Catégorie : Classique Du 20ème Siècle

Le renard de Morlange

Album publié en 2020 aux éditions Jungle.


Résumé éditeur

Adapté du roman d’Alain Surget publié le 6 avril 1995.

couverture bd Le renard de Morlange

Violences, humiliations, animosité… rien n’arrête le cruel comte de Morlange

Rien n’arrête le comte de Morlange, qui se montre cruel envers son peuple et les siens.

Jusqu’au jour où un vieil hermite lui prédit que, s’il ne change pas sa conduite, il sera transformé en renard les nuits de pleine lune, jusqu’à ce qu’il ait fait pénitence !

Si Renaud de Morlange est un fin chasseur, Renard, lui, a bien des choses à apprendre pour affronter les dangers de la forêt…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le renard de Morlange »

Adaptation du roman d’Alain Surget publié en 1995, Le Renard de Morlange transpose avec fidélité et dynamisme ce conte moral médiéval dans l’univers graphique contemporain. Maxe L’Hermenier, scénariste reconnu de la collection Pépites chez Jungle, respecte scrupuleusement la trame narrative originale tout en la rendant accessible par le biais de la bande dessinée.

L’histoire du cruel comte Renaud de Morlange, frappé par la malédiction d’un ermite et transformé en renard chaque nuit de pleine lune, explore avec profondeur les thèmes universels de l’orgueil, de la cruauté et de la rédemption. La métamorphose animale, ancrée dans la tradition des contes européens, devient ici un puissant vecteur de transformation psychologique : le seigneur tyrannique découvre progressivement l’humilité et la compassion à travers l’expérience de la vulnérabilité.

extrait bd Le renard de Morlange

Le style graphique de Carmelo Zagaria, supervisé par Mathieu Moreau, séduit par son approche semi-réaliste, moderne et dynamique. Les animaux, particulièrement expressifs, contrastent avec les personnages humains, tandis que les décors médiévaux crédibles renforcent l’atmosphère du récit. Les transformations du comte sont traitées avec une finesse symbolique , jamais montrées directement mais évoquées par l’eau purificatrice et le rituel des vêtements.

Enrichi d’un cahier pédagogique validé par des enseignants, cet album de 45 pages constitue une excellente porte d’entrée vers la littérature classique pour les jeunes lecteurs dès 10 ans..

Le grand vestiaire

Album publié en 1988 aux éditions Futuropolis.


Résumé éditeur

D’après le roman de Romain Gary publié le 28 décembre 1948.

« Un après-midi de mars 84, le service artistique des Éditions Gallimard m’appelle pour me proposer d’illustrer la couverture d’un roman de Romain Gary paru en 48, et qui doit reparaître dans la collection Folio. Il s’agit du Grand vestiaire…Lorsque je lis la dernière phrase : « je pouvais maintenant retourner parmi les hommes », il est tard dans la nuit. Je reste assis là, comme illuminé et stupéfait. Et plutôt que de penser à la couverture je me surprends à visualiser une foule d’images, un peu comme un film qui se matérialiserait dans l’instant. Et comme si je voulais arrêter ce flot, le désir de mettre tout cela sur du papier et d’en faire une bande dessinée.« 
André Verret.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le grand vestiaire »

Publiée en octobre 1988 par Futuropolis/Gallimard, cette adaptation bande dessinée du court roman de Romain Gary (1948) transpose l’univers d’après-guerre à travers le regard d’André Verret. L’auteur-dessinateur propose un récit en soixante-quatre pages qui marie mémoire historique et trajectoire intime.

L’histoire suit Luc Martin, orphelin de guerre dont le père, maquisard, est tombé la veille de la Libération. Fuyant l’institution des Pupilles de la Nation, il est recueilli par un parachuté ambigu, créant un duo oscillant entre loyauté et suspicion. Les dialogues, rares mais percutants, laissent transparaître l’enfance brisée de Luc et la complexité morale de ses compagnons.

Le trait d’André Verret, semi-réaliste, utilise des lignes franches et des aplats de couleur chauds qui contrastent avec l’atmosphère grise de l’après-guerre. Si certains visages souffrent de maladresses, la palette automnale (ocre, brique, sépia) soutient l’émotion et inscrit le récit dans un climat mélancolique. La mise en page, alternant plans larges et vignettes resserrées, guide le regard et ponctue les moments de tension.

