Catégorie : Bretagne

La drôle d’histoire du XXème siècle en Bretagne

Album publié en 2008 aux Editions Des dessins et des mots.


Apprendre en s’amusant !

couverture bd La drôle d'histoire du XXème siècle en Bretagne

Neuf ans après le succès de son premier ouvrage, Ce drôle de 20e siècle en Bretagne, l’auteur nous replonge dans l’histoire de la Bretagne des cinq départements. Il propose une version complètement renouvelée avec de nouvelles informations et de savoureux dessins humoristiques.

Dans ce volume, le lecteur voyagera de 1900 à 2008 en scrutant 135 événements politiques, économiques, sportifs, artistiques, culturels…

1902, l’interdiction du breton ; 1915, la vie au front ; 1941, Nantes soustraite à la Bretagne ; 1964, Tabarly gagne la Transatlantique ; 1980, Plogoff refuse la centrale nucléaire ; 1987, l’ouragan du siècle ; 2008, le conflit pour le maintien de l’hôpital de Carhaix…

Cette actualité est souvent croustillante ou insolite : 1907, création du pâté Hénaff ; 1921, une colonie de compatriotes en Aquitaine ; 1910, des vendanges à Sarzeau ; 1946, invention du kabig ; 1967, interdiction de l’autocollant BZH ; 2007, les gros mots de Sarkozy contre les Bretons…

Un voyage passionnant, plein de souvenirs et d’humour, à la redécouverte des 20e et 21e siècles en Bretagne !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La drôle d’histoire du XXème siècle en Bretagne »

Paru en 2008 aux éditions Des Dessins & Des Mots, « La drôle d’histoire du XXᵉ siècle en Bretagne » signe le retour de Trinka, neuf ans après son premier volet consacré au siècle précédent. Cet album propose une relecture ludique et rigoureuse de l’histoire bretonne de 1900 à 2008, structurée en 135 épisodes chronologiques.

Le scénario adopte un découpage « une année, une page », créant un rythme vif et accessible. Chaque vignette restitue un fait politique, social ou culturel – qu’il s’agisse de l’interdiction du breton en 1902, de la Transat de Tabarly en 1964 ou de la mobilisation contre la centrale de Plogoff en 1980 – avec une pointe d’ironie entrainante

L’album rassemble les talents de quatorze dessinateurs bretons, dont Belom, Morvan et Schvartz. Leur style, tour à tour épuré ou foisonnant, mêle traits nets et aplats de couleur pour souligner l’émotion de chaque événement.

Ouvrage à la fois instructif et divertissant, « La drôle d’histoire du XXᵉ siècle en Bretagne » s’adresse aux amateurs de bande dessinée désireux de redécouvrir l’histoire bretonne sous un angle original.

Bienvenue chez les Bretons !

Album publié en 2015 aux éditions De Borée.


Résumé éditeur

couverture bd Bienvenue chez les Bretons !

La Bretagne, c’est le pays que va découvrir Édouard en accompagnant Soizic, sa femme, en vacances : des histoires, des galettes, des légendes et du vent marin, de la musique et une fierté heureuse…

Suivez-les au fil de ce périple, qui vous fera découvrir, ou redécouvrir, des expressions bretonnes que chaque page, chaque situation, illustre et met en scène.

Une grande galerie de personnages, réels ou fantastiques, dans des décors aussi riches que la Bretagne elle-même !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Bienvenue chez les Bretons ! »

Plongée vivifiante dans le cœur de la BretagneBienvenue chez les Bretons ! de Christophe Rouet et Vixente est une BD qui célèbre avec humour et tendresse l’âme bretonne. Publiée en 2015, cette bande dessinée propose un voyage à travers les paysages, les traditions et les personnages hauts en couleur de cette région si singulière.

