Après nous avoir dévoilé les arcanes de Venise, Corto Maltese nous emmène dans sa Bretagne, entre Armor (“pays de la mer”) et Argoat (“pays des forêts”). Une terre de mystères, où fées, korrigans et revenants traversent la lande brumeuse, un pays de forêts où ont élu domicile Merlin l’enchanteur, Morgane, Viviane, une mer fougueuse où les bateaux font naufrage… Ce guide touristique hors-normes invite à la découverte des chemins de traverse, et décrypte la Bretagne à travers ses légendes et son histoire. Mettant au jour l’âme bretonne, explorant les replis de sa côte, ce guide développe également des thèmes chers à Corto : les mégalithes, les Celtes, les contrebandiers ou encore la Légende de la mort…
La bd « Corto Maltese – Le Guide de Bretagne » disponible ici
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Adapté du roman de Nicolas Beuglet publié le 8 septembre 2016.
L’inspectrice Sarah Geringën enquête sur la mort suspecte d’un patient d’un hôpital psychiatrique. La victime a gravé sur le front le chiffre 488 et les conclusions des légistes sont sans appel : l’homme est mort de peur ! Inspiré par des découvertes scientifiques et des faits réels, Le Cri est un thriller sur la folie des hommes et le danger d’une science dévoyée, transformée en arme fatale.
Il s’agit du premier livre adapté de la trilogie de Nicolas Beuglet dont Sarah Geringën est l’héroïne : Le cri (2016), Complot (2018), L’Ile du Diable (2019)
Qui est Sarah Geringën ? Sarah Geringën est une ancienne membre des forces spéciales, désormais inspectrice norvégienne d’Oslo. Bientôt la quarantaine, rousse, athlétique, et réputée pour son intimidante froideur dans le cadre professionnel, c’est une femme qui ne serre jamais la main pour ne pas créer de liens avec ceux qu’elle interroge.
Inspiré par des découvertes scientifiques et des événements réels, Le Cri renvoie à nos peurs les plus intérieures. Un thriller sur la folie des hommes et le danger d’une science dévoyée, transformée en arme fatale.
Ce récit tient formidablement en haleine le lecteur, qui l’interpelle aussi sur de grands sujets existentiels : l’origine et l’avenir de l’humanité, la science, la folie des hommes qui jouent aux apprentis sorciers…
La bd « Le cri » disponible ici
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En 2023, Frédéric Bihel hérite de deux boites d’archives contenant les écrits de son grand-père, Léon, qu’il avait conservé toute sa vie. Dans sa famille, personne ne connait la nature des « écrits de pépé ». Comment transmettre les écrits biographiques de son grand-père ? En ordonnant l’œuvre de son aïeul, Frédéric Bihel raconte son émotion à la lecture de ces archives familiales et sa volonté de la mettre en forme pour réaliser le rêve de son grand-père. Son récit entremêle des extraits, sa correspondance, et des documents historiques. Durant toute sa vie Léon Bihel a écrit. Pas des romans ou des épopées, mais le compte rendu minutieux de ses navigations… Né en 1917, il intègre l’école des Apprentis-Marins à Brest à treize ans. Timonier dans la marine française en 1940, Léon commence la guerre par un naufrage au large de l’Écosse et est fait prisonnier des Anglais. Présent à Toulon lors de l’invasion allemande de la zone libre en novembre 1942, il assiste au sabordage de la flotte. En 1944, il sera en Normandie au débarquement allié le 6 juin 1944. Témoin privilégié de cette période, il nous relate les pérégrinations d’un marin à terre.
S’il a commencé sa carrière par des séries historiques très classiques, Frédéric Bihel continue avec Léon une facette plus intime qu’il a entamé en 2024 avec Les Crayons.
La bd « Léon – Les écrits retrouvés de Pépé » disponible ici
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Il arrive que la bande dessinée soit le vecteur le plus juste pour honorer une mémoire intime. Avec Léon, Frédéric Bihel signe un récit de transmission d’une singularité remarquable, né d’une transmission familiale aussi inattendue qu’émouvante. En avril 2023, la tante Annick de l’auteur lui remet, peu avant sa mort, les mémoires écrites de son père : Léon Bihel, maître principal timonier devenu commandant de marine civile. Ce legs constitue le point de départ d’une enquête. Né en 1917, Léon intègre l’école des Apprentis-Marins à Brest à treize ans ; timonier en 1940, il traverse la Seconde Guerre mondiale de naufrage en internement, assiste au sabordage de la flotte à Toulon en novembre 1942, puis se retrouve en Normandie au Débarquement.
