Catégorie : Classique Du 20ème Siècle

Les Thanatonautes – 2 – Le Temps des pionniers

Album publié en 2012 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Bernard Werber publié le 28 janvier 1994.

couverture bd Les Thanatonautes - 2 - Le temps des pionniers

Les deux chercheurs Michael Pinson et Raoul Razorbak, aidés de la jolie infirmière Amandine Ballus, ont réussi leur pari insensé : ils ont envoyé un homme dans le continent des morts, et l’en ont fait revenir.
Finies les recherches dangereuses et confidentielles : désormais, les thanatonautes font la couverture des magazines !
Le gouvernement les installe dans un nouveau laboratoire, plus performant, pour faire face à la concurrence internationale. Mais le battage médiatique et l’exigence d’efficacité ne vont pas de pair avec la sérénité nécessaire à la recherche….
Voici le deuxième volume de ce triptyque adapté de l’extraordinaire roman de Bernard Werber. Une aventure métaphysique, entre science et philosophie, un récit épique, drôle et humain, pour un voyage au-delà des frontières de notre imagination…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Thanatonautes – 2 – Le Temps des pionniers »

Ce tome 2 de l’adaptation BD du roman de Bernard Werber, publié le 28 novembre 2012, confirme l’excellence de l’a transposition l’adaptation signée Éric Corbeyran (scénario) et Pierre Taranzano (dessin). Fidèle à l’œuvre originelle, ce volume restitue avec justesse l’équilibre entre quête scientifique et questions spirituelles au cœur du récit. Les références philosophiques, présentes sans excès, participent désormais à l’immersion plutôt qu’à l’essoufflement, laissant place à une narration plus fluide.

Le rythme soutenu fait avancer l’expédition vers l’au-delà sans temps mort, et l’on retrouve avec plaisir Michael Pinson et ses compagnons, tiraillés entre fascination et éthique. Le graphisme, d’un réalisme remarquable, sublime les décors et rend tangible le monde intermédiaire du coma : les visages traduisent l’émotion avec finesse, tandis que les ambiances chromatiques oscillent entre ocres profonds et bleus intenses pour renforcer la solennité du voyage.

Ce deuxième opus surpasse son prédécesseur et valorise pleinement l’imaginaire de Bernard Werber. Réservé aux lecteurs friands de science-fiction philosophique, ce tome est une lecture incontournable.


Les Thanatonautes – 1 – Le Temps des bricoleurs

Album publié en 2021 aux éditions Drugstore.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Bernard Werber publié le 28 janvier 1994.

Depuis sa plus tendre enfance, Michael Pinson entretient une fascination pour la mort, notamment suscitée par les réponses confuses des adultes à ses questions.
Sa rencontre avec le ténébreux et ambitieux Raoul Razorbak, avec qui il partage ses interrogations, sera déterminante. Aiguillés par les rares témoignages de ceux qui ont approché l’instant de l’au-delà, les deux amis s’improvisent Thanatonautes, du grec Thanatos, la Mort, et nautès, navigateur. Ensemble, ils vont progressivement faire reculer la frontière de l’inconnu et s’aventurer sur le territoire du plus grand mystère de la condition humaine…
Voici l’adaptation en bande dessinée de l’extraordinaire roman de Bernard Werber qui a déjà séduit plus d’un million de lecteurs. Une aventure humaniste doublée d’un récit truculent et spectaculaire, où réflexion et émerveillement se marient à la perfection.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Thanatonautes – 1 – Le Temps des bricoleurs »

L’adaptation en bande dessinée du célèbre roman de Bernard Werber s’impose comme une réussite graphique remarquable. Publié en 2011, ce premier tome de la trilogie transpose avec intelligence l’univers de Bernard Werber sous la direction scénaristique d’Éric Corbeyran et le trait de Pierre Taranzano.

Michael Pinson et Raoul Razorbak se lancent dans l’exploration scientifique de la mort, transformant une quête métaphysique universelle en véritable expédition cartographique de l’au-delà. La BD excelle dans sa capacité à marier rigueur scientifique et questionnements existentiels, offrant une approche novatrice du thème thanatologique où « la réflexion côtoie le grand spectacle ».

extrait bd Les Thanatonautes - 1 - Le Temps des bricoleurs

Éric Corbeyran privilégie une narration en flash-back orchestrée par une voix-off. Cette structure permet d’ancrer l’histoire dans un futur indéterminé tout en maintenant une accessibilité au scénario constante, créant un équilibre entre exposition et développement dramatique.

