements sociétaux semblent prendre racines. Les tabous se lèvent et les rapports de force qui régissent la société se tendent.
La bd « Le Silence et la Colère » disponible ici
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Adapté de la nouvelle de Robert Bloch publiée pour la première fois en mars 1955.
Sans emploi, un écrivain désabusé finit par décrocher un poste chez Julius Margate. Ce millionnaire excentrique possède une ménagerie assez inhabituelle, car il collectionne des créatures légendaires : vampire, loup-garou, sirène, centaure et hamadryade se promènent dans l’enceinte de sa propriété. Tout ce que doit faire notre écrivain, c’est prendre soin des créatures. Malgré l’étrangeté des pensionnaires, il remplit sa mission avec dévouement. Mais tout bascule le jour où Margate décide d’agrandir sa collection en se dotant d’une gorgone. Cette créature, qui s’avère être la Méduse, transforme sans crier gare tous les pensionnaires en statues de marbre ! Pour sauver les créatures, notre héros malgré lui conclut un marché avec un démon. Hélas, cela entraîne une autre catastrophe : un échange de corps et d’âmes entre les créatures ! Malgré l’aide de la sorcière Miss Téria, le chaos et la confusion règnent désormais dans la ménagerie. Désœuvré, l’écrivain, qui a eu le temps de s’attacher à Trina, la sirène, redoute de ne pouvoir rétablir l’ordre des choses… Qu’adviendra-t-il si les créatures ne reprennent pas vie ?
Pour la première fois en France, découvrez ce court roman de Robert Bloch (1917-1994) – auteur du roman Psychose adapté au cinéma par Hitchcock – qui mêle fantastique et humour noir dans la grande tradition des pulps où l’auteur a fait ses gammes. Un univers étrange et captivant sublimement enluminé par l’un des maîtres du fantastique en bande dessinée, Guillaume Sorel, déjà adaptateur de Maupassant (Le Horla), Shakespeare (Macbeth roi d’Écosse), et illustrateur de Lewis Carroll (Alice au pays des Merveilles), entre autres.
La bd « La Ménagerie de Margate » disponible ici
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Adapté de l’œuvre de Lewis Carroll publiée le 26 novembre 1865.
Guillaume Sorel aborde un autre classique incontournable de la littérature fantastique, sous la forme de l’illustration du texte intégral. Il nous propose une interprétation d’Alice loin de la sage petite fille de Walt Disney, avec une trogne de chipie fidèle au texte de Lewis Caroll. 30 illustrations originales, où l’on retrouve toutes les scènes attendues : la chute dans le terrier, la montée des eaux, les conseils de la chenille, et bien sûr le lapin blanc en retard.
La bd « Alice au pays des merveilles » disponible ici
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Alice’s Adventures in Wonderland n’a cessé d’inspirer illustrateurs et adaptateurs. Après Le Horla, Guillaume Sorel aborde ce classique incontournable de la littérature fantastique en illustrant le texte intégral, proposant une interprétation bien éloignée de la petite fille de Walt Disney. Guillaume Sorel s’est approprié Alice tout en restant fidèle à Carroll et à l’esprit de ce conte fantastique universel. L’œuvre de Lewis Carroll repose sur un paradoxe fondamental : derrière l’apparent nonsense se cache une satire acérée de la société victorienne et une réflexion sur l’identité en mutation. Alice grandit, rapetisse, perd ses repères, autant de métaphores de l’enfance confrontée au monde adulte dans toute son absurdité. On bascule sans cesse du rêve au cauchemar, de l’angoisse à l’émerveillement, et Guillaume Sorel restitue cette instabilité fondamentale avec une précision remarquable.
Graphiquement, les trente illustrations sont de différents formats, du quart de page à la double page. Les dessins sont très réalistes, parfois sombres, et fourmillent de détails. Alice a une robe froissée, des taches de rousseur, elle n’est pas toujours bien coiffée, loin des représentations lisses et édulcorées. Avec le talent et l’humour qu’on lui connaît, Guillaume Sorel a ajouté une couche réaliste, voire grognon et superbe à cette Alice qui a l’air d’une petite peste dans un monde un brin tourmenté. Son univers gothique et fantastique, déjà présent dans Le Horla, trouve ici un terrain d’expression parfaitement accordé à la noirceur sous-jacente du texte original. Destiné aux lecteurs dès 9 ans et aux amateurs de littérature illustrée, cet album s’adresse surtout à ceux qui souhaitent retrouver le Lewis Carroll d’origine, celui que Disney avait joliment, mais inexorablement, assagi.