Le récit, structuré comme une promenade à travers des villages et ports bretons, mêle anecdotes historiques, légendes et scènes du quotidien. Les auteurs capturent l’essence d’une culture riche et vivace, où modernité et traditions ancestrales cohabitent harmonieusement. Les dialogues regorgent d’expressions locales savoureuses, offrant au lecteur un véritable bain linguistique et culturel.

extrait bd Bienvenue chez les Bretons !

Le style visuel de Vixente est un véritable atout. Ses illustrations détaillées donnent vie aux landes balayées par le vent, aux chapelles pittoresques et aux bistrots animés. Les couleurs vibrantes insufflent une énergie palpable à chaque page, tandis que les traits caricaturaux des personnages ajoutent une touche d’humour bienvenue. 

Bienvenue chez les Bretons ! est une ode joyeuse à la Bretagne, idéale pour ceux qui souhaitent découvrir ou redécouvrir cette région sous un angle ludique et authentique. 


La drôle d’histoire du Finistère des origines à nos jours

Album publié en 2005 aux Editions Des dessins et des mots.


couverture bd La drôle d'histoire du Finistère des origines à nos jours

Vers 10 000 ans avant J.-C., les premiers «Finistériens».
Vers 51 avant J.-C., Carhaix devient la capitale.
Vers 921, invasion des Normands.
1686, Brest accueille des ambassadeurs de Siam.
1790, le département du Finistère voit le jour. 1863, le train arrive.
1946, Marc Le Berre invente le «Kabig».
1994, l’Erika pollue… Autant d’événements qui révèlent la diversité et la variété de l’histoire du Finistère.

Après s’être consacré aux 20e et 19e siècles en Bretagne, l’auteur poursuit avec passion et humour ses investigations dans l’histoire avec La drôle d’histoire du Finistère des origines à nos jours. 

Il retrace avec rigueur et avec une note de fantaisie, l’histoire du département au travers d’une sélection de 144 événements majeurs de la vie politique, économique et artistique. Le livre relate également la petite histoire avec les coutumes, les mœurs et les modes de vie rencontrés au fil des siècles.

Cette histoire, parfois tragique, est croquée par 10 talentueux dessinateurs humoristiques bretons : Belom, Clam, Gégé, Jiluk, Louarn, Morvan, Nono, Nouveau, Quevilly et Stephan.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La drôle d’histoire du Finistère des origines à nos jours »

Paru en juin 2005 aux éditions Des dessins et des mots, La drôle d’histoire du Finistère se présente comme une fresque humoristique retraçant 144 dates clés, de 10 000 av. J.-C. jusqu’à l’ère contemporaineTrinka, déjà auteur d’une bande dessinée sur la Bretagne, poursuit ici son exploration régionale en mêlant rigueur historique et fantaisie graphique.

L’album ne suit pas un récit linéaire à protagonistes mais adopte une structure en vignettes thématiques. Chaque événement — qu’il s’agisse de l’invasion normande de 921, de l’arrivée du chemin de fer en 1863 ou de la marée noire de l’Erika en 1994 — est traité par un court texte informatif nuancé d’ironie. Cette alternance d’anecdotes politiques, économiques et socioculturelles donne une impression de voyage à travers le temps.

La BD réunit dix dessinateurs bretons (Belom, Clam, Gégé, Jiluk, Louarn, Morvan, Nono, Nouveau, Quevilly, Stephan), chacun apportant sa patte graphique. Des traits épurés de Clam aux hachures expressives de Morvan, chaque style souligne l’émotion propre à l’événement.

En alliant pédagogie et humour, La drôle d’histoire du Finistère s’adresse autant aux passionnés d’histoire Bretonne qu’aux amateurs de bande dessinée décalée. Recommandé pour un public curieux de redécouvrir l’“autre bout du monde” breton.

Les Enquêtes de Lady Souris et Jimmy Tigré – Mystères dans le Finistère

Album publié en 2025 aux éditions La Martinière.


