Catégorie : Classique Du 20ème Siècle

Corum – 1 – Le Chevalier des épées

Album publié en 2026 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Michael Moorcock publiée en avril 1971.

couverture bd Corum – Le Chevalier des épées

Le dernier survivant

À une époque où les dieux arpentaient le monde, une horde de cavaliers humains sème la terreur.
Assoiffé de sang, leur chef, le comte Glandyth, ne laisse que des cendres derrière lui en rasant châteaux, cités et forteresses. Bientôt, Corum Jhaelen Irsei, dernier survivant d’une race oubliée, la race des Vadhaghs, va voir son destin basculer.
Capturé, mutilé, celui que l’on surnomme « le Prince à la Robe écarlate » est sauvé par le comte Moidel. Ce dernier, afin de défendre son territoire, va invoquer un sorcier mystérieux, Shool, qui confie à Corum une mission quasi impossible : voler le cœur du plus puissant des dieux du Chaos, le Chevalier des Épées, Arioch, responsable de la destruction de son peuple.
Désespéré de n’être que le jouet de divinités capricieuses et de leurs guerres absurdes, Corum s’engage dans une quête de vengeance pour regagner son honneur perdu et renouer avec son intégrité physique, mais qui le fera aussi remettre en question sa propre humanité…

Le scénariste David Chauvel (ArthurWollodrïnLes 5 Terres…) signe son grand retour chez Glénat avec ce premier tome spectaculaire. Proche de l’univers d’Elric, cette nouvelle série de fantasy épique est la troisième saga de Michael Moorcock consacrée à ses plus grands personnages littéraires adaptée en bande dessinée aux éditions Glénat.
Avec un récit dense et tragique, Chauvel offre à cette œuvre magistrale un souffle nouveau qui prend forme grâce au trait incandescent et richement détaillé du prodige italien Luca Merli.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Corum – Le Chevalier des épées »

Corum – Le Chevalier des épées est une adaptation en bande dessinée de l’univers de Michael Moorcock, scénarisée par David Chauvel et dessinée par Luca Merli, publiée chez Glénat en 2026. Elle reprend la figure du dernier survivant des Vadhagh, lancé dans une quête de vengeance après le massacre de son peuple et sa mutilation par les Mabdens, dans un monde où l’affrontement entre dieux, chaos et destin domine chaque page.

L’album séduit par la solidité de son moteur dramatique : Corum n’est pas un héros de pure vaillance, mais une figure d’entre-deux, honorable et blessée, dont la vengeance se charge progressivement d’ambiguïté morale. Cette trajectoire donne à l’histoire une vraie densité psychologique, il interroge aussi la manière dont la violence altère l’identité et l’humanité du héros. L’ensemble conserve une ampleur mythologique assumée, avec une dimension de fantasy classique.

extrait bd Corum – Le Chevalier des épées

Le dessin de Luca Merli accompagne parfaitement cette tonalité funèbre. Un trait riche, détaillé et incandescent, capable de rendre à la fois la brutalité des combats et une forme de poésie sombre. Cette approche donne du relief aux corps meurtris, aux architectures et aux scènes de guerre et préserve le souffle épique indispensable à l’œuvre.

Cette adaptation réussie, tient autant par sa fidélité à l’esprit de Michael Moorcock que par sa lecture contemporaine d’un héros fracturé.


Les bandes dessinées de la série « Corum »

La maison biscornue

Album publié en 2026 aux éditions Paquet.


Résumé éditeur

D’après l’œuvre Agatha Christie (Crooked House) publiée le 23 mai 1949.

couverture bd La maison biscornue

Londres, 1947.
Trois générations de la famille Leonides vivent ensemble sous la direction du riche patriarche Aristide, dans une grande demeure biscornue. Aristide, veuf, s’est remarié avec une très jeune femme. Sa soeur dirige la maison, tandis que sa petite-fille aime Charles Hayward et veut se marier.
Mais tout bascule quand Aristide meurt empoisonné… Le meurtrier ferait-il partie de la famille ?
Sophia fait part à son fiancé Charles Hayward de sa décision de ne pas consentir à l’épouser tant que le meurtrier n’aura pas été appréhendé.
Désespéré de ne pouvoir obtenir sa main, il commence sa propre enquête.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La maison biscornue »