Adapté de l’œuvre de Lyman Frank Baum(publiée pour la première fois le 17 mai 1900).
L’histoire du Magicien d’Oz est racontée ici par l’épouvantail donnant un ton naïf à cette quête où cheminent ensemble des personnages très disparates (Dorothy sans moyen de rentrer chez elle, l’épouvantail sans cerveau, l’homme de fer sans coeur, le lion sans courage et le chien Toto). Effrayés par le pouvoir d’Oz et des sorcières, obnubilés par le Palais d’ Émeraude, ils s’apercevront qu’ils portent en eux ce qu’ils cherchaient ailleurs. Le style est alerte, les dialogues sont légers. Points de vue et échelles, portraits attendrissants, motifs arts déco, omniprésence du vert émeraude donnée par un pantone vert irisé : les images de Benjamin Lacombe imprègnent le récit d’une atmosphère magnétique et troublante, loin du kitsch et du maniéré souvent associés à cette histoire. Une transposition et un renouvellement graphique audacieux.
La bd « Le Magicien d’Oz » disponible ici
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Publié en 1900 par Lyman Frank Baum, Le Magicien d’Oz est l’un des grands classiques de la littérature américaine. Sébastien Perez choisit de raconter l’histoire du point de vue de l’épouvantail, donnant un ton naïf à cette quête où cheminent ensemble des personnages très disparates : Dorothy sans moyen de rentrer chez elle, l’épouvantail sans cerveau, l’homme de fer sans cœur, le lion sans courage. Effrayés par le pouvoir d’Oz et des sorcières, ils s’apercevront qu’ils portent en eux ce qu’ils cherchaient ailleurs.
Confier la voix à l’épouvantail, être en apparence le moins doué de raison du groupe, instille une douce ironie dans le récit : c’est lui qui, le premier, comprend que la quête extérieure n’est que le miroir d’une quête intérieure. Sébastien Perez reste fidèle à l’histoire et aux caractères des personnages tout en s’appropriant pleinement ce personnage, sans jamais trahir la dimension allégorique de l’œuvre originale.
Graphiquement, Benjamin Lacombe impose un univers immédiatement reconnaissable. Points de vue et échelles, portraits attendrissants, motifs arts déco, omniprésence du vert émeraude : ses images imprègnent le récit d’une atmosphère magnétique et troublante, loin du kitsch souvent associés à cette histoire. Les illustrations alternent entre doubles pages couleurs rappelant les contes traditionnels et gravures en noir, blanc et vert métal très contemporaines, créant un contraste visuel qui maintient le lecteur dans un équilibre permanent entre émerveillement et inquiétude. Destiné aux lecteurs dès 9 ans mais conçu comme un véritable objet de collection, cet album s’impose comme une porte d’entrée idéale vers un texte que l’on croyait déjà connaître.
À Nantes, le football est bien plus qu’un sport: c’est une histoire de passion, de transmission et de fierté collective.
Depuis la création du club en 1943, des générations de joueurs, d’entraîneurs et de supporters ont écrit l’une des plus belles pages du football français. Des exploits de José Arribas aux gestes de génie de Henri Michel, de Loïc Amisse, Vahid Halilhodzic, Japhet N’Doram ou Mickaël Landreau, le FC Nantes a forgé sa légende grâce à des femmes et des hommes qui ont porté haut les couleurs jaune et verte.
À travers une bande dessinée accessible à tous et un riche dossier documentaire, cet ouvrage vous invite à redécouvrir les grandes figures qui ont façonné l’identité unique des Canaris. Une plongée passionnante dans l’histoire d’un club devenu un véritable patrimoine nantais.
Parce que les légendes ne meurent jamais, elles continuent de se transmettre.
La bd « Les légendes du FC Nantes » disponible ici
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D’après l’œuvre d’Homère publié vers la fin du VIIIᵉ siècle av J-C.
Le retour d’Ulysse : ce que le mythe nous raconte vraiment ! L’Odyssée raconte le retour chez lui d’Ulysse, héros de la guerre de Troie condamné à l’errance pour avoir défié Poséidon. Mais l’Odyssée n’est pas juste l’histoire d’un homme qui revient chez lui. C’est d’abord un texte riche de questions philosophiques comme la quête de soi, la ruse contre la force brute, l’errance et l’enracinement, la nature et la culture…
Dans cette nouvelle adaptation, la philosophe Chiara Pastorini et la dessinatrice Marion Chancerel, racontent avec un ton décalé, humoristique et accessible à tous, les 24 chants de l’Odyssée mais aussi la portée philosophique du récit.