Ce qui frappe avant tout, c’est la nature hybride de la BD. Le récit n’est pas une bande dessinée au sens strict : on n’y trouve ni dialogues, ni construction séquentielle classique. Frédéric Bihel orchestre plutôt une polyphonie documentaire, entremêlant extraits des carnets de Léon, correspondances et documents historiques, avec le dessin comme liant. Cette forme confère au récit une authenticité : on ne reconstitue pas, on déchiffre. Sur le plan graphique, les dessins aux crayons de couleur et aux pastels, dans des tons majoritairement noirs, bleus et gris, accompagnent les découvertes de l’auteur, illustrant les documents tout en comblant les silences du récit et en donnant un visage aux protagonistes. Cette palette retenue traduit la mélancolie d’une époque et la pudeur d’un homme qui écrivait pour ne pas être oublié. À l’heure où les derniers témoins de la Seconde Guerre Mondiale disparaissent, Frédéric Bihel nous rappelle que les archives familiales sont aussi de la grande Histoire et que la bande dessinée peut en être le sanctuaire le plus vivant.
Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale
Adapté du roman de Jean-Patrick Manchette publié le 11 avril 1972.
Après Le Petit bleu de la côte ouest et La Position du tireur couché, Jacques Tardi revient avec une troisième adaptation d’un roman de Jean-Patrick Manchette : Ô dingos, Ô châteaux! Jean-Patrick Manchette change ici de registre avec ce road movie sanglant et déjanté, mené tambour battant. Le livre a obtenu le Grand Prix de la littérature policière. Avec près de 100 pages ce récit est aussi l’une des adaptations les plus ambitieuses de Tardi.
La bd « Ô Dingos, ô Chateaux ! » disponible ici
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L’alchimie entre le scalpel de Jean-Patrick Manchette et la mine de Jacques Tardi atteint, dans Ô dingos, ô châteaux !, une forme de perfection noire. En s’emparant de ce manifeste du polar de 1972, Jacques Tardi dépasse la simple illustration pour signer une véritable autopsie graphique de la France des « Trente Glorieuses » finissantes.
Le récit nous précipite dans une dérive sanglante où Julie, jeune babysitter vulnérable sortant de psychiatrie, devient la proie d’une machination bourgeoise d’une violence inouïe. Fidèle à l’écriture « blanche » et comportementaliste de Jean-Patrick Manchette, l’album fustige le cynisme d’une société où la vie humaine se négocie comme une simple marchandise. Le titre lui-même, détournement grinçant du vers de Rimbaud, donne le ton : c’est la chronique d’une folie ordinaire au cœur d’un monde qui se prétend rationnel.
Visuellement, le noir et blanc charbonneux de Jacques Tardi est d’une efficacité redoutable. Son trait capture l’âpreté des zones industrielles et la froideur des demeures de province avec une précision presque sociologique. L’expressivité des personnages, oscillant entre détresse et grotesque, soutient une narration haletante où chaque case semble imprégnée d’une tension sourde. Le découpage, d’une fluidité magistrale, souligne l’inéluctabilité de cette tragédie moderne.
La BD résonne comme un écho vénéneux au vers célèbre d’Arthur Rimbaud. Là où le poète invoquait la quête de l’innocence et de l’âme dans ses « Saisons », Jean-Patrick Manchette et Jacques Tardi leur substituent la fureur des « Dingos »
Adapté de l’œuvre d’Arthur Rimbaud publiée en octobre 1891 dans un recueil posthume intitulé Reliquaire, poésies.
1870. Arthur Rimbaud a seize ans lorsqu’il écrit les poèmes composant Les cahiers de Douai, à travers les poèmes d’un adolescent en révolte contre la misère, l’oppression et le racisme, ces textes aux thèmes novateurs portent les prémices de la poésie moderne… Il y a une évidence pour Damien Cuvillier d’illustrer ces poèmes écrits lors de l’adolescence du poète, qu’il a racontée dans les deux premiers tomes de Voleur de feu, sa biographie de Rimbaud en bande dessinée. Les cahiers de Douai est au programme du bac des 1re générale et technologique. Après une première fugue du 29 août au 5 septembre 1870, Arthur Rimbaud est recueilli par son professeur de rhétorique Georges Izambard. Il est hébergé à Douai chez les tantes de ce dernier, les demoiselles Gindre. Rimbaud dépose le 26 septembre 1870 chez le poète et éditeur douaisien Paul Demeny une première liasse de quinze poèmes.
