Jack London en BD (12 janvier 1876 / 22 novembre 1916).
Cette BD relate la jeunesse de Jack London et son chien Rollo sous forme humoristique dans des histoires courtes d’une, voire deux/trois pages. Ces histoires mêlent anecdotes historiques et histoires inventées. Entre ses lectures et l’école, Jack a fait de nombreux petits boulots qui aujourd’hui n’existent plus (vendeur de journaux, ramasseur de quilles, homme sandwich, etc.). Son but, économiser de l’argent pour s’acheter un bateau qui lui permettrait de quitter sa condition et combler ses rêves de voyage. En attendant ce grand moment, il peut compter sur la compagnie de son ami Franck et son chien Rollo. Avant de devenir un écrivain pas comme les autres, il était un enfant pas comme les autres.
La bd « Le petit Jack London » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le petit Jack London »
Adapté du conte de Rudyard Kipling publiée pour la première fois en octobre 1902.
Jadis, au temps où les bêtes apprivoisées étaient encore sauvages, le chien était sauvage, le cheval était sauvage, la vache était sauvage. Mais le plus sauvage de tous était le chat. Il se promenait seul et tous lieux se valaient pour lui. Jusqu’au jour où l’homme et la femme apprivoisèrent chien, cheval et vache… Chat aussi ? Que nenni, il est celui qui s’en va tout seul et il fait ce qu’il veut !
La bd « Le Chat qui s’en va tout seul » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Chat qui s’en va tout seul »
Paru en août 2011, cet album de Yann Dégruel adapte l’une des Histoires comme ça de Rudyard Kipling, recueil publié en 1902. Kipling, prix Nobel de littérature en 1907, avait originellement adressé ces contes à sa fille Joséphine comme s’il lui racontait des histoires pour l’endormir. Le conte pose une question déceptivement simple : pourquoi le chat est-il le seul animal domestique à demeurer souverainement libre ? L’histoire est une allégorie préhistorique qui explique de manière fantaisiste la domestication des animaux, l’indépendance du chat et sa rivalité avec le chien. Sous cette surface légère affleure un vrai débat philosophique : qu’est-ce que la liberté lorsqu’elle se négocie plutôt qu’elle ne se conquiert ? Le chat, en rusé diplomate, conclut un pacte avec la Femme sans jamais renoncer à sa nature,il obtient lait et chaleur tout en restant, celui qui s’en va tout seul. Cette tension entre appartenance et indépendance traverse tout l’album avec une subtilité remarquable pour un album destiné dès six ans.
Graphiquement, Yann Dégruel mêle crayons gras, encre et craies dans un ensemble spontané et stylisé, dominé par une double teinte ocre et bleue. Les couleurs sont vives, le trait vif, les personnages croqués avec humour et caricaturés avec bienveillance. Il suffit d’un clin d’œil du roublard de chat pour être séduit. Les textes de la narration, légèrement désuets dans leurs tournures, témoignent d’un respect du style littéraire de Rudyard Kipling. Ce qui en fait une porte d’entrée idéale vers l’œuvre originale pour les jeunes lecteurs, mais aussi un album que les adultes liront avec plaisir. À recommander sans réserve.
Rambo a existé : il était canadien et ses exploits incroyables résonnent des plages de Normandie jusqu’à la Corée !
Le 6 juin 1944, un jeune Québécois nommé Léo Major débarque sur Juno Beach. Commence alors une série de coups d’éclat qui vont stupéfier sa hiérarchie, jusqu’à son fait d’armes le plus incroyable : la libération de la ville de Zwolle. En une nuit, multipliant les attaques et les coups de bluff, il fait fuir à lui seul la garnison allemande persuadée d’être attaquée par une armée entière. Et la légende ne s’arrête pas là. Malgré un dos brisé en Allemagne, on reviendra le chercher en 1950 pour la guerre de Corée où il accomplira de nouveaux exploits.
La bd « Léo Major – Héros de Guerre » disponible ici
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La BD sortira en septembre 2026.
Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale
Madeleine et Léo partent découvrir une contrée où ils n’avaient jamais mis les pieds, pendant trois mois ! Leur amitié va-t-elle résister ?
La bd « Une virée en Bretagne Centre » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Une virée en Bretagne Centre »
Née d’une immersion de plusieurs mois sur le territoire de Loudéac Communauté Bretagne Centre, cette bande dessinée signée Madeleine Pereira et Léo Alcaraz constitue leur première œuvre à quatre mains, fruit d’une rencontre artistique initiée aux Beaux-Arts d’Épinal. Le projet s’inscrit dans le dispositif BD en bib’ : entre octobre 2023 et juin 2024, les deux auteurs ont sillonné le territoire, collectant auprès des habitants souvenirs, anecdotes et histoires lors d’ateliers menés dans les bibliothèques et médiathèques locales. Le résultat est une BD rare, ancrée dans le réel sans jamais sacrifier la poésie.
