Auteur/autrice : Sébastien D

Les tournesols d’Ukraine

Album publié en 2023 aux éditions Steinkis.


Résumé éditeur

couverture bd Les tournesols d'Ukraine

Pietro est italien, Lisa, ukrainienne. Ils se rencontrent en 2016 et vivent dès lors entre les deux pays, partageant et découvrant ainsi la culture de l’autre.
En septembre 2021, J-180, Lisa s’inquiète des mouvements russes à la frontière, ses proches la rassurent.
L’avenir donnera malheureusement raison à Lisa.
Le 19 février 2022, J-4, Lisa et Pietro arrivent en Italie. La famille de Lisa n’a pas voulu quitté le pays.
Le 25 février, J+2, la ville de Mykolaiv, où vit la famille de Lisa, est bombardée.
Ses proches se décident à la rejoindre en Italie, à l’exception de son père.
Dès lors, le quotidien est rythmé par les infos et l’inquiétude de savoir son père si exposé mais aussi les détails prosaïques de la cohabitation avec les proches, les souvenirs qui refont surface et la nécessité de sensibiliser l’opinion.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les tournesols d’Ukraine »

Avec Les tournesols d’Ukraine : Échapper à l’invasion, Pietro B. Zemelo livre un récit à la fois sobre et bouleversant, ancré dans la réalité de février 2022, lorsque la guerre contraint Lisa et sa famille à reconsidérer chaque certitude. Le livre choisit l’échelle du quotidien : les décisions prises dans l’urgence, les proches qu’on laisse derrière soi, l’angoisse qui s’installe durablement.

Le scénario se distingue par une construction en fragments, faite d’allers-retours entre avant et après l’irruption de la guerre. Ce montage montre comment un événement historique recompose la mémoire, transforme les gestes ordinaires et fracture les trajectoires. La tension dramatique naît moins des scènes de violence que de ce qu’elles imposent aux relations familiales, en particulier quand l’exil devient la seule option pour certains, tandis que d’autres s’obstinent à rester.

extrait bd Les tournesols d'Ukraine

Pietro B. Zemelo assume aussi sa place dans le récit : celle d’un proche qui accompagne, écoute, et mesure ses limites face à une expérience qu’il ne vit pas dans sa chair. Cette position, délicate, renforce l’impression d’honnêteté. Le dessin, clair et expressif, privilégie la lisibilité et l’émotion juste. Les visages, les silences, les intérieurs deviennent des repères ; le tournesol, motif récurrent, apporte une respiration symbolique sans jamais forcer l’effet.

On ressort de cette lecture avec la sensation d’avoir compris, de l’intérieur, ce que “tenir” veut dire. Un roman graphique recommandé à celles et ceux qui cherchent un témoignage humain sur le conflit russo-ukrainien. Les tournesols d’Ukraine capte l’intime au cœur de l’Histoire.

Le Mirage de la croissance verte

Album publié en 2022 aux Editions Delcourt.


couverture bd Le Mirage de la croissance verte

29 juin 2020.
Convention citoyenne sur le climat. Emmanuel Macron adopte 146 propositions citoyennes. Arnaud, devant le discours, est content : des solutions vont enfin être apportées pour adapter notre économie aux enjeux climatiques.
Mais ce n’est pas l’avis de son beau-père Doc qui, tout en l’écoutant dérouler ses arguments, va tout faire pour le détromper…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Mirage de la croissance verte »

Avec Le Mirage de la croissance verte, Anthony Auffret signe une BD de salubrité publique qui tranche radicalement avec les discours ambiants. Là où beaucoup d’ouvrages écologiques misent sur la culpabilisation ou la fiction d’anticipation, cet essai graphique choisit l’arme de l’analyse rationnelle pour déconstruire le mythe d’une économie infinie dans un monde fini.

