Catégorie : Histoire

Une expédition viking

Bande dessinée publiée en 2025 aux éditions Milan.


En 910, dans un petit village de Scandinavie, la veillée bat son plein : Hild, Helga et Björn sont auprès de leur mère, qui leur conte des histoires de combats fantastiques.
Mais soudain apparaît Eirik, leur oncle : Falki, leur cousin, a été fait prisonnier par une armée viking ennemie, il doit donc partir à son secours et monter une expédition.
Les enfants, avides de découvertes, décident de l’accompagner. C’est ainsi que débute leur grande aventure à travers l’Europe jusqu’en France !
Aux côtés de leur oncle, ils vont traverser les mers sur un skip, assister à des pillages, apprendre à combattre mais aussi à commercer, partir à la découverte de nouvelles croyances et de nouvelles langues, d’autres modes de vie.

Un cahier documentaire à la fin du livre !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Une expédition viking »

Publié aux éditions Milan jeunesse dans la collection « Les aventureurs », Une expédition viking de Lucie Le Moine et Arthur Junier propose une immersion dans la Scandinavie de 910. Loin des clichés habituels, cette bande dessinée de 56 pages suit trois enfants – Hild, Helga et Björn – qui accompagnent leur oncle Eirik dans une mission de sauvetage pour libérer leur cousin Falki, prisonnier d’une armée viking rivale.

Le récit brillamment orchestré par Lucie Le Moine déploie une vision nuancée du monde viking. Plutôt que de céder aux représentations sanguinaires traditionnelles, l’œuvre révèle la complexité de ces cultures à travers le regard innocent des protagonistes. L’expédition devient prétexte à explorer les multiples facettes de la civilisation nordique : commerce, diplomatie, spiritualité et intégration culturelle.

extrait bd une expedition viking

Arthur Junier, formé à l’École Supérieure d’Art de Lorraine, déploie un trait inspiré de la « ligne claire » belge. Ses illustrations détaillent avec minutie l’univers matériel de l’époque : skips sculptés, alphabet runique, bijoux ciselés. Cette attention documentaire, renforcée par un cahier pédagogique, confère une crédibilité remarquable à l’ensemble.

Cette bande dessinée réussit le pari ambitieux de concilier aventure palpitante et rigueur historique, offrant aux jeunes lecteurs une découverte authentique et passionnante de la civilisation viking.

French commando – La résistance anglaise en France

Album publié en 2025 aux Editions Nouveau Monde Edition.


Dès juillet 1940, Churchill comprend que la Guerre sera aussi une affaire de coup tordus et de têtes brûlées. Le SOE (Special Operations Executive) regroupe des spécialistes des actions clandestines, de sabotage et de renseignement. Pour couvrir le territoire français, une French Section est créée. En 1942, Bob Maloubier intègre ce service, il a 19 ans. Il ne le sait pas encore mais son destin sera exceptionnel.
Enthousiaste, gai, courageux, sportif, ce baroudeur n’a pas froid aux yeux. Une sorte de “Bébel” résistant. Il saute en parachute, fait exploser des ponts (8 en une journée), manque d’être arrêté par la police de Vichy, est blessé deux fois. Il est poursuivi à moto dans la campagne normande et échappe à mort lors du bombardement Rouen.


Son enthousiasme se teinte peu à peu d’amertume après de nombreux drames et violences de la guerre. La complicité du groupe French Section du SOE sera mise à dure épreuve. Violette Szabo, amie et star du SOE est arrêtée en juin 1944 après avoir été parachutée avec Maloubier. Violette mourra à Ravensbrück sans avoir jamais parlé malgré les séances de torture infligées par la Gestapo.
Le scénario rend justice à la vie héroïque et mouvementée de Bob Maloubier (1923-2015) tout en dévoilant l’histoire du SOE français dont l’action, méconnue, a joué un rôle capital dans la Libération du territoire.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « French commando – La résistance anglaise en France »

Dans l’océan des bandes dessinées historiques consacrées à la Seconde Guerre mondiale« French commando – La résistance anglaise en France » de Fabien Tillon et Lelio Bonaccorso se distingue par sa capacité à révéler un pan méconnu mais déterminant de la Résistance.
Cette œuvre, publiée aux éditions Nouveau Monde en juin 2025, retrace avec une précision documentaire l’épopée du Special Operations Executive (SOE) et plus particulièrement le parcours extraordinaire de Bob Maloubier, véritable « James Bond français ».

