Adapté du roman d’Hervé Le Tellier publié le 20 août 2020.
« Il est une chose admirable qui surpasse toujours la connaissance, l’intelligence, et même le génie, c’est l’incompréhension« . En juin 2021, un événement insensé bouleverse les vies de centaines d’hommes et de femmes, tous passagers d’un vol Paris-New York. Parmi eux : Blake, père de famille respectable et néanmoins tueur à gages ; Slimboy, pop star nigériane, las de vivre dans le mensonge ; Joanna, redoutable avocate rattrapée par ses failles ; ou encore Victor Miesel, écrivain confidentiel soudain devenu culte. Tous croyaient avoir une vie secrète. Nul n’imaginait à quel point c’était vrai.
La bd « L’Anomalie » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Anomalie »
Adapté de la nouvelle Le Grand handicap du sermon de P.G. Wodehouse publié en juin 1922.
Londes, 1922. Bertie, héritier paresseux, et Jeeves, valet modèle, forment un duo atypique. Lorsque Bertie reçoit une mystérieuse invitation de ses amis pour un week-end à Twing Hall, il accepte sans hésiter. Sur place, Bertie se laisse entraîner dans une aventure aussi étrange que divertissante. Entre rivalités et intrigues sentimentales, les protagonistes ne sont pas au bout de leurs surprises.
P.G. Wodehouse (de son nom complet Pelham Grenville Wodehouse, 1881-1975) est un écrivain britannique, considéré comme l’un des maîtres de la comédie littéraire en langue anglaise. Wodehouse est surtout connu pour ses romans humoristiques pleins de situations absurdes, de jeux de mots et d’un style très élégant et léger. Ses oeuvres les plus célèbres tournent autour de personnages récurrents, notamment :
Bertie Wooster, jeune aristocrate un peu naïf
Jeeves, son valet extrêmement intelligent, qui résout toutes les situations.
Il a écrit plus de 90 livres et est toujours très lu aujourd’hui. Il est considéré comme un des plus grands auteurs humoristiques de tous les temps, influençant de nombreux écrivains.
Béjà s’inspire de la nouvelleLe Grand handicap du sermon pour livrer une intrigue ausis drôle que rétro.
La bd « Jeeves – Les aventures d’un valet de chambre » disponible ici
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Un Français sur deux souhaiterait que son épargne profite à l’écologie. Si les acteurs de la finance mobilisent éléments de communication et marketing pour nous convaincre qu’ils sont en mesure de répondre à nos attentes, cette bande dessinée nous démontre que nous sommes encore loin du compte. En suivant Julien Lefournier et sa troupe lors d’une conférence itinérante et illustrée, nous déconstruisons avec humour et pédagogie le mythe d’une finance durable. C’est l’occasion de découvrir les mécanismes financiers ; mais aussi de prendre un peu de hauteur, en montgolfière, pour remarquer que les objectifs de rentabilité du marché ne vont pas encore de pair avec ceux de l’habitabilité de la planète.
La bd « Finance Insoutenable » disponible ici
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Adapter un essai d’économie en bande dessinée relève souvent de la gageure. Avec Finance insoutenable, Julien Lefournier reprend l’ouvrage qu’il avait cosigné avec Alain Grandjean, L’Illusion de la finance verte, et choisit de se mettre lui-même en scène. Ancien praticien des marchés reconverti dans la pédagogie, il se glisse dans le rôle du conférencier itinérant qui promène son propos de salle en salle, suivi d’une petite troupe de curieux.
Le pari tient d’abord parce que le récit refuse la posture du cours magistral. Julien Lefournier expose sa thèse, à savoir que la promesse d’une finance verte relève largement de l’habillage marketing. L’humour désamorce l’aridité du sujet : on passe des labels environnementaux aux mécanismes de la Bourse de Paris par des ruptures de ton qui allègent sans caricaturer. La démonstration reste ferme, parfois franchement pessimiste, mais elle avance à hauteur de lecteur.