Le Grand Vestiaire séduit par la justesse de son ambiance et la profondeur de ses questionnements, malgré une réalisation graphique parfois inégale. Véritable hommage à Romain Gary, elle invite le lecteur à revisiter les tourments de l’après-guerre à travers un prisme visuel original.

Les Thanatonautes – 3 – Le Temps des professionnels

Album publié en 2014 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Bernard Werber publié le 28 janvier 1994.

À l’assaut du dernier continent inexploré par l’Homme : la Mort
Poussés par le président Lucinder, les thanatonautes parviennent finalement à percer le secret de la pesée des âmes et de la réincarnation. Mais cette fabuleuse révélation provoque soudain auprès de la population un dangereux fatalisme.
En effet, à quoi bon entreprendre quoi que ce soit puisque nos vies antérieures ont déjà défini notre karma ? Pourquoi accomplir des efforts si notre destinée est déjà écrite là-haut ?

Troisième et dernier volume de l’adaptation en BD du chef-d’œuvre de Bernard Werber ! Une aventure métaphysique, entre science et philosophie, un récit épique, drôle et humain, pour un voyage au-delà des frontières de notre imagination.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Thanatonautes – 3 – Le Temps des professionnels »

Adaptée du roman de Bernard Werber par Éric Corbeyran (scénario) et magnifiée par les traits de Pierre Taranzano (dessin & couleurs), cette BD clôt le cycle des Thanatonautes.

 Éric Corbeyran prolonge l’interrogation sur la vie après la mort en exposant les conséquences sociétales de la révélation de la pesée des âmes : un fatalisme collectif qui questionne la liberté et le sens de l’effort. Les protagonistes, de Michael Pinson à Raoul Razorbak, gagnent en profondeur face aux dilemmes éthiques imposés par le président Lucinder, dont les motivations mêlent ambition politique et soif de transcendance.

Le style graphique de Pierre Taranzano oscille entre réalisme anguleux et touches romantiques pour dépeindre à la fois la rigueur scientifique des thanatodromes et la féérie de l’au-delà. Les contours nets et la palette contrastée renforcent l’atmosphère à la fois épique et intime de cette odyssée des âmes.

Grâce à l’alchimie réussie entre le scénario audacieux d’Éric Corbeyran et le dessin vibrant de Pierre Taranzano, ce “Temps des professionnels” conclut magistralement le cycle, séduisant autant les passionnés de Bernard Werber que les amateurs de récits philosophiques et graphiquement audacieux.


Les Thanatonautes – 2 – Le Temps des pionniers

Album publié en 2012 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Bernard Werber publié le 28 janvier 1994.

couverture bd Les Thanatonautes - 2 - Le temps des pionniers

Les deux chercheurs Michael Pinson et Raoul Razorbak, aidés de la jolie infirmière Amandine Ballus, ont réussi leur pari insensé : ils ont envoyé un homme dans le continent des morts, et l’en ont fait revenir.
Finies les recherches dangereuses et confidentielles : désormais, les thanatonautes font la couverture des magazines !
Le gouvernement les installe dans un nouveau laboratoire, plus performant, pour faire face à la concurrence internationale. Mais le battage médiatique et l’exigence d’efficacité ne vont pas de pair avec la sérénité nécessaire à la recherche….
Voici le deuxième volume de ce triptyque adapté de l’extraordinaire roman de Bernard Werber. Une aventure métaphysique, entre science et philosophie, un récit épique, drôle et humain, pour un voyage au-delà des frontières de notre imagination…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Thanatonautes – 2 – Le Temps des pionniers »

Ce tome 2 de l’adaptation BD du roman de Bernard Werber, publié le 28 novembre 2012, confirme l’excellence de l’a transposition l’adaptation signée Éric Corbeyran (scénario) et Pierre Taranzano (dessin). Fidèle à l’œuvre originelle, ce volume restitue avec justesse l’équilibre entre quête scientifique et questions spirituelles au cœur du récit. Les références philosophiques, présentes sans excès, participent désormais à l’immersion plutôt qu’à l’essoufflement, laissant place à une narration plus fluide.

Le rythme soutenu fait avancer l’expédition vers l’au-delà sans temps mort, et l’on retrouve avec plaisir Michael Pinson et ses compagnons, tiraillés entre fascination et éthique. Le graphisme, d’un réalisme remarquable, sublime les décors et rend tangible le monde intermédiaire du coma : les visages traduisent l’émotion avec finesse, tandis que les ambiances chromatiques oscillent entre ocres profonds et bleus intenses pour renforcer la solennité du voyage.