Fabien Tillon, petit-fils de Charles Tillon, dirigeant des FTP, apporte à ce récit une légitimité familiale et une connaissance intime des mécanismes de la Résistance. Le scénariste s’appuie sur une documentation irréprochable pour restituer l’histoire du SOE, ce service secret britannique créé en juillet 1940 par Winston Churchill avec pour mission de « mettre l’Europe à feu ». La BD révèle la dimension internationale de la Résistance française, trop souvent occultée par une vision franco-française des événements.

Le récit suit Bob Maloubier, ce jeune patriote de 19 ans qui, après un périple rocambolesque à travers la France occupée, rejoint les rangs du SOE en 1942Fabien Tillon réussit le pari de contextualiser avec précision chaque action, chaque sabotage, dans la stratégie globale des Alliés, tout en préservant une dimension humaine.

On notera le choix audacieux d’une narration à la première personne. Dans un style direct, argotique et imagé, Bob Maloubier nous livre son témoignage avec authenticité. Cette approche permet de dépasser la simple chronique historique pour offrir une plongée vertigineuse dans l’intimité d’un résistant confronté aux dilemmes moraux et aux dangers permanents de la clandestinité.

Fabien Tillon excelle à dépeindre la complexité psychologique de son protagoniste, montrant comment l’enthousiasme juvénile de Bob se teinte progressivement d’amertume face aux tragédies de la guerre. Le scénariste aborde avec clarté les tensions entre les différents services de résistance, les rivalités d’ego et les enjeux politiques qui traversent la Résistance.

Lelio Bonaccorso, dessinateur sicilien reconnu pour ses collaborations avec Marvel et DC Comics, livre ici un travail graphique d’une qualité documentaire. Son trait, qui allie précision historique et expressivité, sert la dimension émotionnelle du récit. Le dessinateur, habitué aux sujets historiques complexes après ses succès avec « Jan Karski » ou « Qui a cassé Enigma ?« , maîtrise parfaitement l’art de reconstituer les atmosphères de l’époque.

Sa palette chromatique, privilégiant les tons sourds et contrastés, renforce l’atmosphère oppressante de la France occupée tout en soulignant les moments d’espoir et de résistance. Lelio Bonaccorso réussit le délicat équilibre entre réalisme documentaire et lisibilité, offrant des planches d’une grande richesse visuelle sans jamais nuire à la fluidité du récit.

Au-delà de ses qualités artistiques, « French commando » constitue un formidable outil pédagogique. L’œuvre est particulièrement recommandée pour les CDI d’établissements scolaires, s’adressant aussi bien aux collégiens qu’aux lycéens. Les professeurs d’Histoire y trouveront une ressource précieuse pour aborder la Résistance sous un nouvel angle , celui de la coopération internationale et des opérations spéciales.

« French commando – La résistance anglaise en France » réussit donc le pari ambitieux de concilier rigueur historique, excellence graphique et accessibilité du scénéario. Fabien Tillon et Lelio Bonaccorso offrent une BD qui honore la mémoire des héros méconnus du SOE et qui enrichit notre compréhension de la Résistance.


Les Harlem Hellfighters

Album publié en 2017 aux éditions Peirre de Taillac.


Résumé éditeur

L’incroyable histoire des premiers soldats noirs américains venus combattre en France en 1917.

couverture bd Les Harlem Hellfighters

« Harlem Hellfighters », tel est le nom qui fut donné aux soldats noirs américains du 369régiment d’infanterie.

C’est en raison de leur courage que les Allemands les surnommèrent les « combattants de l’enfer ».

Décorés par la France pour leur bravoure, ces new-yorkais furent ignorés par leur pays et leur héroïsme fut bientôt oublié… jusqu’à ce que Max Brooks fasse revivre leur histoire dans cette stupéfiante bande-dessinée dont les droits d’adaptation au cinéma ont été rachetés par Will Smith.

Né en 1972 à New York, Max Brooks est le fils du célèbre Mel Brooks (La Folle Histoire de l’espace, Frankenstein junior…).

Auteur de science-fiction très populaire, il a notamment écrit Guide de survie en territoire zombie et World War Z qui fut adapté au cinéma avec Brad Pitt dans le rôle principal.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Harlem Hellfighters »

« Les Harlem Hellfighters » de Max Brooks est une œuvre ambitieuse qui plonge les lecteurs dans l’histoire poignante du 369e régiment d’infanterie, une unité afro-américaine ayant combattu avec bravoure pendant la Première Guerre mondiale.