Cette adaptation, fidèle aux 24 chants d’Homère, nous livre aussi une analyse fine (et très drôle!) des figures féminines, actrices déterminantes de cette épopée.
La bd « L’Odyssée d’après Homère » disponible ici
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Livre illustré publié en 2010 aux Editions Cornélius.
Résumé éditeur
Adapté de l’œuvre de Pierre Mac Orlan (publiée pour la première fois en 1917).
Le capitaine Karl, surhomme nietzschéen et travailleur discipliné, se voit confier par l’Empereur Guillaume II une mission si secrète qu’on ne peut lui en révéler le but. Le guerrier aquatique prend le commandement d’un colossal bijou de plusieurs milliers de tonnes, le sous-marin U-713, chef d’œuvre de technologie militaire.
Mais cet hyper-poisson s’éprend d’une jolie senorita et se révolte contre ses créateurs. Après s’être débarrassé de son commandant, le sous-marin tue son équipage et, plongeant au fond des abysses, s’accouple avec diverses créatures marines.
Roman satirique et fantastique, à l’ironie inquiétante, U-713 ou les Gentilshommes d’infortune affirme l’incompatibilité de l’aventure et de la guerre moderne, mécanique et industrielle. Composé à quatre mains, ce petit livre marque le vrai début de la collaboration littéraire de Pierre Mac Orlan et Gus Bofa. Le dessinateur y révèle une imagination résolument fantastique. Sous son crayon surgissent des vaisseaux fantômes, des créatures mi-animales, mi-mécaniques, et des corps humains dans divers états de mutilation.
L’insouciance de la Belle époque le cède au traumatisme de la Grande Guerre. L’humour qui anime U-713 comprend, selon la formule de Mac Orlan, tout ce qui tient une place entre la vie et la mort.
La bd « U-713 Ou les Gentilshommes d’infortune » disponible ici
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Adapté du roman Georgesd‘Alexandre Dumas publié en 1843.
La bande dessinée dont vous allez commencer la lecture représente l’aboutissement d’une longue chaîne d’images racontant l’histoire du mulâtre Georges, histoire dont se dégage « un charme qui fait tout pardonner », selon le mauricien Malcolm de Chazal. images conservées dans la mémoire d’un enfant de l’île de France, Félicien Mallefille, quittant son île à neuf ans images transmises à un dramaturge célèbre s’essayant au roman, images littéraires composées par cet auteur, dont le métissage le rapprochait du héros inventé par le mauricien ; images de Castelli et Daubigny destinées aux éditions illustrées du roman. que ces nouvelles images poursuivent la mission d’affranchissement engagée par celles qui les ont précédées.
La bd « Monsieur Georges » disponible ici
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Adapter Alexandre Dumas en bande dessinée est toujours un pari audacieux. Roland Monpierre, auteur guadeloupéen au parcours ancré dans la culture afro-caribéenne, le relève avec Monsieur Georges, premier tome d’une trilogie paru en octobre 2013 aux éditions Dagan, avec une préface du biographe de Dumas, Claude Schopp. Le récit transpose le roman Georges (1843) à l’île Maurice (alors Isle-de-France) au moment de la conquête britannique de 1810. Au cœur de l’intrigue : la famille Munier, des hommes de couleur libres pris entre deux dominations coloniales, et le jeune Georges, dont la quête de dignité structure l’ensemble du récit. Roland Monpierre puise dans l’œuvre la plus personnelle d’Alexandre Dumas, celle où l’auteur, lui-même métis, aborde frontalement l’esclavage, le racisme et la résistance, pour en faire une BD engagée, fidèle à l’esprit romantique et populaire de l’original.
Au niveau du scénario, l’adaptation réussit à condenser sans appauvrir : les enjeux identitaires et la profondeur psychologique de Georges, personnage tiraillé entre fierté et humiliation, demeurent intacts. La révolte des esclaves donne au récit un souffle épique qui rappelle que ce roman précède Les Trois Mousquetaires et Le Comte de Monte-Cristo.
Graphiquement, le grand format valorise un style généreux et coloré, qui restitue avec efficacité la luxuriance tropicale de l’île et la violence sourde des rapports coloniaux. La clarté des planches facilite la lecture et rend l’album accessible à partir de 12 ans sans sacrifier la complexité thématique. Monsieur Georges s’adresse aussi bien aux amateurs d’Alexandre Dumas qu’aux lecteurs sensibles aux questions mémorielles et postcoloniales. Une œuvre trop méconnue à redécouvrir avec plaisir en BD.