Ce deuxième opus surpasse son prédécesseur et valorise pleinement l’imaginaire de Bernard Werber. Réservé aux lecteurs friands de science-fiction philosophique, ce tome est une lecture incontournable.


Les Thanatonautes – 1 – Le Temps des bricoleurs

Album publié en 2021 aux éditions Drugstore.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Bernard Werber publié le 28 janvier 1994.

Depuis sa plus tendre enfance, Michael Pinson entretient une fascination pour la mort, notamment suscitée par les réponses confuses des adultes à ses questions.
Sa rencontre avec le ténébreux et ambitieux Raoul Razorbak, avec qui il partage ses interrogations, sera déterminante. Aiguillés par les rares témoignages de ceux qui ont approché l’instant de l’au-delà, les deux amis s’improvisent Thanatonautes, du grec Thanatos, la Mort, et nautès, navigateur. Ensemble, ils vont progressivement faire reculer la frontière de l’inconnu et s’aventurer sur le territoire du plus grand mystère de la condition humaine…
Voici l’adaptation en bande dessinée de l’extraordinaire roman de Bernard Werber qui a déjà séduit plus d’un million de lecteurs. Une aventure humaniste doublée d’un récit truculent et spectaculaire, où réflexion et émerveillement se marient à la perfection.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Thanatonautes – 1 – Le Temps des bricoleurs »

L’adaptation en bande dessinée du célèbre roman de Bernard Werber s’impose comme une réussite graphique remarquable. Publié en 2011, ce premier tome de la trilogie transpose avec intelligence l’univers de Bernard Werber sous la direction scénaristique d’Éric Corbeyran et le trait de Pierre Taranzano.

Michael Pinson et Raoul Razorbak se lancent dans l’exploration scientifique de la mort, transformant une quête métaphysique universelle en véritable expédition cartographique de l’au-delà. La BD excelle dans sa capacité à marier rigueur scientifique et questionnements existentiels, offrant une approche novatrice du thème thanatologique où « la réflexion côtoie le grand spectacle ».

extrait bd Les Thanatonautes - 1 - Le Temps des bricoleurs

Éric Corbeyran privilégie une narration en flash-back orchestrée par une voix-off. Cette structure permet d’ancrer l’histoire dans un futur indéterminé tout en maintenant une accessibilité au scénario constante, créant un équilibre entre exposition et développement dramatique.

Pierre Taranzano déploie un dessin aux traits fins et précis, soutenu par la colorisation contrastée de Ruby. Son style semi-réaliste moderne, aux contours marqués et aux traits fins, sans aspérité, s’avère particulièrement adapté à la transcription visuelle des concepts abstraits de Bernard Werber. Les séquences explorant le continent des morts bénéficient d’un traitement graphique époustouflant qui magnifie la dimension spectaculaire du récit.

Cette adaptation constitue une introduction idéale à l’univers de Bernard Werber, transformant une aventure littéraire en expérience visuelle captivante qui interpelle autant qu’elle divertit. Pas évident d’adapter un pavé de 500 pages en trois BD de 56 pages, mais le pari est réussi.


Bilbo le Hobbit

Album publié en 2009 aux éditions Delcourt.


Résumé éditeur

Adapté du roman de J.R.R. Tolkien publié le 21 septembre 1937.

couverture  bd Bilbo le Hobbit


Bien longtemps avant la quête du Seigneur des Anneaux, alors que Bilbo Sacquet était encore un tout jeune et paisible Hobbit, Gandalf le Magicien l’entraîna dans une folle aventure.
En compagnie de treize nains, Bilbo se lança dans la conquête d’un trésor caché sous le Mont Solitaire, usurpé par le Dragon Smaug.
En route, il s’appropriera l’anneau magique de Gollum, combattra trolls, gobelins et araignées géantes, et deviendra ami avec le peuple des Elfes.

La légende de Bilbo était née.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Bilbo le Hobbit »

Bilbo le Hobbit, adapté du roman publié en 1937 par J.R.R. Tolkien, restitue avec fidélité l’esprit du texte originel tout en offrant une lecture visuelle riche et subtile en 144 pages.