La Maison biscornue est l’adaptation en one-shot d’un roman policier d’Agatha Christie initialement publié en 1949. Rarissime particularité dans l’œuvre d’Agatha Christie : cette enquête autonome écarte totalement les détectives emblématiques que sont Hercule Poirot et Miss Marple, ce qui lui confère une singularité bienvenue.
Agatha Christie elle-même la considérait comme l’une de ses deux œuvres préférées et l’on comprend pourquoi.
Sur le plan narratif, le scénariste Frédéric Brémaud saisit avec acuité ce qui fait la force du roman : un découpage particulièrement homogène, des dialogues explicites et une narration intimiste, pour une enquête riche en rebondissements. Le titre est trompeur : ce n’est pas tant le manoir lui-même qui est biscornu, mais les personnalités tranchées des protagonistes et les relations qui les unissent. Le couple Sophia/Charles se complète remarquablement, tandis qu’une succession de personnages ambigus maintient le lecteur en haleine.

Sur le plan graphique, Alberto Zanon, rompu à l’univers d’Agatha Christie depuis plusieurs albums, impose un trait élégant et précis, ancré dans le Londres d’après-guerre. Coloriste attitré de la collection, Fabien Alquier apporte une palette aux tonalités sourdes et contrastées, qui épouse l’atmosphère étouffante de ce huis-clos familial.

En conclusion, l’album se lit sans lâcher une page, dramatique à souhait et diaboliquement maîtrisé.

L’enfant Océan

Album publié en 2020 aux éditions Jungle.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Jean-Claude Mourlevat publiée le 19 mai 1999. C’est une réécriture contemporaine du conte Le Petit Poucet de Charles Perrault.

couverture bd L'enfant Océan

L’adaptation en Bande-dessinée du célèbre et remarquable roman de Jean-Claude Mourlevat !

Un conte du Petit Poucet modernisé. Une nuit, Yann réveille ses six frères aînés, tous jumeaux. Il faut fuir : leur père a menacé de les tuer. Irrésistiblement attirés par l’Océan, les sept enfants marchent vers l’Ouest.
De l’assistante sociale au routier qui les prend en stop, du gendarme alerté de leur disparition à la boulangère qui leur offre du pain, chacun nous raconte à sa façon un peu de leur incroyable équipée.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’enfant Océan »

Cette bande dessinée réussit le pari d’adapter le célèbre roman de Jean-Claude Mourlevat. Elle revisite le conte du Petit Poucet, mais dans la France d’aujourd’hui, loin des fées et de la magie.

L’histoire est dure mais belle. Sept frères fuient leur ferme en pleine nuit. Ils ont peur de leur père violent. Yann, le plus jeune, est tout petit et muet. Pourtant, c’est lui le chef. Il est très intelligent et guide ses grands frères vers l’Ouest, vers l’océan. Le scénario respecte bien l’esprit du livre. On ressent la force de cette fratrie. Ils n’ont rien, sauf les uns les autres. C’est une histoire sur la solidarité, la différence et le courage d’échapper à son destin.

extrait bd L'enfant Océan

Le travail graphique de Stedho est remarquable. Son trait est dynamique et expressif. Il utilise beaucoup de couleurs sombres et bleutées pour montrer la nuit, la pluie et l’angoisse. Mais ces ténèbres rendent les moments de lumière encore plus beaux. Les visages des enfants, avec leurs « bouilles » rondes et inquiètes, nous attachent immédiatement à eux. Les paysages, parfois vides et immenses, soulignent la fragilité de ces sept petits voyageurs.

C’est une excellente adaptation. Elle est plus accessible que le roman pour les lecteurs hésitants, sans trahir l’œuvre originale. Les images apportent une émotion nouvelle. A recommander dès 9-10 ans.

Allah n’est pas obligé

Album publié en 2026 aux Editions Dupuis.


Adapté du roman de Ahmadou Kourouma publié le 12 aout 2000.

