Rome 1943. Tandis que la Seconde Guerre mondiale déchire l’Europe, Eugenio Pacelli, alias Pie XII, se retrouve au cœur d’un dilemme : comment sauver des vies sans provoquer des représailles plus terribles encore ? Alors que les nazis sèment la terreur dans la capitale italienne, le pape intervient lors de la rafle de Rome, cache des Juifs dans les couvents et affronte les limites de son pouvoir. Entre pressions diplomatiques, menaces de l’occupant et appels désespérés, Pie XII agit dans l’ombre tout en cherchant à préserver la cité éternelle. Proclamé « Défenseur de la cité » lors de la Libération, il sera pourtant rattrapé par la controverse autour de son silence lors de la plus grande tragédie du XXe siècle. Après la guerre, ce pape moderne n’hésitera pas, le premier, à utiliser les nouveaux médias que sont la radio et la télévision pour s’adresser au plus grand nombre de fidèles possible.
À travers des témoignages et des révélations, les auteurs dévoilent une vérité complexe, celle d’un pontificat marqué par la guerre, la peur et le courage. Ce récit fort qui clôt la collection Un pape dans l’Histoire nous plonge dans les heures les plus sombres du XXe siècle et l’après-guerre, jusqu’à la mort de Pie XII en 1958 et la découverte des notes de son testament.
La bd « Pie XII – Tome 2 – Face au nazisme 2/2 » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Pie XII – Tome 2 – Face au nazisme 2/2 »
Belle Petite Monde, Puisque je ne peux pas te raconter comme autrefois des histoires, je vais tâcher de t’amuser un peu en t’écrivant ce que ton papa voit de drôle ici…
Pour Raymonde, sa fille de huit ans qu’il surnomme affectueusement Belle Petite Monde , Renefer, artiste et soldat sur le front pendant la Grande Guerre, a raconté et dessiné la vie quotidienne des poilus dans les tranchées. Ce témoignage unique, publié à l’identique cent ans après sa réalisation, a une portée universelle : il s’adresse aux générations futures, à tous les enfants et donc aussi à nous, enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants de la génération sacrifiée . Une biographie illustrée de Renefer et une sélection de ses oeuvres complètent ce fac-similé.
La bd « Carnet de poilu – Leur vie racontée aux enfants » disponible ici
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Raymond Fontanet, dit Renefer, peintre, graveur et illustrateur de talent, n’a pas attendu l’armistice pour témoigner. Depuis les tranchées de Verdun et de la Somme, il écrit à Raymonde, sa fille de huit ans, qu’il appelle tendrement « Belle Petite Monde ». À chaque lettre, un dessin. À chaque dessin, une vérité soigneusement enveloppée. Car c’est là tout le génie de ce carnet : Renefer ment par amour. Il enjolive, il transforme la boue en aventure et les obus en anecdotes. Mais le lecteur adulte perçoit immédiatement ce que l’enfant ne doit pas voir : la peur tapie derrière chaque aquarelle trop colorée, le courage dissimulé dans l’humour forcé. Cette tension silencieuse entre ce qui est dit et ce qui est tu donne à l’œuvre une densité émotionnelle.
Graphiquement, le trait de Renefer frappe par sa modernité étonnante. Ses aquarelles vives, presque espiègle, alternent avec un texte manuscrit reproduit à l’identique, renforçant le sentiment de tenir entre les mains un objet authentique, sorti de poche. La mise en page sobre (une illustration en regard d’une page de texte) laisse respirer l’émotion. Publié en fac-similé pour le centenaire de la Grande Guerre, cet ouvrage s’adresse aux enfants dès 8 ans, mais touche les adultes avec une force déconcertante. Un trésor de mémoire et de tendresse.
Album publié aux éditions Les Enfants Rouges en 2019.