Ce roman graphique se distingue par sa volonté de mettre en lumière les défis et les injustices auxquels ces soldats ont été confrontés, non seulement sur le champ de bataille, mais aussi dans un contexte raciste profondément ancré.

La narration de Brooks parvient à capturer l’intensité des combats et l’adversité persistante. Il ne se contente pas de raconter les faits historiques; il se lance également dans une réflexion sur le courage et la résilience des hommes qui ont dû surmonter des obstacles tant physiques qu’émotionnels.

extrait bd Les Harlem Hellfighters

L’illustration de Caanan White, en revanche, est incontestablement saisissante. Les dessins, détaillés et expressifs, renforcent le réalisme brutal de l’histoire. Chaque scène de bataille est rendue avec une telle précision que l’on ressent presque le chaos et la terreur des tranchées. La collaboration étroite entre Brooks et White se traduit par une cohérence visuelle et narrative qui maintient l’intérêt du lecteur tout au long de l’ouvrage.

« Les Harlem Hellfighters » est un témoignage puissant d’une époque troublée. Il s’agit d’une œuvre incontournable qui s’intéresse à l’histoire des minorités dans un contexte de guerre mondiale.

Entre Les Lignes

Album publié en 2014 aux Editions Daniel Maghen.


couverture bd Entre Les Lignes

Juillet 1918. Le lieutenant Marceau Lafougère est à la recherche de son régiment d’infanterie, à proximité du village de Cramaille, en Picardie.
À la veille de la deuxième bataille de la Marne, cet instituteur dans le civil arrive dans un village déserté, pousse la porte d’une école abandonnée et se retrouve au milieu des cahiers et des livres laissés là comme en plein milieu d’une leçon.
En fil rouge, la trajectoire et les archives d’un soldat ayant réellement existé. Les documents originaux, photos, lettres, manuels d’instruction, cartes d’état-major… sont reproduits en fac-similé et jalonnent le livre pour accompagner, renforcer et éclairer les grandes aquarelles et les récits en bande dessinée.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Entre Les Lignes »

Entre les lignes, signé Vincent Odin et Maël, transcende les codes de la bande dessinée traditionnelle pour offrir un véritable hommage aux poilus de la Première Guerre mondiale. Ce livre, à la croisée des genres, mêle avec une rare harmonie récits fictifs, photos d’archives, illustrations et extraits de carnets d’instruction. À travers ces éléments, le lecteur est immergé dans le quotidien brut et poignant des soldats, marqué par une guerre qu’ils n’ont pas choisie.

Le personnage de Julien Lafougère, instituteur devenu soldat, agit comme un fil conducteur. Par ses réflexions et son vécu retranscrits dans des notes manuscrites et des récits vibrants d’humanité, l’ouvrage témoigne de la manière dont un homme simple tente de maintenir un sens à son existence dans l’absurdité du conflit. Ce choix narratif confère au récit une profondeur singulière et une charge émotionnelle saisissante.

extrait bd Entre Les Lignes

Graphiquement, Entre les lignes brille par la qualité de ses illustrations, qui évoquent tour à tour la violence, la résilience et la camaraderie. Ces images, souvent entrecoupées de photographies d’époque et d’extraits de carnets militaires, renforcent l’authenticité de l’œuvre, tout en interpellant le lecteur sur la mémoire collective.

L’ouvrage se distingue aussi par son souci du détail : des schémas précis sur le maniement d’armes à des anecdotes à la fois tragiques et teintées d’ironie. Cet équilibre subtil entre réalisme et émotion rend Entre les lignes inoubliable, tout autant qu’indispensable, pour quiconque cherche à mieux comprendre l’impact humain de la Grande Guerre. Un récit où mémoire et art s’unissent pour transmettre, avec force, une histoire universelle.

Rudolph Hess – Le mystère non résolu

Album publié en 2025 aux Editions Clair de Lune.


Fidèle d’Adolf Hitler depuis le début de son ascension dans les années 1920, Rudolf Hess est un membre éminent du IIIe Reich jusqu’en mai 1941, date à laquelle il se rend seul et en secret en Ecosse, aux commandes d’un avion de chasse.

