Catégorie : Histoire

Les Compagnons de la Libération : Hubert Germain

Album publié une première fois en 2022 aux éditions Grand Angle


Une flamme brûle en lui, celle de la Résistance.

couverture bd Les Compagnons de la Libération : Hubert Germain

Voici l’histoire du dernier des derniers. L’histoire d’un jeune homme qui refuse le déshonneur et qui ne veut pas se résigner.

Un homme révolté par la trahison des pères qui se sont soumis en si peu de temps.

Un homme qui aime tant son pays qu’il est prêt à lui sacrifier sa vie sans rien attendre en retour.

Hubert Germain a été de tous les combats de la France libre, de la Syrie à l’Allemagne, en passant par Bir Hakeim, Monte Cassino et le débarquement de Provence. Hubert Germain était le dernier Compagnon de la Libération.



L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Compagnons de la Libération : Hubert Germain »

« Les Compagnons de la Libération: Hubert Germain » est une œuvre qui transcende le simple récit dessiné pour s’établir comme un document historique vibrant et accessible. Jean-Yves Le Naour, avec son expertise d’historien, prête à cette bande dessinée une véracité et une profondeur qui saisissent le lecteur, nous conviant à un voyage à la fois éducatif et émotionnel au cœur de la Résistance française.

La prouesse graphique de l’illustrateur n’est pas en reste, proposant des visuels qui capturent l’essence de l’époque, tout en rendant un hommage dû au dernier Compagnon de la Libération. C’est une symbiose réussie entre le texte et l’image, qui crée un espace narratif dense et évocateur. Les émotions y sont palpables, la lutte, le refus de se résigner face à l’adversité, et le courage incarnent chaque planche, chaque bulle de dialogue.

extrait bd Les Compagnons de la Libération Hubert Germain

Les institutions nationales ont reconnu la valeur de cette collection de BD (Les Compagnons de la Libération), ce qui n’est pas anodin. Le témoignage d’Hubert Germain est une fenêtre ouverte sur l’âme d’un homme qui a incarné des valeurs universelles de bravoure et de résilience.

Pour conclure, cette bande dessinée est plus qu’un simple divertissement; c’est un devoir de mémoire, une leçon d’histoire, un pont entre les générations.

Elle trouve sa place tant dans les bibliothèques des amateurs de bandes dessinées que dans celles des fervents de l’histoire, offrant une expérience qui est à la fois informative et profondément humaine.


Site de l’ordre de la libération :


Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Bir HakeimDamas

Les Compagnons de la Libération : Philippe Kieffer

Album publié une première fois en 2021 chez Grand Angle.


Résumé éditeur

Sans passion pour l’armée, il sera pourtant le père des commandos français.

couverture bd Les Compagnons de la Libération - : Les Compagnons de la Libération : Philippe Kieffer

Ce dandy des Antilles n’a même pas fait son service militaire, dispensé comme Français de l’étranger.

Pourtant, le jour de la déclaration des hostilités, en septembre 1939, il s’engage comme matelot. Refusant la défaite de juin 1940, il répond à l’appel du général de Gaulle et intègre les Forces françaises libres.

Impressionné par les méthodes des commandos britanniques, il intègre les prestigieux Bérets verts et constitue en 1942, avec une vingtaine de volontaires, ce qui deviendra les «Commandos Kieffer».

Son but : participer au grand débarquement qui doit libérer la France…

couverture bd Ivanhoé Tome 3

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Compagnons de la Libération : Philippe Kieffer »

Jean-Yves Le Naour nous offre, avec « Les Compagnons de la Libération : Philippe Kieffer« , une plongée fascinante dans l’histoire d’un héros méconnu de la Seconde Guerre mondiale. Ce cinquième tome de la série, illustré par Frédéric Blier, se distingue par son souci du détail historique et sa narration captivante.

Philippe Kieffer, banquier des Antilles sans formation militaire, devient l’un des pionniers des commandos français, répondant à l’appel du général de Gaulle en 1940. Le récit de son engagement et de la création des « Commandos Kieffer » en 1942, pour participer au débarquement de Normandie, est riche en émotions et en rebondissements.