Résumé éditeur
C’est la première fois que je voyage en camion. Cela devrait être une fête. Mais mon cœur ne peut pas être joyeux. Il restera silencieux tant que Maman ne répondra pas à mes questions. À cause de tout ça, le trajet me paraît interminable. Le camp de Brens. Est-ce là que la police nous emmène ? Est-ce qu’il y aura d’autres enfants ? Un instituteur pour nous faire la classe ? Est-ce qu’on nous donnera des couvertures et des ustensiles pour cuisiner ? Si peu de choses sont rentrées dans notre petite valise…
Printemps 1942. Hélène a 12 ans quand elle est internée avec sa mère au camp de Brens près de Gaillac dans le Tarn. Été 2018. Mary Aulne découvre par hasard l’existence de ce lieu de honte que toute la région semble vouloir cacher. Un camp uniquement pour les femmes. En pleine zone libre.
La BD « C’est aujourd’hui dimanche » disponible ici
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Au printemps 1942, Hélène a douze ans lorsqu’elle est internée avec sa mère au camp de Brens, près de Gaillac dans le Tarn. Un camp de concentration réservé aux femmes, en pleine zone libre, où des centaines de militantes politiques, de résistantes et de réfugiées étrangères sont emprisonnées. Ce roman graphique naît d’une démarche singulière : à l’été 2018, Mary Aulne découvre par hasard l’existence de ce lieu de honte que toute la région semble vouloir effacer. Elle mène alors une enquête mémorielle jusqu’à retrouver Hélène elle-même, toujours en vie, prête à témoigner après tant d’années de silence. Cette double temporalité, 1942 et 2018, structure l’album avec intelligence, transformant le devoir de mémoire en rencontre humaine vivante.
Clémentine Pochon, passée par des études de littérature et le cours Florent avant de se consacrer au dessin, apporte un trait doux mais jamais naïf. Son traitement graphique, lignes épurées, palette sobre contraste avec la violence sourde du contexte, créant une tension visuelle. La mise en page alterne plans serrés sur les visages et cases aérées évoquant l’enfermement paradoxal d’un espace à ciel ouvert. On referme l’album la gorge serrée, hanté par ces femmes anonymes arrachées à l’histoire officielle. Un album indispensable, recommandé dès quinze ans, pour quiconque souhaite comprendre les zones d’ombre de la France de Vichy.
Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale
Rongés par la peur, l’hubris et la maladie, Hitler et Staline s’affrontent dans un duel final apocalyptique. Sans s’être jamais rencontrés, ces deux monstres poursuivent leur dialogue à distance ; chacun scrutant les gestes de l’autre, projetant ses obsessions, s’admirant parfois, se comparant toujours. Après l’invasion de l’URSS qui a fait voler en éclats le pacte germano-soviétique, et une série de victoires fulgurantes, les armées d’Hitler, qui ont échoué à prendre Moscou, marquent le pas et se concentrent sur la prise de Stalingrad. Les deux dictateurs, qui prennent chacun le commandement des opérations, se retrouvent face à face. La reddition de la 6e armée allemande de Paulus sera le point de bascule de leur affrontement. Staline, qui se décerne le bénéfice de la victoire, engage sa contre-offensive. De son côté, Hitler sombre dans le déni, la rage et les hallucinations stratégiques. Alors que la fin de la guerre est proche, leurs crimes de masse deviennent des enjeux de communication. Les deux tyrans s’affrontent autant sur le terrain militaire que celui de la propagande et de l’idéologie.
Michael Prazan clôt avec ce troisième tome une fresque dense, documentée, qui montre comment deux dictateurs, chacun à sa manière, ont façonné et détruit le destin de millions d’êtres humains, et comment leurs obsessions personnelles ont nourri l’une des tragédies les plus noires du XXe siècle. Une plongée dans la mécanique totalitaire que Gabriel Andrade met en scène avec un réalisme saisissant.
