La Promesse
Album publié en 2025 aux Editions Presses de la Cité.
Résumé éditeur
Adapté du roman de Marie de Lattre publié le 5 janvier 2023.

L’adaptation graphique de La Promesse, l’enquête intime de l’autrice sur l’histoire tragique de sa famille.
» J’ai trois prénoms : Marie, Madeleine et Frida. Un qui dissimule. Un qui protège. Un qui révèle et trahit les origines. «
Longtemps, Marie a tout ignoré du secret de son père. Jusqu’au jour où il se livre en lui demandant de ne rien dévoiler.
Il est question d’une promesse faite aux grands-parents de Marie à Drancy en 1942. Celle de sauver un enfant de la déportation et de veiller sur lui.
Pendant vingt ans, Marie mène l’enquête pour connaître la vérité et pouvoir transmettre à ses filles le secret de leurs origines.
Publié en 2023 aux éditions Robert Laffont, La Promesse a été plébiscité par la presse et les lecteurs. Aujourd’hui, c’est avec l’artiste allemande Julia Freund et le comédien et scénariste belge Nicolas Buysse que Marie de Lattre perpétue son devoir de mémoire en adaptant son histoire sous la forme d’un roman graphique.
La bd « La Promesse » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Promesse »
Avec La Promesse, Marie de Lattre porte en bande dessinée le récit autobiographique où elle exhume un secret familial longtemps passer sous silence. L’adaptation, scénarisée par Nicolas Buysse et dessinée par Julia Freund, transpose une enquête de vingt ans menée par l’autrice sur les origines de son père, enfant juif sauvé de la déportation.
Le livre s’ouvre à Port-Blanc, en Bretagne, où Marie de Lattre égrène ses trois prénoms, Marie, Madeleine et Frida, chacun disant une part du mensonge, de la protection et de la vérité. Nicolas Buysse déploie une narration non linéaire qui remonte jusqu’à une promesse formulée à Drancy en 1942 : sauver un enfant et veiller sur lui. Le scénario tient sa force de la retenue. Il laisse la psychologie affleurer dans les silences, la pudeur d’un père muet, la culpabilité des survivants, le besoin de transmettre à ses propres filles.

Le travail de Julia Freund donne au récit sa densité mémorielle. Sa touche picturale, délicate et sensible, alterne des tonalités douces, presque enfantines, et des traits plus sombres lorsque affleure l’horreur des camps.
Julia Freund intègre à ses planches des photographies d’époque et des lettres réelles expédiées depuis Drancy, ce qui confère au livre une valeur de document autant que de fiction graphique. En redonnant un visage à ceux qui n’ont ni tombe ni trace, elle transforme l’album en lieu de recueillement.
L’ensemble compose un émouvant travail de mémoire, juste et sans emphase. On le recommandera aux lecteurs sensibles aux récits de la Shoah, aux amateurs de romans graphiques documentaires.