Le Naour parvient à équilibrer rigueur historique et dynamisme narratif. Les illustrations de Blier ajoutent une dimension visuelle immersive.

« Les Compagnons de la Libération : Philippe Kieffer » est une œuvre incontournable pour les amateurs de bande dessinée historique, offrant un hommage poignant et détaillé à un homme dont le courage et la détermination ont marqué l’histoire de la France.


Quelques mots sur Philippe Kieffer

Philippe Kieffer est né en Haïti dans une famille catholique d’origine alsacienne. Son père avait fui l’annexion de l’Alsace-Lorraine et s’était installé en Haïti où il a épousé une Anglaise. Philippe Kieffer est diplômé d’une école de commerce de Chicago. Il devient directeur de banque en Haïti où il se marie et a ses deux premiers enfants.

En 1939, il revient en France pour y rejoindre sa famille. Malgré ses 40 ans, se porte volontaire pour le service militaire. Il devient quartier-maître secrétaire auprès de l’amiral Nord. Après la défaite de la France, Kieffer répond à l’appel du général de Gaulle et part pour le Royaume-Uni en 1940, où il s’engage dans les Forces navales françaises libres. En 1942, il fonde les Commandos français avec une vingtaine de volontaires, qui sont formés au centre d’entraînement commando d’Achnacarry en Écosse.

portrait dessiné Philippe Kieffer

Kieffer débarque le 6 juin en Normandie à la tête de ses hommes du 1er bataillon de fusiliers marins commandos. Ses 177 hommes et lui débarquent sur la plage Sword à Colleville-Montgomery et s’emparent d’une pièce de 50 mm puis de l’ex-casino de Riva-Bella avant de foncer dans les terres par pour rejoindre à Pegasus Bridge les Airborne britanniques.

À la fin de la guerre, Kieffer est décoré de la Croix de guerre 1939-1945 avec palme, de la Médaille de la Résistance et de la Légion d’honneur. Il est décédé en 1962. Aujourd’hui, il est considéré comme un héros national et est honoré pour avoir été l’un des premiers commandos français et pour avoir contribué à la libération de la France pendant la Seconde Guerre mondiale.


Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

AchanacarryOuistrehamSaint-Vaast-la-Hougue

Le faux Soir

Album publié une première fois en 2021 aux éditions Futuropolis.


Le 9 novembre 1943, la résistance belge vient de réussir le coup le plus audacieux de l’histoire de la presse clandestine. Ils diffusent, au nez et à la barbe de l’occupant nazi, un pastiche du « Soir volé », le quotidien belge confisqué à ses propriétaires par la Propaganda Abteilung qui avait aussi substitué à ses journalistes d’avant-guerre une rédaction composée de zélateurs de l’ordre nouveau.

50 000 exemplaires seront distribués soit dans le circuit normal, soit par les circuits clandestins à 10 francs pièce afin de financer le Front d’Indépendance.

Le 9 novembre 1943, le grand éclat de rire qui parcourt la Belgique occupée est entendu jusque dans les capitales alliées, Londres et Washington.

Si le Faux Soir fut une illustration de la zwanze bruxelloise, il fut surtout un acte de bravoure et de résistance qui valut la mort ou la prison à ses auteurs.

Si le Faux Soir fut une illustration de la zwanze bruxelloise, il fut surtout un acte de bravoure et de résistance qui valut la mort ou la prison à ses auteurs. Ce passionnant récit interroge le pouvoir des mots et de la satire comme arme de résistance contre toutes les oppressions.
Un fac-similé du journal sera inséré dans l’ouvrage !


« Le Faux soir » est une bande dessinée qui nous plonge dans l’histoire méconnue de la publication d’un faux journal sous l’occupation nazie pendant la seconde guerre mondiale.

L’ingéniosité de la narration nous fait suivre à la fois l’enquête des auteurs sur cet événement et le déroulement des opérations de résistance.

Cet acte de bravoure, réalisé avec des mots sur du papier, a redonné le sourire à toute une nation tout en provoquant la colère des occupants.