Le dessin de Pauline Vuarin (Allias VAP), épouse cette intention. Là où le texte manie l’abstraction, elle donne à voir : une montgolfière pour figurer la prise de recul sur le marché, une baleine dont on chiffre le service rendu au climat, une aurore boréale contemplée sur une plage normande. Ces images concrètes fixent des notions qui, en tableau ou en équation, resteraient lettre morte. Le trait, expressif, garde une lisibilité qui sert la vulgarisation sans jamais l’appauvrir.
On pourra discuter le tranchant de certaines conclusions, assumées comme telles. Reste une BD documentaire qui rend un sujet rébarbatif étonnamment fréquentable. À conseiller aux lecteurs curieux d’économie et d’écologie, aux étudiants comme aux militants soucieux de comprendre ce que recouvre vraiment l’épargne « responsable ».
Adapté du roman de Stieg Larssonpublié le 29 juin 2006.
Les pistes que suivent, chacun de leur côté, Lisbeth Salander et Mikael Blomkvist se rejoignent peu à peu pour n’en faire plus qu’une, sur les traces de l’énigmatique et dangereux Zala. Chef de gang à la tête d’un réseau de trafic de prostituées, il n’est autre que le père de Lisbeth, dont on continue de découvrir le douloureux passé. Recherchée par la police pour des meurtres qu’elle n’a pas commis, elle traque le moindre indice susceptible de localiser cet homme, source de tous les malheurs de sa famille, jusqu’à le débusquer dans son QG. Pendant ce temps, convaincu de l’innocence de Lisbeth, Mikael enquête de son côté malgré la désapprobation grandissante d’Erika et de sa rédaction. Et ce qu’il commence à discerner, au fur et à mesure de ses investigations, lui fait petit à petit comprendre l’ampleur insoupçonnée de l’affaire qu’il est en train de mettre au jour. Une affaire explosive qui implique directement les services secrets suédois…
La bd « Millénium – La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette – Tome 2 » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Millénium – La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette – Tome 2 »
Deuxième volet de l’adaptation en bande dessinée de la trilogie de Stieg Larsson, ce Millénium confié au scénariste Sylvain Runberg porte à l’image le roman où Lisbeth Salander cesse d’être une silhouette énigmatique pour devenir le cœur battant de l’intrigue. Accusée du meurtre de deux journalistes qui préparaient une enquête sur un réseau de prostitution venu de l’Est, la hackeuse voit tous les soupçons converger vers elle, tandis que Mikael Blomkvist, seul à douter de sa culpabilité, remonte une piste qui plonge vers l’enfance saccagée de son ancienne alliée.
Sylvain Runberg resserre la matière touffue du roman sans en trahir la noirceur. Il fait de la traque judiciaire un révélateur intime, chaque indice rapprochant Lisbeth Salander de la figure paternelle qu’elle a passé sa vie à fuir. La violence n’est jamais gratuite, elle éclaire une mécanique de domination sociale et sexuelle que le récit refuse d’édulcorer.
Au dessin, Manolo Carot reprend la charte graphique posée par José Homs et lui imprime une tension plus sèche. Ses cadrages nocturnes, ses visages fermés et sa palette de gris bleutés traduisent le froid moral autant que climatique de Stockholm. Une scène marque durablement, celle du souvenir d’enfance où Lisbeth Salander embrase la voiture de son père, réglée par Manolo Carot en quelques plans d’une brutalité contenue qui dit tout de sa révolte.
L’album gagne à être découvert par les lecteurs du polar nordique comme par ceux qui connaissent déjà les romans, tant l’adaptation restitue la densité psychologique de Lisbeth Salander. Un thriller graphique âpre, porté par un personnage qui n’a jamais paru aussi vulnérable ni aussi indomptable.
Adapté du roman de Stieg Larssonpublié le 29 juin 2006.
La saga « Millénium » continue ! Ce premier volet de l’adaptation de « La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette » se recentre sur le passé de Lisbeth Salander, dont l’histoire personnelle se recompose tel un puzzle, tandis que Mikael Blomkvist se lance, pour le compte de « Millénium« , dans une nouvelle enquête sur le trafic d’êtres humains en Europe de l’Est et du Nord. Après un début d’idylle, leurs routes se sont séparées, mais pas pour longtemps. Le passé de Lisbeth ressurgit en faisant étrangement écho à l’enquête que mène Blomkvist et dont les ramifications vont le mener au coeur de l’histoire sombre et occultée de la Suède contemporaine.