Résumé éditeur

couverture bd Les Enquêtes de Lady Souris et Jimmy Tigré - Mystères dans le Finistère

Une nouvelle série portée par un duo d’enquêteurs très attachants. Lady Souris, enquêtrice maligne et tenace, et Jimmy Tigré, son jeune assistant curieux
et débrouillard, doivent résoudre des mystères en plein voyage dans le Finistère.
A eux deux, ils forment un duo efficace pour mener l’enquête !
Dans ce livre-jeu, découvre trois BD à lire dès 7 ans et aide nos deux héros à trouver les coupables.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Enquêtes de Lady Souris et Jimmy Tigré – Mystères dans le Finistère »

Avec ce premier tome paru en avril 2025 chez La Martinière Jeunesse, Quentin Girardclos, graphiste et illustrateur strasbourgeois déjà remarqué pour sa série « Capitaine Triplefesse« , propose une œuvre hybride particulièrement réussie. Cette bande dessinée interactive de 64 pages conjugue habilement narration séquentielle et mécaniques ludiques, s’inscrivant dans la lignée du cosy mystery adapté au jeune public.

L’intrigue déploie trois enquêtes distinctes – vol de confiture de mouches, disparition d’un homard bleu, larcin d’une trompette – qui révèlent la finesse psychologique des protagonistes. Lady Souris incarne une détective à la perspicacité teintée d’humanité, rappelant Miss Marple, tandis que Jimmy Tigré apporte l’énergie juvénile nécessaire à l’équilibre du duo. Cette complémentarité créé une véritable dynamique relationnelle, enrichie par l’ancrage géographique breton qui confère une dimension culturelle authentique.

extrait bd Les Enquêtes de Lady Souris et Jimmy Tigré - Mystères dans le Finistère

Le traitement visuel de Quentin Girardclos privilégie la lisibilité tout en préservant une esthétique colorée et fantaisiste.  L’intégration des éléments interactifs – indices, témoignages, listes de preuves – s’opère avec une fluidité remarquable, évitant la surcharge visuelle.

Cette BD est une référence du livre-jeu contemporain, destinée aux lecteurs dès 7 ans en quête d’aventures stimulantes intellectuellement.


Enfermé – Mathurin Reto, pupille à Belle-Île

Album publié en 2025 aux éditions Dargaud.


Résumé éditeur

couverture bd Enfermé

À la mort de sa mère, Mathurin Réto embarque clandestinement à 13 ans sur un navire en partance pour Terre-Neuve.
Il y connaît les brimades qui accompagnent la vie de mousse, mais se fait également un ami, Ernest. Les deux gamins vont faire les quatre cents coups… jusqu’à sombrer dans la petite délinquance, ce qui va les mener à la colonie pénitentiaire de Belle-Île-en-Mer. Nous sommes en 1907, Mathurin a 14 ans, il doit être détenu jusqu’à ses 21 ans.

Une autre vie commence, faite de coups et de discipline militaire. Mais Mathurin est une forte tête et refuse d’être brisé. Il tente de s’évader à plusieurs reprises… ce qui le conduit au cachot plus souvent qu’à son tour.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Enfermé »

Publié chez Dargaud en avril 2025, « Enfermé » réunit le scénario documenté de Julien Hillion, docteur en histoire contemporaine et spécialiste de la colonie pénitentiaire de Belle-Île-en-Mer, et le trait de Renan Coquin pour retracer le destin tragique de Mathurin Réto, adolescent malouin mort en détention en janvier 1911. Cette bande dessinée de 128 pages constitue un témoignage saisissant sur l’univers des « bagnes d’enfants » du début du XXe siècle.