Birahima est un garçon insolent et attachant de 8 ans vivant à Togobala, en Guinée.
À la mort de sa mère malade, il doit rejoindre sa tutrice, tante Mahan, qui prendra soin de lui.
Mais Mahan vit au Liberia, où une violente guerre civile fait rage.
Yacouba, un grand marabout et businessman charismatique doit le guider jusqu’à Mahan, mais les voyageurs sont attaqués dès qu’ils franchissent la frontière.
Pour sauver sa vie, Birahima n’a pas d’autre choix que de devenir un petit soldat. Avec sa voix forte et pleine d’ironie, Birahima raconte comment il va combattre pour les différentes milices et les mécanismes qui entretiennent ce type de conflits. 
Allah n’est pas obligé ou la voix unique et inoubliable de Birahima, enfant ballotté dans la folie de la guerre.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Allah n’est pas obligé »

Lorsque le romancier ivoirien Ahmadou Kourouma publie son roman en août 2000, c’est un choc. Couronné du prix Renaudot et du Goncourt des lycéens, ce texte habité par la voix d’un enfant-soldat semblait, à bien des égards, inadaptable. C’est à l’occasion de la sortie du film d’animation en France que paraît cette version en roman graphique aux éditions Dupuis, avec des illustrations de Zaven Najjar.
Birahima, garçon insolent et attachant d’une dizaine d’années vivant en Guinée, doit rejoindre sa tutrice au Liberia après la mort de sa mère. Mais le pays est déchiré par une violente guerre civile, et pour survivre, il n’a d’autre choix que de devenir enfant-soldat. Le roman graphique ne cherche pas à adoucir ce destin : il l’assume pleinement, avec une lucidité qui force le respect.

extrait bd Allah n'est pas obligé

Le décalage est complet et voulu : la rondeur des traits et les couleurs vives s’écartent délibérément de la grammaire visuelle attendue pour un tel sujet. Ce choix esthétique, loin d’être un contresens, amplifie le malaise. Le visage poupon de Birahima confronté aux horreurs qu’il décrit crée une tension permanente, fidèle à l’esprit d’Ahmadou Kourouma. La BD intègre davantage d’éléments du livre que le film, avec un rythme différent, permettant à la voix ironique et forte du protagoniste de pleinement résonner sur la page.

Zaven Najjar et Winczura relèvent un défi audacieux en proposant une adaptation courageuse d’une œuvre souvent considérée comme inadaptable en raison de sa complexité narrative et de sa voix littéraire unique. Ces deux œuvres (film et BD) rappellent que ces guerres, parfois présentées comme ethniques, sont avant tout économiques, alimentées par l’exploitation de ressources naturelles.
Un roman graphique exigeant, à mettre entre les mains de tout lecteur adulte ou adolescent averti prêt à regarder le monde en face, sans détourner les yeux.

Fille du destin

Album publié en 2026 aux éditions Le Lombard.


Résumé éditeur

D’après l’œuvre d’Isabel Allende publiée en 1998 sous le titre original Hija de la fortuna.

couverture bd Fille du destin

1832, Valparaiso, au Chili.
Eliza est abandonnée puis recueillie par les Sommers, une famille de la bonne société anglaise.
À 16 ans, elle tombe éperdument amoureuse de Joaquin, un jeune homme pauvre et entreprenant qui la quitte bientôt pour tenter sa chance à San Francisco.
Enceinte, Eliza embarque en secret sur un navire afin de le retrouver.
En Californie, c’est le temps de la ruée vers l’or. La jeune femme va découvrir un monde sans foi ni loi, peuplé de brigands, de prostituées et de voyageurs en quête de richesse…
Eliza va tenter d’y trouver son chemin et de tracer sa route vers la liberté et l’émancipation.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Fille du destin »

La BD sortira en février 2026.

Barrio negro

Album publié en 2026 aux éditions Dargaud.


Résumé éditeur

D’après l’œuvre de George Simenon publiée le 10 novembre 1935.

couverture bd Barrio negro

Un jeune couple, Germaine et Joseph, se marie à Amiens. Ils sont nés dans la même rue, se sont toujours aimés. Elle a un bon poste à l’administration des Téléphones, dans le service dirigé par son père. Lui sort d’une école d’ingénieur, grâce aux quelques économies de sa mère.
Sauf qu’il n’y a pas de travail pour lui en France. Alors ils partent. Joseph a accepté la place de directeur de la Société Anonyme des Mines de l’Équateur, la SAME.
Quinze jours de traversée et ils accostent à Panama, en attente d’une lettre de crédit pour rejoindre Guayaquil.
Cette lettre n’arrivera pas. L’entreprise est en faillite. Le voyage s’arrête là.
À Panama, avec ses codes, ses castes, les Européens et les Américains blonds d’un côté, et les communautés africaine et antillaise venues construire le canal, de l’autre, dans le barrio negro.
Germaine retrouve les réflexes de sa classe : grande efficacité pour s’intégrer là où il faut, et mépris affiché pour celui qui ne respecte pas les convenances.
C’est-à-dire Joseph. Joseph qui ne trouve pas de solutions, s’oublie dans l’alcool, accepte des métiers déshonorants, « fréquente les indigènes » et, peut-être le pire de tout, ne s’en cache pas.