La bd « Le Choc des tyrans – Tome 3 » disponible ici
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Spa à l’heure US vous transportera à Spa à la fin de la deuxième Guerre Mondiale, et vous fera vivre à l’heure américaine à travers 4 récits aux styles graphiques bien distincts. Vous découvrirez le Recreation Center, la vie quotidienne, le métier de reporter de guerre, les risques permanents encourus par les soldats ou encore l’incroyable histoire du Tigre 332. Oli, Doudou, Fich et Gil vous permettront, chacun à leur manière, de découvrir ce pan moins connu de l’histoire de la ville thermale.
La bd « Spa à l’heure US » disponible ici
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Spa à l’heure US ressuscite un épisode méconnu de l’histoire belge : le passage des soldats américains dans la cité thermale entre décembre 1944 et septembre 1945. Signé à quatre mains (Oli, Doudou, Fich et Gil), l’album réunit quatre récits distincts : Recreation Center, Mon premier cola, Nos héros oubliés et Chambre Seez. En 1945, Spa se transforme en véritable centre récréatif pour les soldats américains encore présents sur le sol européen. La ville entière devient une sorte de village de vacances, les habitants étant invités à faire bon accueil aux GI’s. C’est ce quotidien inattendu, à la fois festif et porteur de tensions sous-jacentes, que les auteurs restituent avec une sensibilité historique. Chaque récit éclaire une facette différente de cette cohabitation : la vie du Recreation Center, l’embouteillage du Coca-Cola à Spa-Monopole, la destruction d’un char, le métier de reporter de guerre autant de prismes qui, mis bout à bout, composent un portrait collectif d’une époque charnière.
Les quatre auteurs ne sont pas des grands noms de la bande dessinée, mais leur travail est de qualité. Oli et Fich se distinguent particulièrement, sans que Doudou et Gil n’aient à rougir de leur contribution graphique. Les styles graphiques bien distincts de chaque récit reflète la multiplicité des regards portés sur un même moment historique.
Rééditée et augmentée d’un cinquième récit illustré en 2024, à l’occasion des 80 ans de la Libération de l’Europe, cette BD trouve un second souffle amplement mérité. Spa à l’heure US offre une entrée en matière ludique et sincère dans un pan souvent occulté de l’après-guerre belge.
Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale
D’après l’œuvre d’Homère publié vers la fin du VIIIᵉ siècle av J-C.
Le retour d’Ulysse : ce que le mythe nous raconte vraiment ! L’Odyssée raconte le retour chez lui d’Ulysse, héros de la guerre de Troie condamné à l’errance pour avoir défié Poséidon. Mais l’Odyssée n’est pas juste l’histoire d’un homme qui revient chez lui. C’est d’abord un texte riche de questions philosophiques comme la quête de soi, la ruse contre la force brute, l’errance et l’enracinement, la nature et la culture…
Dans cette nouvelle adaptation, la philosophe Chiara Pastorini et la dessinatrice Marion Chancerel, racontent avec un ton décalé, humoristique et accessible à tous, les 24 chants de l’Odyssée mais aussi la portée philosophique du récit.
Cette adaptation, fidèle aux 24 chants d’Homère, nous livre aussi une analyse fine (et très drôle!) des figures féminines, actrices déterminantes de cette épopée.
La bd « L’Odyssée d’après Homère » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Odyssée d’après Homère »
Nous ont-ils oubliés ? aborde l’histoire méconnue de l’hôpital juif de Berlin resté en activité pendant toute la durée de la Seconde Guerre mondiale, jusqu’à l’arrivée de l’armée russe. L’hôpital juif de Berlin était le seul endroit d’Allemagne où les médecins juifs avaient le droit d’exercer et où ils furent forcés de vivre avec leur famille. Ces médecins s’occupaient notamment des personnes dont le statut « racial » n’avaient pas encore été déterminé par les nazis.
Le récit s’articule autour de longs entretiens que l’artiste Gilad Seliktar a conduits avec Klaus Zwilsky, né en Allemagne en 1932, qui a émigré aux États-Unis en 1946 et vit désormais à Palm Springs (Californie). Au cours de ces entretiens, Klaus raconte son enfance dans le Berlin de la guerre et son quotidien dans cet hôpital où son père était pharmacien.