Nous ont-ils oubliés ? aborde l’histoire méconnue de l’hôpital juif de Berlin resté en activité pendant toute la durée de la Seconde Guerre mondiale, jusqu’à l’arrivée de l’armée russe. L’hôpital juif de Berlin était le seul endroit d’Allemagne où les médecins juifs avaient le droit d’exercer et où ils furent forcés de vivre avec leur famille. Ces médecins s’occupaient notamment des personnes dont le statut « racial » n’avaient pas encore été déterminé par les nazis.
Le récit s’articule autour de longs entretiens que l’artiste Gilad Seliktar a conduits avec Klaus Zwilsky, né en Allemagne en 1932, qui a émigré aux États-Unis en 1946 et vit désormais à Palm Springs (Californie). Au cours de ces entretiens, Klaus raconte son enfance dans le Berlin de la guerre et son quotidien dans cet hôpital où son père était pharmacien.
Un témoignage glaçant, magnifiquement mis en images par Gilad Seliktar, auteur de quatre romans graphiques déjà publiés en France, dont Ferme 54 sélectionné au Festival d’Angoulême 2009.
L’ouvrage comporte également un appareil critique de vingt pages avec un essai de Charlotte Schallié, l’universitaire canadienne qui a dirigé le projet, et une contribution de Aubrey Pomerance, responsable du service des archives du Jüdischen Museum Berlin de 2001 à 2026.
La bd « Nous ont-ils oubliés ? » disponible ici
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La vie d‘ Éric Blair(alias George Orwell)en BD (25 juin 1903 / 21 janvier 1950).
Orwell est passé à la postérité grâce à 1984, qu’il a écrit en 1948, et à son invention prophétique de Big Brother, préfigurant, il y a soixante-dix ans, le contrôle des médias, Internet et la manipulation des données personnelles. Mais sa vie fut tout aussi passionnante que ses livres : elle montre un homme toujours en avance sur son temps, étudiant à Eton et flic en Birmanie, combattant de la guerre d’Espagne, antistalinien et journaliste ? ses enquêtes firent d’ailleurs grand bruit. Pierre Christin se plonge avec délectation dans cette vie hors norme.
La bd « Orwell » disponible ici
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Que reste-t-il d’Éric Blair derrière le mythe Orwell ? Grand admirateur de l’écrivain britannique, Pierre Christin signe une biographie dessinée sur celui qui l’a lui-même inspiré lorsqu’il écrivait, aux côtés d’Enki Bilal ou Jean-Claude Mézières, des bandes dessinées mettant en scène des sociétés totalitaires. L’hommage est donc doublement personnel.
En s’appuyant sur les travaux de l’essayiste Christopher Hitchens, Pierre Christin découpe la vie d’Éric Blair en quatre chapitres : « Orwell avant Orwell », « Blair invente Orwell », « Orwell orwellien » et « Après Orwell », une structure qui permet de montrer comment chaque époque de l’homme éclaire l’écrivain. L’une des grandes forces de l’album est précisément la façon dont il montre comment le parcours personnel a nourri l’œuvre : policier en Birmanie, plongeur à Paris, combattant en Espagne, journaliste antistalinien, les expériences s’accumulent et forgent une pensée politique d’une cohérence rare.
Sur le plan formel, l’album déploie une construction à plusieurs voix. Sébastien Verdier travaille en noir et blanc réaliste, avec des touches de couleur ponctuelles pour marquer les moments forts, tandis qu’une typographie imitant une machine à écrire distingue les citations directes d’Orwell. Six dessinateurs invités, André Juillard, Olivier Balez, Manu Larcenet, Blutch, Juanjo Guarnido et Enki Bilal, illustrent chacun un épisode ou une œuvre clé, créant un contraste graphique qui s’intègre remarquablement au récit. Le portrait de Napoléon le cochon par Juanjo Guarnido reste particulièrement mémorable.
Le trait fin, précis et détaillé de Sébastien Verdier soutient parfaitement ce récit biographique sans jamais l’alourdir. Un album qui s’adresse autant aux lecteurs déjà familiers de 1984 qu’à ceux qui découvriront, avec une certaine surprise, que la vie d’Éric Blair était au moins aussi romanesque que ses fictions.
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