José-Louis Bocquet poursuit les adaptations des « romans durs » de Simenon et réalise ici un travail d’orfèvre en détaillant la déliquescence d’un couple dans ce milieu colon des années 1930. À la finesse du texte, répond celle du dessin de Javi Rey qui, en quelques traits, fait passer l’amertume sur les visages et l’atmosphère de l’Amérique centrale.

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L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Barrio negro »

La BD sortira en février 2026.

Soltrois

Album publié en 2006 aux Editions Les Humanoïdes Associés.


Adapté du roman D’un lieu lointain nommé Soltrois de Gilles Thomas (allias Julia Verlanger) publié en novembre 1979.

C’est une bien curieuse histoire que vous m’avez racontée, mon vieux !
Il y a des choses qui m’échappent. Récapitulons.
Une guerre entre les descendants des colons originels et ceux qui sont nés des Dames Vertes.
Bon. Les survivants dégénèrent. Les rescapés oublient tout.
Ils repartent à zéro et recréent un mode de vie qui donne toute valeur à la possession du sol, avec des maîtres et des esclaves.
Ce que je ne comprends pas c’est pourquoi les Terriens ne sont pas venus voir ce qui se passait.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Soltrois »

Adaptation fidèle du roman fondateur de Gilles Thomas (1979), l’adaptation de Jean-Martial Lefranc et Mauro De Luca revisite brillamment l’univers de science-fiction écologique de Soltrois. Cette transposition graphique capture l’essence prophétique du roman original : un monde où l’harmonie entre humanité et nature crée des clivages sociaux insurmontables.

Le scénario explore magistralement la genèse d’une planète colonisée où deux races coexistent : les Verts, symbiotiquement liés à la faune extraterrestre, et les Rouges, réduits au servage. Djellal, fils de deux mondes, incarne une ambivalence psychologique, tiraillé entre deux univers aux codes d’honneur contradictoires. Sa quête vers la réconciliation offre une méditation humaniste sur les fractures sociales.

Visuellement, Mauro De Luca impose un style verdoyant dominé par des teintes émeraude et ocre, sublimant les paysages exotiques et renforçant le thème écologique central. Son trait maîtrisé crée une immersion épique confirmée par une colorisation de qualité professionnelle.

Soltrois émerge comme une ambitieuse fresque franco-italienne articulant héroïc-fantasy et réflexion environnementale. Un BD qui s’est malheureusement arrêtée au tome 1, la série semble avoir été abandonnée.

Dans la forêt

Album publié en 2019 aux Editions Sarbacane.


Adapté du roman « Into the Forest » de Jean Hegland publié le 6 aout 1996.

couverture bd Dans la forêt

Rien n’est plus comme avant. Le monde tel qu’on le connaît semble avoir basculé : plus d’électricité ni d’essence, les trains et les avions ne circulent plus.
Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au coeur de la forêt.
Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, les deux soeurs demeurent seules, bien décidées à survivre.
Il leur reste, toujours vivantes, leur passion de la danse et de la lecture.
Mais face à l’inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d’inépuisables richesses.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Dans la forêt »

Adaptation du best-seller de Jean Hegland paru en 2019, Dans la forêt transpose avec sensibilité l’univers post-apocalyptique du roman américain aux écosystèmes luxuriants de Californie du Nord. Lomig transforme ce huis-clos psychologique en exploration graphique subtile où la forêt devient véritable protagoniste, bien davantage que simple décor.

Le récit suit Nell et Eva, deux sœurs orphelines confrontées à l’effondrement civilisationnel, apprenant à survivre en autarcie tout en préservant leurs passions : la danse et l’écriture. Loin du catastrophisme usuel, Lomig privilégie l’introspection aux grandes démonstrations visuelles. Les personnages incarnent une fragilité authentique face à l’isolement.

Graphiquement, le dessin en noir et blanc au trait précis captive par son approche épurée. Chaque planche renforce l’impression de résilience, la végétation dense insuffle une atmosphère méditative.