Il profite d’un second séjour en octobre à Douai, à l’issue d’une deuxième fugue, durant la guerre franco-prussienne, pour livrer à Demeny sept nouveaux sonnets. Il lui écrivit plus tard : « Brûlez, je le veux, et je crois que vous respecterez ma volonté comme celle d’un mort, brûlez tous les vers que je fus assez sot pour vous donner lors de mon séjour à Douai ». Demeny n’en fit rien. Demeny vendit le recueil à Rodolphe Darzens, premier biographe du poète. Le recueil passa ensuite entre les mains de l’éditeur Léon Genonceaux et même entre celles de Stefan Zweig, qui acheta les deux liasses aux enchères de l’hôtel Drouot en 1914 et les conserva jusqu’à sa mort en 1942. Les poèmes contenus dans ces cahiers sont édités pour la première fois en 1891, dans Reliquaire, poésies. Une exposition à la maison des ailleurs à Charleville Mézières. Les dessins de ce recueil – en partie réalisés à la maison Rimbaud – et des pages de Voleur de feu y seront exposés de juin 2026 au début de l’année 2027 et seront présentés au festival Cabaret vert en août 2026.
La bd « Les cahiers de Douai » disponible ici
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Porté par le génie tactique qui lui vaut le surnom de « Renard du Désert », le maréchal Erwin Rommel orchestre l’une des plus audacieuses campagnes militaires de la Seconde Guerre mondiale en Afrique du Nord. Entre 1941 et 1942, à la tête de l’Afrika Korps, il déploie une stratégie de manœuvre révolutionnaire qui pousse les forces alliées au bord du gouffre et menace directement le contrôle britannique de l’Égypte et du Moyen-Orient.
Pierre Dupuis retrace l’épopée militaire de ce chef d’exception, des sables d’Égypte aux batailles décisives où l’Axe trouve ses limites. Ce récit graphique illustre comment, malgré son génie stratégique et l’audace de ses troupes, Rommel se trouve progressivement acculé par la machine de guerre alliée. La bataille d’El Alamein et la retraite qui s’ensuit marquent le tournant : le Renard du Désert perd son emprise, ses ressources s’épuisent, et les Alliés reprennent l’initiative dans ce théâtre vital du conflit
La bd « Le Renard piégé – Rommel » disponible ici
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Bande dessinée publiée en 2021 aux éditions Le Passager Clandestin.
Résumé éditeur
Nous courons à notre perte si nous ne renonçons pas à notre modèle « destructiviste » qui s’affranchit ouvertement des limites écologiques. Il est urgent de regarder en face ce monde incertain où tout est encore possible : le pire ou le meilleur. Mais au pessimisme de la situation, ce livre préfère l’optimisme de la volonté. Pour nous, pour nos enfants, nous avons le devoir de nous mettre en mouvement. Cette utopie se dessine à petits traits par l’action individuelle et à grands coups de pinceau via la mobilisation citoyenne. Red! est un dessinateur tout à la fois emprunt d’une ironie féroce et mu par une humanité indéfectible. Chaque illustration contribue à un éveil des consciences ; avec le sourire mais sans renoncer à l’esprit de lutte qui doit présider au changement ! Chaque double page présente un thème différent ; rythmée par plusieurs dessins, elle dresse un état des lieux rédigé par un acteur engagé, décrypte la langue de bois qu’on nous parle, et donne des ressources pour aller plus loin.
Quelques exemples des thèmes abordés dans l’ouvrage : pesticides, abeilles, algues vertes, Semences paysannes, OGM, élevages industriel et projet des 1000 vaches, souffrance animale, Notre-Dame des Landes, agrocarburants, déchets, téléphonie mobile, santé environnementale, perturbateurs endocriniens, nucléaire, pollution de l’air, vélo, gaz de schiste, écotaxe, fret ferroviaire, énergie renouvelable, Dakar, 4×4, pollution lumineuse, publicité…..
La bd « Prise de Terre – Abécédaire illustré des luttes environnementales » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Prise de Terre – Abécédaire illustré des luttes environnementales »
Album publié en 2026 aux éditions Le Passager Clandestin.
Résumé éditeur
À la rencontre de Scarlette Le Corre, marin-pêcheur et algocultrice
Marie, graphiste indépendante installée dans un village breton, vit et travaille connectée. Trop connectée, peut-être. Jusqu’au jour où une rencontre avec un collectif opposé à un projet d’antenne-relais fait vaciller ses habitudes. À travers le parcours et les questionnements de Marie, Un grain de sable dans la machine explore l’emprise concrète des technologies sur nos vies, ainsi que leurs conséquences sociales, écologiques et politiques. Portée par un dessin au crayon tout en nuances, cette fiction documentaire invite à repenser nos liens au numérique.
La bd « Un grain de sable dans la machine » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Un grain de sable dans la machine »
La bd n’a pas encore été lue. Un avis sera posté dans quelques semaines.
Bande dessinée publiée en 2023 aux éditions Larousse.