La bd « Millénium – La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette – Tome 1 » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Millénium – La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette – Tome 1 »
Après avoir porté à la bande dessinée le premier roman de la trilogie de Stieg Larsson, Sylvain Runberg entame l’adaptation du deuxième, La Fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette. Changement notable, le dessinateur Manolo Carot, signant Man, succède à José Homs, sous la supervision de ce dernier, la couleur étant confiée à Sébastien Gérard et Valérie Vernay.
Cette première partie déplace le centre de gravité vers Lisbeth Salander. Revenue en Europe avec la fortune acquise lors de l’affaire précédente, la hackeuse entend régler ses comptes avec son tuteur, tandis que Mikael Blomkvist prépare, pour le magazine Millénium, une enquête sur le trafic sexuel entre la Suède et les pays baltes. L’assassinat de deux collaborateurs fait bientôt basculer Lisbeth Salander dans le rôle de suspecte, accusée de meurtre et livrée à la vindicte médiatique. Sylvain Runberg resserre habilement l’épais roman d’origine et fait remonter, par de brefs retours en arrière, l’enfance saccagée de son héroïne, jusqu’à cet homme, un chef de gang surnommé Zala, dont l’ombre explique le titre. Le récit gagne en épaisseur ce qu’il concède en enquête, en creusant la psychologie d’une femme que la société n’a cessé de broyer.
Au dessin, Manolo Carot relève le défi de la succession. Après quelques planches d’ouverture déroutantes, il retrouve l’atmosphère de la série, portée par la colorisation froide et brumeuse de Sébastien Gérard et Valérie Vernay, qui restitue la moiteur glauque du récit.
Ce nouveau cycle confirme la tenue du projet. On le recommandera aux amateurs de polars nordiques, aux lecteurs de Stieg Larsson et à ceux que fascine Lisbeth Salander.
Le principe d’une pyramide de Ponzi est simple : payer aux premiers investisseurs des taux d’intérêts attractifs en utilisant l’argent des suivants. Mais qui est Carlo Ponzi dont le nom est associé à cette arnaque ? Boston 1903. Carlo Ponzi débarque avec moins de 3 dollars en poches. 17 ans plus tard, cet immigrant italien, issu d’une petite bourgeoisie de Parme sur le déclin, va devenir un véritable phénomène de la finance. Il parvient à se hisser jusqu’aux plus hautes sphères sociales à la suite d’un parcours chaotique jalonné d’échecs et de rencontres, dont certaines avec des individus peu recommandables…
La bd « La Pyramide de Ponzi » disponible ici
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Avec La Pyramide de Ponzi, Xavier Bétaucourt et Nathalie Ferlut retracent le parcours de Carlo Ponzi, immigré italien débarqué à Boston en 1903 avec moins de trois dollars, devenu en quelques années la coqueluche de la finance américaine. Le titre annonce la mécanique de l’arnaque, mais l’album s’attache d’abord à l’homme, à ses combines et à sa soif de reconnaissance.
Xavier Bétaucourt appuie son scénario sur l’autobiographie que Ponzi rédigea en 1936 durant son exil brésilien, et ce choix guide tout le récit. La voix off à la première personne installe une complicité trouble : on suit l’escroc de l’intérieur, séduit par son bagou avant de mesurer les dégâts. Le portrait ne juge pas, il expose, avec une ironie qui affleure à chaque revers. Le lecteur comprend le montage financier sans jamais se noyer dans la théorie, et le dossier placé en fin d’ouvrage éclaire ce que la fiction laissait dans l’ombre.
Nathalie Ferlut porte cette histoire par un trait vif, souple, qui se resserre sur les décors quand la scène l’exige et s’allège dès que le rythme s’emballe. Ses couleurs à l’aquarelle, posées au pinceau, restituent les tons du Boston des années 1920 et donnent aux visages une expressivité mobile.