Anthony Auffret ne raconte pas une histoire, il mène une démonstration implacable. Il s’attaque aux vaches sacrées de notre époque : le « découplage » entre PIB et émissions de CO2, l’avion vert ou encore la voiture électrique comme solution miracle. En s’appuyant sur des données physiques concrètes (limites des métaux, thermodynamique), il démonte pièce par pièce l’illusion du « techno-solutionnisme ».

extrait bd Le Mirage de la croissance verte

L’auteur opte judicieusement pour un graphisme épuré, à la frontière de l’infographie et du dessin de presse. Ce minimalisme n’est pas une faiblesse, mais une force : il hiérarchise l’information. L’usage de l’humour et de métaphores visuelles permet de digérer les concepts macroéconomiques sans lourdeur.

En conclusion : un ouvrage lucide qui remet les pieds sur terre, idéal pour les lycéens comme pour les adultes.

Le Drakkar perdu – Histoires de la vie des hommes

Album publié en 1979 aux Editions la Pibole.


couverture bd Le Drakkar perdu - Histoires de la vie des hommes

L’Histoire comme si on y était

Comment s’est faite l’Histoire des hommes ? Avec des chefs de guerre ? des héros ? des rois et des dictateurs ? Ou avec des gens de tous les jours, à la fois si semblables et si différents de nous ?
Connaître l’histoire de la vie des hommes de tous les temps et partout dans le monde, c’est mieux connaître et comprendre notre propre destin et le fabuleux héritage de l’Histoire de l’humanité.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Drakkar perdu – Histoires de la vie des hommes »

BD pas lue, très peu d’exemplaire disponible. 1 exemplaire disponible ici.

extrait bd Le Drakkar perdu - Histoires de la vie des hommes

L’ère de l’égoïsme : Comment le néolibéralisme l’a emporté

Album publié en 2014 aux Editions ça et là.


couverture bd L'ère de l'égoïsme : Comment le néolibéralisme l'a emporté

Après la science (« Fables Scientifiques ») et la maladie mentale (« Fables Psychiatriques »), Darryl Cunningham se penche sur les relations entre la politique et l’économie, et plus précisément sur l’évolution des doctrines libérales et leur rôle dans le déclenchement de la crise de 2008, puis de la montée des extrêmes droites en Europe.
Dans un premier temps, Cunningham brosse le portrait d’Ayn Rand, auteure américaine, – notamment de « La Grève » – relativement peu connue en France mais qui a été extraordinairement influente aux États-Unis. Ayn Rand est à l’origine de la doctrine de l’objectivisme et a influencé de très nombreux hommes politiques américains, dont les libertariens, mais aussi des personnes clés de l’administration qui jouèrent un rôle prédominant au moment de la crise de 2008.

Cunningham décrit également dans le détail les mécanismes en cause dans cette crise et les ravages qu’elle a causés, parallèlement à un nouvel essor des politiques libérales et à la montée de l’individualisme dans nos sociétés.
Son engagement est sans équivoque et il annonce clairement la couleur dans sa préface : « Dans des États démocratiques, où le droit de vote existe, nous sommes responsables d’avoir donné le pouvoir à ceux qui estiment vertueux de privilégier l’amoncellement d’argent au lieu de l’égalité de tous. »


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’ère de l’égoïsme : Comment le néolibéralisme l’a emporté »

Avec L’Ère de l’égoïsme, Darryl Cunningham signe une BD de vulgarisation économique d’une lucidité redoutable. Cet essai graphique remonte aux sources de la crise financière de 2008 pour exposer comment une philosophie marginale a fini par dominer le monde.