Résumé éditeur
Vos enfants vous posent mille et une questions sur le corps humain, les plantes et les animaux et vous ne savez comment leur répondre simplement ? Grâce à cette belle bande dessinée, illustrée par le célèbre Jess Bradley et adaptée au niveau de compréhension des plus jeunes, les enfants pourront découvrir comment s’est formé l’univers, quelles planètes le peuplent, comment naissent les étoiles. Une BD idéale pour tous les petits curieux, mais également pour les futurs apprentis scientifiques et amoureux de la nature !
La bd « Sciences en BD – La vie sur Terre » disponible ici
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Un savant mélange de science et de plaisir de lire. Chez Larousse, Sciences en BD junior – La vie sur Terre parvient à l’exploit de rendre la biologie amusante sans la rendre bête. Paul Mason, qui signe le texte, et Jess Bradley, aux illustrations, ont conçu un album de 64 pages où les enfants découvrent le corps humain, les plantes et les animaux sans avoir l’impression d’apprendre.
Plutôt que d’énumérer des faits scientifiques de manière rébarbative, Paul Mason part de vraies questions que se posent les enfants. Du coup, on ne subit pas les notions biologiques, on les explore. C’est une différence qui change tout dans la lecture.
Sur le plan graphique, le travail de Jess Bradley mérite d’être souligné. Elle installe un univers visuellement cohérent, avec des traits simples mais expressifs, une palette de couleurs qui accroche l’œil sans fatigue. Les personnages qui jalonnent les planches ne sont pas des pense-bête agaçants ; ils créent une vraie présence, rendent l’ensemble sympathique.
Derrière ce ton léger, la science n’est jamais trahie. Les phénomènes biologiques sont expliqués correctement, avec nuance. Il n’y a pas cette vulgarisation étouffante qui rend tout imbécile. C’est de la vraie pédagogie, juste bien dosée.
À conseiller aux parents qui cherchent à cultiver la curiosité scientifique sans transformer la lecture en cours magistral.
Adapté du roman de Bernardin de Saint-Pierre publié en 1788.
Rencontré dans les montagnes entourant Port Louis, un vieil homme raconte : il a été le témoin privilégié de l’amour tragique de Paul et Virginie, ces deux jeunes ayant grandi unis au cœur de la nature accueillante de l’Île de France, mais que la vie, et les hommes, finiront par séparer.
Ode à la nature, histoire d’amour impossible pour cause de différence sociale, vision de l’esclavage plus de deux siècles après sa parution, le bestseller de Bernardin de Saint-Pierre reprend ici vie et couleurs.
Le célèbre roman d’amour impossible, Paul et Virginie, écrit en 1787 par Bernardin de Saint-Pierre et dont l’histoire se déroule à l’île Maurice, connaît une seconde vie littéraire avec la retranscription de cette œuvre en bande dessinée. 52 planches disponibles en français et en créole sous la plume de Shenaz Patel et le coup de crayon de Laval Ng vous font ainsi replonger corps et âme dans l’histoire des deux amoureux au destin tragique.
La bd « Paul et Virginie » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Paul et Virginie »
Adapter Paul et Virginie en bande dessinée relevait presque du pari impossible. Ce roman, pré-romantique et précurseur, est une œuvre complexe et multiple, longtemps jugée difficile d’accès dans sa forme originale. L’avantage de cette adaptation, très réussie, réside pour beaucoup dans le scénario qui resserre la narration et accroît l’intensité dramatique du roman, qui se lit alors comme une véritable tragédie. Shenaz Patel, romancière mauricienne, porte un regard particulier sur cette histoire ancrée dans la terre même de son île. Elle préserve l’essentiel : ode à la nature, histoire d’amour impossible pour cause de différence sociale, vision de l’esclavage. Trois piliers thématiques qui résonnent avec une acuité particulière sous sa plume. La narration en cadre (un vieillard qui raconte à un promeneur) est maintenue, garantissant la fidélité à la structure originelle tout en introduisant une distance mélancolique qui sied parfaitement au format BD.
Sur le plan graphique, le superbe dessin de Laval NG, avec son trait, ses jeux de couleurs et son sens du détail, supplée aux longues descriptions de Saint-Pierre. Sa palette, riche en verts tropicaux et en ocres chauds, restitue la luxuriance de l’Isle de France avec une sensualité visuelle que le texte seul peinait parfois à atteindre. Le regard humaniste et généreux de Laval NG se lit dans une dynamique propre à la bande dessinée, notamment dans les scènes d’esclavage où le dessinateur choisit de confronter le lecteur sans détour.
Les 52 planches sont disponibles en français et en créole mauricien, faisant de cet album un objet culturel à double identité : un hommage à la littérature française classique et un ancrage dans la mémoire insulaire vivante. Une réussite à recommander autant aux amateurs de bande dessinée historique qu’aux lecteurs souhaitant (re)découvrir Bernardin de Saint-Pierre sans l’austérité du texte du XVIIIe siècle.
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