Détenu sur place jusqu’à la fin de la guerre, il est jugé à Nuremberg et envoyé dans la prison de Spandau, où il meurt dans d’étranges circonstances en 1987.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Rudolph Hess – Le mystère non résolu »

Rudolf Hess – Le mystère non résolu, signé Antonio Gil, plonge le lecteur au cœur d’une des énigmes les plus fascinantes du Troisième Reich. En 48 pages, l’auteur offre une biographie croquée du fidèle d’Hitler, de ses débuts dans les années 1920 jusqu’à son vol secret vers l’Écosse en mai 1941.

Le scénario alterne entre scènes de dialogue concises et séquences muettes, où les expressions et la mise en scène soulignent la folie et l’aveuglement idéologique de Hess. Les personnages secondaires, rares mais marquants, contribuent à dessiner un climat de paranoïa et de doute.

extrait bd Rudolph Hess - Le mystère non résolu

Graphiquement, Antonio Gil adopte un trait réaliste et précis : des plans larges aux aplats de couleur sombre mettent en valeur les contrastes entre ciel et acier des appareils de la Luftwaffe, tandis que les gros plans sur le visage de Rudolf Hess captent sa tension intérieure. Chaque case se fait ainsi vecteur d’émotion et d’information documentaire, sans alourdir le récit.

Ce one-shot séduit tant par sa rigueur historique que par sa mise en image soignée. Il s’adresse aux amateurs d’histoire de la seconde guerre mondiale, en quête d’une approche à la fois didactique et immersive.


Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

EagleshamNurembergTour de Londres

Raconte-moi l’Égypte des pharaons en BD

Bande dessinée publiée en 2023 aux éditions Bayard.


L’Égypte des pharaons en BD : pour la découverte de la lecture et de l’Histoire !

48 pages de BD, grandes illustrations et documentaires illustrées.

Pyramides, momies, pharaons, reine d’Égypte… des récits passionnants pour rentrer dans la lecture en BD.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Raconte-moi l’Égypte des pharaons en BD »

« Raconte-moi l’Égypte des pharaons en BD » est une œuvre qui se distingue par son approche pédagogique et accessible de l’histoire égyptienne. Destinée principalement à un jeune public, cette bande dessinée réussit le pari de rendre captivants des sujets aussi complexes que la construction des pyramides, les momies, et les règnes des pharaons.

L’auteur, Bertrand Fichou, accompagné d’une équipe talentueuse d’illustrateurs, propose une série de récits qui allient la rigueur historique à l’aventure. Les illustrations sont riches en détails, avec des couleurs vives et des scènes dynamiques qui retiennent l’attention des jeunes lecteurs tout en éveillant leur curiosité pour l’Histoire.

extrait bd Raconte-moi l'Égypte des pharaons en BD

Cette BD est non seulement un excellent outil pour l’apprentissage, mais aussi une porte d’entrée vers une passion pour l’Antiquité. L’accent est mis sur l’accessibilité des informations, avec des textes clairs et des anecdotes intéressantes qui viennent renforcer l’intérêt de l’enfant pour les pharaons et les mystères de l’Égypte ancienne.

« Raconte-moi l’Égypte des pharaons en BD » est une réussite, un ouvrage recommandé pour les jeunes curieux qui souhaitent découvrir l’histoire de manière ludique et visuelle

Jean Moulin – Un héros de l’ombre 

Album publié en 2022 aux éditions Poutan.


Résumé éditeur

Parmi tous les héros français, Jean Moulin est sans doute le plus populaire.

Aux pires moments de l’occupation allemande, il réussit à mettre en place l’Armée Secrète et le Conseil National de la Résistance.

Trahi et fait prisonnier en juin 1943, il meurt sous la torture « sans jamais livrer un seul secret, lui qui les savait tous » .

Le personnage ne se résume pourtant pas à son immense courage et à son talent d’organisateur de « l’armée des ombres ».


Le préfet Moulin a d’abord été un enfant espiègle passionné par le dessin, un jeune homme élégant qui pilotait des bolides et vivait à cent à l’heure dans le Paris des Années folles, un dessinateur de presse à succès, un graveur et un peintre particulièrement doué. Lorsqu’il s’est levé, dès le 17 juin 1940, pour dire non aux Nazis, c’est cette vie de plénitude qu’il a risqué. Sans hésiter.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Jean Moulin – Un héros de l’ombre »

La bande dessinée Jean Moulin – Un héros de l’ombre par Jacques Branciard, Isabelle Eraud, Marie Garnier, et Ludovic Pozas, propose un portrait captivant et nuancé d’une des figures les plus emblématiques de la Résistance française.