Pierre Taranzano déploie un dessin aux traits fins et précis, soutenu par la colorisation contrastée de Ruby. Son style semi-réaliste moderne, aux contours marqués et aux traits fins, sans aspérité, s’avère particulièrement adapté à la transcription visuelle des concepts abstraits de Bernard Werber. Les séquences explorant le continent des morts bénéficient d’un traitement graphique époustouflant qui magnifie la dimension spectaculaire du récit.

Cette adaptation constitue une introduction idéale à l’univers de Bernard Werber, transformant une aventure littéraire en expérience visuelle captivante qui interpelle autant qu’elle divertit. Pas évident d’adapter un pavé de 500 pages en trois BD de 56 pages, mais le pari est réussi.


Bilbo le Hobbit

Album publié en 2009 aux éditions Delcourt.


Résumé éditeur

Adapté du roman de J.R.R. Tolkien publié le 21 septembre 1937.

couverture  bd Bilbo le Hobbit


Bien longtemps avant la quête du Seigneur des Anneaux, alors que Bilbo Sacquet était encore un tout jeune et paisible Hobbit, Gandalf le Magicien l’entraîna dans une folle aventure.
En compagnie de treize nains, Bilbo se lança dans la conquête d’un trésor caché sous le Mont Solitaire, usurpé par le Dragon Smaug.
En route, il s’appropriera l’anneau magique de Gollum, combattra trolls, gobelins et araignées géantes, et deviendra ami avec le peuple des Elfes.

La légende de Bilbo était née.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Bilbo le Hobbit »

Bilbo le Hobbit, adapté du roman publié en 1937 par J.R.R. Tolkien, restitue avec fidélité l’esprit du texte originel tout en offrant une lecture visuelle riche et subtile en 144 pages.

Charles Dixon équilibre habilement l’essor des thèmes majeurs : le courage naissant de Bilbo, la puissance de l’amitié entre le hobbit, Gandalf et les treize nains, ainsi que la tension permanente face à Smaug. Chaque étape de la quête apparaît justement rythmée, ménageant suspense et moments de répit, à l’image de la scène des devinettes avec Gollum où l’intériorité de Bilbo se dévoile pleinement.

extrait bd Bilbo le Hobbit

Graphiquement, l’aquarelle de David Wenzel séduit par ses couleurs pastel et ses nuances de lumière, renforçant l’émotion à chaque planche. Les expressions faciales, finement travaillées, rendent palpable l’évolution psychologique des personnages, tandis que la qualité du papier et la typographie soignée assurent une immersion totale.

Cette bande dessinée s’adresse tant aux néophytes qu’aux aficionados de J.R.R. Tolkien. Son mariage réussi entre rigueur et virtuosité graphique en fait une adaptation incontournable pour les jeunes lecteurs en quête d’un premier contact avec la Terre du Milieu comme pour les amateurs désireux d’un regard neuf sur un classique indémodable.

Seuls sont les indomptés

Album publié en 2019 aux éditions Sarbacane.


Résumé éditeur

Adapté du roman d’Edward Abbey publié en septembre 1956.

DÉSERT DU NOUVEAU-MEXIQUE, 1950.

Jack Burns, cow-boy solitaire en rupture avec le monde moderne, chevauche son Appaloosa, vit de petits boulots et dort à la belle étoile.
Lorsqu’il apprend que son ami Paul vient d’être incarcéré, il descend dans la vallée pour l’aider à s’évader.

Mais son amour de la liberté n’est pas du goût de tout le monde.
Une chasse à l’homme s’engage bientôt, aussi absurde qu’implacable…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Seuls sont les indomptés »

Seuls sont les indomptés, adapté du roman d’Edward Abbey par Max de Radiguès et illustré par Hugo Piette, plonge le lecteur au cœur d’un Nouveau-Mexique des années 1950, où se joue la résistance d’un dernier cow-boy libre face à la modernité. Jack Burns, électron libre chevauchant dans le désert, se fait emprisonner pour libérer son ami objecteur de conscience. Ce scénario, empreint de nostalgie, interroge le prix de la liberté individuelle dans une Amérique en pleine mutation.

Le scénario de l’album déploie une tension subtile entre tradition et progrès : la traque policière, anachronique au milieu des paysages arides, devient le symbole d’une bureaucratie implacable. Les dialogues, sobres et percutants, rendent justice aux silences de Burns et aux moments de complicité.

extrait bd Seuls sont les indomptés

Sur le plan graphique, Hugo Piette sécurise chaque case par un trait ligne claire aux contours anguleux, rehaussé de couleurs chaudes et contrastées qui soulignent l’âpreté du désert et la chaleur humaine de ce récit. Le découpage, fluide, mêle plans larges et gros-plans expressifs, renforçant l’immersion.

