Auteur/autrice : Sébastien D

Intempérie – Edition spéciale

Album publié en 2017 aux Editions Dupuis.


Adapté du roman de Jesus Carrasco publié pour la première fois en janvier 2013.

couverture bd Intempérie - Edition spéciale

Au milieu de ces terres espagnoles ravagées par une interminable sécheresse, un jeune garçon effrayé fuit à travers les champs d’oliviers jusqu’à trouver refuge entre les racines.
Sur ses traces, le shérif du village et ses hommes de main ratissent la campagne afin de le ramener chez son père. Mais pourquoi un enfant fuirait il le domicile paternel ? Pourquoi préférerait il subir les blessures d’un soleil porté au fer-blanc plutôt que de rentrer avec les siens ?
Ces questions, le vieux chevrier nomade qui le recueille peu après n’en a cure. D’un caractère aussi rude que ces régions assoiffées, il prendra toutefois soin du fugitif et tentera vaille que vaille de le protéger de ces ombres lancées à sa poursuite.
Et ce, même s’il faut lui apprendre que pour échapper à la violence, on se doit parfois d’en user en retour.

Adaptation éponyme du roman de Jesús Carrasco, élu meilleur roman de langue espagnole en 2013, « Intempérie » est un véritable roman graphique réalisé par le talentueux auteur d’ « Un maillot pour l’Algérie« .
À travers de superbes images à la force brute, Javi Rey nous offre une expérience de lecture âpre et puissante, où les sons, les saveurs et les sensations sont portés à leur paroxysme ; un chef-d’œuvre dont on ne ressort pas indemne.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Intempérie – Edition spéciale »

Intempérie – Edition spéciale est une version de la bande dessinée à tirage limité, également en couverture rigide et 152 pages, parue à la même date et chez le même éditeur.

Vous pouvez retrouver la critique de la BD ici.

Extrait de la BD :

extrait bd Intempérie - Edition spéciale

Intempérie

Album publié en 2017 aux Editions Dupuis.


Adapté du roman de Jesus Carrasco publié pour la première fois en janvier 2013.

couverture bd Intempérie

Au milieu de ces terres espagnoles ravagées par une interminable sécheresse, un jeune garçon effrayé fuit à travers les champs d’oliviers jusqu’à trouver refuge entre les racines.
Sur ses traces, le shérif du village et ses hommes de main ratissent la campagne afin de le ramener chez son père. Mais pourquoi un enfant fuirait il le domicile paternel ? Pourquoi préférerait il subir les blessures d’un soleil porté au fer-blanc plutôt que de rentrer avec les siens ?
Ces questions, le vieux chevrier nomade qui le recueille peu après n’en a cure. D’un caractère aussi rude que ces régions assoiffées, il prendra toutefois soin du fugitif et tentera vaille que vaille de le protéger de ces ombres lancées à sa poursuite.
Et ce, même s’il faut lui apprendre que pour échapper à la violence, on se doit parfois d’en user en retour.

Adaptation éponyme du roman de Jesús Carrasco, élu meilleur roman de langue espagnole en 2013, « Intempérie » est un véritable roman graphique réalisé par le talentueux auteur d’ « Un maillot pour l’Algérie« .
À travers de superbes images à la force brute, Javi Rey nous offre une expérience de lecture âpre et puissante, où les sons, les saveurs et les sensations sont portés à leur paroxysme ; un chef-d’œuvre dont on ne ressort pas indemne.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Intempérie »

Adaptation graphique du roman éponyme de Jesús CarrascoIntempérie de Javi Rey s’impose comme une bande dessinée rare et puissante, à la croisée du western et du récit d’initiation.
Dans une Espagne rurale des années 1960, ravagée par la sécheresse et la violence, un jeune garçon fuit un père brutal et croise la route d’un vieux berger nomade. Cette errance, tendue entre survie et quête d’humanité, s’inscrit dans un paysage aride où la nature hostile reflète la brutalité des hommes.