Charles Dixon équilibre habilement l’essor des thèmes majeurs : le courage naissant de Bilbo, la puissance de l’amitié entre le hobbit, Gandalf et les treize nains, ainsi que la tension permanente face à Smaug. Chaque étape de la quête apparaît justement rythmée, ménageant suspense et moments de répit, à l’image de la scène des devinettes avec Gollum où l’intériorité de Bilbo se dévoile pleinement.

extrait bd Bilbo le Hobbit

Graphiquement, l’aquarelle de David Wenzel séduit par ses couleurs pastel et ses nuances de lumière, renforçant l’émotion à chaque planche. Les expressions faciales, finement travaillées, rendent palpable l’évolution psychologique des personnages, tandis que la qualité du papier et la typographie soignée assurent une immersion totale.

Cette bande dessinée s’adresse tant aux néophytes qu’aux aficionados de J.R.R. Tolkien. Son mariage réussi entre rigueur et virtuosité graphique en fait une adaptation incontournable pour les jeunes lecteurs en quête d’un premier contact avec la Terre du Milieu comme pour les amateurs désireux d’un regard neuf sur un classique indémodable.

Seuls sont les indomptés

Album publié en 2019 aux éditions Sarbacane.


Résumé éditeur

Adapté du roman d’Edward Abbey publié en septembre 1956.

DÉSERT DU NOUVEAU-MEXIQUE, 1950.

Jack Burns, cow-boy solitaire en rupture avec le monde moderne, chevauche son Appaloosa, vit de petits boulots et dort à la belle étoile.
Lorsqu’il apprend que son ami Paul vient d’être incarcéré, il descend dans la vallée pour l’aider à s’évader.

Mais son amour de la liberté n’est pas du goût de tout le monde.
Une chasse à l’homme s’engage bientôt, aussi absurde qu’implacable…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Seuls sont les indomptés »

Seuls sont les indomptés, adapté du roman d’Edward Abbey par Max de Radiguès et illustré par Hugo Piette, plonge le lecteur au cœur d’un Nouveau-Mexique des années 1950, où se joue la résistance d’un dernier cow-boy libre face à la modernité. Jack Burns, électron libre chevauchant dans le désert, se fait emprisonner pour libérer son ami objecteur de conscience. Ce scénario, empreint de nostalgie, interroge le prix de la liberté individuelle dans une Amérique en pleine mutation.

Le scénario de l’album déploie une tension subtile entre tradition et progrès : la traque policière, anachronique au milieu des paysages arides, devient le symbole d’une bureaucratie implacable. Les dialogues, sobres et percutants, rendent justice aux silences de Burns et aux moments de complicité.

extrait bd Seuls sont les indomptés

Sur le plan graphique, Hugo Piette sécurise chaque case par un trait ligne claire aux contours anguleux, rehaussé de couleurs chaudes et contrastées qui soulignent l’âpreté du désert et la chaleur humaine de ce récit. Le découpage, fluide, mêle plans larges et gros-plans expressifs, renforçant l’immersion.

Seuls sont les indomptés se distingue par la force de son propos et l’élégance de son dessin : un western moderne parfaitement maîtrisé !

Train de nuit dans la Voie lactée

Album publié en 2026 aux Editions Morgen.


Adapté du roman de Kenji Miyazawa publié en 1934.

couverture bd Train de nuit dans la Voie lactée

Le soir de la Fête de la Voie Lactée, en butte aux moqueries de ses camarades d’école, Giovanni part s’isoler sur une colline et s’assoupit.
A son réveil, un train à vapeur en provenance du Cosmos se pose à ses côtés…
Curieux, il embarque sans se douter qu’il va visiter les confins de la galaxie, en compagnie de son ami Campannella…



L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Train de nuit dans la Voie lactée »

La BD sortira en janvier 2026.

extrait bd Train de nuit dans la Voie lactée

Entretien avec un vampire – L’histoire de Claudia

Album publié en 2013 aux Editions Pika.


Adapté du roman d’Anne Rice publié en avril 1976.

couverture bd Entretien avec un vampire - L'histoire de Claudia

Vampire, elle n’aurait jamais dû le devenir. Son existence est une abomination pour les créatures de la nuit.
Elle chemine entre les ombres d’un monde pour toujours hors de sa portée, prédateur pris au piège dans le corps d’une enfant.
À la fois, orpheline, victime et monstre…
Voici l’histoire de Claudia.