L’album s’articule autour du parcours de Mathurin, orphelin de 13 ans qui embarque clandestinement pour Terre-Neuve où il se lie d’amitié avec Ernest. Leur complicité les mène à la petite délinquance, puis à la colonie pénitentiaire de Belle-Île en 1907. 
Julien Hillion adopte une approche documentaire sobre, laissant les faits parler d’eux-mêmes sans commentaire éditorial superflu. La narration, ponctuée d’ellipses efficaces, révèle progressivement la brutalité institutionnelle et la tension permanente entre discipline martiale et désir de liberté. Cette retenue renforce l’impact émotionnel du récit, notamment lors des séquences de cachot qui culminent avec la mort du protagoniste.

Au-delà du témoignage historique, la BD excelle dans la caractérisation psychologique de ses protagonistes. Mathurin incarne la figure de la « forte tête » éprise d’aventure qui refuse d’être brisée par le système. Son ami Ernest, plus réservé et pragmatique, représente la résilience passive face à l’oppression. Cette dualité enrichit la dimension humaine du récit, transformant un fait divers historique en véritable drame d’amitié.

extrait bd Enfermé

Renan Coquin, dessinateur et aquarelliste autodidacte, déploie un style graphique d’une remarquable efficacité dramatique. Son trait anguleux et nerveux, évoquant parfois l’approche de Gipi, traduit avec justesse la rudesse des hommes et la violence des rapports humains dans cet environnement carcéral.
La technique de l’aquarelle, privilégiant une palette désaturée de beiges et bleus sombres, accentue l’atmosphère oppressante du bagne tout en préservant la beauté naturelle de Belle-Île. Les cadrages – plongées et contre-plongées – soulignent visuellement l’enfermement et l’isolement des pupilles. 

L’album, enrichi d’un dossier documentaire comprenant des articles de presse d’époque, rappelle que cette colonie pénitentiaire n’a fermé qu’en 1977. 

« Enfermé » est une BD majeure de la bande dessinée historique contemporaine. Cet album tour à tour brutal et profondément humain constitue une lecture recommandée pour les amateurs d’histoire Bretonne.


Lieux visités par la bd en Bretagne

Les collectionneurs de sciences

Album publié en 2019 aux éditions des Ronds dans L’O.


Résumé éditeur

A l’occasion d’un reportage dessiné au sein des collections scientifiques de l’Université de Rennes 1, A. Dan, auteur de bande dessinée ayant lui-même une formation scientifique, nous fait découvrir les différentes salles consacrées aux squelettes des grands animaux, aux herbiers et planches anatomiques, aux insectes comme les innombrables espèces de papillons, aux cristaux et tant d’autres trésors accumulés depuis de très nombreuses années par des chercheurs, collectionneurs de sciences.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les collectionneurs de sciences »

Les Collectionneurs de Sciences : un voyage graphique au cœur du savoir.

A. Dan nous offre avec Les Collectionneurs de Sciences une plongée fascinante dans un univers méconnu mais ô combien captivant : les collections scientifiques de l’université de Rennes I. Ce n’est ni une fiction ni un simple documentaire, mais un véritable carnet de voyage illustré où l’auteur, tel un explorateur curieux, lève le voile sur un patrimoine souvent oublié.

Loin de se contenter d’un reportage statique, A. Dan insuffle une véritable énergie à sa narration. Il nous entraîne dans les méandres des réserves de l’université, où s’entassent des trésors insoupçonnés : squelettes, herbiers, insectes, minéraux… Ces témoins du passé et du vivant sont patiemment répertoriés par des chercheurs passionnés que l’auteur met en lumière avec sensibilité. Loin d’un simple inventaire, il réussit à capturer l’effervescence de ces lieux et l’engagement de ceux qui y consacrent leur vie.

Graphiquement, l’album est une réussite. Aquarelles, croquis sur le vif, dessins en noir et blanc ou en couleurs : A. Dan explore différentes techniques avec une aisance remarquable, rendant hommage à la diversité des collections. Son trait précis et expressif sublime chaque pièce.

À travers ses planches, on ressent à la fois la rigueur du scientifique et la liberté du dessinateur. Il ne s’agit pas seulement d’observer, mais de comprendre, de s’interroger sur la valeur et la préservation du savoir.