Contrairement aux récits traditionnels qui se concentrent principalement sur les exploits héroïques de Jean Moulin, cette œuvre met en lumière des aspects moins connus de sa vie, révélant l’homme derrière le héros.

Les auteurs réussissent à tisser une narration riche qui, tout en étant fidèlement ancrée dans les faits historiques, intègre des éléments personnels de la vie de Jean Moulin. Ce choix permet de montrer un individu complexe, à la fois artiste, passionné de vitesse et fervent résistant. Ce contraste entre sa vie personnelle pleine de vitalité et son engagement acharné contre l’occupant nazi ajoute une profondeur émotive à l’œuvre.

L’illustration, réalisée par Ludovic Pozas, complète admirablement le texte. Ses dessins, à la fois expressifs et minutieux, rendent hommage à l’époque et aux événements tout en capturant l’intensité dramatique des situations. Les choix de couleur et de composition renforcent l’atmosphère de tension et de détermination qui caractérise la vie de Jean Moulin.

Jean Moulin – Un héros de l’ombre se distingue par sa capacité à humaniser une figure historique. Une œuvre indispensable pour ceux qui cherchent à comprendre non seulement l’histoire, mais aussi l’homme derrière le mythe.


Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

CaluireLyon

J’ai tué – François-Ferdinand, Archiduc d’Autriche

Album publié en 2015 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

D’un geste, il a fait basculer le monde dans l’horreur.

couverture bd J'ai tué - François-Ferdinand, Archiduc d'Autriche

En ce début d’année 1914, l’Europe est au bord de l’explosion. À tout moment, les deux blocs antagonistes, Triple Alliance contre Triple Entente, peuvent entrer en conflit.

Dès les années 1912-1913, la région des Balkans se transforme en véritable poudrière. Lycéen pauvre et tuberculeux, Gavrilo Princip souhaite libérer les Serbes de Bosnie soumis à l’oppression autrichienne.

Accompagné par deux compagnons aussi exaltés que lui, Gavrilo décide d’aller assassiner l’Héritier du trône Austro-Hongrois lors de sa visite à Sarajevo.

Parti de Belgrade, le périple de ces trois pieds nickelés est un incroyable concours de circonstances. Nul n’aurait pu prévoir, et Gavrilo moins que quiconque, que par son geste, il allait faire basculer l’Europe dans la première Guerre Mondiale.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « J’ai tué – François-Ferdinand, Archiduc d’Autriche »

La bande dessinée « J’ai tué – François-Ferdinand, Archiduc d’Autriche«  de Michaël Le Galli et Héloret s’inscrit dans une collection ambitieuse dédiée aux figures historiques dont les actes ont bouleversé le cours de l’Histoire.

Ce tome, centré sur Gavrilo Princip et l’assassinat de l’héritier du trône austro-hongrois, se distingue par une approche minutieuse mais quelque peu distante.

Le scénario de Le Galli s’efforce de retracer avec fidélité les événements qui ont conduit à ce meurtre historique. Cependant, cette rigueur factuelle semble parfois se faire au détriment de l’engagement émotionnel du lecteur. Gavrilo Princip, malgré son rôle central, reste une figure énigmatique, dépeinte de manière trop lisse pour susciter une véritable empathie ou compréhension.

extrait bd J'ai tué - François-Ferdinand, Archiduc d'Autriche

Le dessin de Héloret, d’une grande précision, offre un cadre visuel agréable mais peut-être trop sage pour le contexte dramatique qu’il illustre. Les paysages bosniaques, rendus à l’aquarelle, contrastent avec la gravité du sujet, créant une distance qui empêche l’immersion complète.

Cette bande dessinée, si elle séduit par son approche didactique et son refus de tout manichéisme, laisse néanmoins un sentiment d’inachevé. Le choix d’une narration très factuelle, alliée à un graphisme académique, en fait un ouvrage qui plaira aux amateurs d’Histoire.

Une œuvre intéressante mais qui manque d’un supplément d’âme pour véritablement marquer les esprits.

Paroles d’étoiles – Mémoires d’enfants cachés 1939-1945

Album publié en 2008 aux éditions Soleil.