Seuls sont les indomptés se distingue par la force de son propos et l’élégance de son dessin : un western moderne parfaitement maîtrisé !

Train de nuit dans la Voie lactée

Album publié en 2026 aux Editions Morgen.


Adapté du roman de Kenji Miyazawa publié en 1934.

couverture bd Train de nuit dans la Voie lactée

Le soir de la Fête de la Voie Lactée, en butte aux moqueries de ses camarades d’école, Giovanni part s’isoler sur une colline et s’assoupit.
A son réveil, un train à vapeur en provenance du Cosmos se pose à ses côtés…
Curieux, il embarque sans se douter qu’il va visiter les confins de la galaxie, en compagnie de son ami Campannella…



L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Train de nuit dans la Voie lactée »

La BD sortira en janvier 2026.

extrait bd Train de nuit dans la Voie lactée

Entretien avec un vampire – L’histoire de Claudia

Album publié en 2013 aux Editions Pika.


Adapté du roman d’Anne Rice publié en avril 1976.

couverture bd Entretien avec un vampire - L'histoire de Claudia

Vampire, elle n’aurait jamais dû le devenir. Son existence est une abomination pour les créatures de la nuit.
Elle chemine entre les ombres d’un monde pour toujours hors de sa portée, prédateur pris au piège dans le corps d’une enfant.
À la fois, orpheline, victime et monstre…
Voici l’histoire de Claudia.



L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Entretien avec un vampire – L’histoire de Claudia »

Ashley Marie Witter offre une adaptation graphique fidèle au chef-d’œuvre d’Anne Rice, en axant le récit sur Claudia, le personnage emblématique de 1794 à la Nouvelle-Orléans. Transformée en vampire à seulement cinq ans par Lestat pour retenir Louis, Claudia incarne un destin tragique : un esprit d’adulte prisonnier d’un corps éternel d’enfant.

Thématiquement, l’œuvre explore la contradiction au cœur de l’existence de Claudia, prédateur invulnérable condamné à l’infantilisation perpétuelle. Cette dualité entre sa prédation carnée et son impossibilité sociale d’accéder à l’âge adulte crée une profondeur psychologique intense, amplifiée par le ressentiment envers ses créateurs.

extrait bd Entretien avec un vampire - L'histoire de Claudia

Graphiquement, Ashley Marie Witter déploie un style semi-réaliste manga élégant, maîtrisant cheveux, vêtements XVIIIe siècle et expressions faciales avec finesse. Les planches exploitent dominantes sepias, instillant une atmosphère romantique et vintage, avant que le rouge du sang surgisse dramatiquement, criant l’horreur et la beauté du mythe vampirique.

Cette adaptation captivera les amateurs du roman d’Anne Rice à travers l’interprétation visuelle saisissante de Ashley Marie Witter.

La Commedia des Ratés – Seconde partie

Album publié en 2011 aux Editions Dargaud.


Adapté du roman de Tonino Benacquista publié le 12 avril 1991.

Antonio, un jeune rital de la banlieue parisienne, hérite d’un lopin de vigne en Italie, un bout de terre produisant une infâme piquette, mais qui attire bien des convoitises.
Alors que des truands patibulaires, ou d’onctueux membres du clergé, pressent Antonio de vendre, celui-ci, sur les traces de son ami Dario, abattu d’une balle de 9 mm met au point une arnaque redoutable qui le rendra immensément riche… ou le tuera.
Olivier Berlion réalise une remarquable adaptation du célèbre roman de Tonino Benacquista et signe une merveille de polar dense et noir.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Commedia des Ratés – Seconde partie »

Avec cette seconde partie de La Commedia des Ratés, Olivier Berlion conclut magistralement l’adaptation du roman primé de Tonino Benacquista. Antonio Polsinelli, ce fils d’immigré italien de Vitry-sur-Seine, achève son parcours initiatique dans les terres ancestrales de Sora, où l’héritage de son ami Dario révèle ses véritables enjeux.

L’intrigue orchestrée autour de la chapelle Sant’Angelo constitue le cœur battant de ce dénouement. Antonio découvre et réalise l’arnaque imaginée par Dario : transformer un lieu de culte délabré en site de pèlerinage lucratif grâce à un faux miracle soigneusement orchestré. Cette supercherie, mêlant vin rouge, statue miraculeusement intacte et guérison spectaculaire d’un faux aveugle, révèle toute la virtuosité narrative de Tonino Benacquista dans sa critique mordante des dérives religieuses et mafieuses.