Les Collectionneurs de Sciences est une ode à la curiosité et à la transmission. Une lecture aussi enrichissante que plaisante, qui ravira aussi bien les passionnés de science que les amateurs de belles images.


Lieu visité par la bd en Bretagne

La drôle histoire du Morbihan

Albums publiés en 2006 aux Editions Des dessins et des mots.


Résumé éditeur

Vers 450 000-300 000 ans avant J.-C., les premiers habitants.
Fin du IXe siècle, invasion des Vikings.
Au Moyen-Âge, où logent les Morbihannais.
1675-1689, le parlement de Bretagne à Vannes.
1666, création de Lorient.
1804, pendaison de Cadoudal.
1808, Napoléonville ou Pontivy.
1893, Sarah Bernhardt à Belle-Île.
1939-1944, la guerre dans le département ; 1971, les débuts du Festival interceltique… 
Autant d’événements qui révèlent la diversité et la variété de l’histoire du Morbihan.

Après s’être consacré, tout dernièrement, à l’histoire du Finistère et de Nantes, l’auteur poursuit avec passion ses investigations avec La drôle d’histoire du Morbihan des origines à nos jours.
Il retrace, avec rigueur et avec une note d’humour, l’histoire du département au travers d’une sélection de 144 faits de la vie politique, économique, artistique…

Le livre relate également la « petite histoire » avec les coutumes, les fêtes… et les modes de vie rencontrés au fil des siècles. Outre les événements, l’auteur cite des personnalités marquantes originaires ou ayant vécu dans le Morbihan.

Cette histoire, pas toujours très drôle, est croquée par 10 talentueux dessinateurs humoristiques bretons : Nono, Arno, Bélom, Clam, Gégé, Juteau, Jiluk, Morvan, Schvartz et Stephan.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La drôle histoire du Morbihan »


« La drôle histoire du Morbihan » de Christophe Trinka est une bande dessinée qui se distingue par son humour décalé et son originalité.

Trinka parvient à capturer l’identité du Morbihan à travers des anecdotes cocasses et des jeux de mots qui raviront les amateurs de la région. Les illustrations, bien que simples, sont efficaces et soutiennent bien le récit.

Le récit est fluide et bien construit, avec des transitions bien gérées entre les différentes histoires. L’humour peut parfois être trop localisé, limitant l’accessibilité pour ceux qui ne connaissent pas bien la région.

La bande dessinée excelle dans sa capacité à capturer la culture et l’histoire du Morbihan. Les références historiques et culturelles enrichissent le récit et offrent une immersion dans la région.

« La drôle histoire du Morbihan » est une œuvre divertissante et originale qui ravira les amateurs de la région et ceux qui apprécient un humour décalé. Trinka réussit à offrir une lecture agréable et enrichissante, malgré quelques légères inégalités dans le récit.

Une lecture recommandée pour ceux qui souhaitent découvrir le Morbihan sous un angle humoristique et décalé.

Le Cheval d’orgueil

Album publié en 2015 aux éditions Soleil.


Résumé éditeur

D’après le roman de Pierre-Jakez Hélias publié en 1975.

couverture bd bd Le Cheval d'orgueil

A l’heure de commémorer les 40 ans du Cheval d’Orgueil, Bertrand Galic et Marc Lizano proposent l’unique adaptation en bande dessinée de ce best-seller.

Un petit bijou scintillant de charme et de sensibilité. Récit autobiographique, Le Cheval d’Orgueil de Pierre-Jakez Hélias a rencontré un succès phénoménal en librairie (près de 2 millions d’exemplaires circulent à ce jour dans le monde).

Cette œuvre, qui brille par son authenticité et sa force, retrace l’enfance et l’adolescence d’un petit Breton du pays bigouden, entre la Première Guerre mondiale et le milieu des années 30.