L’album se construit comme une enquête implacable. Darryl Cunningham tisse habilement le portrait psychologique d’Ayn Rand, figure de proue de l’objectivisme, pour éclairer l’influence de sa pensée sur son disciple, Alan Greenspan. Le récit excelle à rendre limpides des mécanismes complexes (dérégulation, produits dérivés) en les ancrant dans une histoire humaine : celle d’une idéologie née du traumatisme communiste de Rand. La démonstration est brillante : l’auteur prouve que l’économie n’est pas une science froide, mais le résultat direct de nos choix moraux.

extrait bd L'ère de l'égoïsme : Comment le néolibéralisme l'a emporté

Graphiquement, Darryl Cunningham prend le parti d’un minimalisme radical, presque enfantin, qui tranche avec la gravité du propos. Ce choix est loin d’être une faiblesse : son trait épuré et l’usage d’aplats de couleurs sobres permettent de digérer la densité des informations sans saturation. L’auteur use de métaphores visuelles percutantes pour matérialiser les flux financiers, transformant l’abstrait en concret avec efficacité.

Documenté, intelligent et accessible, L’Ère de l’égoïsme est une belle découverte. Darryl Cunningham réussit le pari de nous armer intellectuellement contre des discours économiques opaques. Indispensable pour comprendre notre époque.

La grande Histoire du FC Nantes – Le jeu à la Nantaise

Album publié en 2024 aux Editions Petit à Petit.


couverture bd La grande Histoire du FC Nantes - Le jeu à la Nantaise

Pour revivre les grandes heures de l’histoire du FC Nantes, club de football mythique, ce Docu-BD est exceptionnel.
De la petite histoire de la création du club dans un café nantais durant la seconde guerre mondiale à la grande victoire en Coupe de France en 2022, cet album est parsemé d’histoires incroyables et d’anecdotes méconnues.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La grande Histoire du FC Nantes – Le jeu à la Nantaise »

Avec « La grande histoire du FC Nantes – Le jeu à la Nantaise« , les éditions Petit à Petit poursuivent leur série « Docu-BD », un format hybride qui mêle planches de bande dessinée et pages documentaires d’archives. Scénarisé par le journaliste Richard Coudrais et Olivier Petit.

La BD ne se contente pas d’aligner les trophées, elle raconte la genèse d’une philosophie. Le scénario met intelligemment en lumière la filiation intellectuelle entre les techniciens légendaires (Arribas, Suaudeau, Denoueix), transformant des schémas tactiques en véritables enjeux narratifs. On y découvre un FC Nantes bâti sur l’intelligence collective et le mouvement, des valeurs qui transcendent le terrain. Le récit n’élude pas les zones d’ombre, abordant avec une sobriété bienvenue les drames récents comme la disparition d’Emiliano Sala, traitée ici avec une juste gravité.

extrait bd La grande Histoire du FC Nantes - Le jeu à la Nantaise

Le pari de confier les chapitres à un collectif de 21 dessinateurs (dont Fred Coicault ou Thomas Balard) aurait pu nuire à la cohérence de l’ensemble. C’est tout l’inverse qui se produit : cette diversité graphique sert la chronologie. Le trait évolue avec les époques, passant d’un style « ligne claire » nostalgique pour les années 60 à des encrages plus nerveux pour les périodes modernes. Cette polyphonie visuelle donne du rythme à la lecture, évitant la monotonie souvent propre aux biographies historiques.

C’est une réussite. Ce livre illustré est comme une pièce d’archive indispensable, capable de captiver autant l’amateur d’histoire du sport que le bédéphile curieux. Le « Jeu à la Nantaise » n’est pas qu’une tactique, mais un patrimoine culturel qui méritait bien ses quelques bulles.


Lieu visité par la bd en Bretagne

Stade de la Beaujoire

L’Esprit critique

Album publié en 2021 aux Editions Delcourt.