Cette adaptation de ce roman finalement assez peu connu est une belle découverte. A recommander.

Dune – Le roman graphique – Livre 3

Album publié en 2024 aux Editions Huginn & Muninn.


Adapté du roman de Frank Herbert publié le premier aout 1965.

couverture bd Dune - Le roman graphique - Livre 3

La bataille finale pour Arrakis approche… Paul Atréides a accepté son rôle de leader des Fremen mais sait que son pouvoir sur eux ne tient qu’à un fil tandis que le baron Harkonnen prépare son neveu, Feyd-Rautha, à régner sur la planète désertique.
Leurs destins à tous vont se heurter dans un final épique qui changera Arrakis – et l’univers – à jamais.

Cet étonnant mélange d’aventure, de mysticisme, d’environnementalisme et de politique, est retranscrit comme jamais grâce aux dessins de Raul Allen et de Patricia Martin, donnant une nouvelle incarnation à ce puissant conte fantastique et l’offrant à découvrir ou à redécouvrir à de nouvelles génération de lecteurs.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Dune – Le roman graphique – Livre 3 »

L’adaptation ultime de Dune par Brian Herbert et Kevin J. Anderson conclut magistralement la transposition du chef-d’œuvre de Frank Herbert en neuf cent pages d’épopée visuelle. Dans ce dernier tome, Raúl Allén et Patricia Martín orchestrent le chaos final d’Arrakis avec un langage graphique épuré, où chaque planche respire l’austérité du désert tout en révélant la profondeur psychologique des protagonistes.

Au-delà du spectaculaire affrontement entre Paul et Feyd-Rautha se dissimule l’essence de la mise en garde de Frank Herbert : celle du péril des messies. Paul incarne cette ambivalence tragique, libérateur et destructeur, confronté à son « terrible purpose » qui échappera bientôt à son contrôle. Le scénario capture admirablement cette tension intérieure, transformant chaque moment en symbole de domination et d’impuissance conjuguées.

Véritable synthèse de l’aventure politique, cette conclusion ravira les puristes comme les lecteurs novices quête des sublimes interrogations de Frank Herbert sur le pouvoir absolu et ses conséquences irréversibles.

Dune – Le roman graphique – Livre 2

Album publié en 2022 aux Editions Huginn & Muninn.


Adapté du roman de Frank Herbert publié le premier aout 1965.

couverture bd Dune - Le roman graphique - Livre 2

La maison Atréides est tombée. Trahis et endeuillés, le jeune Paul et sa mère s’enfuient dans le mortel désert d’Arrakis. Recueillis par les mystérieux Fremen, ils vont faire une découverte extraordinaire qui pourrait bouleverser l’avenir de la planète… et celui de l’Empire tout entier.

Publiée à l’origine en 1965, la saga DUNE est à présent fidèlement adaptée en bande dessinée par le fils même de l’auteur, Brian Hebert, et par Kevin J. Anderson.

Cet étonnant mélange d’aventure, de mysticisme, d’environnementalisme et de politique, est retranscrit comme jamais grâce aux dessins de Raul Allen et de Patricia Martin, donnant une nouvelle incarnation à ce puissant conte fantastique et l’offrant à découvrir ou à redécouvrir à de nouvelles générations de lecteurs.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Dune – Le roman graphique – Livre 2 »

L’adaptation graphique de la seconde partie du chef-d’œuvre de Frank Herbert se distingue comme une réussite de la transposition de roman en bande dessinée. Adaptée par Brian Herbert et Kevin J. Anderson, ce deuxième tome est dans la lignée du premier livre.

Raúl Allén et Patricia Martín transcendent le format avec une palette chromatique sophistiquée. Les gris et bleus profonds du désert nocturne créent une atmosphère immersive saisissante, tandis que les compositions visuelles innovantes, notamment le traitement des monologues intérieurs et les scènes circulaires des combats, offrent une narration cinématographique puissante.

extrait bd Dune - Le roman graphique - Livre 2

L’évolution psychologique de Paul, du fugitif au prophète charismatique, traverse chaque case avec nuance. La fuite dans les terres arides, l’accueil des Fremen et la découverte des secrets de Dune forment une progression narrative tendue, où l’aventure côtoie constamment la métaphysique.

Cette adaptation fidèle ravira les initiés tout en séduisant les nouveaux lecteurs par son accessibilité.