Javi Rey réussit le pari d’une adaptation fidèle mais singulière, en s’appropriant la sobriété narrative du roman : les mots sont rares, le silence et les regards en disent long. La psychologie des personnages s’exprime dans les gestes, les silences et les choix moraux, notamment dans la relation quasi filiale qui se noue entre le garçon et le berger, figure de transmission et de bonté face à l’alguazil, incarnation du mal et du pouvoir oppressif. 

extrait bd Intempérie

Graphiquement, Javi Rey impose une identité forte : les couleurs chaudes, déclinées en camaïeux de jaunes et d’orangés, dessinent une nature sèche, écrasante, tandis que les bleus nocturnes et les rouges vifs soulignent la menace et la violence. 
L’expressivité des visages, la composition des planches et la symbolique des mains ou du chapeau de paille traduisent subtilement l’évolution intérieure du garçon. 

Intempérie est un roman graphique d’une intensité rare, où chaque planche résonne comme un cri silencieux contre la fatalité. Javi Rey y déploie un scénario et des planches remarquables, offrant une expérience sensorielle et émotionnelle qui marquera les lecteurs sensibles aux récits d’émancipation, aux ambiances oppressantes et à la beauté rugueuse de la bande dessinée contemporaine.

Histoire des sciences en Bd – Tome 2 – Des Romains au Moyen Age

Album publié en 1993 aux Editions Casterman.


Qui était Euclide ? Qu’est-ce que le principe d’Archimède ? Que trouvait-on dans la bibliothèque d’Alexandrie ? Pourquoi les Romains ont-ils divisé l’année en 12 mois ?
Comment sont nées les équations ?
Les Indiens ont-ils inventé le zéro ? Enseignait on la biologie et l’anatomie à Bagdad ? Comment a-t-on mesuré la distance de la Terre au Soleil ?
D’où vient le mot algèbre ? Qui a défini la trigonométrie ? Pourquoi les chiffres arabes se sont-ils imposés partout ?
Autant de questions difficiles… mais tellement passionnantes !

Clair et vivant, souvent amusant, ce livre vous présente comme une formidable aventure : tout simplement celle de la civilisation !

Une BD documentée et malicieuse.

Partez à la découverte des bases de toutes les sciences : astronomie, physique, médecine, géographie et mathématiques vous dévoilent leur histoire secrète !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Histoire des sciences en Bd – Tome 2 – Des Romains au Moyen Age »

Avec « Histoires des sciences en BD – Tome 2« , Jung Hae-Yiong poursuit son ambitieux projet de vulgarisation en retraçant, avec une précision réjouissante, l’évolution des sciences de l’Antiquité romaine jusqu’au Moyen Âge. L’ouvrage s’inscrit dans une série reconnue pour son sérieux documentaire et sa capacité à rendre accessibles des sujets complexes, sans jamais sacrifier la rigueur à la facilité.

Le récit met en lumière les grandes découvertes scientifiques, tout en interrogeant les rapports parfois conflictuels entre savoir et pouvoir religieux, ou encore l’émergence d’universités et la circulation des savoirs. 
Les personnages historiques, célèbres ou méconnus, sont croqués avec une malice bienvenue, qui n’enlève rien à la profondeur de leur portrait : l’auteur n’hésite pas à montrer leurs doutes, leurs combats et leurs fulgurances, rendant la science profondément humaine.

Graphiquement, le style de Shin Young-Hee se distingue par des personnages expressifs, aux yeux globuleux et à la bouche large, un choix esthétique qui dynamise la narration et contribue à l’humour omniprésent de l’album. La mise en page claire, enrichie de frises chronologiques et d’index, favorise une lecture fluide et ludique et soutient la compréhension des enjeux historiques.

Ce deuxième tome s’impose comme une lecture incontournable pour les jeunes dès 7 ans, mais aussi pour les adultes curieux de découvrir, avec le sourire, la formidable aventure des sciences à travers les siècles.


