Frankenstein
Album publié en 2026 aux Editions Casterman.
Résumé éditeur
Adapté du roman de Mary Shelley (publié pour la première fois le 1 janvier 1818).

En adaptant magistralement l’œuvre de Mary Shelley, David Sala ne se contente pas de lui donner une sublime interprétation graphique.
S’il a choisi ce roman parmi tout ce que compte de chefs-d’œuvre la littérature, c’est qu’il y trouve une résonance particulière avec des thématiques qui lui sont chères : l’acceptation de la différence, la peur de l’inconnu, les violences faites aux minorités, la vindicte populaire… autant de sujets déjà abordés dans ses précédents albums, qu’il met ici en exergue pour faire de ce Frankenstein son album sans doute le plus personnel.
Oubliez l’idée d’un récit romantique à la langue ampoulée du XIXᵉ, Frankenstein est une œuvre terriblement moderne, qui fait directement écho aux grands défis actuels de nos sociétés.
À lire et faire lire impérativement !
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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Frankenstein »
Quatre ans après Le Poids des héros, l’auteur David Sala revient avec une adaptation du roman fondateur de Mary Shelley, publié en 1818. Un défi colossal, tant l’œuvre a été galvaudée par des décennies d’adaptations cinématographiques réductrices. David Sala le relève avec une audace et une maîtrise qui forcent l’admiration.
L’auteur aborde l’histoire sous l’angle du rejet de l’autre et de la différence, donnant à la créature une dimension profondément humaine. En miroir, Victor Frankenstein apparaît distant, presque arrogant, et cette opposition structure l’ensemble, nourrissant une réflexion toujours actuelle sur l’exclusion et la peur de l’inconnu. Un personnage inédit, une jeune femme choisissant d’aider la créature rejetée, vient modifier la dynamique du récit en introduisant une possibilité d’empathie là où dominait la mise au ban.
C’est la mélancolie qui qualifie avant tout cette transposition : bien que Victor soit l’antagoniste réel du récit, on ne peut s’empêcher de ressentir une empathie pour ce personnage grotesque et déchu.

Sur le plan graphique, David Sala stupéfie. Réalisées à la gouache, les planches témoignent d’un travail de matière et de couleur qui participe pleinement à la narration. Là où l’on attendait un univers sombre et gothique, David Sala déploie son art « pop » et poétique sans dénaturer l’œuvre originelle, pour un résultat passionnant et envoûtant. BD Gest’Les Amis de la BD
Longtemps après le livre refermé, les cases muettes et le regard de la créature hantent le lecteur. C’est précisément la marque des œuvres qui comptent.