Olivier Berlion se dépasse dans la retranscription graphique de l’univers méditerranéen. Son trait réaliste aux contours affirmés saisit avec justesse l’atmosphère lourde du village italien, où se côtoient truands patibulaires et onctueux membres du clergé. Les couleurs chaudes soutiennent parfaitement cette ambiance parfois oppressante, tandis que les flashbacks sur la Résistance italienne de 1944 apportent la profondeur historique nécessaire à la compréhension des enjeux familiaux.

La galerie de personnages révèle toute la richesse psychologique de l’œuvre originale. Marcello, ce vagabond faussement aveugle, incarne avec justesse ces « ratés » du titre, ces laissés-pour-compte qui trouvent dans l’escroquerie religieuse une forme de revanche sociale. Antonio lui-même, initialement en « perte de repères », trouve dans cette arnaque italienne une réconciliation inattendue avec ses origines niées.

L’adaptation de Olivier Berlion respecte scrupuleusement l’esprit grinçant du polar de Tonino Benacquista, cette « comédie à l’italienne » au « goût amer » où se mêlent tous les stéréotypes transalpins : mafia, Vatican, miracles douteux et spéculations financières.

Cette conclusion s’impose comme un modèle d’adaptation BD, prouvant qu’Olivier Berlion sait allier fidélité littéraire et excellence graphique pour servir une histoire où l’absurdité le dispute à l’humanité.

La Commedia des Ratés – Première partie

Album publié en 2011 aux Editions Dargaud.


Adapté du roman de Tonino Benacquista publié le 12 avril 1991.

couvertrue bd La Commedia des Ratés - Première partie

Mon ami Dario est mort d’une balle dans la tête après m’avoir demandé un service : rédiger une lettre d’amour en français.
Il faut dire que Dario est le seul à n’avoir jamais coupé les ponts. Il était le plus rital d’entre nous. Il a fait de moi son héritier : un minuscule carré de vigne sur les hauteurs de Seca pour lequel il s’est ruiné. Un bout de terre qui a jamais rien produit d’autre qu’une infâme piquette.
Sauf que depuis les cadavres pleuvent, on me tire dessus et je n’ai pas d’autre choix que de retourner sur cette terre maudite pour sauver ma peau…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Commedia des Ratés – Première partie »

Paru le 18 février 2011 chez Dargaud, La Commedia des Ratés est la première partie d’un diptyque adapté du roman de Tonino Benacquista par Olivier Berlion. L’album situe son intrigue entre Vitry-sur-Seine et Sora, en Italie, où Antonio Polsinelli hérite d’un mystérieux vignoble après l’assassinat de son ami d’enfance.

Olivier Berlion et Tonino Benacquista tissent un polar intimiste où la quête d’identité se mêle à la tension criminelle. Les thèmes de l’héritage culturel, de l’exil et de la vengeance s’articulent autour d’un protagoniste en pleine crise identitaire. Les flash-backs sur le passé du père d’Antonio, évoquant la Seconde Guerre mondiale, enrichissent la profondeur psychologique des personnages, et les cadavres qui jalonnent le récit soulignent la noirceur des atmosphères sans jamais basculer dans l’exagération.

extrait bd La Commedia des Ratés - Première partie

Le trait réaliste et parfois rude de Olivier Berlion, aux contours marqués, confère à chaque planche une puissance émotionnelle. Les couleurs directes, oscillant entre tons chauds pour la vigne italienne et sépia pour les souvenirs, renforcent l’immersion dans l’ambiance à la fois crue et mélancolique de l’histoire.

Ce premier tome pose un suspense haletant. Destinée aux amateurs de polars et aux passionnés de BD réaliste, La Commedia des Ratés – Première partie se révèle d’ores et déjà incontournable !

Vol de nuit

Livre illustré publié en 2011 aux Editions Futuropolis.


Adapté du roman de Antoine De Saint-Exupéry publié le 19 septembre 1931.

couverture bd Vol de nuit

80 ans après sa parution, Futuropolis propose une édition illustrée de Vol de nuit.
Ce best-seller de la littérature reçut le prix Femina en 1931. Saint-Exupéry venait d’avoir trente ans. Il raconte dans ce récit le quotidien des premiers pilotes de ligne.
Son témoignage est dépouillé de toute littérature. Il retrace une expérience vécue et il montre comment lui-même et ses camarades aviateurs étaient prêts à renoncer à tout ce qui les touchait individuellement, pour défendre une cause qui leur semblait légitime.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Vol de nuit »