Chroniques de San Francisco 2

Bande dessinée publiée en 2021 aux éditions Steinkis.


D’après les romans d’ Amistead Maupin publiés en 1978.

couverture bd Chroniques de San Francisco 2

San Francisco, Saint-Valentin 1977.
Les protégés de Mme Madrigal ont déserté le 28 Barbary Lane.
Mary Ann et Michael poursuivent leur quête du grand amour, embarqués sur un bateau de croisière en direction d’Acapulco.
Tandis que l’une fait la rencontre d’un bel amnésique curieusement phobique des roses, l’autre tombe par hasard sur son gynécologue préféré.

De son côté, Mona, devenue réceptionniste d’un bordel à Winnemucca, ne se doute pas qu’elle est sur le point d’en apprendre plus sur sa logeuse… et sur elle-même.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Chroniques de San Francisco 2 »

Une chronique graphique vibrante et profondément humaine

Ce deuxième tome des « Chroniques de San Francisco » confirme magistralement le talent du duo Bauthian-Revel pour adapter l’œuvre culte d’Armistead Maupin. Dans cette suite, les pensionnaires du 28 Barbary Lane poursuivent leurs quêtes personnelles loin de leur foyer d’adoption : Mary Ann en croisière à Acapulco où elle rencontre un amnésique intrigant, Michael retrouvant un amour passé, et Mona devenue réceptionniste d’un bordel à Winnemucca, où des révélations l’attendent.

Le scénario d’Isabelle Bauthian réussit l’équilibre délicat entre fidélité à l’œuvre originale et liberté créative, multipliant « clins d’œil et trouvailles narratives ». Les dialogues, empreints d’humour et de sensibilité, éclairent avec justesse les relations tissées entre les personnages dans ce San Francisco de 1977, symbole de libération sexuelle et d’émancipation sociale.

extrait bd Chroniques de San Francisco 2

Le trait de Sandrine Revel offre une interprétation graphique à la fois « vive et douce » de cette époque charnière. Ses illustrations colorées et expressives enrichissent l’exploration des thèmes de tolérance et d’identité au cœur du récit.

Cette adaptation en bande dessinée réussit le pari de capturer l’esprit du roman original tout en apportant une dimension visuelle qui renforce l’attachement aux personnages.
Une lecture pour les amateurs de romans graphiques sensibles et intelligents, qu’ils connaissent ou non l’œuvre originale.


Chroniques de San Francisco 1

Bande dessinée publiée en 2024 aux éditions Steinkis.


D’après les romans d’ Amistead Maupin publiés en 1978.

couverture bd Chroniques de San Francisco 1

San Francisco, fin des années 1970.
Mary Ann Singleton débarque dans la baie après avoir coupé le cordon ombilical et quitté son Ohio natal.
Elle trouve refuge dans une pension familiale au 28 Barbary Lane. La propriétaire, Madame Madrigal est, disons, pittoresque mais materne ses locataires avec une inépuisable gentillesse. Et ils en ont tous bien besoin, car « s’il ne pleut jamais en Californie, les
larmes en revanche peuvent y couler à flots ». Mary Ann va devoir s’adapter à cette nouvelle vie, Mona vient de perdre son emploi, Michael cherche l’homme de sa vie…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Chroniques de San Francisco 1 »

Une plongée vibrante dans le San Francisco des années 70.

Au cœur de la contre-culture californienne de la fin des années 1970, Isabelle Bauthian et Sandrine Revel offrent une adaptation remarquable du célèbre cycle romanesque d’Armistead Maupin. Cette bande dessinée capture avec justesse l’atmosphère d’une époque où San Francisco incarnait l’épicentre des libertés et de l’émancipation.

Le récit suit Mary Ann Singleton, jeune femme de l’Ohio qui trouve refuge au 28 Barbary Lane, pension tenue par l’énigmatique Madame Madrigal. C’est le début d’une aventure humaine où se croisent Mona, Michael et d’autres personnages aux trajectoires singulières, formant peu à peu une véritable famille de cœur.

