Voyages de Gulliver
Album illustré publié en 2025 aux éditions Futuropolis.
Résumé éditeur
Adapté du roman satirique de Jonathan Swift publié le 28 octobre 1726.

Angleterre, fin du XVIIᵉ siècle.
Le médecin Lemuel Gulliver embarque sur l’Antilope. Habitué aux voyages, il se retrouve à aller au-delà des contrées connues et à vivre des situations.
Le livre se divise en quatre parties, qui l’amenèrent à rencontrer des civilisations toutes plus étonnantes les unes que les autres : Lilliput, Brobdingnag, Laputa, Balnibarbi, Glubbdubdrib, Luggnagg, Japon et chez les Houyhnhnms.
Les Voyages de Gulliver sont tout d’abord un pastiche des récits de voyages leur pays, et pour les rendre utiles au public qui font alors fureur. On y trouve des passages inspirés de Rabelais, du Voyage dans la Lune de Cyrano de Bergerac, de Robinson Crusoé…
Le livre est également un pamphlet politique, une satire féroce de la recherche et du progrès scientifique, et un conte philosophique sur la condition humaine.
300 ans après sa première traduction, Gulliver reste un récit d’aventure de référence et une satire brûlante d’actualité qui cache un art de la subversion et mérite une relecture. Le texte est aujourd’hui encore au coeur des programmes scolaires et d’adaptations sur grand et petit écran, dans la littérature et la BD, porté ici par une approche artistique unique.
La bd « Voyages de Gulliver » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Voyages de Gulliver »
Publier aujourd’hui Les Voyages de Gulliver de Jonathan Swift relève d’un pari : redonner du tranchant à une satire vieille de trois siècles. Le livre illustré confié à Lorenzo Mattotti reprend le texte de Jonathan Swift et le prolonge par une vision d’une rare ambition.
Loin d’un simple récit d’aventures, l’œuvre déploie quatre voyages qui mènent le médecin Lemuel Gulliver de Lilliput à Brobdingnag, de l’île volante de Laputa au pays des Houyhnhnms. Chaque escale fonctionne comme un miroir déformant de la société européenne. Jonathan Swift y fustige la vanité du pouvoir, l’orgueil des savants et la cruauté ordinaire des hommes, sous couvert de merveilleux. La force du personnage tient à son statut de témoin ballotté : d’abord géant, puis nain, tour à tour émerveillé et écœuré, Lemuel Gulliver perd peu à peu ses illusions sur sa propre espèce, jusqu’à un pessimisme que l’illustration ne cherche pas à adoucir.

C’est là que le travail de Lorenzo Mattotti s’impose. Alternant planches en couleurs et séquences à l’encre noire, il fait dialoguer la luxuriance chromatique de ses paysages avec un trait plus âpre, presque expressionniste, quand la satire se durcit. Cette bascule visuelle épouse le glissement du conte, de l’enchantement vers l’amertume. Le grand format met en valeur l’ampleur de ses compositions et transforme chaque contrée en tableau autonome, où la démesure des échelles devient matière picturale.
Cette édition s’adresse aux amateurs de littérature classique désireux d’une relecture exigeante, aux lecteurs sensibles à la peinture et à quiconque veut retrouver la charge subversive de Jonathan Swift, portée par l’un des grands illustrateurs contemporains, Lorenzo Mattotti.



