La lecture est fluide, passant sans à-coups d’une époque à l’autre.

extrait le faux soir

Le dessin sobre et efficace, avec des fulgurances dans les décors, crée une distinction visuelle entre les périodes d’occupation et d’enquête.

Ce récit historique captivant mérite d’être lu, que l’on soit passionné d’histoire ou non.

C’est un véritable coup de cœur qui évoque avec brio cette période sombre de l’histoire.


La une du vrai "faux" Soir

Les Compagnons de la Libération – Général Leclerc

Album publié en 2019 aux éditions Grand Angle.


L’homme qui commanda la 2e DB et libéra Paris.

couverture bande dessinée Les Compagnons de la Libération : Général Leclerc

Fin 1940, le colonel Philippe Leclerc, en poste au Tchad, décide d’attaquer Koufra, une oasis libyenne située à plus de 1 500 km.

La mission semble démentielle, car il faut traverser le Sahara, affronter le sable dans lequel les voitures s’enfonceront, puis la roche mise à nue par le vent.

Sans compter ces montagnes qui culminent à plus de 3 000 mètres. Le tout sans routes, sans cartes et sans points d’eau.

Pourtant, avec 400 hommes et 56 véhicules, Leclerc va tenter l’impossible pour conquérir un bastion italien réputé imprenable.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Compagnons de la Libération – Général Leclerc »

La bande dessinée « Les Compagnons de la Libération – Général Leclerc » nous plonge au cœur des exploits audacieux du colonel Philippe Leclerc pendant la Seconde Guerre mondiale. Jean-Yves Le Naour et Fred Blier captivent avec leur récit sur la détermination et le courage exemplaires de Leclerc, mettant en lumière un moment décisif de son commandement : l’attaque de Koufra en Libye.

Le récit commence par le défi apparemment insurmontable de Leclerc : avec une troupe sous-équipée, traverser plus de 1 500 km de désert pour attaquer un bastion italien réputé imprenable. Malgré les obstacles redoutables du Sahara, des véhicules qui s’enfoncent dans le sable et un ennemi supérieur en nombre et en ressources, Leclerc refuse de reculer. Son caractère intrépide et sa conviction inébranlable en la libération de la France le poussent à défier les ordres et à poursuivre son objectif avec détermination.

Jean-Yves Le Naour présente Leclerc comme un personnage charismatique, brave et loyal, mais aussi têtu et imprudent dans sa quête pour restaurer l’honneur de la France. Le récit se concentre sur cette mission spécifique plutôt que sur une biographie exhaustive, offrant ainsi une plongée intense dans un moment crucial de l’histoire militaire française.

extrait bd Les Compagnons de la Libération - Général Leclerc

Sur le plan artistique, Fred Blier déploie un style hyperréaliste qui rend hommage à l’authenticité historique. Les détails minutieux des uniformes, des équipements et des décors transportent le lecteur au cœur de l’action, renforçant l’immersion dans l’épopée de Leclerc. La composition dynamique des planches et les angles variés capturent l’intensité des combats ainsi que les émotions des personnages, enrichissant l’expérience visuelle et narrative.

La série « Les Compagnons de la Libération » s’inscrit dans une démarche pédagogique importante, visant à éduquer le public sur le courage et la résilience des Français libres pendant la Seconde Guerre mondiale.

« Les Compagnons de la Libération – Général Leclerc » est une œuvre captivante qui honore un héros méconnu mais crucial de la résistance française. À travers un récit intense et des illustrations saisissantes, cette bande dessinée célèbre le courage individuel et collectif qui a marqué une période sombre de l’histoire européenne.


Le général Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) était un officier français et une figure clé de la Seconde Guerre mondiale. Il a servi dans l’armée française pendant la campagne de France en 1940. Il a ensuite rejoint les Forces françaises libres du général de Gaulle.

Leclerc a été chargé de diriger la 2ème division blindée. Egalement connue sous le nom de division Leclerc, elle a joué un rôle important dans la libération de la France pendant la guerre.