Un témoignage glaçant, magnifiquement mis en images par Gilad Seliktar, auteur de quatre romans graphiques déjà publiés en France, dont Ferme 54 sélectionné au Festival d’Angoulême 2009.
L’ouvrage comporte également un appareil critique de vingt pages avec un essai de Charlotte Schallié, l’universitaire canadienne qui a dirigé le projet, et une contribution de Aubrey Pomerance, responsable du service des archives du Jüdischen Museum Berlin de 2001 à 2026.
La bd « Nous ont-ils oubliés ? » disponible ici
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D’après l’œuvre d’Homère publié vers la fin du VIIIᵉ siècle av J-C.
Pour rentrer chez lui, il devra défier les dieux.
La guerre de Troie est terminée depuis longtemps. Pourtant, Ulysse erre encore sur les mers, victime de la colère des dieux. Entre tempêtes, monstres redoutables et îles mystérieuses, chaque escale le rapproche autant du danger que de son destin. Mais rien ne pourra lui faire oublier sa promesse : retrouver sa femme et son fils. Une adaptation en bande dessinée épique et accessible du chef-d’œuvre d’Homère, entre aventure, magie et émotion.
La bd « L’Odyssée – Tome 1 – Ulysse » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Odyssée – Tome 1 – Ulysse »
Pour inaugurer une nouvelle collection dédiée aux grands classiques de la littérature, Maxe L’Hermenier au scénario et Thomas Labourot au dessin s’attaquent à un texte fondateur : L’Odyssée d’Homère, composée vers la fin du VIIIe siècle avant notre ère. Ce premier tome suit le retour d’Ulysse après la chute de Troie, quand le roi d’Ithaque erre de mer en mer, poursuivi par la rancune de Poséidon.
L’adaptation fait des choix nets. Plutôt que de dérouler platement les escales célèbres, le Cyclope, Éole, Circé, Calypso ou la descente aux Enfers, Maxe L’Hermenier place au cœur du récit la ruse d’Ulysse et son revers. L’intelligence qui invente le cheval de Troie et aveugle le Cyclope sauve le héros, mais chaque victoire a un prix, souvent payé par ses compagnons. Cette lecture donne au personnage une vraie densité morale, loin du demi-dieu invincible, et rappelle qu’Ulysse avance autant contre les dieux que contre lui-même.
Le trait de Thomas Labourot sert cette ambition. Sa mise en scène privilégie la lisibilité de l’action, tempêtes et créatures rendues dans des cadrages amples, tandis que la couleur module l’atmosphère, du bleu des flots au clair-obscur des Enfers. Le résultat reste accessible aux plus jeunes, équilibre rare dans une production jeunesse saturée de mythologie.
On pourra regretter que soixante-quatre pages compriment une œuvre immense, laissant à un second tome le soin de Charybde, Scylla et du retour à Ithaque. Cette BD reste une porte d’entrée soignée vers l’épopée, à recommander aux adolescents, aux enseignants et à tout lecteur curieux de redécouvrir Homère à l’heure où le mythe retrouve les écrans grâce à Christopher Nolan.
Été 1940 : la France est occupée. Certains pourtant refusent la fatalité : à Paris, au cœur du musée de l’Homme, quelques ethnologues se réunissent, bientôt rejoints par des gens de tous horizons ― avocats, religieuses ou garagistes. Autour de Boris Vildé, d’Anatole Lewitsky, d’Yvonne Oddon, ces visionnaires posent les bases de la lutte qui mènera à la Libération : évasions de prisonniers, passages vers l’Angleterre ou la zone libre, et publication d’un journal clandestin, Résistance. Mais ces insoumis de la première heure seront bientôt trahis, dénoncés à la Gestapo et, pour beaucoup d’entre eux, exécutés.