Avec lui, se révèlent les visages d’une famille, la personnalité d’un village, les contours d’une région. On découvre un « pays » , celui d’une nation paysanne luttant pour sa survie.

Touchés par la sensibilité qui émane du regard de l’enfant, Bertrand Galic et Marc Lizano ont souhaité revisiter un passé, un patrimoine en explorant, dépoussiérant et adaptant ce récit pétri de mystère, de rêve et d’aventure. Et quel plus beau moment que celui de la commémoration des 20 ans de la disparition de l’auteur et des 40 ans de l’œuvre !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Cheval d’orgueil »

Dans Le Cheval d’orgueil, Bertrand Galic et Marc Lizano relèvent le défi de retranscrire en bande dessinée le récit poignant de Pierre-Jakez Hélias.

Ce travail d’adaptation navigue entre tradition et modernité, dépeignant la Bretagne rurale d’entre-deux-guerres à travers les yeux d’un enfant. Le choix de Marc Lizano pour un style graphique épuré, presque naïf, contribue à une atmosphère nostalgique, capturant l’authenticité d’une époque en voie de disparition.

extrait bd Le Cheval d'orgueil

Cette adaptation visuelle, malgré son charme indéniable, ne parvient pas toujours à rendre justice à la profondeur du texte original. On note une narration parfois fragmentée, résultat de la condensation nécessaire pour transformer un ouvrage de 552 pages en une bande dessinée de 139 pages. Cette approche, bien que compréhensible, laisse certains aspects du récit inexploités.

Malgré ce petit inconvénient, l’œuvre réussit à toucher les lecteurs, notamment ceux familiers avec la culture bretonne. Les séquences marquantes, telles que le parallèle entre l’enfance du protagoniste et la dureté de la vie adulte, sont empreintes de mélancolie et de poésie.

Le Cheval d’orgueil en BD reste un hommage sincère à la Bretagne, même si cette adaptation ne parvient pas toujours à capturer la complexité de l’œuvre de Pierre-Jakez Hélias. C’est une œuvre majeure du patrimoine littéraire breton.


Lieu visité par la bd en Bretagne

L’Ange noir

Album publié en 2011 aux éditions Sixto.


Résumé éditeur

couverture bd L'Ange noir

Nantes. Une avocate reçoit des lettres anonymes lourdes de conséquences. Un matin, elle est découverte assassinée dans son bureau.
Aurait-elle payé de sa vie une rancœur tenace ?

Alex Lucas est chargé de l’enquête. Son sens personnel de la justice et sa tendance à braver l’autorité ont déjà failli lui coûter sa carrière plus d’une fois.
Cette affaire sera-t-elle la dernière pour le policier ?


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Ange noir »

« L’Ange Noir« , fruit de la collaboration entre Jean-Pierre Bathany et Jérôme Mathé, est une bande dessinée qui plonge le lecteur dans les méandres obscurs de Nantes. Le récit s’ouvre sur le meurtre de Judith Mérieux, une avocate renommée surnommée « L’Ange Noir », retrouvée assassinée dans son bureau après avoir reçu des lettres anonymes menaçantes. L’enquête est confiée à l’inspecteur Alex Lucas, un policier au caractère bien trempé, connu pour son approche peu orthodoxe de la justice.

Le scénario, hommage au roman noir américain, est habilement construit, maintenant une tension palpable tout au long de l’histoire. Les dialogues sont percutants, et les rebondissements tiennent le lecteur en haleine. Le dessin en noir et blanc de Jérôme Mathé, avec ses nuances de gris, capture avec précision l’atmosphère nantaise, offrant des décors urbains détaillés qui renforcent l’immersion dans l’histoire. Les décors sont très réalistes, d’une précision parfois très photographique, comme en témoignent les représentations du pont Tabarly, de la fontaine de la Place Royale ou encore de la cathédrale.

« L’Ange Noir » est une œuvre aboutie qui séduira les amateurs de polar et de bande dessinée, témoignant du talent de ses auteurs à s’approprier et renouveler les codes du genre.