Le véritable sujet du livre n’est pas le paysage, mais les gens qui le peuplent. Les récits glanés auprès des habitants constituent la colonne vertébrale de l’album : on y perçoit une Bretagne intérieure souvent ignorée des circuits touristiques, restituée avec une attention sincère aux mémoires ordinaires. La dimension participative confère à l’ensemble une authenticité dans le genre du carnet de voyage en BD.
Léo Alcaraz, illustrateur et sérigraphe de formation, et Madeleine Pereira, dont le premier album Borboleta (Sarbacane, 2024) témoignait déjà d’une sensibilité affirmée, revendiquent des univers graphiques distincts. Cette dualité donne de la cohérence de l’album et lui confère un souffle particulier. Madeleine Pereira elle-même décrit cette création comme une fusion entre la bande dessinée et le carnet de voyage, deux formes que l’album réconcilie avec fluidité. Une lecture idéale pour les amateurs de récits du quotidien, de territoires méconnus et de BD documentaire à hauteur humaine.
Une enquête en profondeur sur la galaxie Maga et ses membres les plus influents.
Après ses premiers ouvrages sur Poutineet Musk, Darryl Cunningham nous livre une vaste enquête, extrêmement documentée, sur le mouvement MAGA et ses membres sulfureux, Steve Bannon, Stephen Miller, Kash Patel ou Pete Hegseth en tête. Un ouvrage incontournable et passionnant pour tout comprendre de ces inquiétantes personnalités qui, désormais, dominent le monde.
La bd « MAGA et la cour du roi Trump – Enquête au coeur de l’empire du chaos » disponible ici
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La vie de Charles Bukowski en BD (16 aout 1920 / 9 mars 1994).
Charles Bukowski, poète et écrivain américain, à la fois adulé et contesté par la critique, est usé par la vie, l’alcool, les errances sans fin. Son unique réconfort lui vient de sa fille, Marina, puis de Linda, la femme qui l’accompagnera jusqu’à la fin de sa vie. Par le récit des rencontres avec les femmes qui ont croisé son existence, ses voyages à travers l’Amérique, ses années de souffrance et ses divers petits boulots, Flavio Montelli imagine avec affection le bilan d’un homme affaibli mais apaisé sur sa vie, une façon de (re)découvrir l’auteur des Contes de la folie ordinaire ou des Souvenirs d’un pas grand-chose.
La bd « Goodbye Bukowski » disponible ici
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Premier roman graphique de Flavio Montelli, jeune auteur italien né à Ravenne en 1984, Goodbye Bukowski s’attaque à un sujet vertigineux : mettre en images la vie de Charles Bukowski, poète maudit et romancier culte de la littérature américaine. Publié d’abord en Italie en 2012, l’album paraît en France chez Casterman en janvier 2014.
Le roman graphique saisit Bukowski à un tournant décisif : la cinquantaine, au moment où il tente de percer en littérature, père d’une fillette de six ans, s’abîmant chaque jour un peu plus dans l’alcool et la solitude. Par anecdotes juxtaposées, le récit revient sur les moments et les personnages marquants de son existence : l’écriture, l’alcool et l’addiction, les femmes, les petits boulots dégradants, et ce lien viscéral entre la page blanche et la bouteille. Cette structure délibérément fragmentée, non chronologique, construite par éclats de mémoire épouse parfaitement la prose hachée et percutante que Bukowski lui-même pratiquait.
À la première personne et en noir et blanc, d’un trait à la fois léger et très personnel, Flavio Montelli tient la chronique de ce destin littéraire hors norme. Le choix du noir et blanc n’est pas anodin : il ancre l’œuvre dans une austérité visuelle qui fait écho à l’univers dépouillé de l’écrivain, aux bars miteux et aux chambres de Los Angeles. Les vues de Los Angeles constituent d’ailleurs ce qu’il y a de plus réussi visuellement, conférant au récit une atmosphère urbaine et mélancolique saisissante.
Provocateur, jaloux, excessif, désaxé, alcoolique, mais aussi désemparé et touchant Flavio Montelli ne cherche pas à réhabiliter ni à condamner son sujet, mais à le tenir dans toute son ambivalence. Recommandé aux lecteurs curieux de littérature américaine alternative, qui trouveront ici une porte d’entrée singulière vers l’univers de Bukowski.