La division a été impliquée dans de nombreuses opérations, notamment la campagne d’Afrique du Nord, la campagne d’Italie et la libération de Paris en 1944.

Leclerc était connu pour sa grande compétence militaire, son courage personnel. Il est resté populaire auprès du public français après la guerre.


Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Koufra

Klaus Barbie – la route du rat

Album publié en 2022 aux éditions Urban Comics.


couverture bd Klaus barbie – la route du rat

Responsable de la mort de centaines de Juifs et de résistants, dont Jean Moulin, le SS Klaus Barbie échappe à la justice et à une double condamnation à mort à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Quittant finalement son Allemagne natale pour l’Amérique du Sud, il y applique les mêmes méthodes.

Il va jusqu’à organiser le coup d’État du dictateur Hugo Banzer.

Véritable mercenaire, celui que l’on surnommait le Boucher de Lyon est finalement reconnu, puis traqué, jusqu’en 1987, date fatidique de son jugement et de sa condamnation, sans précédent en France : prison à perpétuité pour crime contre l’humanité


Fruit du travail conjugué de Frédéric BRÉMAUD et de Jean-Claude BAUER – qui a couvert le procès de 1987 pour Antenne 2 –, KLAUS BARBIE, LA ROUTE DU RAT retrace la vie de l’un des plus grands criminels de guerre du XXe siècle.

S’appuyant sur des sources historiques et la participation de Jean-Olivier VIOUT, substitut général durant ce procès historique, ou encore de Serge KLARSFELD, grand défenseur de la cause des déportés juifs – qui signe la préface de cet ouvrage –, ils aboutissent à un récit nécessaire, témoignant de l’un des procès les plus retentissants de l’Histoire.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Klaus Barbie – la route du rat »

« Klaus Barbie – La route du rat » est une bande dessinée documentaire captivante, réalisée par Jean-Claude Bauer et Frédéric Brémaud. Ce récit graphique détaille la vie et les crimes de Klaus Barbie, l’ancien chef de la Gestapo à Lyon, ainsi que sa traque post-guerre et son procès.

Le récit est minutieusement documenté, enrichi par les préfaces des Klarsfeld, figures emblématiques de la chasse aux nazis. L’ouvrage se distingue par son dessin au crayon de couleur, réaliste et saisissant, qui ajoute une profondeur émotionnelle aux faits historiques présentés. La bande dessinée réussit le pari délicat de mêler narration historique et impact émotionnel, évitant le piège d’un simple exposé didactique.

extrait Klaus Barbie – la route du rat

Les auteurs retracent avec rigueur la fuite de Barbie en Amérique latine via la « route du rat » et son extradition finale en France. Les témoignages glaçants des victimes et le cynisme de Barbie rendent cette lecture particulièrement poignante.

« Klaus Barbie – La route du rat » est une œuvre essentielle pour comprendre les horreurs du nazisme et l’importance de la justice historique.

Cette bande dessinée, à la fois éducative et émotive, est une contribution majeure à la mémoire collective.


Klaus Barbie était un officier allemand de la Gestapo et du service de sécurité SS pendant la Seconde Guerre mondiale. Surnommé « le boucher de Lyon« , il est surtout connu pour les atrocités qu’il a commises en France pendant l’occupation allemande.

Barbie est né en Allemagne en 1913 et rejoint le parti nazi en 1932. Il est recruté par la Gestapo en 1935 et participe à l’invasion de la France en 1940.

De 1942 à 1944, il est le chef de la Gestapo à Lyon, où il est responsable de la torture, de l’exécution et de la déportation de milliers de personnes, dont des résistants et des Juifs.

Après la guerre, Barbie s’enfuit en Amérique du Sud où il se cache pendant plusieurs années.

En 1983, il est finalement extradé en France et jugé pour crimes contre l’humanité. Il est reconnu coupable et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en 1987.

Le cas de Klaus Barbie est emblématique de la brutalité et de la violence de l’occupation nazie en France. Son procès a été l’un des plus importants de l’après-guerre en France. Il a permis de faire la lumière sur les atrocités commises par les nazis en France pendant la guerre.