Lieu visité par la bd en Bretagne

Le chœur des sardinières

Album publié en 2025 aux éditions Steinkis.


Résumé éditeur

Pemp real a vo !

1924, Mona est ouvrière dans l’une des usines de sardines de Douarnenez.

Elle vit au rythme de la cloche et de l’arrivée des bateaux de pêche. Face à un quotidien de plus en plus difficile, son mari pense qu’il est temps que leur fille rejoigne aussi l’usine.

Mais en novembre, une poignée de sardinières se soulève contre les conditions de travail et déclare la grève.

Mona commence à rêver d’un autre avenir et rejoint les rangs des manifestantes, contre l’avis de sa famille.

Dans la rue, toutes s’élancent : les cantiques bretons qui rythmaient le travail sont remplacés par le chant des Penn-Sardin en lutte.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le chœur des sardinières »

Léah Touitou et Max Lewko livrent avec Le Chœur des sardinières un récit graphique retraçant la grève historique des ouvrières de Douarnenez en novembre 1924. Cette bande dessinée documentaire nous plonge au cœur d’un épisode fondateur des luttes sociales féminines, transformant un événement historique majeur en une BD accessible et profondément humaine.

L’album s’ancre solidement dans la réalité de l’époque, restituant avec minutie l’univers des conserveries douarnenistes  où travaillaient plus de 2 000 ouvrières, surnommées les « Penn Sardin » – littéralement « têtes de sardines » en breton.
Léah Touitou et Max Lewko n’épargnent aucun détail : les cadences infernales, les journées de 15 heures, les salaires dérisoires de 0,80 franc de l’heure quand le kilo de beurre coûtait 15 francs. Cette documentation rigoureuse révèle un véritable travail journalistique, où chaque élément narratif s’appuie sur des sources historiques vérifiées.

L’authenticité du récit se manifeste particulièrement dans l’usage des expressions bretonnes, notamment le célèbre cri de ralliement « Pemp real a vo ! » (Cinq réaux ce sera !), qui rythmait les manifestations.

Le choix narratif de suivre trois générations de femmes – Mona, sa mère Mamm-Gozh et sa fille Soazig – permet d’incarner magistralement les transformations sociales de l’époque. Cette approche transgénérationnelle révèle l’évolution des mentalités et des prises de conscience, depuis la résignation des anciennes jusqu’à l’éveil révolutionnaire des plus jeunes.

Mona, personnage central, incarne parfaitement cette tension entre tradition et émancipation. Sa lutte intérieure face aux attentes patriarcales et son aspiration à un avenir différent pour sa fille traduisent avec finesse la complexité psychologique de ces femmes prises entre soumission sociale et désir de liberté.

Le chœur des sardinières

Max Lewko déploie une approche visuelle particulièrement appropriée, alternant entre trait rond et reconstitution soignée. Son style conjugue expressivité des visages marqués par l’épuisement et représentation authentique des foules en mouvement. Les dessins au trait et à l’aquarelle, aux couleurs froides, traduisent parfaitement l’atmosphère de la petite ville bretonne et la dureté des conditions de travail.

Au-delà de son aspect documentaire, Le Chœur des sardinières résonne puissamment avec les enjeux contemporains. La victoire finale des grévistes, qui obtiennent leur augmentation salariale et la reconnaissance de leurs droits, offre une note d’espoir particulièrement bienvenue dans le contexte actuel des luttes sociales.

Le Chœur des sardinières s’impose comme une BD conjuguant rigueur historique et puissance du scénario pour offrir un hommage vibrant à ces pionnières de l’émancipation féminine.
Un roman graphique indispensable qui rappelle que les conquêtes sociales ne s’obtiennent jamais sans lutte, mais que la solidarité peut faire tomber les murs les plus épais.


Reportage de France 2


Lieu visité par la bd en Bretagne