Quand Paul, qui n’est pas superstitieux pour un sou, rencontre la druide Masha, le courant ne passe pas.
Il a beau lui expliquer l’importance de la logique, le débat vire à la mauvaise foi.
Ce soir-là, Paul reçoit la visite de l’Esprit Critique, bien déterminée à lui faire comprendre en quoi consiste vraiment la pensée scientifique
Elle va bouleverser sa façon de penser… et peut-être la vôtre !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Esprit critique »

Avec cet opus publié dans l’exigeante collection Octopus des éditions Delcourt, la scénariste Isabelle Bauthian et la dessinatrice Gally réussissent un petit tour de force. 
« L’Esprit critique » ne se contente pas d’être une BD de vulgarisation ; c’est un manuel de survie mentale face à la désinformation/

L’intelligence du scénario tient à sa mise en scène. Isabelle Bauthian nous entraîne dans les pas de Paul, un personnage pétri de certitudes qui se croit rationnel. Il est confronté à l’incarnation de « l’Esprit Critique », une entité malicieuse qui démonte ses arguments un à un. À travers des dialogues vifs, l’album décortique nos propres failles : biais de confirmation, sophismes et effet Dunning-Kruger sont expliqués avec clarté.

extrait bd L'Esprit critique

Visuellement, le choix de Gally d’opter pour un trait rond, dynamique et très expressif est très efficace. Ce style désamorce l’aridité potentielle des concepts scientifiques. La dessinatrice parvient à matérialiser l’abstrait : les arguments fallacieux deviennent des créatures à combattre et les cheminements de pensée se transforment en parcours physiques. Cette fluidité graphique rend la lecture digeste, même lors des passages les plus théoriques.

L’alchimie entre le scénario précis d’Isabelle Bauthian et le dessin vivant de Gally fait de cet album une lecture aussi plaisante qu’utile. Une bande dessinée de vulgarisation exemplaire, idéale pour comprendre nos propres mécanismes de pensée tout en passant un excellent moment.

Gigi

Album publié en 2026 aux Editions Dargaud.


Adapté de la nouvelle de Collette publiée le 15 juin 1944.

Pas simple pour Gigi de suivre tous les préceptes de la bienséance qu’essaie de lui transmettre sa grand-mère quand on a : 15 ans, envie de rire, danser, et s’amuser, sans penser au lendemain !
La fraîcheur de cette adolescente émeut Tonton, un jeune homme célèbre et bien né, qui, progressivement, va regarder cette femme éclore et s’en émerveiller.
Est-ce le début d’une vie d’émancipation pour Gigi ?


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Gigi »

La BD sortira en mars 2026.

La Fin d’un monde

Album publié en 2024 aux Editions Sens Dessus Dessous.


À la fin du Crétacé, le nombre de dinosaures diminue.
Un jour, un astéroïde s’abat sur la Terre. Pris entre tremblements, tsunamis, pluies de roches brûlantes, obscurité totale ou acidité des océans, les Tyrannosaures, Tricératops, Ankylosaurus ou autres Mosasaurus s’éteignent petit à petit laissant place aux amphibiens, mammifères ou autres serpents. Une histoire à lire comme une aventure !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Fin d’un monde »

Pas encore d’avis.

L’Homme qui a séduit le soleil

Album publié en 2020 aux Editions Jungle.


Adapté du roman de Jean-Cômes Noguès publié le 14 aout 2008.

couverture bd L'Homme qui a séduit le soleil

L’adaptation du roman de Jean-Cômes Noguès !

Chaque matin, Gabriel quitte le misérable réduit qu’il occupe sur les bords de la Seine et retrouve l’effervescence du Pont-Neuf.
Là, parmi les bonimenteurs et les vendeuses de fleurs, il improvise quelques scènes de commedia dell’arte pour gagner de quoi se nourrir.
A l’écart, Molière l’observe… Et décide de l’engager dans sa compagnie.
Désormais, le rêve le plus fou de Gabriel semble possible : jouer avec Molière devant le Roi-Soleil.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Homme qui a séduit le soleil »

L’adaptation en bande dessinée de Jean-Cômes Noguès par Maxe L’Hermenier et Éric Liberge est une réussite dans la transposition d’un récit jeunesse aux codes du neuvième art. Cette œuvre de 56 pages capture l’essence d’une époque charnière du XVIIe siècle français.