Les Compagnons de la Libération – Jean Moulin

Album publié en 2019 aux éditions Grand Angle.


L’homme qui unifia la résistance.

couverture bd Les Compagnons de la Libération : Jean Moulin

Après leur débarquement en Afrique du Nord, en novembre 1942, les Alliés soutiennent le général Giraud pour contrecarrer les plans de De Gaulle.

Mais l’homme du 18 juin n’est pas du genre à se laisser écarter de l’échiquier politique et des tractations concernant le sort de la France.

Sur le terrain, dans la France occupée, Jean Moulin œuvre pour unifier la résistance.


Mais si coaliser les mouvements combattants est déjà difficile, les faire cohabiter avec des responsables politiques de tous bords s’avère presque impossible.


Pourtant, De Gaulle fait venir Jean Moulin à Londres et le charge de créer le Conseil National de la Résistance


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Compagnons de la Libération – Jean Moulin »

« Les Compagnons de la Libération – Jean Moulin » de Jean-Yves Le Naour et les artistes Inaki Holgado et Marko, s’inscrit comme un chapitre captivant dans la série dédiée aux figures de la Résistance française.

L’album nous plonge dans les méandres politiques et les luttes intérieures de la France occupée, mettant en lumière le rôle crucial de Jean Moulin dans l’unification des factions résistantes.

Le récit démarre sur fond de rivalités entre les Alliés et les protagonistes français, avec De Gaulle et Moulin tentant de naviguer entre les ambitions de Giraud et les manoeuvres de l’occupant nazi. Ce contexte complexe est habilement exploré par Le Naour, qui dépeint Moulin non seulement comme un stratège militaire, mais aussi comme un homme politique habile et idéaliste, déterminé à préserver l’unité face aux divisions internes de la Résistance.

Les dessins de Holgado et Marko, d’un réalisme saisissant, capturent l’atmosphère sombre et clandestine de l’époque, renforçant l’immersion du lecteur dans les coulisses de la guerre secrète.

extrait bd Les Compagnons de la Libération - Jean Moulin

L’album est enrichi par un cahier documentaire approfondi, offrant un éclairage historique précieux sur les événements et la vie de Moulin, soulignant son impact durable sur la mémoire collective française.

À travers cette œuvre, Le Naour et son équipe nous rappellent l’importance de résister à l’oppression et de défendre les valeurs républicaines, faisant de Moulin un symbole intemporel de courage et de détermination.

« Les Compagnons de la Libération – Jean Moulin » se distingue comme une contribution significative à la bande dessinée historique, offrant non seulement un récit palpitant mais aussi une réflexion profonde sur les défis moraux et politiques auxquels ont fait face les héros de la Résistance.


Jean Moulin était un haut fonctionnaire et résistant français, né en 1899 à Béziers. Il est connu pour son rôle de chef de la Résistance intérieure française pendant la Seconde Guerre mondiale.

Après des études de droit et une carrière dans l’administration, Moulin est nommé préfet de Chartres en 1939. Pendant l’occupation allemande, il est révoqué de ses fonctions et rejoint la Résistance.

En 1942, Moulin est envoyé à Londres pour coordonner l’action des mouvements de Résistance français avec le gouvernement en exil.

Il est ensuite parachuté en France pour prendre le commandement de la Résistance intérieure, sous le nom de code Rex.

Il parvient à unifier les différents mouvements de Résistance en France sous l’autorité du Conseil national de la Résistance (CNR).

En juin 1943, Jean Moulin est arrêté par la Gestapo à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Torturé pendant plusieurs jours, il ne révèle aucune information sur la Résistance et meurt des suites de ses blessures en juillet 1943.


Jean Moulin est devenu un symbole de la Résistance française et de l’unité nationale pendant la guerre. Il est considéré comme l’un des plus grands héros de la France et a reçu de nombreuses distinctions posthumes, dont la Médaille de la Résistance, la Croix de guerre 1939-1945 et la Légion d’honneur.