Isabelle Bauthian réussit brillamment à condenser l’essence de l’œuvre originale, préservant son équilibre entre légèreté et gravité.

extrait bd Chroniques de San Francisco 1

Le trait de Sandrine Revel apporte une dimension visuelle parfaitement accordée à cette chronique urbaine. Ses couleurs vives et ses textures soignées créent un univers graphique à la fois nostalgique et contemporain. Par ses lignes teintées et ses dégradés subtils, elle fait revivre avec authenticité l’exubérance queer et l’architecture distinctive de la ville.

Cette adaptation respire la sensibilité et l’intelligence, offrant tant aux connaisseurs de l’œuvre originale qu’aux nouveaux lecteurs une plongée émouvante dans un San Francisco mythique, où les personnages réalistes nous renvoient à nos propres doutes et espérances.


Les Voyages d’Alix – La Grèce (2)

Album publié en 1998 aux Editions Dargaud.


couverture bd Les Voyages d'Alix - La Grèce (2)

Qui visite aujourd’hui les ruines prestigieuses des grands sites archéologiques grecs, imagine difficilement leur éclatante majesté aux temps de la splendeur de Delos, Delphes ou Olympie. Voici reconstitués les monuments et revenue la couleur, voici les costumes et les hommes rendus à la vie.

Voyager avec Alix, c’est partager sa passion de la découverte et revivre l’histoire de l’Antiquité, comme une grande aventure au présent.
C’est explorer, à travers des images fortes et vraies, sites et monuments, villes et campagnes. C’est rencontrer chez eux des gens tels qu’ils vivaient à Athènes, Rome ou Karnak, il y a des milliers d’années.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Voyages d’Alix – La Grèce (2) »

Dans Les Voyages d’Alix Tome 5 – La Grèce (2), Jacques Martin, accompagné au dessin par Pierre de Broche, poursuit son ambitieux projet de faire revivre l’Antiquité avec une rigueur documentaire rare en bande dessinée. Publié chez Dargaud, ce volume invite le lecteur à une exploration érudite et visuelle de la Grèce antique, guidé par Alix, figure emblématique du genre historique.

L’album se distingue par son approche pédagogique et immersive : loin d’une simple fiction, il s’agit d’un ouvrage de découverte, où les grands sites, les hommes et les costumes de la Grèce antique sont minutieusement restitués.

extrait bd Les Voyages d'Alix - La Grèce (2)

Graphiquement, Pierre de Broche s’inscrit dans la tradition de la « ligne claire », héritée d’Hergé, mais s’en détache par une minutie documentaire remarquable. Les décors architecturaux, les vêtements et les scènes de vie quotidienne sont rendus avec une précision quasi archéologique, conférant à chaque planche une valeur de témoignage visuel.

Cette BD s’impose comme un ouvrage essentiel pour les passionnés d’histoire et de bande dessinée, mais aussi pour les enseignants ou étudiants désireux d’approfondir leur connaissance de l’Antiquité. Jacques Martin réussit ici le pari de lier plaisir de lecture et rigueur scientifique, dans un album aussi instructif que captivant

Caligula – La véritable histoire vraie

Album publié en 2018 aux éditions Dupuis.


Résumé éditeur

couverture bd Caligula - La véritable histoire vraie

Né Caius Julius Caesar Germanicus, Caligula (12-41) est le troisième empereur romain.

Celui que l’on surnomma « l’empereur fou », inventeur de la fameuse devise « Qu’ils me haïssent, pourvu qu’ils me craignent ! », eut un règne bref et chaotique, achevé dans le sang malgré des débuts prometteurs.
Il reste dans l’Histoire comme l’un des symboles de la déraison et du pouvoir criminel. Mais Caligula était-il aussi fou et méchant que cela ?