Avec Des Vivants, Raphaël Meltz et Louise Moaty proposent un scénario d’une grande richesse et d’une profonde intégrité : aucun dialogue n’a été inventé, les paroles prononcées par les personnages sont les leurs. Au terme d’une vaste plongée dans d’innombrables documents d’époque ― mémoires, lettres, témoignages, entretiens, journaux… ― ils composent ce récit en s’effaçant derrière la sincérité et la force de ces voix disparues. Simon Roussin, grâce à une mise en scène subtile et un dessin d’une grande maîtrise, redonne vie à ces fragments d’Histoire, déployant avec justesse tout leur souffle romanesque. Ensemble, ils composent une fresque puissante, rigoureuse et émouvante. Surgi très tôt, trop vite détruit, le réseau du musée de l’Homme est peu à peu sorti de la mémoire collective. Cet album hors normes, à la fois enquête historique, roman de guerre et épopée grandiose, rend ainsi hommage à des hommes et des femmes emportés un jour par cette injonction formidable : résister. Une folle audace autant qu’une évidence ; l’unique moyen, au-delà de tout, de rester vivants.
La bd « Des Vivants – Le réseau du musée de l’Homme, 1940-42 » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Des Vivants – Le réseau du musée de l’Homme, 1940-42 »
Des Vivants retrace l’histoire du réseau de résistance du Musée de l’Homme, actif entre 1940 et 1942. Lauréat du Prix Cases d’Histoire 2021 et du Prix du Jury au Festival d’Angoulême, cet album s’impose d’emblée comme une œuvre à part dans le paysage de la bande dessinée historique.
Raphaël Meltz et Louise Moaty ont relevé un défi rare : aucun dialogue n’a été inventé. Les paroles prononcées par les personnages (Boris Vildé, Anatole Lewitsky, Yvonne Oddon et leurs compagnons) sont les leurs, extraites de lettres, mémoires, témoignages et journaux d’époque. Ce parti pris narratif, loin de figer le récit, lui confère une densité émotionnelle saisissante. On n’assiste pas à une reconstitution : on entend des voix réelles résonner depuis l’abîme.
Du refus de l’armistice en juin 1940 aux condamnations du 17 février 1942, l’album suit pas à pas la structuration d’une résistance improvisée évasions, passages vers la zone libre, diffusion du journal clandestin Résistance, avant que trahisons et arrestations n’anéantissent le réseau.
Plutôt que de recourir à des teintes sépia ou à un réalisme convenu, Simon Roussin déploie une palette chromatique originale et immédiatement reconnaissable, qui confère à l’ensemble une atmosphère singulière. Ce choix créé une distance poétique qui préserve la dignité des disparus sans jamais verser dans la complaisance mémorielle.
Des Vivants renouvelle le genre de la bande dessinée historique en refusant tout héroïsme fabriqué. Indispensable aux amateurs d’histoire, mais tout autant à quiconque croit encore au pouvoir de la forme pour dire la résistance humaine.
Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale
En juin 1940, la France s’effondre sous les coups de l’armée allemande. Tandis que le gouvernement cherche la voie de l’armistice, un général encore peu connu refuse la défaite : Charles de Gaulle. L’album retrace ces jours décisifs où, isolé au sein de l’état‑major, il tente en vain de convaincre les responsables politiques de continuer la lutte avant de gagner Londres.
De ses derniers combats sur le front à son départ précipité pour l’Angleterre, le récit suit pas à pas la naissance de « l’homme du 18 juin » : ses hésitations, sa solitude, ses premiers alliés britanniques, puis l’appel à la résistance lancé depuis la BBC, entendu par peu mais appelé à entrer dans l’Histoire. En parallèle, la BD montre la France coupée en deux, les soldats démobilisés, les civils déroutés et le jeu ambigu des dirigeants officiels.
Entre biographie et fresque historique, ce volume met en scène la naissance de la France libre et le moment où un officier marginal devient le symbole du refus et de l’espérance pour tout un pays.
La bd « L’homme du 18 juin – Charles de Gaulle » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’homme du 18 juin – Charles de Gaulle »
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