Vol de nuit, adapté et illsutré par Bernard Puchulu d’après le roman d’Antoine De Saint-Exupéry, plonge le lecteur au cœur des premiers vols aériens de nuit de l’Aéropostale, dans l’Amérique du Sud des années 1930. Publiée par Futuropolis en 2011, cette édition illustrée célèbre le 80ᵉ anniversaire du roman et restitue fidèlement l’atmosphère de l’œuvre originelle.

extrait bd Vol de nuit

Graphiquement, l’auteur emploie la technique du clair-obscur avec une palette limitée qui accentue la solitude des héros et la brutalité de la nuit. Les angles de vue variés et les gros plans sur les visages soulignent l’émotion et la grandeur tragique du récit : la lueur d’une fusée éclairante devient un symbole poignant de l’espoir et du sacrifice.

Vol de nuit de Bernard Puchulu propose une lecture à la fois respectueuse du texte de Saint-Exupéry et pleinement renouvelée par un graphisme méticuleux. 

Le Nom de la Rose – Tome 2

Album publié en 2026 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

Adapté du roman d’Umberto Eco publié le 6 octobre 1980.

Quand le maître italien du neuvième art revisite le chef-d’œuvre d’Umberto Eco. Et si le savoir était plus dangereux que le péché ?

En l’an 1327, dans une abbaye bénédictine du nord de l’Italie, plusieurs moines sont retrouvés morts.
Pour mettre un terme à ces inquiétantes disparitions avant l’arrivée d’une importante délégation de l’Église, le frère Guillaume de Baskerville tente de lever le voile sur ce mystère qui attise toutes les superstitions. Assisté par son jeune secrétaire Adso de Melk, Guillaume poursuit l’enquête dans les couloirs glacés de l’abbaye. Mais derrière les murs de la bibliothèque labyrinthique, les secrets s’épaississent. Et les morts s’accumulent…
Pendant qu’Adso succombe à une passion que même la foi ne peut contenir, Guillaume fait des découvertes troublantes : des empoisonnements, un miroir qui n’est pas qu’un miroir, un livre interdit et des symboles cabalistiques. Alors que l’Inquisition approche et que les flammes du bûcher menacent, la vérité semble se cacher dans les ombres. Entre hérésie, désir et savoir interdit, les deux hommes vont devoir percer à jour les secrets de la congrégation et les ténèbres de l’âme humaine…

Événement !
Milo Manara clôt son l’adaptation en deux tomes du chef d’œuvre d’Umberto Eco, vendu à plusieurs millions d’exemplaires et traduit en 43 langues. Après Jean-Jacques Annaud au cinéma (1986), et avant une comédie musicale et un opéra, c’est la bande dessinée qui propose, via l’un de ses artistes les plus prestigieux, une relecture du célébrissime polar philosophique médiéval.
À la demande des héritiers Eco, Manara a eu carte blanche pour donner sa vision de l’œuvre, et le succès a été au rendez-vous : plus de 100 000 ex. vendus en France pour le tome 1. En voici la conclusion, enrichie d’une préface de Jean-Jacques Annaud lui-même.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Nom de la Rose – Tome 2 »

Adapté du chef-d’œuvre d’Umberto Eco, traduit en 43 langues, ce second tome signé Milo Manara clôt une entreprise aussi ambitieuse que périlleuse : distiller en bande dessinée l’un des romans les plus denses du XXᵉ siècle.
En l’an 1327, Guillaume de Baskerville et son jeune secrétaire Adso de Melk poursuivent leur enquête dans une abbaye bénédictine du nord de l’Italie, tandis que les morts s’accumulent et que l’Inquisition approche. Le récit monte en tension avec efficacité : empoisonnements, miroir trompeur, livre interdit, symboles cabalistiques, chaque indice renforce l’atmosphère d’un thriller philosophique où hérésie, désir et savoir interdit s’entremêlent.

Au niveau du scénario, Milo Manara réussit l’essentiel : préserver la profondeur psychologique des deux protagonistes. Guillaume incarne une raison froide et tenace face à l’obscurantisme, tandis qu’Adso, tiraillé entre foi et chair, offre le regard troublé d’une jeunesse confrontée à l’ambiguïté du monde.


Sur le plan graphique, le trait de Milo Manara n’a rien perdu de sa fraîcheur ni de sa précision. La colorisation assurée par sa fille Simona Manara a gagné en maîtrise : les ocres et les ombres de l’abbaye médiévale créent une atmosphère enveloppante, et la scène de l’incendie final se révèle grandiose et chatoyante.

Ce diptyque s’adresse autant aux amateurs de bande dessinée historique qu’aux lecteurs d’Umberto Eco désireux de retrouver par l’image ce roman.