Musée de la Libération de Paris / Musée du Général Leclerc / Musée Jean Moulin


Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

CaluireLyon

Madeleine, Résistante – T01 – La Rose dégoupillée

Album publié en 2021 aux éditions Dupuis.



La petite Madeleine Riffaud, née en 1924, vit heureuse avec son grand-père et ses parents instituteurs.

couverture bande dessinée Madeleine, Résistante

Du moins, jusqu’à ce que la Seconde Guerre mondiale n’éclate, que l’Exode ne jette la famille sur les routes et que l’adolescente, atteinte de tuberculose, soit envoyée dans un sanatorium perché dans les Alpes.

Pourtant, Madeleine est bien résolue à réaliser un projet fou et nécessaire : trouver des résistants et lutter contre l’occupant. Elle y parviendra, sous le nom de code « Rainer ».

Son entrée dans la Résistance ne sera que le premier acte d’un destin exceptionnel qu’elle raconte aujourd’hui dans une première trilogie nourrie des milliers de détails d’une mémoire qui n’a rien oublié…

.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Madeleine, Résistante – Tome 1 – La Rose dégoupillée »

« Madeleine, Résistante – Tome 1 : La Rose dégoupillée » est une œuvre magistrale qui plonge le lecteur dans l’univers poignant de la Seconde Guerre mondiale, à travers les yeux de Madeleine Riffaud, une jeune résistante. Ce premier tome est scénarisé par Jean-David Morvan et illustré par Dominique Bertail.

Le récit de Madeleine, souvent considéré comme un témoignage précieux, offre une perspective intime et touchante sur son engagement précoce dans la Résistance. On souligne souligne l’habileté avec laquelle les auteurs dépeignent les relations personnelles de Madeleine, notamment avec son grand-père, et les moments de solidarité entre résistants. Ces interactions humaines, chargées d’émotion, enrichissent le récit et le rendent profondément humain​.

Les illustrations de Bertail sont saluées pour leur justesse et leur capacité à capturer l’atmosphère oppressante de l’époque. Les dessins, mêlant des touches de bleu et de blanc, rappellent les pages à l’encre d’antan et apportent une dimension littéraire et poétique à l’œuvre. Cette combinaison de visuel et de texte crée une symbiose parfaite, rendant la lecture aussi esthétique qu’instructive​​.

Le récit, bien plus qu’une simple bande dessinée historique, se veut également un rappel nécessaire des valeurs de courage et de solidarité en des temps troublés. En revisitant cette période sombre de l’histoire, « La Rose dégoupillée » nous rappelle l’importance de la mémoire et de l’héroïsme au quotidien.

Un ouvrage incontournable, à mettre entre toutes les mains, jeunes et moins jeunes, pour comprendre l’impact de la Résistance et l’importance de l’engagement personnel face à l’oppression.

« Madeleine, Résistante – Tome 1 : La Rose dégoupillée » est une œuvre d’une rare profondeur, à la fois émouvante et instructive, qui mérite toute l’attention des lecteurs.




Madeleine Riffaud était une résistante française pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle a également participé à d’autres actions de la Résistance, telles que le transport de matériel et de documents clandestins, et l’aide à des prisonniers politiques à s’évader.

Après la guerre, Madeleine Riffaud a continué à militer pour les droits de l’homme et la paix. Elle est également devenue journaliste et écrivaine.

Madeleine a publié plusieurs livres sur ses expériences pendant la guerre et sur ses convictions politiques.

Elle est une figure importante de la Résistance française. Egalement un exemple de courage et de détermination dans la lutte contre l’oppression et l’injustice.

Les Compagnons de la Libération – Pierre Messmer

Album publié en 2019 aux éditions Grand Angle.


L’homme du 17 juin.

Le 17 juin 1940, le jeune sous-lieutenant Pierre Messmer apprend avec stupéfaction que le maréchal Pétain appelle à cesser le combat.

Pour lui, c’est une trahison, et il ne voit qu’une seule solution : désobéir pour sauver l’honneur de la France.