Dans le clair-obscur d’un Paris vibrant, entre jazz, amour et fulgurances créatives, se dessine le destin d’un homme hors du commun.
Boris Vian.
Écrivain, musicien, inventeur de mondes… mais aussi homme fragile, hanté par le temps qui lui échappe. De l’enfance insouciante aux nuits fiévreuses de Saint-Germain-des-Prés, ce roman graphique de Nataël et Béja nous plonge au cœur d’une vie intense, traversée par le doute, l’ironie et une soif insatiable de vivre.
À travers un récit sensible et visuellement envoûtant, « L’Avis de Vian » explore les contrastes d’un génie inclassable : la légèreté face à la gravité, le rire contre l’ombre, la création comme ultime réponse à l’urgence de vivre.
Une œuvre à la fois hommage et immersion qui nous rappelle que certaines vies brûlent plus fort… parce qu’elles brûlent plus vite.
La bd « L’Avis de Vian » disponible ici
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Adapté de l’œuvre de George Sand publiée le 7 aout 1837.
Indiana a épousé pour son malheur un officier en retraite, antipathique et autoritaire. Elle vit avec lui dans la tristesse d’un château de province. T out la dispose à se laisser séduire par l’amour : Raymon qui possède la fougue et la jeunesse que n’a plus son mari. Hélas, cette aventure (et son amant) s’avère bien décevante. Alors que tout prédestinerait l’héroïne à une fin tragique, elle trouvera le réconfort et la sérénité sur l’île Bourbon, dans la compagnie de son cousin Ralph. Une intrigue amoureuse fougueuse et délicate, une étude des mœurs incisive, une charge contre l’oppression dont les femmes sont victimes font d’Indiana un classique de la littérature féministe.
La bd « Indiana » disponible ici
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Près de deux siècles après la parution du roman fondateur de George Sand, Claire Bouilhac et Catel relèvent le défi de transposer en bande dessinée ce premier cri féministe de la littérature française. Le résultat, publié chez Dargaud en septembre 2023, est une adaptation aussi rigoureuse qu’intelligente. Le dispositif narratif adopté par le duo est original : un prologue et un épilogue dessinés par Catel mettent en scène George Sand elle-même en 1832, puis en 1854 à Nohant encadrant l’adaptation proprement dite illustrée par Claire Bouilhac. Cette mise en abyme établit un dialogue entre la romancière et son héroïne, soulignant combien Indiana est une projection à peine voilée des combats personnels d’Aurore Dupin : contre le mariage-prison, contre la prédation masculine, pour le droit de vivre selon ses propres désirs. Thématiquement, l’adaptation ne trahit rien de la densité de l’œuvre originale. Elle restitue la polysémie du roman drame romantique, critique sociale, manifeste féministe tout en resserrant habilement le récit autour des protagonistes essentiels : Indiana, épouse captive du colonel Delmare, Raymon de Ramière le séducteur manipulateur, et l’énigmatique Ralph, dont l’amour silencieux finit par s’imposer. Graphiquement, Claire Bouilhac adopte un semi-réalisme intemporel, ancré dans la tradition franco-belge, où le trait fin et expressif sert les émotions des personnages. La palette chromatique, aux teintes volontairement contenues, restitue l’atmosphère étouffante de la Brie et contraste avec la lumière de l’île Bourbon, espace de liberté retrouvée.
Une porte d’entrée idéale vers George Sand, destinée aux lecteurs en quête d’un premier contact avec la littérature romantique engagée.
La Libération en BD par un Français Libre du 1er BFM Commando. Superbement restauré pour le 60ème anniversaire, cette étonnante bande dessinée d’époque, réalisée à partir d’esquisses croquées sur le vif par Maurice Chauvet, engagé volontaire dans le fameux 1er BFM Commando, allie à une esthétique délicieusement rétro l’exactitude d’un document historique rare : du célèbre centre d’entraînement commando d’Achnacarry, en Ecosse, à la Libération de Paris, en passant par les plages de Normandie, Maurice Chauvetétait au coeur de l’action, une action qu’il nous fait revivre avec l’émotion du combattant qu’il était alors, et le talent du peintre de l’Armée qu’il allait devenir.
La bd « Fusilier marin commando de la France libre » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Fusilier marin commando de la France libre »
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Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale
Cet album retrace dans ses moindres détails la préparation et le débarquement allié du 6 juin. Conçu comme une véritable reconstitution, il s’appuie sur une documentation technique précise pour faire revivre l’Opération Overlord.
La bd « 6 Juin 1944 – Overlord, Le Débarquement En Normandie » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « 6 Juin 1944 – Overlord, Le Débarquement En Normandie »
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Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale
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