Gatsby le magnifique
Album illustré publié en 2025 aux éditions Gallimard.
Résumé éditeur
Adapté du roman de Francis Scott Fitzgerald publié le 10 avril 1925.

Chef-d’œuvre de la littérature américaine, Gatsby le Magnifique devient, sous le pinceau de Benjamin Lacombe, une fresque visuelle d’une rare intensité.
L’élégance fiévreuse de Fitzgerald s’incarne dans des images où l’or et l’ombre valsent au rythme du jazz. À travers les yeux de Nick Carraway, jeune narrateur désabusé, se dessine le portrait du mystérieux Jay Gatsby, millionnaire romantique.
Son amour absolu pour Daisy, ses fêtes flamboyantes et son destin brisé révèlent les illusions perdues de la génération des Années folles, entre faste et vertige.
Benjamin Lacombe magnifie ce roman culte avec des illustrations d’une force dramatique rare : silhouettes élancées, décors Art déco, paysages intérieurs aux teintes crépusculaires. Chaque image prolonge l’ambivalence du texte – entre éclat et désillusion, rêve et mensonge.
En miroir, une narration graphique retrace le destin de Zelda et Scott Fitzgerald, amants terribles et reflets poignants de leurs avatars littéraires : Daisy Buchanan et Jay Gatsby. Pensée comme un objet d’exception (avec un dépliant sculpté), cette édition explore les failles d’un monde fasciné par la richesse. Un conte moderne aux reflets d’or et de nuit.
La bd « Gatsby le magnifique » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Gatsby le magnifique »
L’édition illustrée de Gatsby le Magnifique par Benjamin Lacombe offre une nouvelle jeunesse au roman de Francis Scott Fitzgerald, publié en 1925. À travers les yeux du narrateur Nick Carraway, Benjamin Lacombe construit une fresque graphique qui enrichit considérablement l’œuvre littéraire originale.
Le parti pris esthétique de Benjamin Lacombe s’impose d’emblée : une dominante d’or et de teintes crépusculaires. Les décors Art Déco, ciselés avec précision, ne se contentent pas d’évoquer les Années folles : ils incarnent visuellement l’ambivalence du roman, ce contraste permanent entre l’éclat séduisant du rêve et le vide abyssal de la désillusion. Les fêtes somptueuses de Gatsby, représentées avec une élégance géométrique, deviennent des paraboles visuelles de la corruption morale de l’époque.

Le travail sur les personnages révèle une compréhension fine du texte. Daisy possède chez Benjamin Lacombe une beauté énigmatique, loin du cliché : ses traits conservent une certaine étrangeté qui reflète parfaitement le mystère qu’elle incarne dans le roman. Gatsby lui-même respire une perfection troublante, une distinction artificielle qui souligne l’imposture douce de son ascension sociale.
Benjamin Lacombe ne réduit pas Francis Scott Fitzgerald à ses images : il le prolonge. Pour ceux qui ont découvert le roman à l’école, cette édition propose une redécouverte vivifiante. Pour les nouveaux lecteurs, elle rend accessible et viscéral un classique qui méritait cette attention.