Le scénario de Maxe L’Hermenier préserve la structure dramatique du roman, articulée autour d’une année pivot : 1661. Gabriel, jeune garçon sans famille survivant sur le Pont-Neuf par ses improvisations de commedia dell’arte, incarne la mobilité sociale de l’Ancien Régime. Son intégration dans la troupe de Molière ouvre des perspectives nouvelles, fondées non sur l’hérédité mais sur le talent. L’intrigue se complexifie avec l’arrestation de Fouquet en septembre 1661, moment de basculement politique majeur qui impacte directement le destin du protagoniste.

extrait bd L'Homme qui a séduit le soleil

Les illustrations d’Éric Liberge en couleur directe déploient une palette évoquant la richesse théâtrale du siècle. Les teintes chaudes du Pont-Neuf contrastent magistralement avec les ors et pourpres de la Cour. Cette esthétique épouse la tonalité du scénario : joyeuse et colorée lors des scènes au Pont-Neuf, plus austère lors de la chute de Fouquet.

Les lecteurs découvrent l’atmosphère de Paris sous Louis XIV, le fonctionnement de la troupe de Molière et la complexité des jeux de pouvoir à la Cour.

Cette adaptation s’inscrit dans la collection Pépites de Jungle, destinée aux jeunes lecteurs en quête de récits historiques exigeants. Un ouvrage rend hommage à sa source littéraire tout en exploitant pleinement les ressources du medium graphique.

Snow, Glass, Apples

Album publié en 2019 aux Editions Headline.


Adapté de la nouvelle de Neil Gaiman publiée en 1994.

couverture bd Snow, Glass, Apples

Une relecture fantastique et glaçante du conte de Blanche-Neige par les créateurs à succès Neil Gaiman et Colleen Doran.

Une reine pas si maléfique que ça est terrorisée par sa monstrueuse belle-fille et déterminée à repousser cette créature afin de sauver son royaume d’un monde où les fins heureuses ne le sont plus vraiment.

Prix Eisner 2020 Best Adaptation from Another Medium

BD uniquement en Anglais.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Snow, Glass, Apples »

Neil Gaiman a écrit Snow, Glass, Apples en 1994 comme une subversion sombre du conte des frères Grimm. En 2019, Dark Horse Comics a publié l’adaptation graphique illustrée par Colleen Doran, remportant le Bram Stoker Award 2019 et l’Eisner Award 2020 pour la meilleure adaptation.

L’astuce de Neil Gaiman ? Laisser la reine nous raconter son histoire. Blanche-Neige n’est pas la jeune fille innocente du conte. C’est une créature vampire, belle et dangereuse, qui terrorise son royaume. La pomme devient un acte de survie, pas de malveillance. Tous les éléments du conte original restent là : le miroir, le baiser du prince, la forêt mais leur sens s’inverse complètement. C’est subtil, glaçant, intelligent.

extrait bd Snow, Glass, Apples

Colleen Doran abandonne le format traditionnel de bande dessinée pour adopter une approche rappelant un conte illustré. Son art s’inspire profondément de Harry Clarke, artiste irlandais des Arts & Crafts du début du XXe siècle.
Résultat : des pages écrasées de détails, de motifs floraux étouffants, de dorures qui contrastent violemment avec l’horreur du récit. Cette dichotomie, beauté étouffante d’un côté, noirceur de l’autre c’est le cœur du travail de Colleen Doran.

Ni la reine ni Blanche-Neige ne sont sympathiques ou méprisables. Cette ambiguïté, c’est ce qui rend l’histoire mémorable. 

Snow, Glass, Apples fascine par sa dualité : beauté formelle vs noirceur thématique. Cette œuvre captive les lecteurs adultes en quête de contes revisités. Colleen Doran transforme chaque page en tableau vivant où forme et contenu dialoguent magistralement.