L’affaire Zola
Album publié en 2019 aux éditions Glénat.
Résumé éditeur
Emile Zola en BD (2 avril 1840 / 29 septembre 1902).

La vie d’un écrivain. Le combat d’un homme.
Né en 1840, Emile Zola n’est pas seulement l’un des plus grands écrivains du panthéon français. C’est également l’auteur d’une vie engagée, à l’image de son œuvre.
De son enfance à Aix-en-Provence, élevé seul par sa mère dès l’âge de 7 ans, il nourrit très vite une aversion pour l’injustice sociale et un besoin de la dénoncer par les mots.
Ses premiers succès littéraires le placent alors, logiquement, comme le chef de file des naturalistes.
Emile Zola raconte le vrai monde, il prend la défense des faibles, des peintres et des poètes ; il pourfend le second Empire, l’ordre moral de Thiers.
Zola n’est pas qu’un écrivain, c’est un combattant. Et c’est alors que l’auteur assiste, horrifié, au calvaire judiciaire du capitaine Dreyfus que le versant politique de son œuvre prend une toute autre dimension…
Centré sur la vie d’Émile Zola et son implication dans l’affaire Dreyfus, ce passionnant roman graphique, écrit par Jean-Charles Chapuzet et dessiné à quatre mains par Vincent Gravé (story-board) et Christophe Girard (story-board, dessin et couleurs), nous plonge avec force dans les années mouvementées du second Empire pour mieux percevoir, derrière la vie de l’écrivain mythique, le combat de l’homme.
La bd « L’affaire Zola » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Zola »
Écrit par Jean-Charles Chapuzet, historien de formation, et mis en images par Christophe Girard et Vincent Gravé, ce roman graphique retrace la vie d’Émile Zola en la centrant sur son engagement dans l’affaire Dreyfus. Né en 1840, élevé par sa mère à Aix-en-Provence, l’écrivain naturaliste avait fait de la dénonciation de l’injustice sociale le cœur de son œuvre, avant que le calvaire du capitaine juif condamné pour trahison ne donne à ses convictions une portée politique décisive.
L’intelligence du récit tient à son refus de toute idéalisation. Jean-Charles Chapuzet montre qu’Émile Zola n’était nullement prédestiné à ce combat, rappelant même qu’il avait relayé certains poncifs antisémites dans son roman L’Argent. Le scénariste insiste sur les hésitations du romancier, d’abord observateur lointain d’une affaire qui ne le concerne pas, puis bouleversé par l’évidence d’une machination et par le déferlement de la haine, jusqu’à la publication de son célèbre J’accuse et la condamnation pour diffamation qui le contraindra à l’exil. Cette double lecture, la vie de l’homme et le destin de Dreyfus, éclaire l’un par l’autre et confère au récit sa densité. On pourra juger la narration parfois proche du cours d’histoire, mais la rigueur documentaire de l’auteur en fait la valeur.

Le dessin de Christophe Girard, réaliste et sans esbroufe, sert le propos, et sa mise en couleurs fait ressortir la violence politique et populaire de la fin du dix-neuvième siècle.
L’album s’adresse aux lecteurs curieux d’histoire, aux enseignants et aux admirateurs d’Émile Zola.