Avec son ami Jean Simon, soldat comme lui, le futur Premier ministre prend la route de l’Angleterre : à l’appel du général de Gaulle, il s’apprête à livrer le combat de sa vie, celui de la résistance


En plongeant dans les pages de « Les Compagnons de la Libération : Pierre Messmer« , on découvre bien plus qu’une simple succession de vignettes ; c’est un récit qui vibre au rythme du courage et de la détermination. D’emblée, l’album captive par sa capacité à encapsuler l’essence d’une époque où la France, plongée dans l’obscurité de l’Occupation, vit émerger des figures de lumière et de résistance.

Catherine Valenti, en orchestre de cette œuvre, tisse avec habileté la toile d’une histoire qui, malgré son ancrage dans les faits, ne manque jamais de souffle ni de dynamisme. Les traits de Messmer se dessinent ainsi comme ceux d’un héros de papier certes, mais d’une humanité palpable, ce qui rend son combat et son refus de l’armistice d’autant plus saisissants. L’indignation qui l’anime face à la demande d’armistice de Pétain est illustrée avec une intensité qui transcende le médium.

La bande dessinée se distingue également par son exigence documentaire. Les auteurs ne se contentent pas de dépeindre des événements ; ils nous plongent dans les méandres de l’armée des ombres, révélant les risques et les sacrifices inhérents à la lutte contre l’occupant. Les passages dépeignant l’infiltration des cellules résistantes et la brutalité des tortures infligées par l’ennemi sont particulièrement poignants et montrent que l’engagement de ces hommes et femmes n’était pas un choix mais une nécessité.

Graphiquement, Philippe Tarral rend justice à ce pan de l’histoire avec un style qui allie clarté et expressivité. Les scènes d’action sont dynamiques, les expressions des personnages chargées d’émotion, et l’utilisation de la lumière et de l’ombre contribue à une atmosphère qui évoque adroitement la tension de l’époque.

« Les Compagnons de la Libération : Pierre Messmer » est une œuvre qui se doit de figurer dans toute bibliothèque digne de ce nom, que l’on soit passionné d’histoire ou amateur de bandes dessinées. Elle n’est pas seulement un hommage à un homme ou à un mouvement, mais un testament de la force de l’esprit humain face à l’adversité, un récit qui résonne avec les questions de moralité et de choix qui restent éternellement d’actualité.



Né en 1916 en Lorraine, Messmer a rejoint l’armée française en 1939. Il a combattu pendant la Seconde Guerre mondiale, notamment en Afrique du Nord, en Italie et en Allemagne. Après la guerre, il est devenu officier supérieur de l’armée française. Pierre Messmer a occupé plusieurs postes importants, notamment celui de chef d’état-major des forces françaises en Algérie.

portrait dessinée pierre messmer

En 1958, Pierre Messmer s’est lancé dans la politique et a été élu député de Moselle.

Il a par la suite occupé plusieurs postes ministériels, dont celui de ministre des Armées, et a été élu président de l’Assemblée nationale en 1986.

Pierre Messmer est surtout connu pour son rôle de Premier ministre français de 1972 à 1974, sous la présidence de Georges Pompidou.

Pendant son mandat, il a notamment mené des réformes économiques et sociales importantes. Il a également travaillé à renforcer la place de la France sur la scène internationale.

Pierre Messmer était également un fervent défenseur de l’environnement. Il a joué un rôle important dans la création du parc national de la Vanoise en 1963. Pierre Messmer est décédé en 2007. Mais son héritage en tant que leader politique et visionnaire continue d’inspirer les gens en France et dans le monde entier.


Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Bir HakeimDamas

Rouen – Tome 1 – De Rotomagus à Rollon

Album publié en 2015 aux éditions Petit à Petit.


couverture bd Rouen – Tome 1 - De Rotomagus à Rollon

De l’époque Gallo-Romaine aux invasions Vikings.

L’histoire de Rouen comme on ne vous l’a jamais racontée avec des auteurs qui ont mis tout leur talent pour imaginer une passionnante saga dans la véritable histoire de cette ville et de ses environs. De l’époque Gallo-Romaine aux invasions Vikings.