L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Entretien avec un vampire – L’histoire de Claudia »

Ashley Marie Witter offre une adaptation graphique fidèle au chef-d’œuvre d’Anne Rice, en axant le récit sur Claudia, le personnage emblématique de 1794 à la Nouvelle-Orléans. Transformée en vampire à seulement cinq ans par Lestat pour retenir Louis, Claudia incarne un destin tragique : un esprit d’adulte prisonnier d’un corps éternel d’enfant.

Thématiquement, l’œuvre explore la contradiction au cœur de l’existence de Claudia, prédateur invulnérable condamné à l’infantilisation perpétuelle. Cette dualité entre sa prédation carnée et son impossibilité sociale d’accéder à l’âge adulte crée une profondeur psychologique intense, amplifiée par le ressentiment envers ses créateurs.

extrait bd Entretien avec un vampire - L'histoire de Claudia

Graphiquement, Ashley Marie Witter déploie un style semi-réaliste manga élégant, maîtrisant cheveux, vêtements XVIIIe siècle et expressions faciales avec finesse. Les planches exploitent dominantes sepias, instillant une atmosphère romantique et vintage, avant que le rouge du sang surgisse dramatiquement, criant l’horreur et la beauté du mythe vampirique.

Cette adaptation captivera les amateurs du roman d’Anne Rice à travers l’interprétation visuelle saisissante de Ashley Marie Witter.

La Commedia des Ratés – Seconde partie

Album publié en 2011 aux Editions Dargaud.


Adapté du roman de Tonino Benacquista publié le 12 avril 1991.

Antonio, un jeune rital de la banlieue parisienne, hérite d’un lopin de vigne en Italie, un bout de terre produisant une infâme piquette, mais qui attire bien des convoitises.
Alors que des truands patibulaires, ou d’onctueux membres du clergé, pressent Antonio de vendre, celui-ci, sur les traces de son ami Dario, abattu d’une balle de 9 mm met au point une arnaque redoutable qui le rendra immensément riche… ou le tuera.
Olivier Berlion réalise une remarquable adaptation du célèbre roman de Tonino Benacquista et signe une merveille de polar dense et noir.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Commedia des Ratés – Seconde partie »

Avec cette seconde partie de La Commedia des Ratés, Olivier Berlion conclut magistralement l’adaptation du roman primé de Tonino Benacquista. Antonio Polsinelli, ce fils d’immigré italien de Vitry-sur-Seine, achève son parcours initiatique dans les terres ancestrales de Sora, où l’héritage de son ami Dario révèle ses véritables enjeux.

L’intrigue orchestrée autour de la chapelle Sant’Angelo constitue le cœur battant de ce dénouement. Antonio découvre et réalise l’arnaque imaginée par Dario : transformer un lieu de culte délabré en site de pèlerinage lucratif grâce à un faux miracle soigneusement orchestré. Cette supercherie, mêlant vin rouge, statue miraculeusement intacte et guérison spectaculaire d’un faux aveugle, révèle toute la virtuosité narrative de Tonino Benacquista dans sa critique mordante des dérives religieuses et mafieuses.

Olivier Berlion se dépasse dans la retranscription graphique de l’univers méditerranéen. Son trait réaliste aux contours affirmés saisit avec justesse l’atmosphère lourde du village italien, où se côtoient truands patibulaires et onctueux membres du clergé. Les couleurs chaudes soutiennent parfaitement cette ambiance parfois oppressante, tandis que les flashbacks sur la Résistance italienne de 1944 apportent la profondeur historique nécessaire à la compréhension des enjeux familiaux.

La galerie de personnages révèle toute la richesse psychologique de l’œuvre originale. Marcello, ce vagabond faussement aveugle, incarne avec justesse ces « ratés » du titre, ces laissés-pour-compte qui trouvent dans l’escroquerie religieuse une forme de revanche sociale. Antonio lui-même, initialement en « perte de repères », trouve dans cette arnaque italienne une réconciliation inattendue avec ses origines niées.

L’adaptation de Olivier Berlion respecte scrupuleusement l’esprit grinçant du polar de Tonino Benacquista, cette « comédie à l’italienne » au « goût amer » où se mêlent tous les stéréotypes transalpins : mafia, Vatican, miracles douteux et spéculations financières.

Cette conclusion s’impose comme un modèle d’adaptation BD, prouvant qu’Olivier Berlion sait allier fidélité littéraire et excellence graphique pour servir une histoire où l’absurdité le dispute à l’humanité.