Préfacé et avalisé par Pierre Renucci, historien spécialiste des empereurs julio-claudiens, cet album retrace le parcours de celui qui s’arrogea les privilèges d’un dieu, depuis son enfance où il fut pourtant choyée jusqu’à son inexorable chute, et cela de façon instructive et amusante. Et sans rien omettre de ses extravagances.

logo fnac

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Caligula – La véritable histoire vraie »

Dans ce deuxième opus de la collection « Les Méchants de l’Histoire », Bernard Swysen et Fredman (Frédéric Trouillot) nous plongent dans la vie tumultueuse de Caligula, troisième empereur romain à la réputation sulfureuse. Ce récit biographique, aussi instructif que distrayant, interroge avec finesse: ce tyran était-il réellement aussi fou qu’on le prétend?

La narration, chronologique et soigneusement documentée, retrace le parcours de Caligula depuis son enfance privilégiée jusqu’à sa chute sanglante. Bernard Swysen excelle dans l’équilibre entre rigueur historique et touches d’humour mordant, injectant des dialogues contemporains qui désacralisent l’histoire sans la dénaturer. La préface de l’historien Pierre Renucci confirme le sérieux de la documentation sous-jacente.

extrait bd Caligula - La véritable histoire vraie

Le trait dynamique de Fredman, servi par les couleurs éclatantes de Delphine Terrasson, apporte une dimension visuelle captivante. Sa mise en page inventive (jusqu’à neuf cases par planche) maintient un rythme soutenu, idéal pour condenser cette vie mouvementée en 80 pages. 

Cette bande dessinée réussit le tour de force de rendre accessible une page sombre de l’Histoire tout en questionnant les mécanismes du pouvoir absolu. Une lecture recommandée tant aux amateurs d’histoire romaine qu’aux novices, qui séduira par son approche décalée mais jamais irrévérencieuse envers les faits historiques

Les Reines de sang – Messaline – La Déesse des miroirs

Album publié en 2025 aux éditions Delcourt.


Résumé éditeur

couverture bd Les Reines de sang - Messaline - La Déesse des miroirs

An 39 après J.-C. Valeria Messalina, 14 ans, est considérée comme la plus belle fille de Rome.

Forcée d’épouser Claude, elle semble condamnée à la tristesse. Mais tout change quand Caligula est assassiné et Claude choisi comme nouvel empereur.
Les portes du pouvoir s’ouvrent toutes grandes, mais ce sont la solitude et le besoin d’amour de Messaline qui vont tisser sa sinistre légende…

logo fnac

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Reines de sang – Messaline – La Déesse des miroirs »

La BD sortira en septembre 2025.

extrait bd Les Reines de sang - Messaline - La Déesse des miroirs

Les Reines de sang – Agrippine T02 – Le Théâtre des fous

Album publié en 2025 aux éditions Delcourt.


Résumé éditeur

couverture bd Les Reines de sang - Agrippine T02 - Le Théâtre des fous

An 37 après J.-C.
Le règne sanglant de Caligula commence. La seule capable de s’opposer à lui, c’est sa soeur, Agrippine Mineure, qui organise son assassinat.

Le tyran éliminé, elle doit faire face à une nouvelle menace : Messaline, l’épouse de Claude, le nouvel empereur, qui entend bien lui faire succéder son fils cadet, au détriment de Néron, le fils d’Agrippine

logo fnac

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Reines de sang – Agrippine T02 – Le Théâtre des fous »

Luca Blengino poursuit l’épopée d’Agrippine la Jeune dans ce deuxième volet passionnant des Reines de sang. Le scénario nous plonge en l’an 37 après J.-C., au cœur du règne sanglant de Caligula, où la sœur de l’empereur organise l’assassinat du tyran pour sauver Rome de sa folie.