Une bande dessinée de 80 pages qui vous fera découvrir l’incroyable histoire de la ville de Rouen ( avec la participation d’historiens, d’archéologues et de collectionneurs )


La bande dessinée « Rouen – Tome 1 – De Rotomagus à Rollon » de Cyril Bonin convoque le lecteur dans un périple graphique et narratif à travers l’histoire foisonnante de Rouen.

D’emblée, l’objet livre séduit par sa confection soignée, ses illustrations riches et une colorisation qui ravive le passé avec un panache visuel éclatant.

Bonin orchestre une symphonie d’époques, distillant l’érudition historique dans un récit fluide et accessible, pimenté par un élément de fantaisie : le fameux bracelet aux pouvoirs mystérieux qui lie les destins à travers les siècles.

Ce voyage dans le temps est rendu palpable par une galerie de personnages historiques et fictifs, dessinés avec un souci du détail qui favorise l’empathie et l’engagement émotionnel du lecteur. Malgré une profusion de protagonistes, Bonin réussit l’exploit de les rendre mémorables, chacun imprégné d’une humanité tangible qui transcende les âges.

extrait bd Rouen – Tome 1 - De Rotomagus à Rollon

L’effort de vulgarisation est notable, et le pari de Bonin de faire de l’Histoire un récit captivant s’avère largement gagné. Son premier tome est une invitation à redécouvrir Rouen, non seulement à travers les pages de la BD mais aussi en incitant à explorer ses rues et ses monuments, témoins silencieux des récits qu’il esquisse avec tant de ferveur​.

En somme, « Rouen – De Rotomagus à Rollon » est une œuvre où le didactisme épouse le divertissement, un trait d’union entre le passé et le présent, offrant une expérience immersive qui éveille la curiosité historique sans sacrifier le plaisir de la lecture.


Alexandre le Grand

Album publié aux éditons Glénat en 2018


La Terre ne peut tolérer deux soleils. 

300 av J.-C., Memphis. À l’ombre de la statue majestueuse d’Alexandre le Grand, un hoplite et un scribe, deux amis de longue date, se remémorent leurs glorieuses campagnes menées auprès de l’empereur.

Conquérant né, stratège génial, roi divin… les superlatifs ne manquent pas pour désigner celui qui fit du petit royaume de Macédoine le plus grand empire que le monde ait connu.

Une ambition démesurée, marquée par une volonté d’unifier le monde grec et la civilisation perse.

Mais une aspiration illusoire, car comme tous les hommes exceptionnels, Alexandre le Grand était admiré… mais aussi détesté.

La bd « Alexandre le Grand » disponible ici


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bd « Alexandre le Grand »


Plongez-vous dans une fascinante aventure à travers le temps avec cette bande dessinée dédiée à la légendaire figure d’Alexandre le Grand.

En seulement 48 pages, les auteurs relèvent le défi de retranscrire les moments clés de la vie de ce conquérant visionnaire. L’approche narrative, où un scribe et un ancien soldat échangent leurs points de vue près de la statue d’Alexandre à Memphis, apporte une dimension unique à l’histoire, en mettant en lumière les nuances et les controverses qui entourent ce personnage hors du commun.

Les illustrations, d’une précision remarquable, transportent les lecteurs au cœur de l’Antiquité et donnent vie à cette époque riche en bouleversements. Les couleurs soignées et les détails réalistes contribuent à l’immersion dans cet univers historique captivant.

Même si la brièveté du format limite la profondeur, la bande dessinée parvient à capturer l’essence de la quête d’Alexandre pour unifier les peuples sous une même bannière. Le scénario évoque avec habileté les dilemmes et les rêves qui ont animé le conquérant, laissant entrevoir les facettes complexes de sa personnalité.

Les annexes fournissent des informations complémentaires qui enrichissent la compréhension de l’époque et de la vie d’Alexandre le Grand.

L’album réussit à captiver grâce à son approche novatrice et à ses illustrations saisissantes. En fin de compte, cet ouvrage offre un voyage captivant à travers l’histoire, suscitant une réflexion sur l’héritage laissé par Alexandre le Grand dans le monde antique et au-delà.