Résumé éditeur

couverture bd Paroles d'étoiles - Mémoires d'enfants cachés 1939-1945

A l’âge de l’insouciance où ils n’auraient dû connaître que de simples chagrins d’enfants, projetés dans la guerre, marqués d’une étoile jaune, et souvent séparés de leurs parents, des milliers d’enfants ont dû apprendre à se méfier, à mentir, à se cacher.

Leurs souvenirs, la plupart du temps amers et douloureux, les ont également rendus plus forts. Du moins, pour les quelques-uns qui ont trouvé amour et protection auprès des « Justes » qui les ont cachés en dépit du danger.

Ces enfants ont transcrit leurs souvenirs dans des lettres, des journaux intimes et divers récits autobiographiques. Ils constituent un témoignage sans prix, attestant des parts d’ombre et de lumière de notre histoire, qui ne doivent jamais tomber dans l’oubli.

Réunissant pour la première fois certains de ces témoignages, Paroles d’Etoiles traite d’un sujet jamais encore abordé en bande dessinée. Cet ouvrage participe ainsi au travail de mémoire que chacun d’entre nous se doit d’accomplir et se veut un message d’espoir destiné aux nouvelles générations. Après Paroles de Poilus publié en 2006, et Paroles de Verdun en 2007, Paroles d’Etoiles s’inscrit dans la continuité de cette collection dans laquelle les plus grands artistes du 9e art mettent en images des récits et des témoignages historiques majeurs.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Paroles d’étoiles – Mémoires d’enfants cachés 1939-1945 »

Paroles d’étoiles – Mémoires d’enfants cachés 1939-1945 est une œuvre graphique qui interpelle par son pouvoir narratif et émotionnel. Cette bande dessinée, coordonnée par Jean-Pierre Guéno, donne la parole à ceux dont la voix fut trop longtemps étouffée : les enfants juifs cachés durant la Seconde Guerre mondiale.

À travers neuf récits illustrés par différents artistes, chaque témoignage dévoile une part de l’horreur vécue, avec une sensibilité qui touche en plein cœur.

Le choix des styles artistiques variés pour chaque récit souligne la diversité des expériences vécues, créant ainsi un contraste saisissant entre l’innocence des protagonistes et la violence du contexte historique. L’aspect pédagogique l’emporte parfois sur l’art narratif, avec des passages au ton moraliste. Pourtant, cette œuvre n’en demeure pas moins un rappel indispensable des dangers de l’oubli et du silence, rappelant à chacun l’importance de transmettre ces mémoires.

Paroles d’étoiles s’inscrit donc comme un devoir de mémoire, où l’émotion se mêle à l’histoire pour offrir une lecture à la fois bouleversante et nécessaire, faisant de cette bande dessinée un témoignage vibrant et inoubliable.


Chronique du camp de Montreuil-Bellay (1940-1944) – « Le Jollec »

Album publié en 1994 aux éditions de l’Anjou.


Résumé éditeur

Histoire d’un prêtre, tentant de vaines démarches pour alléger le sort des gitans enfermés au camp de Montreuil-Bellay.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Chronique du camp de Montreuil-Bellay (1940-1944) – « Le Jollec » »

Dans « Le Jollec« , Kkrist Mirror nous plonge au cœur d’un épisode sombre et souvent ignoré de l’histoire française : l’internement des nomades pendant la Seconde Guerre mondiale.

L’auteur, à travers un récit minutieusement documenté, dresse le portrait poignant de ces familles ostracisées et réduites à l’oubli dans des camps de fortune. Le travail de Mirror se distingue par une approche graphique brute et percutante, où chaque trait de crayon semble porter la douleur et la résilience de ces personnages anonymes.

L’un des points forts de cette œuvre réside dans sa capacité à humaniser ses sujets sans tomber dans le piège de la dramatisation excessive. Les personnages, loin d’être des figures historiques figées, sont dépeints avec une profondeur qui rend leur souffrance palpable, tout en leur offrant une dignité silencieuse. Le choix de Mirror de mêler illustrations sombres et textes sobres accentue le contraste entre la brutalité des faits et la dignité de ces hommes, femmes et enfants.

« Le Jollec » n’est pas seulement un rappel nécessaire des horreurs du passé, mais aussi une réflexion sur la mémoire collective et sur l’importance de ne pas laisser ces événements sombrer dans l’oubli. Une œuvre incontournable pour quiconque s’intéresse à l’histoire, et aux petites Histoires dans la grande Histoire.


Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Camp de Montreuil-Bellay