Luca Blengino construit son récit avec une rigueur narrative impressionnante. Après l’élimination de Caligula, Agrippine doit affronter une nouvelle menace : Messaline, l’épouse du nouvel empereur Claude, qui rêve de faire accéder au trône son fils cadet au détriment de Néron. Les intrigues s’entrelacent, les complots se nouent et se dénouent, créant une tension dramatique palpable. Le personnage d’Agrippine émerge comme une femme consciente des jeux politiques, stratégique mais aussi vulnérable.

extrait Les Reines de sang - Agrippine T02 - Le Théâtre des fous

Roberto Ali et Angelo Iozza excellents dans la restitution de la Rome antique. Le trait réaliste et expressif du dessinateur ne cherche pas à embellir ses personnages ; au contraire, il souligne leurs aspérités morales et physiques. e.

Ce tome confirme le talent de Luca Blengino pour la fresque historique féminine. Les thèmes d’ambition, de trahison et de survie politique résonnent avec force. Parfait pour lecteurs en quête de BD historiques exigeantes, loin des clichés.


Les Reines de sang – Agrippine T01 – Sang céleste

Album publié en 2025 aux éditions Delcourt.


Résumé éditeur

couverture bd Les Reines de sang - Agrippine T01 - Sang céleste

En l’an 19 la mort d’Auguste a plongé Rome dans le chaos.
Deux factions se disputent le pouvoir.
D’un côté le préfet Séjan, de l’autre la Gens Iulia, un clan dont fait partie la jeune Agrippine Mineure qui baigne dans les complots politiques décimant sa famille.

Mariée de force à un homme qui la répugne, la jeune femme attend patiemment son heure pour abattre sa fureur sur Rome.

logo fnac

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Reines de sang – Agrippine T01 – Sang céleste »

Dans ce premier volet de la trilogie consacrée à Agrippine la JeuneLuca Blengino et Roberto Ali livrent une œuvre à la fois ambitieuse et fidèle à l’esprit de la collection Les Reines de sang. Cette bande dessinée, qui retrace l’ascension d’une des femmes les plus influentes de la Rome antique, s’impose comme un récit historique d’une rare intensité.

Le scénariste italien Luca Blengino, déjà auteur de Les Trois Julia dans la même collection, démontre une maîtrise de l’univers romain. L’intrigue, qui s’étend de la mort d’Auguste en 14 après J.-C. jusqu’à celle de Tibère, explore les mécanismes de pouvoir de l’Empire naissant. Les auteurs restituent l’atmosphère paranoïaque et complotiste qui caractérise cette époque, où « l’empire romain est une monarchie absolue tempérée par l’assassinat ».

La narration adopte le point de vue d’Agrippine elle-même, conférant au récit une dimension introspective qui permet de saisir la psychologie complexe de cette femme prise dans les tourments de son époque

Agrippine, fille du célèbre général Germanicus et sœur de Caligula, apparaît comme une figure fascinante, marquée par une intelligence remarquable. Sa philosophie de survie – « La connaissance, père, c’est la seule arme dont je dispose » – révèle une personnalité qui refuse la résignation face aux contraintes de son époque.

Roberto Ali déploie un style réaliste particulièrement adapté à l’ampleur du sujet. Sa technique privilégie les expressions faciales et la gestuelle, créant une connexion émotionnelle forte avec les personnages. Le dessinateur milanais, déjà reconnu pour son travail sur Les Sept Merveilles, propose des cadrages spectaculaires et une mise en page dynamique qui rend la lecture quasi épique.
Les décors, tant intérieurs qu’extérieurs, témoignent d’une reconstitution historique soignée, tandis que la colorisation d’Angelo Iozza apporte une dimension supplémentaire à l’atmosphère de la Rome tibérienne.

Malgré la complexité des enjeux politiques romains, Agrippine reste accessible au grand public grâce à un scénario clair et progressif. Les vingt années couvertes par ce premier tome s’articulent autour de moments-clés qui permettent de comprendre les ressorts de l’époque sans jamais perdre le lecteur.

Ce premier volet pose les bases d’une trilogie prometteuse, annonçant l’évolution d’Agrippine vers son destin d’impératrice et de mère de Néron.

Une réussite qui donne envie de découvrir la suite de cette épopée sanglante dans la Rome impériale.