En confiant le récit à la voix même de Ponzi, tirée de son autobiographie de 1936, l’album fait de nous les complices amusés puis lucides d’un homme qui n’a jamais cessé de croire à sa propre légende. Reste le vrai sujet, tapi sous la biographie : la crédulité collective, le mirage de l’argent facile, cette promesse américaine que Ponzi retourne à son profit. L’album parle d’hier et résonne aujourd’hui, à l’heure des montages qui portent encore son nom. On le conseillera aux curieux d’histoire économique.
Adapté de la pièce de théâtre « La Maison de poupée » d’Henrik Ibsen(publiée pour la première fois le 4 décembre 1879).
Cette bande dessinée, tirée de la pièce d’Henrik Ibsen, Maison de poupée et suivie du texte intégral, retrace l’histoire d’une déception, celle de Nora, qui pour sauver à son insu la vie de son mari, n’hésite pas à sacrifier son honneur en commettant un délit de falsification. Lorsque la vérité éclate, le mari de Nora, riche directeur de banque, n’écoute que sa peur du scandale et ne renonce à répudier sa femme qu’une fois lavé de tout soupçon et les apparences sauves. Trop tard : désabusée sur la véritable nature des sentiments de son mari, qui l’aime comme on joue à la poupée, Nora trouve le courage de claquer la porte du foyer familial.
La bd « Nora – « La Maison de poupée » » disponible ici
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Adapté du roman Stella et l’Amérique de Joseph Incardona publié pour la première fois le 5 janvier 2024.
Stella fait des miracles. Au sens propre. Elle guérit malades et paralytiques, comme dans la Bible. Le Vatican est aux anges !
Seul hic, le modus operandi : Stella guérit ceux avec qui elle couche. Et Stella couche beaucoup, c’est même son métier… Une sainte-putain, ça n’est pas très présentable. En revanche, une sainte-martyre dont on pourrait réécrire le passé…
À condition de réussir à mettre la main sur l’innocente Stella. C’est grand, l’Amérique.
La bd « Holy F*ck » disponible ici
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Simone de Beauvoir en BD (9 janvier 1908 / 14 avril 1986).
À travers huit chapitres et autant de portraits, Beauvoir made in America révèle une nouvelle Simone de Beauvoir – libre, mordante, amoureuse – et dessine le voyage initiatique qui nourrira les théories du Deuxième Sexe, la future bible du féminisme.
Janvier 1947. Simone de Beauvoir embarque pour quatre mois de conférences dans les plus prestigieuses universités des États-Unis. De New York à La Nouvelle-Orléans, en passant par Chicago, Los Angeles et le Nouveau-Mexique, c’est en femme de gauche et en philosophe existentialiste qu’elle parcourt l’Amérique ségrégationniste. Autant d’étapes et de rencontres qui l’aident à éprouver sa liberté, mais aussi à observer les différences entre les sexes et à s’interroger : qu’est-ce qu’une femme ?
La bd « Beauvoir made in America » disponible ici
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Album publié en 2026 aux Editions Le passager clandestin.
Résumé éditeur
Pourquoi le capitalisme domine-t-il le monde ? A-t-il toujours existé ? Quels liens entretient-il avec la démocratie, le racisme, le patriarcat ou la crise écologique ?
Pour répondre à ces questions, un poulpe érudit entraîne deux adolescents à travers l’histoire du capitalisme, de sa naissance à aujourd’hui. Au fil des pages, se croisent de nombreux penseurs et penseuses, parmi lesquels Adam Smith, Karl Polanyi, Silvia Federici, Naomi Klein, Johann Chapoutot ou encore Monique Pinçon-Charlot. Rythmée par les doutes et les incompréhensions des deux adolescents, cette bande dessinée offre des clés pour comprendre le monde d’aujourd’hui.
La bd « Le poulpe noir – Une histoire du capitalisme » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le poulpe noir – Une histoire du capitalisme »
La BD sortira en septembre 2026.
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